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EAN : 9791028102586
864 pages
Éditeur : Bragelonne (17/10/2018)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 43 notes)
Résumé :
La Roue du Temps tourne et les Âges naissent et meurent, laissant dans leur sillage des souvenirs destinés à devenir des légendes.

C’est la Nuit de l’Hiver dans la contrée de Deux-Rivières et, en ce soir de fête, l’excitation des villageois est à son comble. C’est alors qu’arrivent trois étrangers comme le jeune Rand et ses amis d’enfance Mat et Perrin n’en avaient jamais vu : une dame noble et fascinante nommée Moiraine, son robuste compagnon et un t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
LeoDenim
  05 juin 2019
Je me suis finalement décidé à m'engager dans ce très long cycle après de nombreuses années d'hésitation.
Question: Vais-je continuer et lire la série entière ?
Le contexte est classique et je ne le détaillerai pas pour éviter de "spoiler".
En bref: vous avez les jeunes héros qui ne sont jamais sortie de leur village: les "bouseux". Une force maléfique qui menace de se réveiller après des millénaires d'emprisonnement et de détruire le monde : le "mal" archétypal. Des héros puissants qui veillent au grain depuis des lustres et se joignent aux jeunes pour les protéger et les emmener loin de chez eux : les nobles éducateurs et la quête. Quelques protagonistes qui intègrent la compagnie sans y être invité mais c'était quand même leur destin.
Tout ce beau monde s'enfuit pendant des semaines avec à ses trousses des méchants aux services du super méchant qu'on ne verra pas avant quelques tomes je pense (le boss c'est pour la fin, voire jamais si la quête est réussie). Les méchants ne sont bien sûr pas des humains mais des créatures trafiqués mi-homme, mi-bête, mi-démon (ça fait 3 moitiés, je sais).
Au cours des nombreuses péripéties feuilletonesques, les héros aguerris feront la démonstration de leurs nombreux talents guerriers ou magiques et assureront l'éducation des jeunes en fonction de leurs aptitudes qu'ils découvriront en même temps que le lecteur.
Les jeunes apprendront sur le tas que le monde est vaste et dangereux (ils s'en doutaient mais pas à ce point). Ils apprendront aussi qu'ils sont peut-être plus que de simple apprenti forgeron, berger ou guérisseuse de village. le lecteur se dira, "cool c'est pas des simples bouseux, ça va être épique !"
Tout cela, on l'a déjà lu et relu dans d'infinis variations et embellissements. Ce qui fait qu'au bout des cent premières pages, j'ai eu envie de lâcher l'affaire. Et j'aurais eu bien tort ...
Certes le début est poussif et la traduction parfois un peu maladroite n'aide pas. de plus, après avoir laborieusement mis en place le contexte et présenté caricaturalement ses personnages, l'auteur semble se
désintéresser de l'intrigue et se mettre en pilotage automatique. Il nous ressert alors plus ou moins les épisodes cultes du seigneur des anneaux. Nous avons dans le désordre: les méchants cavaliers noirs, la fuite dans la nuit qui fait froid/qui fait peur, les échauffourées avec les méchants où ça passe juste mais ça passe, l'auberge où on se repose un peu et où ça discute un peu Histoire, les ruines maudites, les cours magistraux sur les légendes, le maniement des armes et L Histoire (qui aide le lecteur à s'y retrouver), la compagnie qui se sépare au cours d'une énième baston et les membres séparés qui font de nouvelles rencontres et évoluent différemment.
Mais paradoxalement, alors qu'on pourrait craindre l'enlisement, le roman se met à prendre du corps. Ces péripéties un peu prévisibles ne lassent pas dans la mesure où elles servent surtout à épaissir les personnages et le contexte. Ce qui intéresse l'auteur, c'est les interactions entre personnages et les enseignements très personnels que chacun d'entre eux tire de ces situations. En parallèle, les descriptions deviennent meilleures, les dialogues plus efficaces. le style et surtout le rythme semblent s'améliorer.
Comme si l'auteur et surtout le traducteur prenait enfin du plaisir à écrire/traduire ce livre et faisait un effort pour partager ce plaisir avec le lecteur.
L'intrigue n'est plus alors qu'un prétexte, qu'un canevas permettant la mise en place d'un nouvel univers et de nouveaux personnages qui vont évoluer et on l'espère s'enrichir au cours du cycle.
Pour faire une analogie musicale, c'est comme si un pianiste de jazz, après avoir laborieusement exposé le thème d'un standard qui l'ennuie parce que trop joué, se mettait à improviser brillamment un chorus interminable et jubilatoire. A partir de là, il est très difficile de reposer le livre.
Continuer ? oui. Finir le cycle ? on verra comment se passe la suite. Est-ce que l'auteur maintiendra l'intérêt ? Est-ce qu'il continuera à broder avec talent son canevas ?
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MassLunar
  01 mars 2020
La Roue du Temps semble être considérée comme l'une des oeuvres majeures de la fantasy, une saga dont on entend forcément parler quand on commence à s'aventurer sur les sentiers épiques de la littérature de l'imaginaire.
A vrai dire, je commence tout juste l'aventure de la Roue du Temps avec cette nouvelle édition de poche parue d'abord en grand format chez Bragelonne qui a fourni un travail colossal de traduction et de réédition de cette saga composée de 14 romans au total.
À noter que le premier tome L'Oeil du Monde est ici divisée en deux volumes pour l'édition de poche.
Soulignons déjà la couverture assez soignée de cette édition de poche. Les gravures d'un Ouroboros qui font ressortir au premier plan une épée à la poignée sculptée d'un héron. Une couverture recherchée qui renvoie directement à quelques références de la saga.
Au niveau du contenu, il faut bien avouer que les lectrices et lecteurs assidues de fantasy seront tout de même en territoire connu... du moins pour l'instant et pour une grande partie de ce premier volume.
En effet, il suffit d'avoir lu Tolkien ( dont Jordan assume l'influence) pour y distinguer une même structure entre le Seigneur des anneaux et La Roue du Temps.
Tout comme LSDA, la diégèse de la Roue du Temps nous plonge directement dans une quête menée par de pauvres bougres issus de leur campagne . Trois jeunes gens paisible dont le confort du quotidien va se heurter aux brutales forces du destin.
Le vaste monde se rappelle à eux tout comme l'anneau fit sortir Frodon de son trou.
Difficile de ne pas souligner cette comparaison évidente qui se poursuit notamment avec l'image des Trollochs, sorte d'orques, menés par des Myrrdals, sortes de Nazguls. La quête à travers les forêts, les plaines, les fermes environnantes est notamment marquée par une traversée en rivière qui évoque aussi le bac de Chateaubouc que les hobbits empruntent pour fuir leur poursuivant.
Pour autant, est ce que ces similarités en deviennent gênantes ? Pas vraiment au final...
J'ai pris plaisir à lire ce premier volume. Comme tout récit épique de fantasy, on savoure le voyage, la diversité des lieux et la compagnie de protagonistes dans l'ensemble assez intéressants.
L'écriture de Robert Jordan, plus "moderne" et moins riche en néologisme, poésie et chants que celle de Tolkien est plus abordable que le maître de la fantasy et donne une force visuelle plus frappante à la description de l'action. Si Tolkien était un orfèvre dans son développement du monde aussi bien au niveau méta-littéraire qu'au niveau de l'intrigue proprement dite alors Robert Jordan quand à lui est un solide artisan soucieux de l'action et du visuel.
Efficace, cet auteur arrive aussi bien à nous entraîner dans des séquences d'actions et de courses-poursuites qu'à nous décrire une auberge, un moment de repos, des échanges fluides autour d'un dialogue, que ce soit dans des campements éphémères ou au coin du feu.
C'est vivant et généreux. Nous n'en attendons pas moins d'une saga de fantasy dotée d'une certaine réputation.
À la suite de la lecture de ce premier volume, on peut déjà constater l'accent et l'emphase mise sur l'importance de ces personnages. La Roue du temps est un récit de destin, de trame . La quête est aussi bien mondiale qu'individuelle et les personnalités des personnages s'en ressentent. On devine l'ébauche de leur évolution. J'aime particulièrement le personnage de Perrin, apprenti forgeron qui refusait de sortir de sa campagne .
Ce premier volume peut se targuer de présenter des personnages féminins forts et très actuelles. Egwene, Moiraine, la sage-femme Nynaeve sont de forts caractères qui n'hésitent pas à en imposer. Cela fait toujours plaisir de découvrir une saga qui sait développer des personnages aux traits forts même si nous n'en somme qu'au début.
Passé un premier cap un peu blasé par un premier moulage très Tolkienesque, la trame de ce premier volume finit inévitablement par séduire. Par sa qualité d'écriture généreuse mais abordable, ces personnages assez forts, son univers progressif , Robert Jordan entraîne aisément ses lecteurs dans les premiers rouages de cette Roue du Temps.
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levri
  21 septembre 2020
Un village perdu et oublié de presque tout le monde où le sang ancien coule à flot, trois jeunes paysans traqués par le Seigneur de l'Ombre qui vont se révéler marqués par le destin et devenir les sauveurs du monde dans une épopée où l'éternel recommencement de l'histoire sert de toile de fond … une saga de quatorze tomes plus une préquelle en broché (le double en poche et en e-book).
Il parait que nous avons affaire à un monument de la fantasy vendu à des millions d'exemplaires, alors je vais tenter l'aventure …

A priori rien de vraiment original, l'opposition du Mal et du Bien, des ados du genre niais destinés à sauver le monde, de la magie, l'histoire cyclique qui se répète à l'infini, les héros mythiques du cycle Arthurien repris avec des variations, des idées trouvées assez souvent en fantasy. La seule relative originalité semble être la magie sexuée, le côté mâle opposé au côté féminin et dont le symbole est celui à peine modifié du Ying et Yang.
Il est un peu difficile de vraiment définir l'âge de nos héros, ils pourraient avoir au maximum quatorze ans au niveau mental, même si physiquement ils semblent être de jeunes adultes de dix-huit ou vingt ans, ceci est peu en accord avec une vie rude dans une civilisation de type médiéval, mais c'est de la fantasy, il faut accepter les côtés caricaturaux assez énervants des personnages. le développement est assez lent et il faut quelques centaines de pages avant d'arriver à vraiment s'immerger dans ce monde, même s'il est assez correctement développé. Pour peu qu'on accepte le côté niais des personnages et certaines longueurs on peut prendre plaisir à la lecture, l'écriture étant fluide et agréable.

L'époque des auteurs qui écrivaient parce qu'ils avait quelques chose à dire est révolue, maintenant écrire c'est un métier qui doit rapporter, nos amis américains font des études afin d'être productifs et d'utiliser au mieux le marketing commercial, d'où peut-être cette insistance à flatter la gent féminine, après tout les lecteurs sont surtout des lectrices, n'est-ce pas ? La représentation manichéenne des sexes est assez ridicule, les hommes sont globalement des idiots, seules les femmes ont les pieds sur terre, au moindre coup d'oeil d'une fille voilà nos héros qui rougissent et perdent tous leurs moyens, dès qu'une fille est jolie les garçons ne voient plus que ça, elles peuvent avoir un comportement suspect, aucune chance qu'ils remarquent quoi que ce soit. Afin de ratisser large je suppose il est beaucoup question d'amour, même si les couples ne sont pas définis et que ça reste pudiquement platonique, un monde de puceaux qui ne risque pas de choquer qui que ce soit…
Ce premier tome est une introduction à une épopée qui va se développer au fil des tomes, c'est seulement à la fin de la seconde parie de "l'Oeil du Temps" que l'action démarre vraiment, nous incitant à embrayer sur la suite en espérant que ça va bouger d'avantage. Un procédé que j'ai retrouvé en lisant le second tome, encore une fois artificiellement scindé en deux volumes en poche.

Il suffit de se laisser aller à lire sans être trop critique pour obtenir une bonne lecture de délassement, l'écriture est fluide et agréable et pour peu qu'on se laisse porter par l'ambiance les longueurs resteront supportables, une série qu'on peut garder sous le coude pour les moments où on ne sait quoi lire, des livres qui fourniront un endormissement agréable pour un moment, laissez vous tenter sans risque …

NB : Cette série compte quatorze volumes, dont trois écrits par Brandon Sanderson suite au décès de Robert Jordan, ainsi qu'une préquelle intitulée "Nouveau Printemps". Cette édition Bragelonne est la troisième traduction en français, à ce jour il ne reste que les quatre derniers tomes à paraitre à partir de 2012 à raison d'un par an. Dans l'édition poche chaque tome est fractionné en deux volumes.
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Gwenaweb
  30 septembre 2020
On m'a offert le premier tome de la La roue du temps, avec le tome 2, qui sont en fait un seul et même tome en version originale. La version française est coupée en 2 en version poche, décision prise par Bragelonne suite au changement d'éditeur souhaité par l'héritière de l'auteur décédé. Alors c'est un peu le bordel. On peut dire merci au beau gros numéro inscrit sur la page de garde, qui a l'air d'être la référence en lieu et place du nom du tome, plus perturbant qu'autre chose.
J'ai englouti le premier tome, tant la fantasy m'avait manquée. Alors certes, j'ai un peu l'impression de lire La communauté de l'anneau. Mais est-ce que ce n'est pas un peu une règle d'or, que d'avoir l'impression de lire encore et toujours le papa de la fantasy, en entamant un tome de High Fantasy ?
Le monde construit par l'auteur est très fourni, mais pas à la Tolkien. On ne décrit pas les lieux à outrance, mais on découvre plutôt petit à petit la structure sur laquelle se base l'histoire, une histoire de trames de temps, de magicien(ne)s, de peuples exterminés, de forces du mal. C'est un peu compliqué à démêler avec la lecture d'un seul tome. J'ai à la limite plus appris en lisant le glossaire à la fin (nécessaire pour les diverses piqures de rappels).
J'imagine que ça viendra, puisqu'il y a 12 volumes, le dernier étant découpé en 3, donc 14 en anglais, et je suppose que ce nombre s'élèvera à entre 24 et 28 tomes francophones. Ils ne sont malheureusement pas encore tous sortis, une pause me sera donc imposée.
J'avais aussi l'impression de lire Eragon, l'histoire débutant dans un petit village, une maison isolée, qui subit l'attaque des méchants, et qui contraint le héros, qui ne sait pas qui il est, à fuir. Robert Jordan a cependant la primeur, Eragon étant sorti plus de 10 ans après.
Quoi qu'il en soit, j'ai hâte de plonger la tête la première dans cet univers.
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cici899
  17 novembre 2018
Quand j'ai reçu ce livre, j'étais en panne de lecture depuis une bonne semaine, aucune motivation pour mes lectures en cours et encore moins pour en commencer une nouvelle.
Ayant été sélectionnée pour la masse critique d'octobre, je devais vraiment lire celui-ci dans le délai imparti (on a la chance de recevoir de chouettes bouquins et de faire de belles découvertes, à nous de respecter notre engagement en retour). Je me suis donc lancée, en mettant une dizaine de jours pour lire 100 pages... ça s'annonçait mal.
Et puis je me suis retrouvée avec une semaine de congés imprévus, ne sachant comment m'occuper. J'ai alors consacré quelques heures par jour à ce tome 1.1 de la Roue du Temps et miracle, je l'ai fini dans les temps et en plus je l'ai bien aimé ! Youhouuuu.
On entre vraiment dans la fantasy avec son monde complètement imaginaire et ce groupe de héros qui poursuit leur quête. L'écriture est un chouia trop descriptive à mon goût, j'ai sauté quelques phrases par-ci, par-là, mais ça ne casse pas le rythme du récit pour autant. On découvre la personnalité des différents personnages au fur et a mesure des pages même si leurs sentiments ne sont pas très développés.
C'est un univers très dense à appréhender et qui demande du temps et de l'investissement dans sa lecture. Je pense qu'il ne faut pas laisser passer trop de temps entre la lecture des différents tomes pour ne pas perdre l'immersion dans le récit. Et bien que j'aimerai vraiment lire la deuxième partie de L'oeil du monde, je pense sincèrement que j'aurai eu beaucoup de difficultés de lecture en temps normal.
Comme cette première partie s'arrête abruptement et nous laisse avec beaucoup de questions, je vais mettre la partie 1.2 dans ma PAL pour les vacances de noël.
Pour terminer, je trouve la couverture de cette nouvelle édition très belle.
Je remercie Babelio et les éditions Bragelonne pour cette nouvelle expérience de lecture.
Challenge pavés 2018
Challenge multi-défis 2018 (23)
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
KenehanKenehan   14 juillet 2019
- La violence blesse le bourreau autant que la victime, mon garçon...
Perrin ne cacha pas son scepticisme.
- Tu peux couper un arbre avec ta hache, n'est-ce pas ? Le tranchant ferait du mal à l'arbre, mais lui ne souffrirait pas. C'est comme ça que tu vois les choses ? Le bois est tendre, comparé à l'acier, mais l'acier s'émousse quand il frappe et la sève de sa victime finira par le faire rouiller. Quand la hache toute-puissante blesse l'arbre sans défense, elle en souffre aussi. Il en va de même avec les hommes - sauf que c'est l'esprit qui a mal.
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levrilevri   21 septembre 2020
— Il y a des étrangers dans le village ! s’écria-t-il avant de jeter un regard noir à Mat. Je n’ai pas vu de cabots fantômes, mais il paraît que quelqu’un a couvert de farine les chiens de maître Luhhan. À ce qu’on dit, sa femme a une petite idée sur l’identité du coupable…
Les années qui les séparaient d’Ewin, à peine âgé de quatorze printemps, incitaient en général Rand et Mat à ne tenir aucun compte de ses propos. Cette fois, ils échangèrent un regard interloqué puis parlèrent en même temps :
— Dans le village ? s’étonna Rand. Pas en forêt ?
— Un homme avec une cape noire ? As-tu vu son visage ?
Décontenancé, Ewin regarda tour à tour les deux jeunes hommes. Mat avançant vers lui, l’air pas commode, il se résigna à répondre :
— Bien sûr que j’ai vu son visage ! Quant à sa cape, elle est verte, ou peut-être grise… La couleur donne l’impression de changer selon l’endroit où l’homme se trouve. Parfois, il se fond dans le décor, et on ne le voit pas avant qu’il bouge. La femme porte une cape de voyage bleue bien plus chic que tous les habits de fête que j’ai vus de ma vie. Elle est d’ailleurs dix fois plus jolie que toutes les femmes que je connais. Comme dans les histoires des trouvères, c’est une dame de haute naissance, j’en mettrais ma main au feu.
— Une femme ? intervint Rand. De qui nous parles-tu donc ?
Il voulut interroger Mat du regard, mais son ami avait posé les poings sur ses yeux, les fermant comme s’il désirait s’isoler du monde.
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levrilevri   21 septembre 2020
— Qu’il en soit ainsi, mon enfant. Mais tu as besoin d’être rassurée, et je ne peux rien pour toi – enfin, je suis dans l’incapacité de répondre à tes attentes.
— Je ne comprends pas…
— Tu veux m’entendre dire que les femmes Aes Sedai sont bienveillantes et pures. En revanche, tu aimerais avoir la certitude que ce sont les hommes, ces êtres pervers, qui ont provoqué la Dislocation du Monde. Ils sont coupables, c’est vrai, mais pas plus pervers que quiconque d’autre. Ils étaient fous, pas maléfiques ! Les Aes Sedai que tu rencontreras à Tar Valon sont des êtres humains. Des femmes comme les autres, si on oublie le don qui les distingue de leurs sœurs « normales ». Parmi elles, tu trouveras le courage et la lâcheté, la force et la faiblesse, la bonté et la méchanceté, et, bien entendu, la bienveillance et l’indifférence hautaine. Devenir l’une d’entre elles ne transformera pas la personne que tu es.
— Je crois que j’avais peur de ça, avoua Egwene. Être métamorphosée par le Pouvoir… J’ai aussi la frousse des Trollocs, du Blafard et… Moiraine Sedai, au nom de la Lumière ! pourquoi les Trollocs sont-ils venus à Champ d’Emond ?
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levrilevri   21 septembre 2020
Le dos bien droit et la tête haute, Egwene marchait en silence. Chaque pas lui coûtait, car elle n’avait pas plus l’habitude de la selle que les trois garçons, mais elle parvenait à cacher son inconfort.
Elle vivait l’aventure dont elle rêvait, pensa Rand, morose. Tant que ça durerait, il doutait que la jeune fille remarquerait des détails comme la brume, l’humidité ou le froid. En fait, tout était une affaire de perspective. Quand on cherchait l’aventure, on ne voyait pas les choses de la même façon que lorsqu’on la subissait. Dans les légendes, galoper dans un brouillard glacé avec un Draghkar aux trousses – plus quelques Trollocs et un Myrddraal – pouvait passer pour une expérience excitante. Si Egwene voyait les choses ainsi, Rand était transi de froid, trempé jusqu’aux os et positivement ravi d’être de nouveau au cœur d’une agglomération. Oui, même s’il s’agissait de Bac-sur-Taren.
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levrilevri   21 septembre 2020
Mais j’ai plus intéressant pour toi qu’un putois. Des étrangers rôdent sur le territoire de Deux-Rivières. Hier soir…
Rand en eut un instant le souffle coupé.
— Un homme à cheval ? demanda-t-il. Un type en habits noirs sur une monture également sombre ? Et dont la cape ne bougeait pas au vent ?
Mat cessa de sourire et baissa davantage le ton :
— Tu l’as vu aussi ? Je croyais être le seul… Ne rigole pas, Rand, mais il m’a fichu une frousse terrible !
— Aucun risque que je rigole… Moi aussi, il m’a effrayé. J’ai senti qu’il me haïssait et qu’il désirait ma mort.
Rand frissonna à ce souvenir. Jusque-là, il n’avait jamais rencontré quelqu’un qui souhaitait sa mort. À Deux-Rivières, ces choses-là n’existaient pas. Il y avait des compétitions de lutte et parfois des bagarres, mais jamais de meurtres…
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