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EAN : 978B0014MGKJS
Éditeur : J.Brunet (30/11/-1)

Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes)
Résumé :
L'ouvrage de Joseph La Picirella, résistant et maquisard , retrace l'épopée de la résistance dans le maquis du vercors.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Wyoming
  25 juin 2018
Livre extrêmement détaillé sur les maquis du Vercors pendant l'occupation de la France, très long, 400 pages serrées, donc, il faut du courage pour se lancer. C'est un témoignage extraordinaire de précision, très émouvant sur tous ces sacrifices des héros du Vercors et sur la cruauté nazie qui a démontré sa barbarie en tuant, massacrant maquisards et habitants, adultes, enfants, tous ceux qui se trouvaient sur place. Bien sûr, on peut discuter sur la vanité de ces combats perdus d'avance; ils illustrent néanmoins l'héroïsme de quelques-uns au milieu de la soumission, voire collaboration des masses. J'ai eu la chance de voir l'auteur au musée de Vassieux en Vercors. Une visite très instructive et qui donne une image émouvante de la gloire de ceux qui se sont sacrifiés pour un pays, la France.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
WyomingWyoming   17 novembre 2018
Le père Gagnol s'est éteint le 31 janvier 1965 après une longue et cruelle maladie. Curé de Vassieux en 1944, il suivit pas à pas, dans la longue nuit de l'occupation, le drame du Vercors...
... Prêt à mourir, plutôt que de faillir à sa mission, ce bon pasteur, à aucun moment n'hésita à risquer sa vie pour tenter de sauver ses paroissiens. Le 16 avril, il s'interposa entre le peloton d'exécution, prêt à tirer, et les douze jeunes gens condamnés à la fusillade. Le 27 juillet ce fut encore le père Gagnol accompagné de M. Pierre Revol, l'un de ses paroissiens, qui découvrit, au hameau du Château, ensevelie sous les décombres de sa maison, la petite Arlette Blanc, l'une de ses petites communiantes de l'année. La chargeant sur une brouette, il la transporta à travers champs et bois, pendant plusieurs kilomètres jusqu'au village de St-Agnan. Malgré tous ses efforts le père Gagnol ne put sauver l'enfant martyr, qui, après une agonie d'une semaine rejoignit tous les siens massacrés. Héros au sens le plus pur, le père Gagnol fut la voix consolante et réconfortante des familles endeuillées. Epuisé par tant de souffrances, il sut avec une énergie silencieuse surmonter sa propre douleur. Le père Gagnol, curé du Vercors, n'est plus, mais pour lui, le mot adieu n'a pas le sens de séparation, sa pensée fortifiante continue de rayonner laissant à ceux qu'il quittés un pieux souvenir impérissable...
... Le père Gagnol repose maintenant dans le petit cimetière de St-Martin-en-Vercors au pied de la montagne d'où s'abattit l'avalanche ennemie du 23 juillet 1944, semblant vouloir protéger de son corps, cette terre du Vercors qu'il a tant aimée.
Voici l'élogieuse citation qui lui fut accordée le 3 mai 1946 pour son héroïque conduite pendant la Résistance:
"Est promu au grade de Chevalier de la Légion d'Honneur Gagnol Fernand, Julien, Auguste, curé de Vassieux-en-Vercors, prêtre d'un courage et d'un dévouement au-delà de tout éloge. A constamment fait preuve au long des années de guerre d'un patriotisme exemplaire. Curé de Vassieux-en-Vercors, il s'est montré un résistant au sens le plus élevé du terme par l'esprit qu'il a su entretenir chez ses paroissiens et l'aide qu'il a chaque instant apportée aux camps du maquis. En mars 1944, alors que les miliciens avaient envahi le village et menaient des opérations de répression dans toute la région, a eu l'audace devant les miliciens eux-mêmes, de dénoncer en chaire les crimes auxquels ils se livraient. A défendu jusqu'au bout et assisté à leurs derniers instants, au péril de sa vie, trois de ses paroissiens condamnés à mort pour faits de résistance. En juillet 1944, lors de l'attaque générale du Vercors, a traversé la région infestée de colonnes et de patrouilles ennemies pour se rendre seul dans son ancienne paroisse. Est arrivé le premier dans son village dévasté. N'a pas craint au mépris de tout danger, de ravitailler et de soigner les blessés. S'est attiré ainsi la reconnaissance et l'admiration de tous les gens de la région, sans distinction d'opinions. A incarné dans les moments les plus durs de la Résistance les plus pures vertus du patriotisme et de la charité."
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WyomingWyoming   04 décembre 2018
Délégué le 24 Décembre 1941 par le Général de Gaulle, Jean eut "pour mission de réaliser l'unité d'action de tous les éléments qui résistent à l'ennemi et à ses collaborateurs". Il fut parachuté près de St-Rémy de Provence, dans les Alpilles, dans la nuit du 1er Janvier 1942 avec deux de ses compagnons, Raymond Fassin, et Hervé Montjaret. Dès son arrivée sur le sol français, Jean Moulin se mit en rapport avec les dirigeants des principaux mouvements clandestins, Combat, Franc-Tireur, Libération. Malgré les rivalités de personnes, il réussit à coiffer l'ensemble de la Résistance Sud et à en devenir le chef...
... Le jeudi 8 juillet 1943, un train transportant des travailleurs français partant en Allemagne au titre de la relève fut saboté sous le tunnel de Valence. A la suite de l'explosion des engins placés sur la voie, les rails furent fortement endommagés. Dans un autre convoi l'emmenant vers les camps de la mort, Jean Moulin décédait près de Metz, dans d'atroces souffrances, sans livrer, lui qui savait tout, aucun secret. La tête en sang, les organes éclatés, le Chef du Conseil National de la Résistance sauva par son martyr, la vie de nombreux patriotes et la Gloire de la Liberté.
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WyomingWyoming   02 décembre 2018
Refusant de se replier Chabal et ses chasseurs... ...se battirent désespérément. Afin de protéger deux de ses hommes blessés, le sergent Seguin et Guillet, il dut donner des ordres énergiques pour qu'ils consentent à aller se faire soigner. Touché lui-même grièvement une première fois Chabal s'affaissa mais continua le combat, puis voyant qu'il était perdu, il jeta par-dessus la murette du Belvédère, le petit carnet sur lequel il avait inscrit le nom de ses 75 hommes. La mort passe, les héros tombent, une seconde balle vint enlever aux chasseurs celui qui fut leur chef, leur exemple et la mort ne peut effacer l'air superbe de ce magnifique soldat.
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WyomingWyoming   02 décembre 2018
Alerté par la fusillade un avion ennemi vint harceler les patriotes et le jeune Robert Chatelard, 18 ans, également Pontais fut atteint aux cuisses par des éclats de balles. Ses jambes presque sectionnées, le jeune patriote demanda à son camarade "Marseille" qui se trouvait près de lui, de prendre son portefeuille dans sa poche et d'aller le remettre à sa mère gérante d'un "Casino" à Pont-en-Royans. Lorsque sous la mitraille Marseille fut contraint de laisser son camarade cloué au sol et baignant dans son sang, il l'embrassa mais le jeune héros était déjà mort sans une plainte, sans un cri.
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