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Anne Wicke (Traducteur)
ISBN : 2879296552
Éditeur : Editions de l'Olivier (27/08/2009)

Note moyenne : 2.75/5 (sur 75 notes)
Résumé :
Hans et Rachel vivent à New York avec leur jeune fils lorsque surviennent les attentats du 11-Septembre. Quelques jours plus tard, ils se séparent, et Hans se retrouve seul, perdu dans

Manhattan, où il ne se sent plus chez lui. Il fait la connaissance de Chuck, un homme d’affaires survolté qui rêve de lancer le cricket à New York. Sur des terrains de fortune, Hans tente d’échapper à la mélancolie. Le charisme de Chuck draine une foule de joueurs du di... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
carre
  28 mars 2012
Hans vit avec Rachel et leur enfant à New York, il travaille comme trader.
Survient alors les attaques du 11 Septembre qui va ébranler l'Amérique toute entière.Appeurée Rachel décide de rejoindre Londres sa ville natale avec leur fils. Hans lui va décider de rester. Trainant sa tristesse et sa mélancolie, il fait alors la rencontre de Chuck homme d'affaires (plus ou moins louches) qui va lui faire découvrir une amérique qu'il ne connaissait pas, celle des minorités, et l'associer dans un projet farfelu de cricket à New York avec des migrants prenant encore les Etats-Unis pour un Eldorado. Netherland est sorti en France auréolé d'une critique enthousiaste, et bien pour moi ce fut une grosse déception, je n'ai jamais réussi à me passionner pour le personnage de Hans et j'ai trouvé le livre extrémement pesant, demandant un gros effort de lecture pour aller jusqu'au bout. de nombreux auteurs on raconté le post 11 septembre et le livre de O'Neil m'a déçu au contraire de Safran Foer par exemple. D'après les critiques, je vois que le livre divise, à vous de vous faire une opinion.
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Cacha
  15 août 2017
Nous suivons la vie d'un jeune néerlandais (d'où le titre) "exilé" en Grande-Bretagne puis à New York .
C'est l'histoire d'une crise conjugale, mais pas seulement.
Nous nous promenons dans les rues de New York, avant et après le 11 septembre, très présent dans les mentalités, même si ce jour-là n'est pas décrit.
Nous connaissons tout des états d'âme de notre "hollandais volant" qui trouve du réconfort auprès d'un gangster jamaïcain, et de l'observation des résidents permanents de son hôtel (dont un ange ou plutôt un jeune homme qui se prend pour tel).
Et surtout, ce qui m'a paru un peu ennuyeux, ce roman contient de longues descriptions de parties de cricket - j'ignorais d'ailleurs que ce sport se pratique aussi assidument aux Pays-Bas
Commenter  J’apprécie          160
pleasantf
  04 juillet 2015
En guise de critique, je soumets un résumé du texte qu'a écrit Zadie Smith sur ce roman, publié initialement dans la New York Review of Books et repris dans son livre ‘Changer d'avis'.
Pour Zadie Smith, Netherland est un parfait exemple du courant dominant de la littérature romanesque d'aujourd'hui : le réalisme lyrique. Sa perfection en la matière en vient pourtant à créer un trouble.
La rencontre à New York des deux personnages principaux , le Hollandais Hans van den Broek et le Trinitéen Chuck Ramkissoon, provoque une réflexion sur l'identité, l'immigration, l'intégration et le rêve américain mais pour Zadie Smith ce ne sont pas là les thèmes principaux du roman. Selon elle, Netherland essaie de traiter de la crise du roman issu de la veine du réalisme lyrique. Les tentatives passées de détrôner ce genre dominant , comme le nouveau roman français ou la métafiction américaine , n'ont pas été des succès éclatants. Mais l'échec des critiques signifie-t-il que le modèle persistant du roman balzaco-flaubertien est le meilleur pour décrire notre monde et notre condition avec le plus de fidélité ?
Selon Zadie Smith, Netherland est un roman qui est parfaitement conscient des faiblesses du réalisme lyrique, du caractère éculé des procédés romanesques utilisés (comme la narration nostalgique ou l'introspection du moi, par exemple). Mais il les utilise tout en les critiquant à travers le narrateur Hans van den Broek ou en instillant un doute sur leur efficacité. le personnage de Chuck symbolise l'authenticité et un idéalisme transcendantal un peu suranné qui permet d'exprimer dans le roman des idées qui peuvent nous sembler naïves. le roman étant toujours conscient de ses propres faiblesses, c'est le personnage de Rachel, la femme de Hans, qui apporte la critique au personnage de Chuck et à ce qu'il représente dans le récit. L'authenticité, plus ou moins liée à l'ethnicité par le personnage de Chuck, est battue en brèche et le personnage de Chuck devient alors celui de l'égo surdimensionné, de la brutalité et de l'escroquerie. le démantèlement de l'authenticité se poursuit lorsque le roman aborde les thèmes politiques . L'engagement politique, l'état du monde tel qu'il nous l'est révélé par les hommes politiques apparaissent eux aussi comme inauthentiques.
Après une telle critique, le seul refuge d'authenticité semble être notre subjectivité, qui s'exprime au mieux dans la rêverie et dans le lyrisme littéraire. Même si Netherland reconnaît qu'il est difficile de décrire avec justesse le ‘moi', il s'y engage néanmoins, pour nous rassurer sur notre plénitude personnelle. Selon Zadie Smith, Netherland nous offre l'histoire authentique d'un ‘moi', sans être vraiment assailli par les doutes qu'une telle démarche pourrait normalement susciter (par ex. : est-ce vraiment ainsi que l'on ressent le fait d'avoir un ‘moi' ? est-ce que le ‘moi' souhaite toujours ce qui est bon pour lui ? est-il nécessairement en quête de signification ? les choses du monde nous arrivent-elles vraiment comme ça, enrobées d'élégances langagières désuètes ?)
Netherland est bien écrit, il est lucide sur les procédés et les idées qui le sous-tendent mais « il caresse encore les rites et les habits de la transcendance, même s'il les sait vides de sens ».
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jostein
  06 février 2015
» Ce très beau livre, souvent comparé à Gatsby le Magnifique, est à la fois une parabole sur la fin du rêve américain et un roman d'amour aux résonances poignantes »
C'est cette phrase de la quatrième de couverture qui m'a incitée à lire ce roman.
Certes, le narrateur, Hans van de Broeck, est un personnage désabusé, droit, paumé comme Nick Carraway. Et, il rencontre à Manhattan, Chuck, personnage mystérieux, solaire, dynamique pouvant faire penser à Gatsby. L'action se passe à une période troublée de l'Amérique puisque nous sommes au lendemain des attentats du 11 septembre. Mais, Rachel, la femme de Hans n'a pas le charisme de Daisy et le roman d'amour peine à livrer ses résonances poignantes. La dispersion sur l'histoire du cricket, sur les souvenirs hollandais, thèmes fondateurs du roman m'ont souvent déconcentrée, perturbant ainsi le rythme du roman.
Hans, né en Hollande, vit à Londres avec Rachel lorsqu'il apprend la mort violente de Chuck Ramkissoon. Il avait rencontré cet exilé de Trinidad en août 2002 alors qu'il travaillait comme analyse financier aux États-Unis. Seul au Chelsea Hotel, puisque Rachel, sa femme était repartie en Angleterre, apeurée à la suite des attentats et hostile à la politique guerrière de Bush, Hans se lie d'amitié avec Chuck passionné comme lui de cricket. Cet « oiseau rare », initiateur de jeux clandestins, négociant avec des gourous milliardaires, des coptes, des hommes d'affaires indiens ou russes, rêve de construire un grand terrain de cricket, le Bad Eagle Field.
Par admiration, besoin de chaleur humaine ou désoeuvrement, Hans s'investit dans les affaires de Chuck sans trop chercher à comprendre leurs natures.
« Tu n'as jamais vraiment voulu le connaître, me fait-elle remarquer en mordillant son céleri. Tu étais content de t'amuser avec lui, c'es tout. C'était la même chose avec l'Amérique. Tu es comme un enfant. Tu ne regardes pas sous la surface. »
Et je crois que c'est cette personnalité de Hans qui a dilué toutes mes émotions à la lecture de ce roman.
L'histoire de Chuck, la dissension au sein du couple de Rachel et Hans liée initialement à la divergence d'opinion sur la politique des Etats-Unis, la figure de la mère de Hans, les naufragés du Chelsea Hotel, même l'historique sur le cricket ou les aberrations administratives américaines sont passionnants. Mais le flegme de Hans nivelle tous ces pics d'intérêt, ma lecture me laisse alors un goût de frustration et d'ennui.
Netherland n'a pas le charme, la mélancolie, la tension dramatique de l'incomparable roman de Fitzgerald.
Lien : https://surlaroutedejostein...
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keisha
  20 novembre 2009
Je cite le Magazine littéraire
"Récompensé par le PEN/Faulkner Award 2009, et félicité par Barack Obama à la BBC, le roman de Joseph O'Neill montre comme il est difficile de remonter la pente pour les Américains de l'après 11 Septembre.
Au mois de juin dernier, soit un an après sa sortie aux États-Unis, Netherland a bénéficié d'une publicité exceptionnelle, de celles dont rêvent tous les auteurs et éditeurs américains : interrogé sur ses lectures par la BBC, Barack Obama a répondu qu'il était en train de le lire, et qu'il le trouvait « excellent ». Pour autant, Joseph O'Neill n'avait pas attendu cette onction présidentielle pour être plébiscité : récompensé par le PEN/Faulkner Award 2009, ce roman avait déjà remporté tous les suffrages de la presse américaine lors de sa parution. Dans la prestigieuse New York Times Review of Books, qui lui avait consacré sa couverture, le journaliste Dwight Garner avait bien résumé les choses en écrivant que c'était la meilleure oeuvre de fiction sur la vie à New York et à Londres depuis la chute du World Trade Center"
Bon, et alors, le livre lui même ?
Hans van den Broek est hollandais et travaille comme analyste financier à New York ; sa vie professionnelle est un succès, mais pas sa vie personnelle. Sa femme Rachel (qui est anglaise) préfère repartir en Europe avec leur fils Jake, à un moment où ils logent dans un hôtel, ayant dû quitter leur appartement après septembre 2001.
Hans fait la connaissance de Chuck Ramkissoon; celui-ci est originaire de Trinidad, trempe dans des affaires pas bien claires, mais, comme Hans, il adore le cricket. Son projet : que le cricket ait enfin la place qu'il mérite à New York...
Malgré les fréquents allers retours entre passé et présent, ce livre se lit fort aisément. La ville de New York (et ses environs) est omniprésente; pas seulement Manhattan, mais des quartiers multi-ethniques, que j'ai eu plaisir à découvrir. Ainsi que le cricket, dont je n'ai toujours rien compris aux règles, mais O'Neill a excellemment su faire passer l'amour de ce jeu. Pratiqué aux Pays Bas aussi, et aux USA surtout par des natifs d'anciennes colonies, Carribéens et asiatiques, ("j'étais le seul joueur blanc sur les terrains de cricket de New York").
J'ai aussi aimé des passages plutôt chouettes, la vie au Chelsea Hôtel, le parcours du combattant dans l'administration pour obtenir le permis de conduire... sans oublier le cricket!
Comme le dit Chuck :"Mon sentiment, c'est que les Etats-Unis ne seront pas complets, ils n'auront pas accompli leur destin, ils ne seront pas pleinement civilisés tant qu'ils n'auront pas accueilli le cricket."
Hans, le narrateur, découvre le body surf, "vous attendiez, dans l'eau jusqu'à la taille, la grosse et gentille vague qui pourrait vous porter, roulant sous votre torse, jusqu'au sable. Il est juste de dire que je devins un peu obsédé par cette activité." Cette façon de se laissser porter par les événements ressemble assez bien à son attitude usuelle; il suit volontiers les envies et conseils de Chuck ou d'autres.
A lire donc pour l'atmosphère particulière de cette plongée dans la ville de New York, loin des images touristiques.

Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
paraty62paraty62   30 mai 2013
Mon examen préalable de la carte routière avait fait apparaître des noms comme Yonkers, Cortlandt, Verplanck et, bien sûr, Peekskill ; face à ces noms hollandais, dans mon esprit, se trouvaient les noms de Mohegan, Chappaqua, Ossining, Mohansic, car tout en roulant vers le nord à travers des collines densément boisées, je superposais sur le paysage des images régressives de Néerlandais et d’Indiens, des images ne surgissant pas d’une réflexion historique mature mais des sensations cinématiques et irresponsables d’enfant, ce qui m’amena à m’imaginer une fillette, avec un bonnet et une robe lui tombant aux chevilles attendant Sinterklaas dans une maison de rondins, des Peaux-Rouges s’avançant dans les fougères, de petits cimetières plein de noms hollandais, des loups, des daims et des ours dans la forêt, des patineurs sur un cercle de glace naturel et des esclaves chantant en hollandais.
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sweetiesweetie   23 juin 2016
Nous tentions de comprendre, en fait, si nous nous trouvions dans une situation pré-apocalyptique, comme les juifs européens dans les années trente ou comme les derniers habitants de Pompéi, ou si notre situation n'était que proche de l'apocalypse, comme pendant la guerre froide, pour les habitants de New York, de Londres, de Washington et, pour le coup, de Moscou aussi.
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sweetiesweetie   23 juin 2016
Comme une vieille porte, tout homme, à partir d'un certain âge, est couvert de traces et de fissures historiques d'un genre ou d'un autre, et la femme qui souhaite en faire un usage supplémentaire doit s'attendre à devoir effectuer un peu de ponçage et de rabotage.
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paraty62paraty62   30 mai 2013
Parfois, marcher dans les parties ombrageuses de Manhattan, c’est un peu comme être inséré dans un Magritte : la rue est plongée dans la nui tandis que le ciel est de plein jour.
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sweetiesweetie   23 juin 2016
(...) les gens, à New York, sont par convention autorisés à fureter, à mesurer mentalement et à commenter tout domicile dans lequel ils sont invités à pénétrer.
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