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ISBN : 2207136779
Éditeur : Denoël (24/08/2017)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 16 notes)
Résumé :
«Gabrielle distinguait ses amis en deux catégories : ceux des livres, qu’elle voyait à la bibliothèque ou au lycée, et ceux des plantes, qu’elle rencontrait chez les pépiniéristes ou dans les foires aux plantes de la région. Martin les confondait tous - vieilles dames amoureuses de Marcel Proust ou des fougères arborescentes, créateurs de jardins feng shui ou poètes du dimanche, fleuristes aux mains calleuses, botanistes pensifs…»

Gabrielle a deux pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
joanah
  17 octobre 2017
Gabrielle ou le jardin retrouvé m'a été donné à lire à l'occasion de la masse critique de septembre (2017). C'est toujours un honneur et une joie de recevoir une oeuvre dans ce contexte particulier, je remercie donc encore les éditions DENOËL.
Le livre objet est un bel ouvrage, de qualité. le format est agréable, le texte aux paragraphes courts est aéré et la police d'une taille confortable.
La couverture représente un jolie peinture bucolique de Gustav Klimt ; peinture qui renvoie à la notion de "jardin" , qui est présente dans le titre mais qui est également un élément pilier du livre.
L'histoire qui nous est peinte au travers des pages est celle d'un deuil.
Un deuil, au-travers duquel nous allons apprendre à connaître Gabrielle.. et le Jardin.
Le thème principal est donc le deuil, mais l'oeuvre reste malgré tout assez légère, tolérable, poétique... et parsemée de petites choses, de petits bouts de bonheurs, de ceux que l'on ne voit parfois plus lorsque l'on se trouve plongé dans le quotidien.... Une fleur... une odeur... une jolie couleur.
le style de Jougla est donc à la fois léger, concis, poétique.. et déroutant :Légèreté stylistique (dans le sens : pas de style lourd ou pédant, pas de phrases tortueuses... une simplicité naturelle, comme si les choses étaient mises à nues), et gravité dramatique de la situation.
je me suis sentie tiraillée, déroutée, en fait j'ai presque ressenti une gêne du fait de ce style d'écriture léger qui confère à Martin (le personnage endeuillé) un côté enfantin, naïf (fragile), qui l'enferme seul dans une bulle hors du monde des Hommes.....avec en parallèle à cette légèreté la gravité de la situation, le regard inquisiteur de l'extérieur, la cruauté réactionnelle de la majeure partie du reste du monde.
le long de l'oeuvre, martin va passer par différentes étapes psychologiques liées au deuil, comme celle du déni. D'ailleurs, cela m'a interrogée, et à la suite de ma lecture je me suis penchée sur des écrits concernant ce processus de deuil. Jougla jongle avec ces étapes.. je dirais même qu'il joue. Et plus Martin sombre , et plus il avance dans les étapes du deuil. Tout se mélange. ça a un côté terrible. Et je ne rentrerai pas plus dans le détail afin de ne pas "spoiler" l'histoire.
Parallèlement il y a bien sûr le personnage de Gabrielle, sa femme décédée, mais omniprésent. Finalement, Martin va la redécouvrir et se rapprocher d'elle bien plus que lors de son vivant. Il va la vivre à fond.... et finalement la transcender.
Quelque chose qui 'ma semblé important : L'usage de la 3è personne.
Elle nous place au rang de témoins, parfois de voyeurs, parfois de complice.. mais toujours impuissants.
Cette 3è personne nous permet de garder la tête hors de l'eau contrairement au personnage central. Mais cela nous refoule davantage au même niveau que tous ces personnages extriurs, qui voient, mais n'aident pas... Voire qui rejettent, qui lui font du mal. Serait-ce une réaction humaine "normale" face à la déchéance, la souffrance intolérable d'un des leurs ? le rejet pour tenir éloignée cette souffrance intolérable ?
Nous ne sommes pas plongés au coeur de la tourmente, mais maintenus ainsi au-dehors : cela est primordial, L'auteur nous oblige à poser un regard extérieur, objectif sur les réactions de Martin et son malheur. Quel sentiment d'impuissance...
Enfin, fondus dans l'oeuvre, il y a la poésie, et les références littéraires.
L'oeuvre en est truffée, ce sont ses bulles d'oxygène, celles qui nous permettent de respirer l'odeur de la vie et reprendre notre souffle.
C'est un bonheur ! des petites touches de joie, des rayons de soleil !
Comme d'autres lecteurs, je n'ai pas été saisie, touchée par le personnage de Martin, car je ne m'y suis pas identifiée.
Mais au final, c'est somme toute assez logique, non ? L'histoire nous dévoile l'évolution de son deuil tout en nous maintenant au-dehors. Si Jougla avait voulu mettre l'accent sur la douleur dramatique et dévorante de Martin de manière abrupte, en nous touchant de plein fouet (ce qui aurait été d'une douleur insupportable), il nous aurait sans doute fait prisonniers corps et âmes de son personnage (en usant d'un point de vue subjectif, interne par exemple).
Je conclurai donc ainsi : C'est une belle composition. Comme une peinture... une peinture de Gustav Klimt : un ensemble poétique et frais, fleuri, féminin, composé de différents éléments composants une trame plus complexe et profonde.
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vrovro7
  04 octobre 2017
Le postulat de départ tout d'abord. En ouvrant ce livre, je me réjouissais d'un roman léger, mais pas trop (on parle tout de même d'un deuil), avec des thématiques comme je les aime - lecture et jardinage. Les dites thématiques sont bien là, mais la légèreté n'a pas sa place.

L'histoire, en soi, m'a ennuyée : le récit est lent et le rythme est plat. D'un autre côté, un sentiment de malaise a dominé ma lecture : les événements sont d'une tristesse pathétique et, en majorité, la réaction des personnages affligeante.
L'auteur nous met ainsi face à nos contradictions. Aurions-nous été indifférents nous aussi à la détresse de Martin ? C'est malheureusement probable. Comment nous détacher alors de l'emprise que la société exerce sur nous ?

La présentation du roman ne m'a pas emballée non plus : le format ultra court des chapitres m'a gênée, même si je m'y suis faite au fil des pages. J'ai apprécié les titres évocateurs de chaque partie. Ce choix de narration casse toutefois considérablement le rythme du récit.

Bref, si ce court roman n'est pas dénué d'intérêt, je n'ai pour autant pas adhéré au mode de narration.
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ramettes
  08 septembre 2017
J'ai choisi ce livre en partie pour son titre et sa couverture tirée d'un tableau de Gustav Klimt. le synopsis laissait présager un bon moment de lecture. Lorsque je l'ai reçu j'ai commencé à le lire, une petite mise en bouche. Puis je me suis laissé prendre par l'histoire et part les chapitres courts qui s'enchaînent, avec des petits titres qui accompagnent le lecteur.
Gabrielle ou le jardin retrouvé c'est l'histoire d'un deuil. Chaque deuil est vécu différemment, ils révèlent souvent des choses qui sont enfouies autant sur ceux qui restent que sur ceux qui partent.
C'est l'histoire de Gabrielle qui a un jardin secret et des secrets du jardin. A sa mort Martin son compagnon va en découvrir certains.
Quand on meurt, on n'est plus maître de rien. Ceux qui restent peuvent saccager votre passé, le sanctifier ou se l'approprier.
C'est l'histoire de Martin qui fou de chagrin va découvrir une partie du jardin secret de sa bien aimée et glisser dans la douleur. Il ne savait à quel point il l'aimait.
Je vous ai déjà dit dans des chroniques précédentes que j'aimais le thème de la mémoire des maisons, les témoins d'une vie, elles restent alors que vous partez et bien c'est exactement ce qui va se passer. Pierre et Amélie découvrent la maison bien des années après les drames. Une maison et un jardin très dégradés. Ils n'ont aucune idée du pourquoi et du comment.
Mon petit bémol se trouve à ce moment de l'histoire où l'on bascule du présent au passé sans passage de témoin. C'est un peu abrupte à mon goût j'aurais aimé un lien soit par des lettres soit par un journal intime. Un lien se fera en partie à la fin. Car la vie à continué et continuera.
Comme on peut s'en douter Stéphane Jougla a mis l'accent sur ce qui touche au jardin, aux plantes et habitants ainsi qu'aux couleurs. Il y aura d'ailleurs des « poèmes » d'écrits sur ces sujets là.
C'était très plaisant de le suivre sur cette voie, sur ces champs lexicaux et les anecdotes qui en découlent.
Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est la grande présence de livres. Préparez un carnet et un crayon il n'y pas de liste en fin de livre ! Martin ne lisait pas, Gabrielle oui. Gabrielle n'est plus alors martin va la chercher dans ses livres dont elle soulignait certains passages. J'ai pris grand plaisir à lire les citations et les titres de livres, dont beaucoup sont dans ma bibliothèque. C'était beau de le voir s'ouvrir à la lecture. Stéphane Jougla n'est pas tombé dans le piège qui consistait à laisser son héros empêtré dans ce monde de papier.
Martin va aller de découverte en découverte. Dans un premier temps, il va se perdre en se fondant sans son univers à elle avant de trouver son propre monde.
C'est un peu ce que l'on fait tous, il y a des passeurs qui vous montrent le chemin puis vous avez votre propre révélation littéraire.
Martin va apprendre à connaître celle qui avait partagé quelques années de sa vie. Il va se rendre compte qu'il ne connaissait d'elle que ce qu'elle avait bien voulu lui montrer.
Sur son parcours de deuil il ne va pas rencontrer beaucoup de gens qui vont pouvoir l'aider.
Il se raccroche à la pensée magique, cela donne des moments tendres, émouvants et poétiques.
« Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé » à écrit Alphonse de Lamartine.
On voit les changements au fil des saisons jusqu'au dénouement.
Autant j'ai été emportée par l'histoire que j'ai lu d'un trait (dans une journée) autant je ne me suis pas attaché à Martin, il est pourtant gentil, humain et presque enfant. Gabrielle apparaît en filagramme, on la comprend, on la suit à travers ce que Martin découvre, c'est une personne lumineuse. Et je ne parle pas des autres personnages… Je suis restée spectatrice.
Je me demande si ce livre ne devrait pas être lu à petit pas pour bien savourer chaque étape. Bon moi je n'ai pas pu me retenir je voulais savoir comment tout cela allait finir…
Lien : http://ramettes.canalblog.co..
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mickaelinecuny
  03 octobre 2017
Un fou d'amour

Lorsque j'ai lu le synopsis, lors de la sélection des éditions de Noël, j'ai tout de suite été séduite. Mais honnêtement, je ne m'attendais pas du tout à ça. Dès le début, j'ai été à la fois charmée, et déroutée par le livre de Stéphane Jougla. À tel point, que forte de ma conviction, face à la trame de l' histoire. Je n'ai même pas remarqué que les prénoms, des premières pages, n'étais pas ceux qu'annonçait le synopsis.
D'ailleurs, si l'on réfléchit bien, plus que les personnages, les vrais héros de ce roman, ce sont la maison, et le jardinet.
Lorsque Amélie et Pierre, ont visité la maison, le chaos qui y régnait m'a bien évidemment interloqué, je m'attendais à une révélation tout autre que celle que l'auteur nous révélera au fil de l'histoire.
Car s'il n'y avait qu'un mot à retenir de ce cours roman, c'est bien celui de Déroutant. de part sa forme, de par son style, et de par le fait que l'on s'attache, à Martin, alors que ce dernier, est ce que l'on appel un anti-héros.
À la suite de l'accident qui coûta la vie à Gabrielle, Martin, sombre dans le déni. Il refuse la mort de la femme qu'il aimait. Alors, il s'acharne à la faire revivre. D'abord avec des gestes simples, sans vraiment de conséquence. Il garde ses habitudes, allant jusqu'à parfumer les draps, de son parfum, comme si elle dormait toujours à ses côtés, lorsqu'ils les changent tous les vendredis, comme le faisait Gabrielle.
Comme nombre de lectrices, les livres de Gabrielle, n'étaient pas fixes, sagement rangés dans la bibliothèque, ils avaient leur propre vie. Elle les dispatchait un peu partout, dans la maison, les faisant évoluer au rythme de ses lectures.
Martin, va s'employer, à reproduire, cette habitude. Ce qu'il ignorait, c'est que les livres, finiraient par le hanter et l'accaparer. Lorsqu'il s'apercevra que Gabrielle, a souligné des mots, des phrases, il se plongera dedans, intensément, pour partager encore un peu, de celle qu'il aime.
On dit que l'on passe par 5 phases, d'accomplissement, lors d'un deuil : le choc, ou déni, la colère, le marchandage, la dépression, l'acceptation. Hors ici, on a l'impression que Martin, n'évolue pas, car chaque étape, le plonge encore plus dans sa folie.
C'est un très beau texte que nous offre, Stéphane Jougla. Parfois dérangeant, très souvent poétique. Sa plume m'a souvent fait penser à celle de Katarina Bivald, d'ailleurs avec toutes les références littéraires, qu'il comporte, il a ce point en commun avec mon coup de coeur de 2015, "La bibliothèque des coeurs cabossés". Pourtant, Martin, ne m'aura pas touché assez, pour que "Gabrielle ou le jardin retrouvé" en soit un, mais c'est comme même une très belle découverte. Même si je ne cautionne pas, les choix du héros.

Lien : http://www.lavisdemickaeline..
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LettresItBe
  13 octobre 2017
Ecrire sur la disparition, sur l'absence de l'être aimé. Un thème récurrent et qui ne perd jamais de sa force. Malheureusement, les traitements sont souvent inégaux et la qualité littéraire pas toujours au rendez-vous. Stéphane Jougla, auteur toulousain qui publie son quatrième roman pour la première fois chez Denoël, se risque à cet exercice avec Gabrielle ou le jardin retrouvé. Une prise de risque bienvenue ?


# La bande-annonce


«Gabrielle distinguait ses amis en deux catégories : ceux des livres, qu'elle voyait à la bibliothèque ou au lycée, et ceux des plantes, qu'elle rencontrait chez les pépiniéristes ou dans les foires aux plantes de la région. Martin les confondait tous - vieilles dames amoureuses de Marcel Proust ou des fougères arborescentes, créateurs de jardins feng shui ou poètes du dimanche, fleuristes aux mains calleuses, botanistes pensifs…»



Gabrielle a deux passions : la lecture et son jardin. Lorsqu'elle meurt accidentellement, le monde de Martin, son compagnon, s'effondre. Inconsolable, il s'efforce de maintenir vivant le souvenir de la femme qu'il aimait. Lui qui n'ouvrait jamais un livre et pour qui le jardin était le domaine réservé de Gabrielle, se met à lire ses romans et à entretenir ses fleurs.

C'est ainsi qu'il découvre un secret que, par amour, Gabrielle lui avait caché. Ce secret bouleversera sa vie, mais lui permettra de surmonter son deuil d'une manière inattendue.
# L'avis de Lettres it be


Après L'Idée, le premier roman de Stéphane Jougla, couronné du Prix Méditerranée des lycéens en 2003, celui qui nous vient tout droit de la ville rose envahit à nouveau les librairies avec un livre discret, qui a tout de la banalité (un sujet un peu trop récurrent) et qui pourtant surprend sur bien des points.
La suite de la chronique sur le blog de Lettres it be
Lien : https://www.lettres-it-be.fr..
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Citations & extraits (2) Ajouter une citation
mickaelinecunymickaelinecuny   03 octobre 2017
Elle semblait toujours un peu ailleurs.
_ A quoi tu penses ?
_ Je me concentre
_ Tu as plutôt l'air distraite
_ Précisément : je me concentre sur ma distraction, s'amusait-elle.
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mickaelinecunymickaelinecuny   03 octobre 2017
Dans la vie de Gabrielle, il y avait Martin, ses parents, ses élèves, sa bibliothèque, son jardin et ses amis des deux genres.
Dans la vie de Martin, il y avait Gabrielle.
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