AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782072776250
272 pages
Éditeur : Gallimard (10/01/2019)
2.88/5   78 notes
Résumé :
Mal aimée par une mère avare et dure, sa fille unique, à la mort de celle-ci, hérite d’un canapé-lit remarquablement laid. Elle charge ses deux fils et sa belle-fille de transporter la relique depuis la banlieue parisienne jusque dans la maison familiale d’Auvergne. Durant cette traversée de la France en camionnette, les trois convoyeurs échangent des souvenirs où d’autres objets, tout aussi dérisoires et encombrants que le canapé, occupent une place déterminante. <... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
2,88

sur 78 notes

nameless
  23 avril 2019
Pour quelle raison étrange la mère de Pierre Jourde a-t-elle décidé de sauver parmi les meubles de sa propre mère décédée, un vieux canapé, usé, moche, mastoc, et de demander à ses deux fils de le trimballer de Créteil à Lussaud dans leur auvergnate maison familiale, alors que le transport de l'encombrant objet coûte beaucoup plus cher qu'un modèle basique à La Redoute, livraison comprise ? Est-ce parce que dans la pingre famille Jourde, l'on est prêts à dépenser 20 francs pour économiser un sou ? Ou parce que ce canapé voyageur bon pour la déchetterie représente le symbole de la psychanalyse ? Quoiqu'il en soit, Pierre, son frère Bernard et l'épouse de ce dernier, Martine, embarquent à bord d'un Jumper de location pour ce surprenant voyage. Peu à peu, la route les enfonce dans leurs souvenirs, les ramène aux étés d'autrefois, ranime les images du passé jusqu'au temps évaporé de l'enfance.

Pierre Jourde, brocardeur de l'autofiction, de l'épidémie de la confidence, du moijeisme galopant, du narcissisme plumitif, dresse le bilan de sa vie, raconte sa famille, ses amours, ses voyages avec crudités sexuelles et scatologiques, sans omettre de faire du name-dropping et de s'en prendre au petit monde superficiel de nombreux écrits-vains écrivant, toujours chatouillé par ce démon intérieur qui le pousse à tester, à faire réagir, à provoquer, éprouver la consistance des êtres et des choses en leur faisant, et en se faisant mal, comme si la réalité ne pouvait se révéler que dans les situations instables, acrobatiques ou lorsque l'auteur est poursuivi, depuis son enfance, par la perfidie des objets.

J'ai aimé retrouver Pierre Jourde dans cet ouvrage très personnel parce que j'aime sa perception désenchantée du monde, son auto-dérision, son intelligence, son érudition, son style dont il se moque en signalant aux lecteurs quelques prétérition, ekphrasis, ironie pseudo-encomiastique, prosopopée ou épanorthose. J'ai aimé ses souvenirs de voyages, de sa tourista himalayenne à son mal de mer mythique en voguant vers l'archipel des Glénans, en passant par ses aventures guatémaltèques, ce vocable exotique que l'indigène semble s'être ingénié à inventer pour faire l'indigène comme Tegucigalpa ou Chichicastenango. J'ai aimé le récit du foirage de loisir, du ratage prévisible d'une descente de fleuve intrépide en canoë au Canada, empire du canoë, en compagnie de son fils Gabriel alors âgé de douze ans. Il revient également sur le plus dangereux de ses voyages, à Lussaud, sur la terre de ses ancêtres, où les autochtones ont voulu le lyncher après la parution de Pays perdu, ont caillassé et insulté sa femme et ses enfants.

Comme certains et rares grands auteurs, Pierre Jourde possède l'élégance de masquer ses fêlures intimes ou ses grandes douleurs sous un vernis d'humour caustique. Il n'assomme pas ses lecteurs avec des textes larmoyants, dégoulinants ou sentimentalistes ; il ne s'adresse pas à leurs tripes ou à leurs glandes lacrymales mais à leur cerveau. Le voyage du canapé-lit est un récit drôlatique, grinçant mais également et surtout, profond et émouvant. En deux lignes pudiques, l'auteur rappelle en fin d'ouvrage que sa mère est morte huit mois après son petit-fils Gabriel. Rien à ajouter !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          684
Kittiwake
  13 mai 2019
Il est vieux, il est moche, il est encombrant. Seul objet sauvé du tri drastique effectué au décès de la grand-mère qui en fut la propriétaire, son ultime destin est de meubler une mezzanine dans la maison familiale en Auvergne, tâche pour laquelle sont désignés les trois petit-enfants de l'aïeule, dont l'auteur et narrateur de l'aventure. Non qu'elle fut périlleuse, hormis la longueur du trajet, pas d'obstacle majeur sur le chemin (à l'arrivée ce sera une autre histoire…). Par contre, c'est l'occasion d'un huis-clos entre les deux frères et la soeur, et cette cohabitation nomade sera l'occasion d'évoquer, révéler, et faire le point sur de multiples événements familiaux. Les souvenirs affluent tout au long du chemin, avec un savant mélange du passé et du présent, reconstituant une histoire familiale banale dans ses malentendus et ses haines aussi héréditaires qu'inexplicables
C'est en effet l'occasion pour l'auteur de laisser libre court à son ironie, parfois mordante, et à l'autodérision, tant il ne s'oublie pas dans l'attribution des médailles de la gaffe.

C'est très agréable à parcourir, les dialogues sont souvent savoureux et le discours est très actuel.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          710
kade_read
  15 juin 2019
Tout d'abord, je remercie les équipes des éditions Gallimard pour m'avoir permis de découvrir ce roman. Malheureusement, celui-ci ne m'a pas emporté. Non ! Je l'ai abandonné … Lâchement ! Ce n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais. Totale déception !
Pourquoi ? Tout d'abord, à cause du style d'écriture. C'est lent, totalement sans rythme, décousu … ennuyant ! Ce devait être un roman plein d'humour. Pourtant, jamais je n'ai souri. C'était lourd et indigeste !
Ce qui m'intéressait, ici, c'était l'ambiance qui entoure les décès. Les souvenirs que l'on ressasse avec tendresse et mélancolie. Même quand il s'agit de vilénies. Je voulais découvrir les péripéties de la grand-mère dans cet horrible canapé. Tout ce que j'ai appris, c'est la vie de son narcissique petit-fils complètement « nombriliste ». Petit-fils qui a une personnalité capable de faire fuir la personne la plus sociable au monde tant il est antipathique. Bref, j'ai été incapable de m'attacher au moindre personnage, à la moindre situation … aux moindres mots.
Ce roman fait parti de ceux que je juge « publié par connaissances ». Je ne vois pas, sans cela, comment un tel roman pourrait se faire éditer tant il est sans intérêt ! Pourtant, de merveilleuses petites pépites luttent encore pour se faire publier par des maisons d'édition … Quel dommage !
En résumé, si vous recherchez une histoire pleine de tendresse, de délicatesse, d'amour, de tristesse et de mélancolie, passez votre chemin. Ce roman ne sera pas fait pour vous ! Et si vous vous dîtes, qu'au moins, il vaut la peine d'être lu pour savoir ce que devient ce fameux canapé-lit … et bien, vous serez également déçu. le « twist » de fin le concernant est juste … inutile. Moi qui n'ai vu aucune trace d'humour dans cet écrit, je reste étonnée par tous ces avis plus qu'élogieux à son sujet.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          238
Henri-l-oiseleur
  01 novembre 2019
Impression d'une lecture en cours.
Pierre Jourde semblait ne pas être dupe des vaches sacrées du temps, faux écrivains, "écritures" frelatées, terrorisme esthétique libéral et politiquement correct. Dans cet ouvrage, cependant, on le voit prosterné devant une de ces vaches de notre temps, qui n'en manque pas : l'Humour. Mais comment critiquer l'Humour sans avoir l'air d'un pète-sec, d'un père la vertu, d'un inquisiteur ? On ne le peut pas, puisque l'Humour est conçu pour être soustrait à toute critique et discussion. On ne peut discuter avec un Humoriste, pas même dialoguer, puisqu'il fait croire qu'il ne pense pas ce qu'il dit (mais il le dit et ça fait son effet). L'Humoriste, en régime idéologique, dira tout ce qu'il faut penser, mais sur le mode rebelle de la dérision. Il se moquera de Donald Trump, et son insolence va lui coûter cher...
Mais passons de France-Inter à France-Culture, de la rebellitude des petits bourgeois à celle des bobos qui lisent. L'écrivain humoriste se regarde écrire, se cite et cite les autres, "dévoile" les ressorts de "l'écriture" au lecteur à qui il ne s'adresse jamais que rituellement. Il se regarde écrire, le dit, s'en moque, fait mine de se moquer de lui-même, sans voir que l'image qu'il donne de lui est celle d'un artiste en position de défense inattaquable, puisqu'il n'est pas dans ce qu'il fait, ne s'engage pas dans ce qu'il écrit. Toute critique ou objection que vous pourriez formuler, il fait mine de l'avoir conçue avant vous. D'ailleurs, comme dirait Blanchot, il n'est même pas là. Il n'a rien à vous dire puisqu'il ne s'adresse même pas à vous. Le lecteur, devant ce numéro, se trouve exactement dans la même position que le spectateur voyant des Humoristes morts de rire à cause d'une blague qu'il n'a pas entendue, sur un plateau de télévision.
Un grand modèle est cité dans l'ouvrage, celui de Jacques le Fataliste. C'est une méditation de Diderot sur le roman à l'intérieur du roman, aux origines de la modernité. Mais au XVIII°s, l'entreprise apparaissait comme un incompréhensible météore dans une tradition littéraire indiscutée. Aujourd'hui, en plein chantier perpétuel de "déconstruction" libérale de tout (pour ne pas dire de destruction, mot brutal qui dit trop la vérité de ce qui a lieu), "déconstruction" sur ordre des élites de gauche, venue d'en haut, que peut donc signifier cet ouvrage de Pierre Jourde, sinon le conformisme le plus "insoumis" ?
Je vais continuer cette lecture.
Page 90 : j'arrête. Tant pis. On trouve ceci dans Le Gai Savoir : "J'habite ma propre maison, et je me ris de tout maître qui ne sait rire de lui-même." Notre temps à ressentiment n'a retenu que ce faux rire de soi, et oublié la première partie de la phrase. Pierre Jourde n'a pas de maison à lui.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          162
cecilestmartin
  04 juillet 2021
Un livre ovni pour moi, que je n'aurais certainement jamais ni acheté, ni emprunté – il m'a été donné par une collègue.
L'auteur traverse une partie de la France en camionnette, avec son frère Bernard et sa belle-soeur Martine. Leur grand-mère vient de décéder et leur mère souhaite récupérer le canapé-lit de la défunte pour aménager le grenier de la maison familiale…
Le voyage est long et prétexte à la remémoration. Pierre et Bernard partagent avec Martine des souvenirs d'enfance, d'adolescence et les villes et villages traversés sont autant d'occasion de narrer des épisodes plus ou moins désopilants. le huis-clos de la cabine de la camionnette est propice aux blagues parfois potaches mais aussi de réflexions profondes - le tout dans un style extrêmement soigné.
L'auteur prend à témoin son lecteur, l'interpelle, le bouscule et fait appel à sa patience : le récit est décousu, certains passages sont aussi longs que le voyage en utilitaire sur les petites départementales… J'avoue avoir parcouru rapidement certains chapitres, un peu lassée par les effets de style et la profusion de détails ou de références historiques qui n'apportent pas grand-chose au récit.
Je ne connaissais pas l'auteur, j'ai découvert un écrivain talentueux, un peu sulfureux, plein d'humour. de ce roman, qui emprunte beaucoup à l'autobiographie, je retiendrai surtout le personnage de la mère : lumineux, bienveillant, à l'amour maternel sans faille - alors qu'elle-même a souffert de l'indifférence, voire du désamour total de sa propre mère - pour deux fils pas faciles à élever… Les dernières pages sont particulièrement touchantes, dépouillées comme si l'on touchait enfin à l'essentiel de ce que voulait raconter l'auteur, qui ne se planque plus derrière l'ironie et le cynisme et exprime une profonde émotion.
Chalenge MULTI-DEFIS 2021
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170


critiques presse (4)
Lexpress   08 mars 2019
Caustique, tendre, surprenant parfois, tout y passe lors de ce voyage joliment fantaisiste.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde   05 février 2019
Dans son nouveau livre, l’écrivain emprunte les chemins de traverse pour évoquer, sur le mode picaresque, ce qu’il doit aux siens.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Bibliobs   13 janvier 2019
A la faveur d'un voyage de Créteil à Lussaud, l'écrivain décrit ses rêves, déroule ses souvenirs, réveille ses morts et travaille ses zygomatiques.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeFigaro   10 janvier 2019
En roulant vers son «Auvergne céleste», avec une gaucherie brusque qui n'est pas dénuée de grâce, le romancier se livre à une longue confession générale.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
michdesolmichdesol   17 février 2019
Les académiciens ne sont pas encore arrivés.(...)
Tout à coup, les gardes républicains se mettent à rouler le tambour. Entrée en grande pompe, par le haut des gradins, de l'Académie française.
Un frisson me parcourt.
C'est l'entrée des morts-vivants.
C'est donc ça, me dis-je, le sens de l'adjectif « immortel » pour désigner les académiciens : la zombification des écrivains.
Le spectacle est affreux. George Romero n'aurait pas fait plus effrayant et plus désolant. Les grands médecins, les avocats célèbres, les écrivains glorieux titubent, se risquent à tout petits pas jusqu'au bord des marches, comme s'ils parcouraient, non pas en habit chamarré, mais en haillons déchiquetés, les rues boueuses d'un village désert du Tennessee.
Et commence la descente. Là, c'est une autre image qui s'impose. La vingtaine de marches prend autant de temps que s'il s'agissait de la face nord des Grandes Jorasses. Ils s'agrippent à la rambarde, se tiennent les uns aux autres, crochètent désespérément tout ce qui passe à portée de leurs mains tavelées et noyées de rides, tout branlants, tout tremblotants, on se dit que si l'un fait un faix pas, c'est la cordée qui va basculer dans le vide.
La salle retient son souffle, frémit comme à une projection de "Vertical Limit" au Grand Rex. Vont-ils arriver entiers ? Qui va y laisser son col du fémur ? Faudra-t-il récupérer derrière eux un dentier, des ongles, un œil de verre ? Prévoit-on d'éponger discrètement des traces d'urine ? De là-haut, on a vue sur des calvities intégrales ocellées de taches brunes, ou des portions de crânes sur lesquels poussent des touffes de cheveux grisâtres et secs semblables à des colonies de lichens. Et les tambours roulent durant tout le temps que dure la représentation, comme pour dramatiser le numéro accompli par une bande de vieux clowns arthritiques qu'on aurait invités à se produire, par compassion, dans un spectacle de charité.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
namelessnameless   18 avril 2019
- Merde !
- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
- Ma sacoche !
- Ta sacoche ?
- Ma sacoche, merde !
- Ah merde, ta sacoche !
- Merde, merde, merde !
Bref, un dialogue qui pourrait se situer dans un roman de Christine Angot...

p. 61
Commenter  J’apprécie          255
19chantal19chantal   09 mai 2019
De même, si on s'avise de sortir son trousseau de clés au moment où l'ascenseur va arriver sur le palier, et si le trousseau nous échappe des mains, il n'y a rigoureusement aucune chance pour qu'il tombe sur le plancher de l'ascenseur. Les clés ont bien calculé leur coup, elles savent ce qu'il faut faire, et tac, elles se glissent directement dans l'interstice entre la plate-forme de l'ascenseur et la porte palière, elles chutent d'étage en étage, et atterrissent au fond de la fosse. Pour récupérer les clés, il faudra s'adresser au concierge, mais il est quatorze heures et la loge ne rouvre pas avant dix-huit heures. A dix-huit heures, le concierge écoute votre histoire de l'air de celui qui vous prend ostensiblement pour un maladroit, un con et un emmerdeur. Il appelle de mauvaise grâce la société d'entretien de l'ascenseur, laquelle n'a personne de disponible, il est vendredi, ils passeront le lundi à une heure indéterminée, ça tombe bien, lundi vous êtes pris toute la journée, il faudra qu'ils remettent les clés au concierge. Au fond de la fosse, les clés ricanent, vous pouvez presque percevoir leur petit rire grelottant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
namelessnameless   18 avril 2019
Trois jours plus tard, je suis réveillé aux accents de Ne m'appelez plus jamais France de Michel Sardou, en dépit de mes bouchons d'oreilles. Tout ce qu'on voudra, mais pas Sardou.
p. 51
Commenter  J’apprécie          192
EveduChambonEveduChambon   18 février 2019
Les journalistes sont très sourcilleux pour défendre leur liberté d'expression, avec de grands mots et des idéaux bien sonores, mais lorsqu'on les critique, c'est-à-dire qu'on use contre eux de la liberté d'expression, ce n'est plus de la liberté d'expression, c'est du populisme, du lépenisme, et ils se débrouilleront pour l'étouffer tant qu'ils pourront, la liberté d'expression, tous les moyens seront bons, à condition qu'ils soient discrets. Donc, pour quelques phrases ironiques, ils y vont, à tour de bras : menaces, insultes, annulations, diffamation, interdictions, suppressions d'articles, censure. Tantôt c'est fait directement, tantôt c'est la trouille des conséquences qui pousse les directeurs de revues, les animateurs d'émissions, les journalistes libres et indépendants à prendre les devants. Je découvre, ahuri, que la France a quelque chose de l'Union soviétique, en plus malin : ça ne se voie pas.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30

Videos de Pierre Jourde (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Jourde
« Ni la souffrance, ni l'absence de souffrance ne peuvent se vivre sans culpabilité. Il faudrait apprendre à ne plus s'en vouloir. » Pierre Jourde (in “Pays perdu”). Le réel difficile : conférence donnée au Collège de France le 09 mars 2010 lors d'un séminaire intitulé “Écrire la vie” et placé sous la direction de Antoine Compagnon. Amphithéâtre Marguerite de Navarre - Marcelin Berthelot. Pierre Jourde est un écrivain et critique français né à Créteil le 9 décembre 1955. Il enseigne la littérature à Valence (université Grenoble III). Connu pour ses pamphlets (“La littérature sans estomac”, “Le Jourde et Naulleau”) contre ce que les médias, et notamment les pages littéraires du journal Le Monde, présentent comme la littérature contemporaine, il est surtout l'auteur d'essais sur la littérature moderne (“Géographies imaginaires”, “Littérature monstre”) et d'une abondante œuvre littéraire exigeante se partageant entre poésie (“Haïkus tout foutus”), récits (“Dans mon chien”, “Le Tibet sans peine”) et romans (“Pays perdu”, “Festins secrets”, “L'heure et l'ombre”, “Paradis noirs”). Il tient depuis janvier 2009 le blog Confitures de culture sur le site littéraire du Nouvel Observateur où il publie régulièrement ses prises de position sur des sujets de société : http://pierre-jourde.blogs.nouvelobs.com. Polémique à la suite de la parution de “Pays perdu” : “Pays perdu” retrace la vie des habitants d'un village du Cantal décrite comme très rude et marquée par l'alcoolisme, la solitude, le suicide... Ce roman est inspiré du village de Lussaud dont est originaire la famille Jourde et a suscité une vive émotion parmi ses habitants, d'autant que plusieurs se sont reconnus ou ont reconnu des proches décédés dans les personnages du roman. Lorsqu'il y est revenu, Pierre Jourde et ses enfants ont alors été agressés physiquement et chassés du village à coups de pierres. Les agresseurs ont été condamnés le 5 juillet 2007 par le tribunal d'Aurillac à des amendes et de la prison avec sursis.
Sources : Collège de France et Wikipédia
+ Lire la suite
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
1190 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre

.. ..