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EAN : 9782072776250
272 pages
Gallimard (10/01/2019)
2.91/5   103 notes
Résumé :
Mal aimée par une mère avare et dure, sa fille unique, à la mort de celle-ci, hérite d’un canapé-lit remarquablement laid. Elle charge ses deux fils et sa belle-fille de transporter la relique depuis la banlieue parisienne jusque dans la maison familiale d’Auvergne. Durant cette traversée de la France en camionnette, les trois convoyeurs échangent des souvenirs où d’autres objets, tout aussi dérisoires et encombrants que le canapé, occupent une place déterminante. <... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
2,91

sur 103 notes

Kittiwake
  13 mai 2019
Il est vieux, il est moche, il est encombrant. Seul objet sauvé du tri drastique effectué au décès de la grand-mère qui en fut la propriétaire, son ultime destin est de meubler une mezzanine dans la maison familiale en Auvergne, tâche pour laquelle sont désignés les trois petit-enfants de l'aïeule, dont l'auteur et narrateur de l'aventure. Non qu'elle fut périlleuse, hormis la longueur du trajet, pas d'obstacle majeur sur le chemin (à l'arrivée ce sera une autre histoire…). Par contre, c'est l'occasion d'un huis-clos entre les deux frères et la soeur, et cette cohabitation nomade sera l'occasion d'évoquer, révéler, et faire le point sur de multiples événements familiaux. Les souvenirs affluent tout au long du chemin, avec un savant mélange du passé et du présent, reconstituant une histoire familiale banale dans ses malentendus et ses haines aussi héréditaires qu'inexplicables
C'est en effet l'occasion pour l'auteur de laisser libre court à son ironie, parfois mordante, et à l'autodérision, tant il ne s'oublie pas dans l'attribution des médailles de la gaffe.

C'est très agréable à parcourir, les dialogues sont souvent savoureux et le discours est très actuel.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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afadeau
  23 mai 2022
Les Jourde Brothers (Pierre et Bernard, ce dernier accompagné de sa femme Martine) sont chargés par leur mère de transporter un canapé-lit en velours olive décoré de fleurettes, héritage de la grand-mère, de Créteil à la maison d'Auvergne. Pierre est le plus bavard, les anecdotes se succèdent alors que les villes défilent. On passe allègrement du coq à l'âne dans un joyeux brassage mi-littéraire, mi-dialogue de café de la gare, même le lecteur est pris à partie et répond aux injonctions de l'auteur : « - Non, lecteur, ne t'en va pas, ça me fait de la peine. Excuse-moi si je me suis montré brutal. Écoute-moi encore un peu...
- Non non, ça suffit, j'ai un Le Clézio à finir. »
Il est précisé d'emblée que toutes les histoires racontées « se sont réellement produites dans la vie de l'auteur ou de ses proches, y compris le transport en camionnette d'un canapé-lit un week-end de pâques, depuis Créteil jusqu'en Auvergne. » Pierre Jourde est un conteur prolixe capable de tenir son auditoire, au moins le lecteur car son frère Bernard et Martine aimeraient bien qu'il se taise un peu. Il nous emmène loin, racontant des voyages épiques « ... au Népal, au Pérou ou dans d'autres régions plus ou moins sauvages et mal localisées, où ils ne connaissaient même pas la blanquette de veau. » Tout cela en expliquant une vie familiale compliquée, les outrances et traits d'humour masquant en partie seulement les souffrances enfouies.
J'avais bien lu en quatrième de couverture la citation de Bernard Pivot affirmant que Pierre Jourde l'avait fait hoqueter de rire. Cela n'avait pas trop retenu mon attention. Et pourtant ! J'ai dû plusieurs fois cesser ma lecture, ne distinguant plus le texte à travers les larmes d'un fou rire nerveux impossible à contrôler !!! Je ne me souviens pas avoir éprouvé un phénomène d'une telle ampleur. Lors d'un spectacle de stand-up, d'un film, oui... Mais à la lecture, cela me semble plus rare ?
La tasse de thé de la honte est un des chapitres les plus hilarants. Pierre Jourde est convié à recevoir le Prix de la critique de l'Académie française. Joueur de mots, il s'amuse à partir de l'âge vénérable des académiciens, lors de l'entrée en grande pompe par le haut des gradins.
La performance de Pierre Jourde consiste à savoir relancer constamment le récit d'une sorte de road movie, support à une biographie familiale, sur quelques centaines de kilomètres seulement entre Paris et la maison du Cantal, au rythme des feux et des croisements. Plus on s'approche du but et plus sa plume s'envole. Après ce chapitre délirant consacré à l'Académie, on a droit à une belle confrontation avec Christine Angot qu'elle a dû apprécier modérément.
L'auteur fait oeuvre d'humoriste inspiré mais pas seulement, il y a de nombreux passages soulignant sa philosophie pragmatique et humaniste profondément attachée à la liberté de pensée, notamment quand il décortique la censure de la presse et de l'édition, toute en douceur et non-dits... Un excellent passage dont je ne peux ici dévoiler toute la profondeur d'analyse. Une raison de plus pour lire ce petit livre si réjouissant, un bijou d'écriture dont j'ai aimé l'épigraphe, une citation de Diderot tirée de Jacques le fataliste : « Mais pour Dieu, l'auteur, me dites-vous, où allaient-ils ?... Mais pour Dieu, lecteur, vous répondrai-je, est-ce qu'on sait où l'on va ? Et vous, où allez-vous ? »
Né en 1955, Pierre Jourde est un universitaire et critique, auteur de nombreux romans, essais littéraires, ouvrages satiriques, pamphlets, poèmes, ouvrages collectifs... Il a, entre autres, écrit le Maréchal absolu (Gallimard), La Littérature sans estomac (L'esprit des péninsules) ou encore C'est la culture qu'on assassine (Balland) en 2011. Une oeuvre plutôt multiforme, inventive, joyeuse, iconoclaste comme j'aime, dont cette première lecture m'ouvre les portes.
Et vous, avez-vous des livres qui vous ont entraînés soudainement vers des fous rires inextinguibles ?
*****
Chronique avec illustration sur Bibliofeel (photo du jumper en Auvergne, composition personnelle à partir de la couverture du folio...)

Lien : https://clesbibliofeel.blog
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kade_read
  15 juin 2019
Tout d'abord, je remercie les équipes des éditions Gallimard pour m'avoir permis de découvrir ce roman. Malheureusement, celui-ci ne m'a pas emporté. Non ! Je l'ai abandonné … Lâchement ! Ce n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais. Totale déception !
Pourquoi ? Tout d'abord, à cause du style d'écriture. C'est lent, totalement sans rythme, décousu … ennuyant ! Ce devait être un roman plein d'humour. Pourtant, jamais je n'ai souri. C'était lourd et indigeste !
Ce qui m'intéressait, ici, c'était l'ambiance qui entoure les décès. Les souvenirs que l'on ressasse avec tendresse et mélancolie. Même quand il s'agit de vilénies. Je voulais découvrir les péripéties de la grand-mère dans cet horrible canapé. Tout ce que j'ai appris, c'est la vie de son narcissique petit-fils complètement « nombriliste ». Petit-fils qui a une personnalité capable de faire fuir la personne la plus sociable au monde tant il est antipathique. Bref, j'ai été incapable de m'attacher au moindre personnage, à la moindre situation … aux moindres mots.
Ce roman fait parti de ceux que je juge « publié par connaissances ». Je ne vois pas, sans cela, comment un tel roman pourrait se faire éditer tant il est sans intérêt ! Pourtant, de merveilleuses petites pépites luttent encore pour se faire publier par des maisons d'édition … Quel dommage !
En résumé, si vous recherchez une histoire pleine de tendresse, de délicatesse, d'amour, de tristesse et de mélancolie, passez votre chemin. Ce roman ne sera pas fait pour vous ! Et si vous vous dîtes, qu'au moins, il vaut la peine d'être lu pour savoir ce que devient ce fameux canapé-lit … et bien, vous serez également déçu. le « twist » de fin le concernant est juste … inutile. Moi qui n'ai vu aucune trace d'humour dans cet écrit, je reste étonnée par tous ces avis plus qu'élogieux à son sujet.
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Henri-l-oiseleur
  01 novembre 2019
Impression d'une lecture en cours.
Pierre Jourde semblait ne pas être dupe des vaches sacrées du temps, faux écrivains, "écritures" frelatées, terrorisme esthétique libéral et politiquement correct. Dans cet ouvrage, cependant, on le voit prosterné devant une de ces vaches de notre temps, qui n'en manque pas : l'Humour. Mais comment critiquer l'Humour sans avoir l'air d'un pète-sec, d'un père la vertu, d'un inquisiteur ? On ne le peut pas, puisque l'Humour est conçu pour être soustrait à toute critique et discussion. On ne peut discuter avec un Humoriste, pas même dialoguer, puisqu'il fait croire qu'il ne pense pas ce qu'il dit (mais il le dit et ça fait son effet). L'Humoriste, en régime idéologique, dira tout ce qu'il faut penser, mais sur le mode rebelle de la dérision. Il se moquera de Donald Trump, et son insolence va lui coûter cher...
Mais passons de France-Inter à France-Culture, de la rebellitude des petits bourgeois à celle des bobos qui lisent. L'écrivain humoriste se regarde écrire, se cite et cite les autres, "dévoile" les ressorts de "l'écriture" au lecteur à qui il ne s'adresse jamais que rituellement. Il se regarde écrire, le dit, s'en moque, fait mine de se moquer de lui-même, sans voir que l'image qu'il donne de lui est celle d'un artiste en position de défense inattaquable, puisqu'il n'est pas dans ce qu'il fait, ne s'engage pas dans ce qu'il écrit. Toute critique ou objection que vous pourriez formuler, il fait mine de l'avoir conçue avant vous. D'ailleurs, comme dirait Blanchot, il n'est même pas là. Il n'a rien à vous dire puisqu'il ne s'adresse même pas à vous. Le lecteur, devant ce numéro, se trouve exactement dans la même position que le spectateur voyant des Humoristes morts de rire à cause d'une blague qu'il n'a pas entendue, sur un plateau de télévision.
Un grand modèle est cité dans l'ouvrage, celui de Jacques le Fataliste. C'est une méditation de Diderot sur le roman à l'intérieur du roman, aux origines de la modernité. Mais au XVIII°s, l'entreprise apparaissait comme un incompréhensible météore dans une tradition littéraire indiscutée. Aujourd'hui, en plein chantier perpétuel de "déconstruction" libérale de tout (pour ne pas dire de destruction, mot brutal qui dit trop la vérité de ce qui a lieu), "déconstruction" sur ordre des élites de gauche, venue d'en haut, que peut donc signifier cet ouvrage de Pierre Jourde, sinon le conformisme le plus "insoumis" ?
Je vais continuer cette lecture.
Page 90 : j'arrête. Tant pis. On trouve ceci dans Le Gai Savoir : "J'habite ma propre maison, et je me ris de tout maître qui ne sait rire de lui-même." Notre temps à ressentiment n'a retenu que ce faux rire de soi, et oublié la première partie de la phrase. Pierre Jourde n'a pas de maison à lui.
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cecilestmartin
  04 juillet 2021
Un livre ovni pour moi, que je n'aurais certainement jamais ni acheté, ni emprunté – il m'a été donné par une collègue.
L'auteur traverse une partie de la France en camionnette, avec son frère Bernard et sa belle-soeur Martine. Leur grand-mère vient de décéder et leur mère souhaite récupérer le canapé-lit de la défunte pour aménager le grenier de la maison familiale…
Le voyage est long et prétexte à la remémoration. Pierre et Bernard partagent avec Martine des souvenirs d'enfance, d'adolescence et les villes et villages traversés sont autant d'occasion de narrer des épisodes plus ou moins désopilants. le huis-clos de la cabine de la camionnette est propice aux blagues parfois potaches mais aussi de réflexions profondes - le tout dans un style extrêmement soigné.
L'auteur prend à témoin son lecteur, l'interpelle, le bouscule et fait appel à sa patience : le récit est décousu, certains passages sont aussi longs que le voyage en utilitaire sur les petites départementales… J'avoue avoir parcouru rapidement certains chapitres, un peu lassée par les effets de style et la profusion de détails ou de références historiques qui n'apportent pas grand-chose au récit.
Je ne connaissais pas l'auteur, j'ai découvert un écrivain talentueux, un peu sulfureux, plein d'humour. de ce roman, qui emprunte beaucoup à l'autobiographie, je retiendrai surtout le personnage de la mère : lumineux, bienveillant, à l'amour maternel sans faille - alors qu'elle-même a souffert de l'indifférence, voire du désamour total de sa propre mère - pour deux fils pas faciles à élever… Les dernières pages sont particulièrement touchantes, dépouillées comme si l'on touchait enfin à l'essentiel de ce que voulait raconter l'auteur, qui ne se planque plus derrière l'ironie et le cynisme et exprime une profonde émotion.
Chalenge MULTI-DEFIS 2021
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critiques presse (4)
Lexpress   08 mars 2019
Caustique, tendre, surprenant parfois, tout y passe lors de ce voyage joliment fantaisiste.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde   05 février 2019
Dans son nouveau livre, l’écrivain emprunte les chemins de traverse pour évoquer, sur le mode picaresque, ce qu’il doit aux siens.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Bibliobs   13 janvier 2019
A la faveur d'un voyage de Créteil à Lussaud, l'écrivain décrit ses rêves, déroule ses souvenirs, réveille ses morts et travaille ses zygomatiques.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeFigaro   10 janvier 2019
En roulant vers son «Auvergne céleste», avec une gaucherie brusque qui n'est pas dénuée de grâce, le romancier se livre à une longue confession générale.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
michdesolmichdesol   17 février 2019
Les académiciens ne sont pas encore arrivés.(...)
Tout à coup, les gardes républicains se mettent à rouler le tambour. Entrée en grande pompe, par le haut des gradins, de l'Académie française.
Un frisson me parcourt.
C'est l'entrée des morts-vivants.
C'est donc ça, me dis-je, le sens de l'adjectif « immortel » pour désigner les académiciens : la zombification des écrivains.
Le spectacle est affreux. George Romero n'aurait pas fait plus effrayant et plus désolant. Les grands médecins, les avocats célèbres, les écrivains glorieux titubent, se risquent à tout petits pas jusqu'au bord des marches, comme s'ils parcouraient, non pas en habit chamarré, mais en haillons déchiquetés, les rues boueuses d'un village désert du Tennessee.
Et commence la descente. Là, c'est une autre image qui s'impose. La vingtaine de marches prend autant de temps que s'il s'agissait de la face nord des Grandes Jorasses. Ils s'agrippent à la rambarde, se tiennent les uns aux autres, crochètent désespérément tout ce qui passe à portée de leurs mains tavelées et noyées de rides, tout branlants, tout tremblotants, on se dit que si l'un fait un faix pas, c'est la cordée qui va basculer dans le vide.
La salle retient son souffle, frémit comme à une projection de "Vertical Limit" au Grand Rex. Vont-ils arriver entiers ? Qui va y laisser son col du fémur ? Faudra-t-il récupérer derrière eux un dentier, des ongles, un œil de verre ? Prévoit-on d'éponger discrètement des traces d'urine ? De là-haut, on a vue sur des calvities intégrales ocellées de taches brunes, ou des portions de crânes sur lesquels poussent des touffes de cheveux grisâtres et secs semblables à des colonies de lichens. Et les tambours roulent durant tout le temps que dure la représentation, comme pour dramatiser le numéro accompli par une bande de vieux clowns arthritiques qu'on aurait invités à se produire, par compassion, dans un spectacle de charité.
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19chantal19chantal   09 mai 2019
De même, si on s'avise de sortir son trousseau de clés au moment où l'ascenseur va arriver sur le palier, et si le trousseau nous échappe des mains, il n'y a rigoureusement aucune chance pour qu'il tombe sur le plancher de l'ascenseur. Les clés ont bien calculé leur coup, elles savent ce qu'il faut faire, et tac, elles se glissent directement dans l'interstice entre la plate-forme de l'ascenseur et la porte palière, elles chutent d'étage en étage, et atterrissent au fond de la fosse. Pour récupérer les clés, il faudra s'adresser au concierge, mais il est quatorze heures et la loge ne rouvre pas avant dix-huit heures. A dix-huit heures, le concierge écoute votre histoire de l'air de celui qui vous prend ostensiblement pour un maladroit, un con et un emmerdeur. Il appelle de mauvaise grâce la société d'entretien de l'ascenseur, laquelle n'a personne de disponible, il est vendredi, ils passeront le lundi à une heure indéterminée, ça tombe bien, lundi vous êtes pris toute la journée, il faudra qu'ils remettent les clés au concierge. Au fond de la fosse, les clés ricanent, vous pouvez presque percevoir leur petit rire grelottant.
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EveduChambonEveduChambon   18 février 2019
Les journalistes sont très sourcilleux pour défendre leur liberté d'expression, avec de grands mots et des idéaux bien sonores, mais lorsqu'on les critique, c'est-à-dire qu'on use contre eux de la liberté d'expression, ce n'est plus de la liberté d'expression, c'est du populisme, du lépenisme, et ils se débrouilleront pour l'étouffer tant qu'ils pourront, la liberté d'expression, tous les moyens seront bons, à condition qu'ils soient discrets. Donc, pour quelques phrases ironiques, ils y vont, à tour de bras : menaces, insultes, annulations, diffamation, interdictions, suppressions d'articles, censure. Tantôt c'est fait directement, tantôt c'est la trouille des conséquences qui pousse les directeurs de revues, les animateurs d'émissions, les journalistes libres et indépendants à prendre les devants. Je découvre, ahuri, que la France a quelque chose de l'Union soviétique, en plus malin : ça ne se voie pas.
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afadeauafadeau   23 mai 2022
Et commence la descente. Là c’est une autre image qui s’impose. La vingtaine de marches leur prend autant de temps que s’il s’agissait de la face nord des Grandes Jorasses. Ils s’agrippent à la rambarde, se tiennent les uns aux autres, crochètent désespérément tout ce qui passe à portée de leurs mains tavelées et noyées de rides, tout branlants, tout tremblotants, on se dit que si l’un fait un faux pas, c’est la cordée qui va basculer dans le vide.
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HermantMHermantM   23 octobre 2019
C'est vrai que je ne peux pas m'empêcher d'assortir l'expression de ma tendresse, de mon admiration ou de mon amour d'un peu de rudesse, ou d'ironie, pour éviter ce qu'il peut y avoir pour soi, mais aussi pour l'autre, d'un peu gênant dans le pathos. Asséner son amour en bloc et sans le casser un peu, c'est coincer l'autre dans un coin, lui rendre la réplique très difficile. j'ai fini par comprendre qu'il fallait aider l'autre à recevoir l'amour.
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Videos de Pierre Jourde (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Jourde
« Ni la souffrance, ni l'absence de souffrance ne peuvent se vivre sans culpabilité. Il faudrait apprendre à ne plus s'en vouloir. » Pierre Jourde (in “Pays perdu”). Le réel difficile : conférence donnée au Collège de France le 09 mars 2010 lors d'un séminaire intitulé “Écrire la vie” et placé sous la direction de Antoine Compagnon. Amphithéâtre Marguerite de Navarre - Marcelin Berthelot. Pierre Jourde est un écrivain et critique français né à Créteil le 9 décembre 1955. Il enseigne la littérature à Valence (université Grenoble III). Connu pour ses pamphlets (“La littérature sans estomac”, “Le Jourde et Naulleau”) contre ce que les médias, et notamment les pages littéraires du journal Le Monde, présentent comme la littérature contemporaine, il est surtout l'auteur d'essais sur la littérature moderne (“Géographies imaginaires”, “Littérature monstre”) et d'une abondante œuvre littéraire exigeante se partageant entre poésie (“Haïkus tout foutus”), récits (“Dans mon chien”, “Le Tibet sans peine”) et romans (“Pays perdu”, “Festins secrets”, “L'heure et l'ombre”, “Paradis noirs”). Il tient depuis janvier 2009 le blog Confitures de culture sur le site littéraire du Nouvel Observateur où il publie régulièrement ses prises de position sur des sujets de société : http://pierre-jourde.blogs.nouvelobs.com. Polémique à la suite de la parution de “Pays perdu” : “Pays perdu” retrace la vie des habitants d'un village du Cantal décrite comme très rude et marquée par l'alcoolisme, la solitude, le suicide... Ce roman est inspiré du village de Lussaud dont est originaire la famille Jourde et a suscité une vive émotion parmi ses habitants, d'autant que plusieurs se sont reconnus ou ont reconnu des proches décédés dans les personnages du roman. Lorsqu'il y est revenu, Pierre Jourde et ses enfants ont alors été agressés physiquement et chassés du village à coups de pierres. Les agresseurs ont été condamnés le 5 juillet 2007 par le tribunal d'Aurillac à des amendes et de la prison avec sursis.
Sources : Collège de France et Wikipédia
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