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ISBN : 2266171070
Éditeur : Pocket (04/09/2008)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 20 notes)
Résumé :
«Toute magie en avait radicalement disparu.» C'est le monde.
«Je venais d'avoir vingt-six ans et je finissais mon internat ...» C'est la vie. Saint-Savin. C'est le nom. Celui d'une petite ville balnéaire, dans les syllabes duquel se concentrent le parfum de vacances passées et l'enchantement d'un amour d'enfance.
Une nuit d'été. C'est l'ombre.
Le narrateur évoque ce paradis perdu devant sa compagne. Il décide d'y revenir avec elle, sans attendre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
joedi
  10 décembre 2015
Le narrateur débute le récit de sa vie alors qu'il est étudiant en médecine. Après une soirée festive, il prend la route de Saint-Savin, lieu de quelques vacances estivales où lorsqu'il était jeune adolescent, il connut son premier amour resté platonique et inavoué. À ses côtés, dans la voiture, Denise, médecin généraliste qui vit en dilettante, lui raconte une histoire qu'elle a vécue dans un petit village où elle exerçait son art et pendant laquelle elle croit se souvenir avoir entendu évoqué le nom de Saint-Savin ; il n'en faudra pas plus à notre narrateur pour affabuler.
À la fin du roman, le narrateur est gérontologue dans des maison de retraite ce qui fournit matière à l'auteur pour développer, par la voix de son personnage, une analyse du comportement de la société vis-à-vis des personnes âgées.
L'heure et l'ombre, ce sont des instants, des parties de la vie du narrateur que Pierre Jourde raconte d'une écriture belle et poétique.
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sabine59
  19 novembre 2015
Je découvre un auteur au style magnifique avec des épisodes à l'humour féroce qui semblent d'ailleurs un peu incongrus car l'ensemble du livre baigne plutôt dans la nostalgie , le flou entre réel et rêve, à travers un amour jamais assouvi.L'idéal, pour le narrateur dévore trop le réel.
Commenter  J’apprécie          60
sylire
  29 octobre 2012
Pierre Jourde est plutôt connu pour ses écrits pamphlétaires et sarcastiques. Il nous offre une toute autre facette de son talent avec « l'heure et l'ombre », un roman que les critiques qualifient de très proustien.
C'est un livre impossible à résumer tant sa construction est complexe. Pourtant, le tout se tient formidablement bien grâce au talent de Pierre Jourde.
En quelques mots, c'est l'histoire d'un homme qui ne parvient pas à oublier son amour d'enfance, Sylvie, qu'il retrouvait chaque année dans le village de ses vacances à Saint-Savin. Il tente de reconquérir la jeune femme à l'age de vingt-six ans mais n'y parvient pas, perdu dans son romantisme et ses rêves d'absolu. Toute sa vie sera hantée par le souvenir de cette jeune femme qui réapparaît parfois dans son imaginaire comme dans la réalité.
Plusieurs histoires se croisent, toutes en lien avec Sylvie et racontées par les personnages du roman : la compagne du moment ou l'ami rencontré à l'adolescence.

L'écriture est très belle, raffinée et poétique. C'est un livre qui se lit lentement. Il faut prendre le temps de savourer les phrases et les mots qui décrivent à merveille les sentiments et la nostalgie de cet éternel romantique...
Pierre Jourde se lâche parfois et adopte un ton ironique pour nous décrire une famille de rappeurs ou le comportement de l'enfant roi d'une famille d'intellectuels. C'est assez bien vu, je dois dire ! Un autre passage savoureux est celui de la rencontre du narrateur avec la grand-mère de Sylvie, une femme de quatre-vingt-dix ans vivant à la campagne comme au début du siècle.

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Lien : http://sylire.over-blog.com/..
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DamienR
  10 octobre 2011
Pour un voyage introspectif, j'ai été très surpris par l'ironie, la causticité de son auteur.
Les personnages sont des "bobos", dans le sens le plus caricatural, qui vivent dans leurs songes, dans des représentations personnelles du terroir. le ton est très critique à l'égard du monde rural : les ruraux sont perdus dans le "terroir impalpable de leurs songes", ils ont l'esprit retors et naïf. Leurs maisons, leurs meubles sont fades, la campagne boursouflée de laideur neuve. Les paysages : "Cotés de rien, plus proches d'aspect de assiettée de nouilles froides que des vallons bucoliques où des oiselets volètent parmi les fleurs."
L'auteur tente de tenir un discours sur le temps, comme un leitmotiv, où l'histoire serait là comme une illustration. On en vient à penser que c'est plutôt une justification : parler, écrire pour passer le temps. Qu'est-ce qu'il passe lentement !
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Jobesi
  06 juillet 2015
Une grande déception.
La lecture de "La littérature sans estomac" m'avait mis l'eau à la bouche. le propos de Jourde, ses critiques argumentées et acerbes contre une bonne partie des auteurs à la mode y sonnent le plus souvent juste.
Jourde est un technicien de la littérature, mais est-ce vraiment un écrivain ?
N'est-ce pas plutôt un littérateur qui connaît toutes les ficelles ? Ce qui ne l'empêche pas de tomber dans le piège de grosses banalités (cf visite à la grand-mère).
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi   10 décembre 2015
Même si je devenais héros, prince charmant, amant adulé, aucun sortilège ne me donnerait la capacité absorbante d'une serviette de toilette. De cette simple serviette de toilette avec laquelle elle s'épongeait les jambes, dans un geste d'une grâce qui me laissait sidéré, et à peu près épouvanté.
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joedijoedi   10 décembre 2015
Je sentais douloureusement chaque fraction de sa peau épousée exactement par l'eau, sa nudité dessinée en creux. Scène scandaleuse, dont personne ne s'apercevait, à part moi. Nul ne la posséderait jamais comme la mer la possédait en ce moment, avec cette précision exhaustive et détachée, personne ne se montrerait capable de la recevoir avec cet amour sans phrases. Toute la mer, qui accueillait ce corps, en était à présent l'empreinte invisible. Toute la mer était le sexe de Sylvie et ses seins. La regarder, en n'importe quel point, revenait à contempler le corps nu de Sylvie, alors même qu'il venait de s'y cacher.
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MusikantMusikant   15 octobre 2008
J'ai compris que je n'y arriverais jamais : la littérature est incompatible avec l'insignifiance.Or, il faudrait représenter l'insignifiance, la fadeur de la vie. Tout le reste ment. Celui qui parviendra à écrire le roman bureaucratique parfait sera le plus grand génie du siècle. A condition que ce ne soit ni symbolique, ni burlesque, ni fantastique, juste morne, ennuyeux et insignifiant. C'est-à-dire illisible.
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MusikantMusikant   15 octobre 2008
Au début j'ai essayé de résister un peu, de publier des articles d'investigation. Je me prenais pour un Américain. Ils m'ont très vite fait comprendre que si je voulais rester dans ce métier, il fallait que je me calme. Un journal local, c'est quasiment un journal officiel. Pourquoi chercher les complications? Surtout, on n'embête personne. Pas de politiciens du cru, bien sûr encore moins les autres journaux.C'est le tabou suprême, dans le métier, les autres journaux. Autocensure absolue. On agite rituellement la marotte liberté de la presse, mais on sait très bien se mettre en prison tout seul.
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sabine59sabine59   06 novembre 2016

J'étais revenu à cet été, où Julien, Sylvie et moi nous baignions, à Saint-Savin. L'odeur des pins, je la respirais intacte. J'entendais les voix calmes qui s'élevaient de l'autre côté de la haie, dans lesquelles l'heure à la fois recueillait sa qualité, la longueur de ses ombres, la fraîcheur de son air, et s'immobilisait, comme saisie par la conscience de ce que son fil fragile supportait d'éternité.
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Videos de Pierre Jourde (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Jourde
Le jury du Prix Orange du Livre 2017 vous présente les 5 finalistes ! .Un mois après avoir sélectionné 30 romans, le jury du Prix Orange du Livre s?est réuni pour retenir cinq finalistes. On revient avec vous sur ces discussions passionnées. Mercredi 3 mai, au restaurant-café Les Editeurs à Paris, les membres du jury se sont retrouvés pour la deuxième fois sous la présidence d?Erik Orsenna. Leur mission ? Sélectionner cinq finalistes parmi la liste des 30 livres retenus le 28 mars dernier. Autour de Erik Orsenna, les auteurs Vincent Message, Laurence Cossé, Benoît Duteurtre, Alain Mabanckou, Carole Martinez, les libraires Bénédicte Deprez et Jean-Paul Shafran ainsi que les lecteurs Amandine Brion, Michel Carlier, Nathalie Germinal, Côme Grévy, Bénédicte Junger, Rémi Paolozzi et le club de lecture Des livres et vous ont sélectionnés les 5 livres suivants : Philippe Besson, Arrête avec tes mensonges, Julliard Cécile Coulon, Trois saisons d'orage, Viviane Hamy Louis-Philippe Dalembert , Avant que les ombres s'effacent, Sabine Wespieser Simon Johannin, L'été des charognes, Allia Pierre Jourde, Winter is Coming, Gallimard Vous avez jusqu'au 22 mai pour voter sur http://www.lecteurs.com/liste/217
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