AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782211235129
156 pages
Éditeur : L'Ecole des loisirs (04/04/2018)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Dans la famille Chatterton, chacun a ses problèmes. Les parents, divorcés, ainsi que le fils Ernest, ont la tête ailleurs, alors que la fille Sara est anorexique. Ernest décide d'aider Sara à se soigner.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Saiwhisper
  28 novembre 2018
Voici un roman jeunesse à la couverture trompeuse : on n'est pas sur une histoire toute mignonne avec une famille parfaite… Bien au contraire ! Fanny Chartres a choisi de proposer un récit réaliste, dur, contemporain et très fort émotionnellement. Ernest et Sarah vivent avec leur mère qui, malgré son amour pour eux, est incapable d'être stable ou de les rendre heureux. On est face à une mère dépressive, violente, paranoïaque, anxieuse, démente, malade et dans sa bulle. Un soupçon de retard après l'école peut la conduire à une rage folle. Elle se laisse complètement aller. Ses enfants sont en totale autonomie : ménage, course, vie quotidienne. Avec un tel train de vie, le mal-être de la maman jaillit sur ses petits, notamment sur Sarah, adolescente, qui va sombrer dans l'anorexie… Je ne pensais pas tomber sur une telle ambiance loin d'être édulcorée ! Certains passages sont choquants et poignants, mais surtout, terriblement crédibles. Malgré la jeunesse et la naïveté du petit Ernest, j'ai ressenti un panel d'émotions ainsi que de l'empathie pour le tandem. Malheureusement, il arrive que certains parents aient des problèmes (plus ou moins graves) et que ces derniers aient des répercussions sur toute la famille… Or, je trouve cela important de le montrer en roman comme cela a été fait avec « Solaire » . Cela change des fictions pleines de tendresse ou qui suggèrent une réalité sans rentrer en détails…
J'ai également été agréablement surprise de trouver un roman mettant en valeur une relation frère/soeur douce, belle et sincère. Ici, pas de chamailleries ou de conflits : Sarah et Ernest sont soudés comme les doigts de la main. Malgré les difficultés de la vie, ils sont là l'un pour l'autre, notamment le petit Ernest qui s'accroche pour que sa « Ossette » se remplume un peu ! C'est lui qui gère les angoisses de sa mère et qui veille à ce que son aînée ne baisse pas les bras. Pour y arriver, il va demander de l'aide à l'infirmière scolaire, son amie Francine et son frère Gaspard, etc. Mais également des personnages imaginaires : le loup le plus fort de l'album de Mario Ramos (métaphore de sa peur et de l'anorexie de sa soeur) et du bon géant de Roald Dahl (symbolique du bonheur et de son courage). Grâce à tout ce petit monde, il va faire son possible pour venir en aide à sa soeur qu'il aime. Jusqu'au bout, l'auteure va se montrer juste, sensible et crédible. Ainsi, on ne termine pas cette histoire sur un happy-end, mais sur une note d'espoir…
Un beau roman qui, en plus de faire référence à des oeuvres jeunesse, met en avant des choses rares en littérature ! Je ne sais pas si cela va plaire à tous les lecteurs mais, pour ma part, j'ai aimé cette découverte…
Lien : https://lespagesquitournent...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          202
Bazart
  11 août 2018
Voici un très bel roman jeunesse paru récemment chez les incontournables "l'école des loisirs", qu'on a lu et beaucoup aimé tous ensemble cet été en famille à Saint Malo, ville où du reste, se déroule une partie de l'histoire.
Un très joli roman qui aborde la question de la solidité des liens fraternels à l'intérieur d'une famille un peu complexe, et où la maladie d'un des parent a des repercussions sur sa progéniture.
Depuis le divorce de ses parents, la mère de Sara et d' Ernest, 17 et 10 ans, s'est laissé totalement aller, préférant se réfugier dans un monde regressif, où le jeu Les Sims est son seul refuge.. une dépression, mais dit avec les mots des enfants qui doivent tout gérer tout seul , d'autant que l'ainée de la famille Sara tombe également malade et ne mange presque plus...
Du haut de ses dix ans, et aidé ( ou pas) par des personnages de fiction tels que le loup de Mario Ramos ou le géant de Roald Dahl ( magnifique idée de l'auteur!), va tout faire pour remettre du soleil dans le coeur de ses proches!
Fanny Chartres parvient à décrire avec une profonde sensibilité, et une immense douceur à aborder des thématiques particulièrement difficiles en évitant l'écueil du sentimentalisme ou du misérabilisme autour d'une très belle relation frère/soeur !
Un roman aussi bouleversant que lumineux.. A ne pas manquer !
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          250
hashtagceline
  25 mai 2018
Ernest est à l'école et Sara dit Ossette, au collège. Tous les deux sont très proches. Ils vivent auprès de leur mère depuis que leurs parents ont divorcé. Mais leur maman est assez « spéciale ». Elle ne travaille plus. Aucun mot n'est clairement posé sur la maladie dont elle souffre. Tout passe par la description d'Ernest mais on comprend que la vie à la maison n'est pas facile tous les jours pour les deux enfants.
Et puis il y a Ossette qui ne mange plus trop.
Ernest voudrait bien trouver une recette miracle pour lui redonner envie de manger. Pour y arriver, il va devoir faire preuve de beaucoup d'imagination mais aussi de courage car un loup tout droit sorti d'un album bien connu de la littérature de jeunesse semble vouloir lui mettre des bâtons dans les roues.
Il y a des romans comme ça qui, sous couvert d'une apparente douceur et d'une certaine légèreté, réussissent à vous parler de choses graves (ici l'anorexie et la dépression)
C'est le cas pour Solaire qui ne tombe à aucun moment dans le pathos.
Ce ton léger pour raconter la souffrance, le mal-être, il est donné par Ernest, le jeune narrateur optimiste. C'est lui qui porte cette lourde histoire à bout de bras tout en gardant le sourire.
Il faut dire que pour Ernest, sa soeur, c'est tout !
Les deux frère et soeur sont très proches. La situation familiale et la maladie de leur mère n'a fait que resserrer le lien qui les unit. Ils se sont organisés pour vivre au mieux auprès de leur maman qu'ils aiment malgré tout, malgré le fait qu'elle soit une bombe à retardement. Leur père, ils ne le voient plus trop, à cause de leur mère encore une fois.
Mais aujourd'hui, c'est une autre ombre qui noircit le tableau : Sara ne mange plus assez. Son surnom, Ossette, lui va chaque jour un peu plus comme un gant. Et cela inquiète beaucoup Ernest qui heureusement n'est pas du genre à se laisser décourager.
Ernest est un personnage attachant, aux prises avec ses propres peurs (le loup de Mario Ramos les personnifie). Lui aussi, après tout, doit gérer ses angoisses et cette famille pas comme les autres.
Il doute mais il s'accroche malgré son jeune âge. C'est peut-être ça qui le sauve : une certaine innocence et une volonté de croire que tout peut s'arranger (et il a bien raison)
Il peut aussi compter sur ses amis et sur Jeanne, l'infirmière, l'autre figure rassurante de son univers.
L'imaginaire est très présent. Il faut dire qu'Ernest a le cerveau qui carbure, toujours en ébullition.
Les recettes qu'il invente pour donner envie de manger à sa soeur sont de véritables petits poèmes. Il veut vraiment lui redonner le goût de vivre.

Ce petit bijou est illustré avec talent, douceur et à la perfection par Camille Jourdy. C'est la cerise sur le gâteau.
Solaire nous invite à voir la vie du bon côté, à croire et à garder espoir.

Solaire est un roman qui porte bien son nom.
Lien : http://www.hashtagceline.com..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Nadael
  31 mai 2018
Ils sont unis l'un à l'autre, inséparables comme les deux doigts de la main… eux, ce sont Ernest et Sara, 10 et 17 ans, frère et soeur. Dans leur famille disloquée, ils sont les piliers. À deux, on est plus fort… mais la force demande de l'énergie, du courage, de l'attention. Sur le long terme elle épuise, affaiblit.
Les parents d'Ernest et Sara sont divorcés, leur mère ne s'en relève pas ; dépressive, elle est devenue l'ombre d'elle-même, se replie dans une bulle – dans un monde virtuel, au fond de son lit ou devant la télé… – puis s'indigne et enrage. Pendant ses crises, elle crie et casse tout autour d'elle, accuse ses enfants de l'abandonner, les culpabilise, dit du mal de leur père – qu'ils ne voient qu'un week-end sur deux de peur de la laisser seule -.
Ernest et Sara semblent s'être adaptés à cette vie inconstante, vont à l'école, font les courses, la cuisine, le ménage, rassurent consolent et apaisent leur mère. Mais, Sara ne mange presque plus, Ernest est inquiet. Alors quand elle s'évanouit un jour en classe, il décide de réagir ; leur situation est devenue trop lourde pour Sara, son corps répond à la place de sa tête. Un loup méchant tourne autour d'elle, la tourmente, la consume – Ernest l'a rencontré dans un album lu à la BCD C'est moi le plus fort de Mario Ramos -. Ernest est prêt à tout pour insuffler de la légèreté et de l'éclat dans l'existence de sa soeur… un Bon Gros Géant ( personnage de Roald Dahl), l'infirmière scolaire, le chauffeur de bus scolaire, sa copine Francine et son grand frère Gaspard, une voisine roumaine, des petits plats savoureux, une séance de cinéma, le projet d'un séjour au soleil, autant d'ingrédients beaux bons et magiques, un mélange savoureux qui ne peut que redonner de la chaleur dans le coeur de Sara.
Un roman pertinent et sensible sur les conséquences d'un parent psychologiquement instable sur ses enfants, et sur les liens indestructibles d'un frère et d'une soeur. de l'obscurité à la lumière, une lecture émouvante, des illustrations tendres. Solaire.
Lien : https://lesmotsdelafin.wordp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Viictoriia
  13 avril 2018
Ernest est un garçon naïf au grand coeur. Il aime plus que tout sa soeur Sara, surnommée Ossette car elle est trop maigre. L'infirmière de l'école l'a d'ailleurs averti. Son frère va donc tout faire pour lui redonner l'appétit à la vie, accompagné par son compagnon imaginaire le loup, une belle référence qu'on est ravie de retrouver dans ce roman. Mais quand la fratrie rentre chez leur mère, en pleine dépression, ils savent qu'ils vont vivre des moments tristes avec l'ouragan maman.
Une jolie histoire sur l'amour entre frère et soeur, entre enfants et parents, de leur rôle malgré les difficultés de la vie.
Une lecture savoureuse !
Commenter  J’apprécie          20


critiques presse (2)
Ricochet   01 octobre 2018
Cette chronique du quotidien offre un aspect social extrêmement fort, bouleversant même puisque vécu du point de vue d'un jeune enfant trop tôt responsabilisé. L'anorexie de la grande sœur apparaît heureusement temporaire, réactionnelle et la fin se veut donc heureuse.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Telerama   07 août 2018
Il y a du réalisme magique dans ce texte au charme doux-amer, qui mêle lucidité et poésie du regard. Fanny Chartres réussit un petit chef-d’œuvre d’émotion lumineuse.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   11 août 2018
Puis il s'éloigne avec le loup qu'il tient sous son bras droit comme un vulgaire paquet de linge sale. Je ne le quitte pas des yeux jusqu'à ce que leurs silhouettes ne forment plus qu'un point minuscule dans l'immensité verte.
Commenter  J’apprécie          100
MeynaMeyna   06 mai 2019
Il y a ces moments presque magiques où elle sourit. Selon Jeanne, elle a alors confiance en la vie et le désir de se nourrir. Mais cela ne dure jamais longtemps. Il y a ces autres moments où son visage devient tout triste et où elle perd l'appétit. Comme si quelque chose était débranché à l'intérieur d'elle. Je travaille activement à reconnecter les fils déconnectés.
Commenter  J’apprécie          20
NadaelNadael   31 mai 2018
« En premier lieu, je rebaptise les différents repas. Le petit déjeuner devient « l’envolée du matin », le déjeuner est « la pause enchantée », le goûter, « l’anticreux du milieu », et le dîner, « les délices de fin de journée ». Puis je commence à détailler le contenu et les ingrédients de chacun. Au programme : lait du jour levant, poudre de l’aurore, pain de la vie, biscottes antichocottes, galipette complète, omelette en fête, soupe étoilée, cake aux mille sourires, fondant et réconfortant, tarte aux amours meringués… »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
NadaelNadael   31 mai 2018
« -Mais tu sais, les enfants n’ont pas à être forts à la place de leurs parents, vous aurez bien le temps de l’être plus tard. »
Commenter  J’apprécie          20
NadaelNadael   31 mai 2018
« Peut-être qu’on ne peut pas être fort tout le temps? Passé une certaine date, un certain âge, la force se périme-t-elle comme les yaourts? »
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Camille Jourdy (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Camille Jourdy
Camille Jourdy sur le plateau de la webTV du Festival
autres livres classés : anorexieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Littérature jeunesse

Comment s'appelle le héros créé par Neil Gailman ?

Somebody Owens
Dead Owens
Nobody Owens
Baby Owens

10 questions
1137 lecteurs ont répondu
Thèmes : jeunesse , littérature jeunesse , enfantsCréer un quiz sur ce livre