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Critiques sur Cachiers d'un chevrier qui venait de la ville (3)
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montmartin
  26 juin 2019
Jean Benjamin Jouteur avec un talent de conteur certain nous délivre quelques anecdotes qui mettent en scène des personnages, des animaux, des bâtisses, des paysages, des nouvelles toutes simples composés de gens modestes, qui aime la terre et aussi un peu trop le vin. Des hommes et des femmes qui « savent » les gens.

Tout commence dans un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, une période d'insouciance, où les copains passent et repassent, squattent les chambres ou la grange, on boit, on fume quelques pétards en écoutant ses cheveux pousser. Tout commence quand Jean Benjamin Jouteur se lance avec toute son inexpérience dans le métier de chevrier. Il va nous faire partager ses rencontres, ses rêves, ses emmerdes.

L'auteur a la malice de commencer son livre par la nouvelle sans aucun doute la plus aboutie « La masure de l'Antoine » en parcourant ces lignes j'ai retrouvé l'âme de Pagnol, d'Yvan Audouard, de Jean Giono. La poésie, la tendresse, l'humour, la beauté de la nature.
Même quand il vagabonde à l'époque des hommes des cavernes et du temps des chasses utiles ou dans un futur où les fruits et légumes ont disparu faute d'une terre nourricière, Jean Benjamin Jouteur réussit à nous surprendre.

C'est un roman de la terre, où l'auteur n'élude pas les problèmes des exploitations qui se meurent faute de repreneurs ou étranglées par les banquiers qui recherchent le profit avant tout.

J'ai beaucoup apprécié la table des matières originale, elle est placée au début du livre et comme un amuse-bouche, elle nous ouvre l'appétit et nous donne envie de déguster la suite.

Le seul reproche que j'adresserais à l'auteur c'est que certaines nouvelles sont un peu courtes, j'en aurais bien repris un p'tit peu.

Les textes sont enrichis par de magnifiques photos en noir et blanc de Jacqueline Couturier, la rencontre de deux talents.

Bien entendu, comme toujours, dans ce genre de livre, la qualité des nouvelles est un peu inégale, mais partez à la rencontre du Coignard, du Tapé, de l'Antoine, de Pâquerette, de Minouche, d'Angèle, venez respirer un grand bol d'air et d'humanité.
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Esablon
  01 décembre 2020
À travers ses 11 nouvelles, J.B. Jouteur nous brosse les portraits d'anonymes du Forez et met en lumière des vérités parfois dure mais toujours d'une justesse percutante.
Il plonge le lecteur dans une époque passée où la solidarité est accrochée à tous les coeurs, où les hivers rigoureux nous font claquer des dents, et où les hommes et les femmes du monde rural doivent s'adapter bon gré mal gré à la marche du progrès.
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dejanville
  16 septembre 2019
Ça y est ! J'ai lu « les cahiers d'un chevrier qui venait de la ville » que le titre est long ! de Jean B Jouteur , et là, je vous l'avoue, Je suis bluffé. Je ne m'attendais absolument pas à un tel bouquin de la part de Jean B qui nous a habitué à bien d'autres choses.
SF-fantastique-thriller-psycho : OK !
Polar aussi
mais… Champêtre et rural, j'en reste sur mon assise ! Ce genre de truc un peu mélo, ce n'est pas mon truc… Pourtant, j'ai marché. Je sais pas pourquoi, ou plutôt si, je sais. D'abord, c'est bien écrit, c'est clair, mais surtout… C'est tendre, émouvant, drôle… Et il y a ce côté rebelle de l'auteur qui, mine de rien, entre les phrases ou les mots, balancent des vérités bien vachardes sur les aspects pourris de notre société ou tout simplement et sur les rapports parfois très discutables des humains entre eux. Il le fait avec humour mais les cartouches qu'il tire percent bien les cibles qu'ils cherchent à atteindre. Et moi, les pourfendeurs de causes perdues, ça me plait !
Je cite pour le plaisir :
« Les banques montrent enfin leur vrai visage : celui du profit à tout prix. Elles réclament leurs sous, avec les intérêts, à grands coups de saisies, à grands coups de ventes publiques. Charognards de la défaite, elles prouvent avec brio que l'on peut vivre et s'enrichir au détriment de ceux qui travaillent. »
Et ça n'est qu'un exemple.
Les adieux de ce vieux bonhomme à sa ferme, la première nouvelle, m'a fait chialer, je le dis sans honte…C'est prenant de vérité, j'ai l'impression de lire les adieux du Papé et je vois Montand vieux en train de jouer la scène.
Donc on est dans le rural, dans le concret, chèvre, fromage et tout le toutim au menu et d'un coup, nous voilà projeté dans une histoire de fantôme, dans un lointain passé ou dans un proche ( ?) futur et dans plein d'autres trucs. Jean B ne peut pas s'empêcher de jouer avec le surnaturel, le fantastique, la SF ou le surnaturel. Même quand il se la joue ancien baba cool, éleveur de chèvre dans le Larzac (en fait, ça ne se passe pas dans le Larzac mais c'est la même époque je crois).
Donc vraiment, un bouquin à lire !
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