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Olivier Jouvray (Scénariste)
ISBN : 2940199892
Éditeur : Paquet (08/10/2004)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 118 notes)
Résumé :
Pas très poli, ce Lincoln. La décence nous interdit de rapporter les premiers (gros) mots que cet apprenti cow-boy prononça, mais ce n’était pas joli-joli. Et après, ça n’a fait qu’empirer. Le genre à vouloir sans cesse bousculer l’ordre établi et à agacer les grands avec ses remarques lucides – et donc un tantinet pénibles. Résultat : à dix-neuf ans, on l’a gentiment invi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Shan_Ze
  25 mars 2018
Depuis le temps que je voyais cette bande dessinée sur les étagères de mon chéri, j'ai enfin sauté le pas ! Je ne m'attendais pas à ça, un garçon taciturne qui devient taciturne et mauvais... Mais un dieu habillé en petit vieux (mexicain ?) tente de le remettre sur le chemin tant bien que mal... Pas évident, évident. Il veut bien sûr n'en faire qu'à sa tête ! le titre, crâne de bois, et la couverture, Lincoln assis, l'air sombre, sous la pluie, résument bien cette BD. J'aime beaucoup les dessins, je reconnais les dessins des Jouffray que j'ai pu apercevoir dans différents lieux lyonnais sur la création de la BD (parking république entre autres...) l'an dernier pendant le festival BD.
J'aime beaucoup les dessins, très simples et colorées avec justesse, le scénario qui commence avec une brève présentation de Lincoln, de son étonnant acolyte qui essaye de le persuader. Il n'est pas question de religion même si la présence de Dieu laisse penser le contraire. Il y a d'ailleurs de belles boutades sur ce personnage... Très très drôle, je me suis bien marrée, même si c'est un trop court ! Il va falloir que je me lance rapidement dans le deuxième tome !
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RosenDero
  04 février 2019
Lincoln est né du pied gauche. Malpoli, méchant, désabusé et nihiliste, sa vie pourrait bien changer lorsqu'il rencontre un petit bonhomme qui se prend pour Dieu en personne...
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Si j'ai bien aimé le duo Lincoln-Dieu, l'humour et le cynisme "à faire hurler de rire" n'ont qu'à peine réussi à me dérider. Je crois que c'est dû au fait que l'histoire de cow-boy et de rédemption (Red Dead avant l'heure ?) flotte sur fond de fantastique avec la présence des personnages de Dieu et du Diable. Je m'attendais à une petite révélation de ce côté (du style "Je vois des gens qui sont morts") mais ça n'est pas vraiment clair, même si Dieu n'interagit pas réellement avec les autres personnages. J'ai également un peu de mal avec les héros invincibles, mais là c'est affirmé d'emblée donc j'accepte le parti pris (même si les gun-fights deviennent sans intérêt).
Côté dessins, ce n'est pas vraiment à mon goût, même si le style est bien défini et se tient.
Mais c'est un tome d'introduction somme toute assez plaisant, et peut-être que la suite des aventures de notre héros misanthrope va prendre une tournure intéressante.
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jamiK
  26 mars 2018
La série Lincoln démarre dans l'ambiance western spaghetti, avec son héros pas très recommandable, cynique et taciturne. Lincoln est un personnage désabusé, dégoûté de la vie alors qu'il ne l'a pas encore vécue, méchant comme une teigne. Si vous cherchez un personnage principal infréquentable, celui-ci fait partie du haut du panier, son vocabulaire se limite souvent à “chier” et “merde”. Dieu apparaît alors sous les traits d'un petit vieux habillé en mexicain, bien décidé à lui redonner le goût de la vie. La tâche va s'avérer bien difficile et pour l'aider un peu, il va lui donner l'immortalité. Répliques cinglantes, drôles et amères rythment ces pages, le graphisme est sec et agressif, comme le personnage, les situations burlesques, le ton décalé. On finit par s'attacher à ce personnage pourtant si désagréable.
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Sejy
  30 mai 2010
Avis portant sur la série.
Il aurait pu être un John, figure mythique du cowboy courageux et intègre. Un Billy ou un Jesse, au panthéon des outlaws légendaires. Ou bien encore un Clint, héros de western crépusculaire, froid et viril, juste, mais impitoyable. Dans un terrain de jeu aussi fabuleux, il n'y avait que l'embarras. Il a choisi d'être Lincoln. D'abord parce qu‘il lui fallait dégotter un nom autre que ce « crâne de bois » dont on l'avait affublé gamin et que ce gars-là lui plaisait bien : « quand il parlait, les autres autour fermaient leurs clapets et seule une balle avait réussi à le faire taire ». Mais aussi, parce que né bâtard, puis enfant délaissé, il ne pouvait fatalement que devenir lui, ce type solitaire et blasé de la vie qui en voudrait à la terre entière.
Lincoln ! L'anti mythe incarné. Depuis sa naissance, il tire la tronche. Ce qui lui vaut certainement ses sourcils tombants et sa mâchoire si basse. Nihiliste tire au flanc, pochard cabochard, bougon cynique et atrabilaire misanthrope (j'en oublie surement) , cet adepte du je-m'en-foutisme et du tout pour ma gueule est néanmoins outillé d'un esprit incisif, d'une verve qui étouffe l'ennemi sous les piques et les jurons les plus inventifs. Malheureusement, quand on n'a pas le physique de sa grande bouche, ça finit toujours par des baffes et des gnons en travers du museau ou des barres de fer qui vous mettent la citrouille en travaux. Mais il est comme ça Lincoln, il n'arrive pas à la fermer, ce qui lui vaut d'être viré d'un peu partout, et souvent avec de l'élan au postérieur. Alors, il vivote, vagabonde, boit, joue, vole, se laisse porter au gré des vents… L'antihéros le plus irrécupérable du Far West et de la bande dessinée (j'ai eu beau fouiner parmi les cinq généreuses colonnes de ma Billyothèque scandinave, je n'ai pas trouvé pire).
Et pourtant, il y en a encore un qui y croit. le vieux, là-haut, qui va débouler en cours d'aventure. Version papy rase-moquette, looké poncho sur les épaules et sombrero vissé sur la tête. Mais qu'est-ce qui peut bien trotter dans le carafon du Très-Haut ? Non !? Il ne veut quand même pas faire de ce dégénéré un élu, un rédempteur, un… mais si ! Il s'improvise Sancho d'un futur Don Quichotte en stetson, un chevalier à la triste figure, qui, il l'espère, ramènera un peu de bien, d'humanité et de sens moral à cette époque turbulente. Malgré sa brouette de défauts, c'est vrai qu'il est attachant le Lincoln, mais, même s'il démontre quelques belles dispositions dans la multiplication des pains, y'aurait pas comme une erreur de casting ? Un peu naïf et inconscient le barbu ! Surtout que dans son élan d'apprenti sorcier, il lui offre… l'immortalité (certes, les voies du Seigneur sont impénétrables, mais là, j'en connais un qui ne va pas tarder à regretter sa connerie).
D'autant que Lincoln, lui s'en tape. Ni étonné, ni émerveillé par cette descente céleste, il veut juste qu'on lui lâche les bottes (et autres choses). À peine profite-t-il de la faveur divine pour se montrer un peu plus provocateur et bagarreur. Et quand il enfile, bien malgré lui, le costume de justicier, c'est vraiment qu'il n'y a guère d'autres choix, qu'il en a un peu ras le bocal ou qu'il y a un truc à récupérer au bout. Dieu désabusé, c'est son clone antipodal qui entre en scène. Un cornu aux approches méphistophéliques beaucoup moins subtiles. Après tout, son métier, c'est emmerder les gens. Et avec Lincoln, il tenait le bon gus. Mais si notre héros refuse de bêler en mouton de Dieu, ce n'est pas pour roucouler en pigeon du diable.
Et c'est donc coincé entre bien et mal que notre cowboy traverse les tableaux et enchaîne les pérégrinations. Village bouseux et expédition punitive, bas-fonds new-yorkais, péons exploités et Mexique en révolution… Subissant son destin, toujours aussi chieur et teigneux, même si on le sent légèrement évoluer, laissant les évènements moduler sa personnalité et montrant un peu plus d'implication. Mais il ne faudra pas s'attendre à un miracle. Une bonne centaine d'albums seraient nécessaires avant de le voir canonisé. Peut-être la jolie rebelle Mexicaine réussira-t-elle là où les deux autres ont échoué ?
On se délecte de l'humour grinçant et omniprésent derrière lequel se tapissent quelques sujets un peu plus sérieux. Une petite réflexion sur le sens de la vie, des questionnements plus divers sur la ségrégation ou la peine de mort. le dessin est superbe, même s'il varie d'un tome à l'autre, s'exposant plus ou moins crayonné. Les décors peu fouillés laissent la part belle à l'ambiance et la narration. Les dialogues, eux, sont monstrueux. de la vanne premier degré aux échanges beaucoup plus philosophiques, il y a une telle variété dans la tonalité et le cynisme. Certaines répliques sont fulgurantes, d'autres à se pisser dessus. Un must.
Furieusement intelligent et rafraîchissant.
Et comme le dirait Lincoln, si ça ne vous plait pas, j'en ai rien à secouer. Chier… Merde… Putain…
Lien : http://www.bdtheque.com/main..
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belette2911
  17 mars 2019
"Merde, putain, fait chier, dégage, fous-moi la paix" font partie des mots préférés de Lincoln, d'ailleurs, le premier mot qu'il prononça fut "Merde".
Ou "Chier", on ne sait plus trop…
États-Unis, trou du cul perdu…
Lincoln est né à la fin du 19ème siècle dans des conditions peu enviables. Sa mère était une prostituée, son père, un client de passage…
Notre jeune ami a donc été élevé chez les prostituées et son nom était Crâne de bois…
Toujours à faire la gueule, solitaire, râleur, doté d'un esprit aiguisé, d'une propension à en vouloir à tout le monde et à d'y aller de ses petites phrases assassines, tant et si bien qu'il s'est fait foutre à la porte de son village à grands renforts de coups de pieds dans son cul.
Alors qu'il pêchait le poisson à la dynamite (on a rien inventé de mieux), il rencontre un personnage peu commun : Dieu en personne !
— Dégage, lui grommellera Lincoln.
J'aime les bédés western, que se soit avec des cow-boys redresseurs de torts et droit dans leurs bottes comme Lucky Luke, mais aussi des moins conventionnels et plus politiquement incorrect comme Red Dust de "Comanche" ou le lieutenant Blueberry.
Ici, nous sommes face à l'opposé de tout ça avec Lincoln qui est un fainéant de première, un malpoli, un malotru, un gars qui en veut à la Terre entière et qui n'a qu'une idée en tête : amasser du fric en faisant des mauvais coups, Dieu à ses côtés ou pas !
La mission de Dieu ? Tenter de faire de Lincoln une sorte de super-héros Cow-Boy, tenter de lui faire changer d'avis sur la vie, mais il devra compter avec la personnalité tordue et manipulatrice de son protégé. Et son mauvais caractère, sa mauvaise foi, la gueule qu'il tire tout le temps..
Mais tiens, qui voilà qui ? Satan en personne ! Sûr qu'avec Dieu et le Diable à ses côtés, notre Lincoln va être emmerdé car ils ne vont pas lui foutre la paix, l'un voulant qu'il fasse quelque chose de bien de sa vie et l'autre pas.
Corrosif, drôle, politiquement et catholiquement incorrect (la représentation de Dieu n'était pas admise chez nous avant), des dialogues truculents entre Lincoln et les deux êtres d'essence divine, ou entre Dieu et son ange déchu.
Je me suis marrée en découvrant Dieu représenté en petit bonhomme barbu affublé de vêtements pas très neufs et d'un chapeau, quand au Diable, sa barbichette, ses deux cornes et son sombrero lui vont comme un gant.
Certes, on ne hurle pas de rire à chaque case, mais on sourit, on rit et on pousse des "oh putain, excellent" tout en lisant ces 8 tomes à la suite.
Les dialogues sont soit avec de l'humour au premier degré, au second ou alors, avec de la philosophie, et pas celle de comptoir, mais en tout cas, ça vanne sévère à certains moments entre nos protagonistes et j'ai éclaté de rire avec quelques répliques ou situations improbables.
Si les deux premiers se passent dans le monde du far-west, nous monterons à New-York pour le 3ème et le 4ème tome, avant de redescendre à la frontière entre les États-Unis et du Mexique afin de franchir le Rio pour aller s'encanailler avec des révolutionnaires dont le chef est une personnalité peu habituelle (tomes 5 et 6), on distillera clandestinement de l'alcool dans le tome 7 et on ira faire la Grande Guerre dans le tome 8…
Durant tous les albums, Lincoln traine sa tête de six pieds de long, sauf lorsqu'il se saoule ou magouille, et là, on aurait tendance à voir apparaître l'ébauche d'un sourire carnassier.
Son immortalité accordée par Dieu lui conférant une assurance, il ne se prive pas pour tenter le diable (oups), mais jamais pour aider les gens, ou alors, à l'insu de son plein gré !
Je suis contente d'avoir entendu parler de cette série et d'avoir lu les 8 tomes car je suis entrée de plein pied dans une bédé mettant en scène l'anti-héros par excellence, celui que l'on devrait détester mais que l'on adore.
Que Dieu et le Diable se soient penché sur son cas et qu'ils fassent route avec lui, il s'en branle, s'en moque, s'en fout, lui, tout ce qu'il souhaite, c'est que ces deux-là lui lâchent la grappe et arrête de lui casser les couilles. Mais ça, c'est pas gagné !
En tout cas, voilà une excellente série qu'il faut découvrir absolument !

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
yanndallexyanndallex   02 février 2014
Pas de signe merveilleux ou prémonitoire dans le ciel, pas de bagage héréditaire particulièrement encourageant mais au contraire un passif d'alcoolique pour ma génitrice et une intervention paternelle qui s'est limitée à l'expulsion pressée d'une semence douteuse en échange d'une poignée de dollars.
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yanndallexyanndallex   02 février 2014
Au fait, le m'appelle Lincoln, c'est pas mon vrai nom, d'ailleurs je l'ai jamais su car on m'a toujours appelé crâne de bois ! Si j'ai choisi Lincoln c'est parce que celui-là quand il l'ouvrait, ils devaient tous la fermer autour de lui. Ils ont même du le descendre pour le faire taire...
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okkaokka   01 juin 2016
p.5.

Quoi de plus énervant qu’un merdeux qui, du haut de sa quinzaine d’années, joue les caïds avec un aplomb insolent et un langage qui ferait pâlir un cow-boy !

« Si tu veux niquer c’bâtard, faut arrêter de chier dans son froc ! »

[…]
Ensuite on m’a gentiment prié d’aller découvrir le monde avec pour tout bagage deux ou trois biffetons, et un coup de pied au cul !
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TorellionTorellion   22 mars 2016
Dieu : - Pourquoi tu fais cette gueule Lincoln ?
Lincoln : - T'es pas sensé tout savoir,toi ?
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yanndallexyanndallex   02 février 2014
Est-ce vraiment si chiant que ça le paradis pour que tu viennes chercher des distractions ici-bas ?
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Videos de Jérôme Jouvray (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jérôme Jouvray
Efa en interview pour planetebd.com .Efa (de son vraiment Ricard Fernandez) suit une ligne de progression constante et enthousiasmante. Au début chez Paquet (L?âme du vin, Les icariades, Rodriguez), puis chez Vents d?Ouest (Kia Ora) et Delcourt (Yerzhan), jusqu?au carton Alter Ego chez Dupuis (avec plein d?autres auteurs), le voici consacré aux côtés de Jérôme Jouvray par un « Signé » au Lombard, un one-shot beau, intelligent et universel : le Soldat. Depuis 12 ans qu?il dessine des BD pour le marché franco-belge, l?espagnol a appris à (bien) parler la langue de Molière? ce fut drôlement pratique pratique pour notre interview !
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