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ISBN : 2264066458
Éditeur : 10-18 (07/09/2017)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 119 notes)
Résumé :
L'histoire sombre, déchirante et sauvage d'un jeune homme en quête de rédemption.

Caroline du Nord. Dans cette région perdue des Appalaches, McNeely est un nom qui fait peur, un nom qui fait baisser les yeux. Plus qu’un nom, c’est presque une malédiction pour Jacob, dix-huit ans, fils de Charly McNeely, baron de la drogue local, narcissique, violent et impitoyable. Amoureux de son amie d’enfance, Maggie Jenkins, Jacob préfère garder ses distances. Il ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (59) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  29 mars 2017
C'est le genre de premier roman où toi lecteur, tu te dis que tu tiens un auteur brillant , un auteur que tu suivras .
C'est un genre de roman qualifié de noir, très noir ...
C'est le genre de roman qui prend racine dans un coin paumé des USA, là où les touristes ne foutent jamais les pieds et pour cause . Quand tu es né là-bas , devenu adulte , il vaut mieux fuir .
Caroline du Nord, Les Appalaches . Un bled et son parrain local , un certain McNeely , hyper violent , hyper malin, hyper dangereux et son fils , Jacob.
C'est le genre de roman noir, où un gentil gamin est le fils du méchant , où ce gosse est englué dans une vie de merde et ne sait pas comment s'en sortir . Il aimerait bien se barrer d'ici , avec sa Maggie , changer de vie, sauver son âme . Mais a-t' il vraiment le choix ?
C'est le genre de roman où toi lecteur, tu t'attaches au gamin. Tu as envie de lui crier :" fais pas ça , malheureux !
- Mais tu vas m'écouter à la fin ? "
Sauf que le gamin , il t'écoute pas , ni au début, ni au milieu, ni à la fin ..
C'est le genre de roman où l'auteur te retourne le moral , te montre son coté sombre et éteins les lumières en partant .
Et le plus drôle dans cette histoire très noire, c'est que l' auteur s'appelle Joy ... David Joy .
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marina53
  27 mars 2017
Comté de Jackson, Caroline du Nord. Dans cette région perdue des Appalaches, s'appeler McNeely signifiait quelque chose. Jacob est le fils de Charlie McNeely, un homme pour le moins violent, influent, intouchable et manipulateur. Un homme qui règne en maître sur le marché local de la drogue. Jacob, à 18 ans, ne doute pas un seul instant de son avenir qui semble tout tracé, Charlie ne manquant pas de le tremper dans ses affaires juteuses. Mais, ce jeune homme, trop tendre, peu impliqué, attristé mais résigné de voir sa mère, accro à la meth, dériver de jour en jour et amoureux de Maggie, une jeune fille qu'il a quitté afin de la protéger, rêve et espère d'un tout autre avenir. Mais, lors d'un règlement de comptes régenté par son père, les choses ne se passent pas comme prévu. Jacob, déjà empêtré dans une bagarre qui a mis son adversaire dans un piteux état, voit peu à peu les choses s'engluer...
David Joy nous offre un premier roman d'une force incroyable et d'une noirceur profonde et nous plonge dans une ambiance étouffante, oppressante. Dans cette partie des Appalaches, Jacob McNeely est confronté à un choix cornélien : suivre les traces de papa, subir le poids paternel et devenir un homme de pouvoir et d'influence ou s'échapper, laisser derrière lui son passé et vivre enfin comme il le souhaite. Quelque soit son choix, il ne se fera qu'au prix du sang. Ce roman fait la part belle aux notions de liberté, de rédemption, de relation père/fils, de fatalité. La galerie de personnages qui s'agitent autour de ce jeune homme, terriblement attachant, est d'une trempe féroce et sans concession, notamment le père, personnage sournois et ayant la mainmise dans la région. Un premier roman remarquable, violent, noir et d'une intensité rare. Une écriture riche qui décrit brillamment les paysages immenses, empreints de liberté, l'ambiance sinistre et les sentiments qui habitent Jacob.
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Sylviegeo
  13 janvier 2019
Le désespoir génétique, inné c'est possible ça? Ça existe ? "Là où les lumières se perdent " est un sombre récit oui. Mais c'est aussi un récit d'une tristesse infinie. Triste dans son sens le plus propre.
Je crois que je suis véritablement amoureuse de cette génération d'auteurs américains contemporains. Oui je suis fan des Michael Farris Smith , Daniel Woodrell de ce monde et là je découvre David Joy. Ce monsieur sait écrire. Il sait tourner les phrases, aligner les mots, percuter et il trouve le moyen de faire de la poésie avec le sordide qu'il nous balance page après page. L'Amérique paumée, l'Amérique des mal aimés, l'Amérique des petites villes de campagne, l'Amérique d'aujourd'hui qui ne s'en sort pas. Tous les jours , ces gens qui doivent se battre pour subsister, survivre, pour se sortir de leur milieu pourri, ce milieu aux mille misères.
En lisant "Là où les lumières se perdent" on ressent jusqu'à l'âme, l'émoi de ce jeune homme qui cherche à se sortir d'un destin crasseux, avilissant, malpropre, tracé d'avance pour lui. On cherche avec lui, comment se défaire des autres, se sortir de lui-même, de ces horizons sans lumières. D'ailleurs, n'est-il pas le seul à voir et ressentir et vivre et à chercher cette lumière dans la montagne, celle de l'aube dans les champs, celle du crépuscule sur la rivière? Là où la lumière se perd...
Notre coeur est secoué, nos convictions ébranlées par les mots de David Joy. Fermer ce livre et ressentir une très grande tristesse doublée d'un grand vide. Fermer ce livre et se dire que ça c'est de la maudite bonne lecture !
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Stelphique
  24 août 2016
Ce que j'ai ressenti:…La lueur d'un roman noir…
Jacob est un jeune homme, pris entre deux feux: il va lutter donc contre son sang, son lieu de naissance, sa destinée. Faire mentir coûte que coûte les statistiques qui le condamnent à cette vie entravée par la violence et le désespoir. Il va se prendre à rêver très fort, pour se sortir de son lot de misère de départ, et c'est cette volonté qu'on admire, cette petite lueur qui vacille souvent, mais qui a le mérite de ne jamais disparaître…L'Amour sera son île, son phare, son ultime lieu de repos…
« le sang est plus épais que l'eau, et je me noyais dedans. Je sombrais dans ce sang, et une fois que j'aurais touché le fond personne ne me retrouverait. » p162
Toutes les lumières ne sont pas perdues, non, dans cette histoire pourtant très sombre…Certaines s'allument dans ce grand tunnel ténébreux entaché de sang poisseux. Personnellement, j'en ai vu deux, de lumières, qui sont très importantes à mes yeux c'est: Poésie et Espoir. L'auteur nous offre quelques jolis moments de douceur et de rêve dans son écriture pourtant abrupte et féroce. le quotidien dans ces contrées profondes n'est pas à envier, on sent comme un fatalisme indélébile, mais quelque fois, le ciel s'ouvre et on aperçoit une étincelle dans ce roman Noir, à moins que ce ne soit une lumière fantôme qui sorte, inexplicablement du sommet d'une montagne…
David Joy nous fait cadeau d'un roman puissant, avec un personnage qui nous ouvre son intimité, ses doutes, ses attentes. C'est un jeune avec une certaine destinée malléable, il est au seuil de son passage à l'âge adulte et de la voie qu'il est encore en mesure de choisir…La force de ce livre est là, dans cet éventail de possibilités. Son avenir se tient là dans ses lignes, entre nos mains…
Et regarder en arrière vous ralentit. Regarder en arrière vous empêche de voir clairement. Regarder en arrière peut signer votre arrêt de mort.p155
J'ai adoré cette lecture pour ce qu'elle nous emmène à réfléchir. Et je voulais juste dire que le final est juste MAGNIFIQUE. Un auteur à suivre, sans aucun doute, avec un talent déjà certain. Pour un premier roman, j'ai trouvé qu'il en connaissait déjà un rayon sur les âmes en perdition…
Je me disais que certaines âmes n'étaient pas dignes d'être sauvées. Il est des âmes auxquelles même le diable ne veut rien avoir affaire.p162

Lien : https://fairystelphique.word..
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belette2911
  09 octobre 2016
"Au loin, là où regardait l'Indien, le soleil se couchait sur l'éternité. Et c'était cette promesse d'éternité qui pouvait pousser un homme à faire le grand saut."
Appalaches, du côté de la Caroline du Nord, dans un trou perdu, non loin d'une ville…
Jacob McNeely, 18 ans, est le fils Charly McNeely, baron local de la drogue bleue, la cristal meth.
Son avenir à lui est déjà tout tracé, pas de boite privée, pas de science po, pas de ENA, pas de H.E.C…
Et dans le pire des cas, s'il ne travaille pas pour la boîte de papa, c'est dans la gueule qu'il s'en prendra.
Oui, l'avenir de Jacob semble tracé : fils d'une mère junkie accro à la meth et d'un père qui en vend, il sait que jamais il n'ira ailleurs que dans ces montagnes. Son avenir est inscrit dans ses gènes et son avenir est sans lumière.
Si on ne choisit pas ses parents ou sa famille, on peut choisir ses amies et Jacob a toujours eu des vues sur la jolie Maggie, son amie d'enfance, celle qui le comprend, celle qui pourrait être sa bouée de sauvetage, celle qui pourrait l'aider à sortir de toute cette merde dans laquelle il doit surnager.
Nous sommes dans un roman noir, un roman "rural noir" car il nous emporte dans l'Amérique profonde, dans une Amérique où règne la violence, dans une ville ou tout le monde est corrompu, surtout les flics qui mangent dans la main du père McNeely car il leur refile des biftons qui mettent du beurre dans leurs fins de mois (qui sont toujours dures).
Oui, ici, black is black, noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir. Élevé par un père dur et sans amour, cherchant toujours les rares fois où il a été fier de lui, Jacob sait que s'il ne fait rien, le milieu de bouffera, lui qui n'a pas l'étoffe de son père.
Mais comment faire pour se détacher de se père ? Freud aurait dit que couper le cordon n'était pas suffisant, il faut aussi tuer le père…
Ici, il y a de la violence, de la misère humaine dans le sens où Jacob a reçu peu d'amour ou de marques de tendresse de ses parents, pourtant, dans le fond, il les aime.
Ici, le sang coule, les hommes sont des brutes, des corrompus, ici, on règle ses comptes à coup de révolvers et on finit dans le lac avec un peu de malchance.
Ici, ce n'est pas mourir qui est difficile, c'est vivre ! Et il n'y a pas grand-monde pour chanter "Je veux vivre".
Mais si le sang a coulé abondamment, il y a eu aussi une vallée de larmes : celles de Jacob, celles de Maggie et les miennes.
Parce que oui, même si Jacob n'est pas un ange, même s'il est violent à certains moments, que c'est un buveur, un fumeur de Winston et de beuh, c'est aussi un garçon qui a manqué de tout, mais qui peut tout vous donner s'il vous aime.
Oui, j'ai aimé Jacob et le quitter en refermant le livre fut une torture, même si, dans le fond, il est toujours dans ma tête, ce gamin.
Un roman noir qui m'a pris aux tripes, qui est allé droit dans mon coeur, droit dans mon sternum, comme un coup de poing.
Un récit magnifique, une plume sans concession, des personnages attachants (Jacob, Maggie), le tout donnant un récit poignant, émouvant, humain, déchirant que tu termineras par un grand cri car, tel un loup, tu hurleras ta douleur à la fin du roman.
PS : les plus mélomanes auront reconnu le détournement des paroles de "Auteuil, Neuilly, Passy" des Inconnus, une phrase de "Né Quelque Part" de Maxime le Forestier et le titre d'une chanson de Faudel "Je veux vivre".

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Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   30 mars 2017
(...) elle avait laissé les médecins la pincer, la piquer, l'étirer, la presser jusqu'à ce qu'elle soit complètement irréparable. On aurait dit que des fils de fer tendaient la peau de son visage derrière ses oreilles. Son chemisier blanc échancré était suffisamment déboutonné pour laisser paraître son sternum, qui n'aurait pas semblé si osseux et calleux si la peau qui le recouvrait autrefois ne s'était pas déportée sur les côtés pour couvrir des implants deux fois trop gros. Les médecins s'étaient donné un mal de chien pour contrer les effets de la gravité sur son corps, et ils avaient lamentablement échoué.
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artemisia02artemisia02   21 décembre 2018
"Vous deux ! Messieurs les agents ! Arrêtez-vous tout de suite !"
Nous nous sommes tous les trois retournés comme un seul homme, et j'ai alors vu ce petit enfoiré grassouillet qui traînait des pieds dans le couloir, son crâne chauve reflétant la lumière. M.Queen était un vrai crotale, l'un des types les plus fourbes qu'avait engendrés Caney Fork. Toute sa famille de serpents était terrée dans le coin depuis des générations et avait une longue tradition de distillation illégale d'alcool, mais je suppose qu'il avait vite compris que la bataille contre les flics se livrait et se gagnait dans les prétoires, dans un joli costume-cravate.
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iris29iris29   29 mars 2017
Il arborait la même brosse bien nette et rasée sur les côtés que tous les agents novices. Ces branleurs devaient avoir un accord avec les coiffeurs pour finir tous avec la même coupe de cheveux de merde, de sorte que les voyous comme nous soyons incapables de dire où s'achevait un trou du cul et où commençait le suivant pendant qu'ils nous chiaient tous dessus à tour de rôle.
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iris29iris29   30 mars 2017
Quand nous étions ensemble, c'était comme si tout le reste , comme si toutes les merdes qui nous entouraient , disparaissaient, et nous étions bien pendant un bref moment. Nous savions que ça ne durerait pas toujours, mais parfois tout ce dont on a besoin, c'est de pouvoir reprendre son souffle.
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artemisia02artemisia02   22 décembre 2018
Il était impossible d'échapper à qui j'etais, à l'endroit d'où je venais. J'avais été chié par une mère accro à la meth qui venait juste d'être libérée de l'asile de fous. J'étais le fils d'un père qui me planterait un couteau dans la gorge pendant mon sommeil si l'humeur le prenait. Le sang est plus épais que l'eau, et je me voyais dedans. Je sombrais dans ce sang, et une fois que j'aurais touché le fond, personne ne me retrouverait.
Je me disais que certaines âmes n'étaient pas dignes d'être sauvées.
Il est des âmes auxquelles même le diable ne veut rien avoir affaire.
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Videos de David Joy (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Joy
David Joy - Là où les lumières se perdent .À l'occasion de la 8ème édition du festival America, le festival de littératures et cultures d'Amérique du Nord, David Joy vous présente son ouvrage "Là où les lumières se perdent" aux éditions Sonatine et traduit en français par Fabrice Pointeau. Rentrée littéraire 2016. Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/170870/david-joy-la-ou-les-lumieres-se-perdent Notes de Musique : "TENNESEE HAYRIDE" by Jason Shaw - Free Music Archive. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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