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ISBN : 2355843384
Éditeur : Sonatine (30/11/-1)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 59 notes)
Résumé :
L'histoire sombre, déchirante et sauvage d'un jeune homme en quête de rédemption.

Caroline du Nord. Dans cette région perdue des Appalaches, McNeely est un nom qui fait peur, un nom qui fait baisser les yeux. Plus qu’un nom, c’est presque une malédiction pour Jacob, dix-huit ans, fils de Charly McNeely, baron de la drogue local, narcissique, violent et impitoyable. Amoureux de son amie d’enfance, Maggie Jenkins, Jacob préfère garder ses distances. Il ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
marina53
27 mars 2017
Comté de Jackson, Caroline du Nord. Dans cette région perdue des Appalaches, s'appeler McNeely signifiait quelque chose. Jacob est le fils de Charlie McNeely, un homme pour le moins violent, influent, intouchable et manipulateur. Un homme qui règne en maître sur le marché local de la drogue. Jacob, à 18 ans, ne doute pas un seul instant de son avenir qui semble tout tracé, Charlie ne manquant pas de le tremper dans ses affaires juteuses. Mais, ce jeune homme, trop tendre, peu impliqué, attristé mais résigné de voir sa mère, accro à la meth, dériver de jour en jour et amoureux de Maggie, une jeune fille qu'il a quitté afin de la protéger, rêve et espère d'un tout autre avenir. Mais, lors d'un règlement de comptes régenté par son père, les choses ne se passent pas comme prévu. Jacob, déjà empêtré dans une bagarre qui a mis son adversaire dans un piteux état, voit peu à peu les choses s'engluer...
David Joy nous offre un premier roman d'une force incroyable et d'une noirceur profonde et nous plonge dans une ambiance étouffante, oppressante. Dans cette partie des Appalaches, Jacob McNeely est confronté à un choix cornélien : suivre les traces de papa, subir le poids paternel et devenir un homme de pouvoir et d'influence ou s'échapper, laisser derrière lui son passé et vivre enfin comme il le souhaite. Quelque soit son choix, il ne se fera qu'au prix du sang. Ce roman fait la part belle aux notions de liberté, de rédemption, de relation père/fils, de fatalité. La galerie de personnages qui s'agitent autour de ce jeune homme, terriblement attachant, est d'une trempe féroce et sans concession, notamment le père, personnage sournois et ayant la mainmise dans la région. Un premier roman remarquable, violent, noir et d'une intensité rare. Une écriture riche qui décrit brillamment les paysages immenses, empreints de liberté, l'ambiance sinistre et les sentiments qui habitent Jacob.
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iris29
29 mars 2017
C'est le genre de premier roman où toi lecteur, tu te dis que tu tiens un auteur brillant , un auteur que tu suivras .
C'est un genre de roman qualifié de noir, très noir ...
C'est le genre de roman qui prend racine dans un coin paumé des USA, là où les touristes ne foutent jamais les pieds et pour cause . Quand tu es né là-bas , devenu adulte , il vaut mieux fuir .
Caroline du Nord, Les Appalaches . Un bled et son parrain local , un certain McNeely , hyper violent , hyper malin, hyper dangereux et son fils , Jacob.
C'est le genre de roman noir, où un gentil gamin est le fils du méchant , où ce gosse est englué dans une vie de merde et ne sait pas comment s'en sortir . Il aimerait bien se barrer d'ici , avec sa Maggie , changer de vie, sauver son âme . Mais a-t' il vraiment le choix ?
C'est le genre de roman où toi lecteur, tu t'attaches au gamin. Tu as envie de lui crier :" fais pas ça , malheureux !
- Mais tu vas m'écouter à la fin ? "
Sauf que le gamin , il t'écoute pas , ni au début, ni au milieu, ni à la fin ..
C'est le genre de roman où l'auteur te retourne le moral , te montre son coté sombre et éteins les lumières en partant .
Et le plus drôle dans cette histoire très noire, c'est que l' auteur s'appelle Joy ... David Joy .
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Stelphique
24 août 2016
Ce que j'ai ressenti:…La lueur d'un roman noir…
Jacob est un jeune homme, pris entre deux feux: il va lutter donc contre son sang, son lieu de naissance, sa destinée. Faire mentir coûte que coûte les statistiques qui le condamnent à cette vie entravée par la violence et le désespoir. Il va se prendre à rêver très fort, pour se sortir de son lot de misère de départ, et c'est cette volonté qu'on admire, cette petite lueur qui vacille souvent, mais qui a le mérite de ne jamais disparaître…L'Amour sera son île, son phare, son ultime lieu de repos…
« le sang est plus épais que l'eau, et je me noyais dedans. Je sombrais dans ce sang, et une fois que j'aurais touché le fond personne ne me retrouverait. » p162
Toutes les lumières ne sont pas perdues, non, dans cette histoire pourtant très sombre…Certaines s'allument dans ce grand tunnel ténébreux entaché de sang poisseux. Personnellement, j'en ai vu deux, de lumières, qui sont très importantes à mes yeux c'est: Poésie et Espoir. L'auteur nous offre quelques jolis moments de douceur et de rêve dans son écriture pourtant abrupte et féroce. le quotidien dans ces contrées profondes n'est pas à envier, on sent comme un fatalisme indélébile, mais quelque fois, le ciel s'ouvre et on aperçoit une étincelle dans ce roman Noir, à moins que ce ne soit une lumière fantôme qui sorte, inexplicablement du sommet d'une montagne…
David Joy nous fait cadeau d'un roman puissant, avec un personnage qui nous ouvre son intimité, ses doutes, ses attentes. C'est un jeune avec une certaine destinée malléable, il est au seuil de son passage à l'âge adulte et de la voie qu'il est encore en mesure de choisir…La force de ce livre est là, dans cet éventail de possibilités. Son avenir se tient là dans ses lignes, entre nos mains…
Et regarder en arrière vous ralentit. Regarder en arrière vous empêche de voir clairement. Regarder en arrière peut signer votre arrêt de mort.p155
J'ai adoré cette lecture pour ce qu'elle nous emmène à réfléchir. Et je voulais juste dire que le final est juste MAGNIFIQUE. Un auteur à suivre, sans aucun doute, avec un talent déjà certain. Pour un premier roman, j'ai trouvé qu'il en connaissait déjà un rayon sur les âmes en perdition…
Je me disais que certaines âmes n'étaient pas dignes d'être sauvées. Il est des âmes auxquelles même le diable ne veut rien avoir affaire.p162

Lien : https://fairystelphique.word..
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encoredunoir
02 septembre 2016
Le roman noir « rural » est décidément à la mode et la production devient pléthorique avec, on s'en doute, à boire et à manger. Beaucoup de maisons d'éditions surfent sur la vague et l'on commence à voir apparaître un certain nombre de pâles copies de Ron Rash ou de Daniel Woodrell. Mais, au milieu de tout cela apparaissent encore parfois quelques pépites. C'est le cas avec Là où les lumières se perdent, de David Joy.
Rural noir ? La question peut d'ailleurs se poser. Car si l'on est dans les Appalaches, du côté de la Caroline du Nord, tout cela pourrait se passer un peu n'importe où, y compris, pourquoi pas, dans un quartier d'une métropole, et, en fin de compte, l'environnement naturel compte peu face au combat intérieur de Jacob McNeely, « héros » du livre, jeune homme de dix-huit ans vivant sous la coupe d'un père régnant en maître sur le trafic de drogue local. Jacob semble destiné à décevoir son géniteur : trop tendre, pas assez impliqué dans un trafic de drogue dont il ne peut que voir les effets sur sa mère accro à la meth, et amoureux de la belle et intelligente Maggie dont il espère qu'elle réussira à mettre les voiles de ce patelin pour réussir sa vie ailleurs.
Une exécution commandée par son père qui tourne au vinaigre, une bagarre dans une fête de lycéens où Jacob manque tuer un autre adolescent et le jeune homme, qui se sent déjà étouffé par son père et par la petite ville dans laquelle il vit, voit les rares portes de sortie se refermer devant lui.
C'est finalement une histoire vieille comme le monde que conte David Joy. Pour pouvoir vivre sa vie, pour gagner sa liberté, Jacob doit tuer le père. Et la façon dont l'étau se resserre sur lui ne lui laisse pas le choix. Il va falloir le faire vite et aucun retour ne sera possible. de toute manière, les tourments qui agitent Jacob, son besoin d'aider Maggie à partir – comme une fuite par procuration – rendent son départ impérieux, fusse les pieds devant.
Si les personnages qui s'agitent autour de Jacob, son père, la petite amie de ce dernier, ses hommes de main ou les policiers à se solde peuvent apparaître monolithiques voire caricaturaux, David Joy, par le biais de petits détails – la description d'une caravane, d'une fille endormie, quelques larmes – réussit à les rendre plus complexes qu'ils paraissent et, surtout, le personnage de Jacob, narrateur de l'histoire, est, lui, rendu dans toute son humanité, avec ses contradictions, ses lâchetés, son indécision et, finalement, sa détermination. Tout n'est sans doute pas parfait dans Là où les lumières se perdent, il y a des hauts, quelques bas, mais surtout de beaux moments de grâce. Et l'on se dit que si David Joy continue sur cette voie-là, ce sera un auteur à suivre très attentivement dans les prochaines années. En attendant on peut déjà lire ce premier roman, âpre, tragique et violent.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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belette2911
09 octobre 2016
"Au loin, là où regardait l'Indien, le soleil se couchait sur l'éternité. Et c'était cette promesse d'éternité qui pouvait pousser un homme à faire le grand saut."
Appalaches, du côté de la Caroline du Nord, dans un trou perdu, non loin d'une ville…
Jacob McNeely, 18 ans, est le fils Charly McNeely, baron local de la drogue bleue, la cristal meth.
Son avenir à lui est déjà tout tracé, pas de boite privée, pas de science po, pas de ENA, pas de H.E.C…
Et dans le pire des cas, s'il ne travaille pas pour la boîte de papa, c'est dans la gueule qu'il s'en prendra.
Oui, l'avenir de Jacob semble tracé : fils d'une mère junkie accro à la meth et d'un père qui en vend, il sait que jamais il n'ira ailleurs que dans ces montagnes. Son avenir est inscrit dans ses gènes et son avenir est sans lumière.
Si on ne choisit pas ses parents ou sa famille, on peut choisir ses amies et Jacob a toujours eu des vues sur la jolie Maggie, son amie d'enfance, celle qui le comprend, celle qui pourrait être sa bouée de sauvetage, celle qui pourrait l'aider à sortir de toute cette merde dans laquelle il doit surnager.
Nous sommes dans un roman noir, un roman "rural noir" car il nous emporte dans l'Amérique profonde, dans une Amérique où règne la violence, dans une ville ou tout le monde est corrompu, surtout les flics qui mangent dans la main du père McNeely car il leur refile des biftons qui mettent du beurre dans leurs fins de mois (qui sont toujours dures).
Oui, ici, black is black, noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir. Élevé par un père dur et sans amour, cherchant toujours les rares fois où il a été fier de lui, Jacob sait que s'il ne fait rien, le milieu de bouffera, lui qui n'a pas l'étoffe de son père.
Mais comment faire pour se détacher de se père ? Freud aurait dit que couper le cordon n'était pas suffisant, il faut aussi tuer le père…
Ici, il y a de la violence, de la misère humaine dans le sens où Jacob a reçu peu d'amour ou de marques de tendresse de ses parents, pourtant, dans le fond, il les aime.
Ici, le sang coule, les hommes sont des brutes, des corrompus, ici, on règle ses comptes à coup de révolvers et on finit dans le lac avec un peu de malchance.
Ici, ce n'est pas mourir qui est difficile, c'est vivre ! Et il n'y a pas grand-monde pour chanter "Je veux vivre".
Mais si le sang a coulé abondamment, il y a eu aussi une vallée de larmes : celles de Jacob, celles de Maggie et les miennes.
Parce que oui, même si Jacob n'est pas un ange, même s'il est violent à certains moments, que c'est un buveur, un fumeur de Winston et de beuh, c'est aussi un garçon qui a manqué de tout, mais qui peut tout vous donner s'il vous aime.
Oui, j'ai aimé Jacob et le quitter en refermant le livre fut une torture, même si, dans le fond, il est toujours dans ma tête, ce gamin.
Un roman noir qui m'a pris aux tripes, qui est allé droit dans mon coeur, droit dans mon sternum, comme un coup de poing.
Un récit magnifique, une plume sans concession, des personnages attachants (Jacob, Maggie), le tout donnant un récit poignant, émouvant, humain, déchirant que tu termineras par un grand cri car, tel un loup, tu hurleras ta douleur à la fin du roman.
PS : les plus mélomanes auront reconnu le détournement des paroles de "Auteuil, Neuilly, Passy" des Inconnus, une phrase de "Né Quelque Part" de Maxime le Forestier et le titre d'une chanson de Faudel "Je veux vivre".

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Citations & extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris2930 mars 2017
(...) elle avait laissé les médecins la pincer, la piquer, l'étirer, la presser jusqu'à ce qu'elle soit complètement irréparable. On aurait dit que des fils de fer tendaient la peau de son visage derrière ses oreilles. Son chemisier blanc échancré était suffisamment déboutonné pour laisser paraître son sternum, qui n'aurait pas semblé si osseux et calleux si la peau qui le recouvrait autrefois ne s'était pas déportée sur les côtés pour couvrir des implants deux fois trop gros. Les médecins s'étaient donné un mal de chien pour contrer les effets de la gravité sur son corps, et ils avaient lamentablement échoué.
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iris29iris2929 mars 2017
Il arborait la même brosse bien nette et rasée sur les côtés que tous les agents novices. Ces branleurs devaient avoir un accord avec les coiffeurs pour finir tous avec la même coupe de cheveux de merde, de sorte que les voyous comme nous soyons incapables de dire où s'achevait un trou du cul et où commençait le suivant pendant qu'ils nous chiaient tous dessus à tour de rôle.
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iris29iris2930 mars 2017
Quand nous étions ensemble, c'était comme si tout le reste , comme si toutes les merdes qui nous entouraient , disparaissaient, et nous étions bien pendant un bref moment. Nous savions que ça ne durerait pas toujours, mais parfois tout ce dont on a besoin, c'est de pouvoir reprendre son souffle.
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marina53marina5328 mars 2017
Certains sont destinés à de grandes choses, à des endroits lointains, et ainsi de suite. Mais d'autres sont englués dans un lieu et vivront le peu de vie qu'on leur accordera jusqu'à n'être qu'un cadavre de plus enterré sous le sol inégal.
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marina53marina5327 mars 2017
C'est marrant comme il suffit qu'une personne prenne le temps de vous montrer qu'elle tient à vous pour que, pendant un moment, toutes vos emmerdes ne paraissent plus si graves.
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Videos de David Joy (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Joy
David Joy - Là où les lumières se perdent .À l'occasion de la 8ème édition du festival America, le festival de littératures et cultures d'Amérique du Nord, David Joy vous présente son ouvrage "Là où les lumières se perdent" aux éditions Sonatine et traduit en français par Fabrice Pointeau. Rentrée littéraire 2016. Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/170870/david-joy-la-ou-les-lumieres-se-perdent Notes de Musique : "TENNESEE HAYRIDE" by Jason Shaw - Free Music Archive. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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