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EAN : 9782355847301
Sonatine (20/01/2022)
4/5   128 notes
Résumé :
Retraité depuis quelques années du service des forêts, Ray mène une vie solitaire dans sa ferme des Appalaches. Il attend sans vraiment attendre que son fils Ricky vienne le rejoindre. Mais celui-ci a d'autres préoccupations – se procurer sa dose quotidienne de drogue, par exemple.

Autour d'eux, leur monde est en train de sombrer : le chômage qui s'est abattu sur la région, les petites villes dont la vie s'est peu à peu retirée, la misère sociale, la... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (51) Voir plus Ajouter une critique
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sebastolivre
  27 avril 2022
À l'épreuve du feu.
Comment un père peut sauver son fils de la drogue qui le consume, quand sa vie est déjà un champ de braises et alors que tout brûle autour de lui ? Les Appalaches ressemblent à l'enfer dans ce nouveau David Joy au plus près des sans-grades. Une plume précise et généreuse. Un livre magnétique. 
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marina53
  17 février 2022
Un grand merci à Babelio et aux éditions Sonatine...
Lorsque Raymond Mathis rentra chez lui, ce jour-là, la porte de la maison était grande ouverte. Sans surprise, il se doutait que c'était son fils, Ricky, qui était venu se servir, encore une fois, de tout ce qui pourrait se vendre. Quelques malheureux couverts dépareillés manquaient, le garçon ayant eu la décence de ne pas encore voler les bijoux de sa femme, Doris, décédée trois ans auparavant. Mais, le soir venu, alors qu'il fumait tranquillement son cigare et sirotait son whisky, un appel le fit sortir de sa torpeur. Au bout du fil, son fils. La voix gémissante, c'est à bout de souffle qui lui dit qu'ils allaient le tuer. Sauf si, aux dires de ses ravisseurs, Ray pouvait s'acquitter de sa dette, soit 10000 dollars. Et même s'il ne voulait plus jamais entendre parler de tout ça, s'il se demandait combien de fois il pourrait encore sauver Ricky, Ray n'eut d'autre choix que de rouler vers la Qualla Boundary, l'argent en cash à côté de lui. Certain que, même en menaçant ce dealer de ne plus faire affaire avec celui-ci, ce sera sûrement un autre qui se chargera de lui vendre la dose de trop...
C'est dans une Amérique en proie aux flammes, écrasée par cette chaleur étouffante, se débattent, vaille que vaille, des hommes et des femmes consumés, accros, perdus ou désespérés. Denny Rattler qui vole dans les maisons pour se payer sa dope et sa soeur qui ne sait plus quoi faire pour l'aider ; Ricky Mathis, junkie lui aussi, accro à tout ce sur quoi il pouvait mettre la main (herbe, cachet, meth) ; Ray Mathis, veuf et retraité du service des forêts, qui, suite au drame survenu, va tout faire pour se venger ou encore les flics du comté (quand ils ne sont pas corrompus) qui tentent de démanteler les membres du réseau de drogue qui sévit partout. Des personnages forts, marqués par la vie. Une fois encore, David Joy dresse le portrait sombre d'une Amérique désenchantée, perdue (aussi bien face à la misère sociale, à la drogue qu'au dérèglement climatique) et livrée à elle-même. Un roman, âpre, viscéral, puissant et sans concession. Des portraits croisés déchirants et une plume poignante...
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berni_29
  28 juillet 2022
Attention ! Livre inflammable, pour ne pas dire incandescent...
Nous sommes dans les montagnes de la Caroline du Nord, à l'extrémité sud des Appalaches, là où vit, là où écrit David Joy dont j'ai eu le plaisir de découvrir l'univers romanesque dans le poids du monde. Son dernier roman, Nos vies en flammes, ne parle rien d'autre que du décor qu'il connaît si bien, des histoires qui parlent de drogue, de violence, de pauvreté, de déracinement, de déplacements, de promesses non tenues. Bref, la vie en Caroline du Nord, quoi !
David Joy convoque tout d'abord ce magnifique et attachant personnage qu'est Raymond Mathis, désormais veuf et retraité, dont le métier naguère était de s'occuper des forêts. Seul dans sa ferme des Appalaches, il survit tandis qu'autour de lui des incendies dévastent depuis quelques jours les chères forêts qu'il aime, par milliers d'hectares. Il attend son fils Ricky qui ne viendra pas ce soir...
Raymond Mathis oscille entre le souvenir douloureux de sa femme qui n'est plus et son impuissance à aider son fils à s'en sortir, Ricky, aujourd'hui junky à bout de souffle qu'anime la quête quotidienne de l'argent nécessaire à sa prochaine dose.
« Ce qu'il avait vraiment oublié, c'était la simplicité qui avait rendu si belle leur vie ensemble. »
Parfois un sentiment de culpabilité étreint Ray.
Il ne lui reste plus dans son existence que ce fils qui part en lambeaux comme les forêts autour de lui ainsi que les souvenirs de l'amour de sa femme.
Un jour, Raymond décide de réagir lorsque son fils, devenu la proie des dealers, franchit un pas insoutenable, pour lui, pour son père, pour les autres...
C'est le pas de trop et c'est le doigt qu'on met dans l'engrenage, le geste qu'il ne faut surtout pas commettre...
C'est alors que l'intrigue prend le pas, mais rien ne nous empêche de continuer à effleurer les beaux personnages de ce roman, tandis que la police s'active et que Raymond est aux manettes...
Un récit peut en cacher un autre. Derrière un polar aussi noir soit-il, aussi bien ficelé soit-il, moi ce qui m'intéresse, ce sont les histoires de femmes et d'hommes qui tirent ou tentent de tirer des ficelles qui leur échappent, cherchant un sens à tout cela. Pour peu qu'il y ait une réalité sociologique, culturelle, historique en arrière-plan, je jubile.
Ici j'ai été davantage séduit par l'arrière-pays que pour l'intrigue, certes qui se tient et nous embarque, mais qui n'a rien d'exceptionnel. La beauté du roman est ailleurs, dans son désespoir et son humanité.
Nous sommes sur les terres des Cherokees, qui brûlent aujourd'hui, et leurs descendants expriment comme ils peuvent des douleurs anciennes et actuelles, qu'on veut éteindre à coup de narcotiques.
On pourrait dire : « Noir c'est noir il n'y a plus d'espoir ». Car l'univers de David Joy n'a rien d'une bluette. Sa prose est sombre, sa propre est noire, il n'écrit pas dans la dentelle mais avec ses tripes. Il y a cependant une part d'humanité dans cette lucidité crasse... Et c'est ce que j'aime chez David Joy, la petite lumière qui finit par se faufiler dans les profondeurs abyssales...
Entre le noir des tréfonds de l'âme et le gris des cendres qui retombent du ciel dans un paysage crépusculaire, ce roman offre une magistrale palette de nuances, où la conclusion n'est pas forcément pessimiste, j'y reviendrai...
Ici la forêt des Appalaches brûle et le hasard a voulu que je lise ce roman au moment où nos forêts brûlaient elles aussi, brûlent encore. Hasard ? Pas forcément, plutôt un rendez-vous avec la réalité mondiale à laquelle il faudra douloureusement s'habituer... Mais là c'est une autre histoire, quoique, pas tout à fait, je pense à cela lorsqu'un romancier tel que David Joy offre la parole à des descendants du peuple Cherokee pour lesquels la terre, la nature, les éléments, existent et ont un sens dans cette trajectoire qui les amène à aboutir à leur destin.
Mais ce qui brûle ici est bien autre chose.
Ici viennent les sans-grades, les laissés-pour-compte, l'Amérique qui a voté Trump. Cette Amérique oubliée sur laquelle on éteint des feux comme des canadairs, on balance du rêve à coup d'opioïdes.
David Joy a cette manière impromptue d'inviter l'Amérique blanche et l'Amérique amérindienne dans un même récit, ces deux Amériques qui se regardent, qui se côtoient, qui se confrontent.
Mais David Joy en fait un récit où ils agissent ensemble brusquement.
Ici, dans ce désastre humain, parmi les personnages multiples et attachants, je me suis épris de Denny, ce junky ébouriffé, et sa soeur Carla qui découvre qu'elle a une grave maladie, tous deux descendants d'un peuple ayant tout perdu.
Denny, brûlé par les soleils de son âme, qui a ce sursaut, non pas pour lui, lui et son corps percé par les seringues, ce corps imbibé d'héroïne et de meth, pour lui c'est fichu c'est déjà trop tard, mais ce sursaut, cette évasion de ses démons, c'est important, c'est essentiel, ne serait-ce que pour sa soeur Clara qui se bat elle aussi mais contre d'autres démons qui n'ont rien à voir...
Les personnages de ce roman sont comme des lapins qui fuient dans la trajectoire des phares d'une voiture traversant le paysage à toute vitesse. On dirait des phalènes qui cognent leurs ailes dans les flammes d'une bougie.
Ce roman dit un monde désespéré à la dérive, une perte de sens, la perte d'un endroit et d'un peuple, la mort annoncée d'une culture, tandis que des femmes et des hommes se consument à petits feux.
Regarder vers ce qui reste de soleil, se dire qu'il y a encore de la lumière malgré le crépuscule qui vient, malgré des lambeaux de nuages qui filent derrière les étoiles.
« Désormais, tout le monde était là à regarder les dernières lueurs danser comme un coucher de soleil, sans voir ni comprendre que quand la nuit finirait par tomber, la lumière ne reviendrait pas. La nature même des choses exigeait qu'arrive un moment dans l'histoire où l'espoir serait synonyme de naïveté, où la situation serait trop désespérée pour être sauvée. Raymond le savait, et c'était ça qui lui mettait le coeur en lambeaux.
Mais il y avait toujours des gens disposés à unir leurs efforts pour défendre le bien commun. »
Nos vies en flamme est un chant déchirant et presque désespéré. Presque.
« La joie nécessitait bien souvent qu'on la cherche ».
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ithaque
  04 février 2022
David Joy aime les sujets de poids. Pour lui faire ouvrir sa trousse ou son IPad il faut au minimum 7000 hectares de forêt qui crament ou un cou gracile lesté d'une seringue, il est comme ça David.
De fait, on a du copieux : à ma droite, l'addiction aux opioïdes , souvent créée par le système de santé américain et entretenue par la misère; à ma gauche, les descendants des Cherokees , zombies d'une civilisation anéantie et qui doit se parodier pour survivre.

Que du noir, on y va pour ça d'ailleurs chez David Joy, pas de coupure-pub avec des dentistes bi-fluorés en blouse blanche ou le dernier SUV à 2dollars 6 cents, non, tu vas t'embourber dans le sombre pendant 340 pages et réjouis-toi si 'il te concède une bouée sur le coin de la joue juste avant les derniers borborygmes.

Dans ces contrées des Appalaches où la misère se goinfre dans une replète autarcie, les vies tournent en boucle sur elles-mêmes sans jamais trouver la touche escape.
Ray, père d''un toxico, rumine son impuissance à le sauver; il ne lui restera que la vengeance pour assouvir une colère à la mesure de son besoin de rédemption .
Ceci dit certaines questions joyennes ne nécessitent pas d'habiter les Appalaches pour s'y frire le cerveau : dans quelle mesure est-on responsable du mal-être de ses enfants; jusqu'à quel âge et jusqu'où faut il aller pour leur sauver la peau; cela est-il simplement possible ? Plus d'amour ? Moins de compromis ? Bonne chance Armance.
.
Bon, un titre qui ne m'aura malgré tout pas entièrement mis le feu à la baraque d'un point de vue émotionnel, car les caractères m'ont semblé esquissés à trop grands traits pour s'en imprégner totalement. Des êtres absents à eux-mêmes , ils se sont désertés et il n'est pas facile de coller au fil d'une personnalité à travers ses lambeaux. C'est peut-être le risque d'un récit constitué de bras cassés qui ont lâché la rampe depuis bien longtemps.
En tout cas Joy est un bon auteur car la tension chez le lecteur monte plus vite que la violence réelle. On a rarement eu autant hâte de sortir d'un mobile-home.
Merci à babelio et aux éditions Sonatine pour cet arc-en-ciel du gris au noir qui fait paraître bien riante la petite brume bretonne.
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iris29
  04 avril 2022
Comme son nom ne l'indique pas , David Joy ne fait pas dans la joie. A lui, les sujets sombres, les territoires perdus de l'Amérique, les laissers pour compte, les pauvres, les pauvres bougres, les paumés, les toxicos...
Dans la région des Appalaches, Ray qui vit seul avec son chien, depuis que sa femme est partie dans un autre monde, reçoit un coup de fil : son fils toxico doit une grosse somme à un dealer ... Cette fois-ci est la dernière, après, Ray n'aura plus d'argent de côté. Ray en a marre, les toxicos, sont souvent décevants, ils promettent d'arrêter et puis pffft... Son fils a déjà dépassé ce stade, il ne promet rien. ♫ Noir, c'est noir, il n'y a plus d'espoir... ♫
Ailleurs, plus loin, la forêt brûle.
Dans cette partie d' Amérique, des Amérindiens . Dans cette partie d'Amérique, tout le monde se connait plus ou moins , mais ça se perd. Avant était mieux qu'aujourd'hui , les gens étaient plus solidaires entre eux. C'est une région où la misère s'étale, qu'elle soit économique, sanitaire, intellectuelle, culturelle, et souvent tout ça va ensemble comme un gros paquet cadeau (d'emmerdes en prévision). Quand tu n'as rien, autant s"extasier" et partir dans un autre monde, pour vingt dollars, mais plus dure sera la chute.
Pour l'heure , Ray a décidé d'agir , quitte à bouleverser quelques plans... ♫Il suffira d'une étincelle... ♫
David Joy tout doucement trace son sillon, dans cette terre qu'il connait bien, celle de son enfance. Ce roman qualifié de " noir", pour moi tend vers le western , un western d'un nouveau genre, ♫un Nouveau Western♫. Des Amérindiens , des paysages grandioses, des gentils et des méchants, des policiers à la place des shérifs, un infiltré, des dealers , des piliers de bars ( enfin, de point de deal ) et, en lieu et place du saloon : quelques caravanes , chacunes spécialisées dans un traffic quelconque.
On dirait presque un documentaire, tellement l'histoire est sobre. Les mots sont forts et percutants.

Je vous conseille à la fin, de lire , après les remerciements , la postface.
C'est un article de David Joy publié en 2020 dans la revue America . Un témoignage grandeur nature sur sa vie en Caroline du Nord, son enfance, ses copains décédés... Aux USA, les médecins appuyés par des labos ont prescrit des opioïdes pour tout et n'importe quoi, jusqu'aux enfants , créant une dépendance chez toute une génération ... 93 331 morts par overdose /année 2020. ["Sur les quinze états qui ont enregistré la hausse la plus importante, neuf d'entre eux sont situés dans les Etats du Sud ou les Appalaches." ]
Le titre "Nos vies en flammes" prend alors tout son sens , un sens qui va au délà d'une poignée de personnages, et une ampleur dévastatrice...
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critiques presse (5)
Lexpress   31 mars 2022
Dans une langue somptueuse, précise et sobre, celui-ci met en scène un père, Ray Mathis, en quête d'un semblant de justice après avoir vu son fils happé par la drogue.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   21 mars 2022
Brillante figure d'un nouveau polar américain enraciné dans des territoires ruraux, David Joy dépeint dans "Nos vies en flammes" les maux qui les ravagent, celui de la drogue en tout premier lieu.
Lire la critique sur le site : Lexpress
FocusLeVif   23 février 2022
Dans le douloureux Nos vies en flammes, David Joy met en parallèle l'arrivée de Trump à la Maison-Blanche et les incendies de forêts en Caroline du Nord avec la crise des opioïdes qui ravage les siens.
Lire la critique sur le site : FocusLeVif
LeMonde   17 janvier 2022
Une nouvelle et déchirante complainte des déshérités de l’Amérique blanche signée David Joy.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaTribuneDeGeneve   17 janvier 2022
Après «Ce lien entre nous», tel un Clint Eastwood du roman noir, l’auteur affronte les contradictions de l’Amérique contemporaine sans craindre de passer les bornes. Dans cette Caroline du Nord en friche, les bons sentiments crament à la moindre allumette. Comme les mobile homes des dealers.
Lire la critique sur le site : LaTribuneDeGeneve
Citations et extraits (63) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   05 avril 2022
Ceux qui restaient élevaient leurs enfants dans l'espoir qu'ils s'en sortiraient mieux. Ils leur conseillaient de faire des études pour trouver un bon boulot qui ne rendrait pas leurs mains calleuses, qui ne leur crevasserait pas la peau, qui ne leur briserait pas les os. Nous ne voulons pas que tu sois obligé de travailler comme nous l'avons fait. Voilà ce qu'ils disaient, et c'était une pensée noble mais de mauvais augure. Car au lieu de rester ancrés à l'endroit qui portait leur nom, ils emportaient leur nom avec eux quand ils partaient. Le tissu même de ce qui avait autrefois défini les montagnes se fragmentait et était remplacé par des étrangers qui construisaient leurs résidences secondaires sur les crêtes et faisaient tellement monter le prix de l'immobilier que les quelques gens du coin qui restaient ne pouvaient plus payer leur taxe foncière.
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marina53marina53   18 février 2022
Chaque cercueil est fermé. Chaque vie retourne à la terre. Il est impossible d'échapper à la mortalité du monde, une durée de vie limitée qui touche non seulement ceux qui respirent, mais aussi les pierres du lit des rivières et les étoiles qui tapissent le ciel.
Pourtant, dans ces visions furtives entraperçues au faible éclat de la mémoire, demeure un peu de nous-mêmes, des parties enterrées trop profondément pour les larmes. Et dans l'obscurité vacillante il y a, pour ceux qui regardent assez longtemps pour voir, des fragments de ce que nous avons été, de ce que nous sommes, et de ce que nous serons toujours.
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marina53marina53   17 février 2022
Quand les choses deviennent vides, il ne reste que ce que l'on a gardé en mémoire, les histoires éparpillées comme des graines, les récits qui nous lient les uns aux autres dans ce monde. Nous pouvons les raconter de nouveau, rassembler les vestiges d'âmes qui nous ont explosé dans l'infini, redonner forme aux morceaux éclatés et insuffler la vie de ceux que nous avons aimés et perdus. Quand nous ferons face à l'oubli et nous éloignerons lentement de ce qui nous est familier, ces histoires seront les visages qui nous entoureront, et les voix que nous entendrons quand nous aussi nous éteindrons.
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marina53marina53   19 février 2022
Les gens balançaient toujours leurs vieux téléphones portables dans un tiroir au lieu de les jeter à la poubelle. Celui-ci renfermait des tournevis et un marteau, un Tupperware contenant un assortiment de boulons et d'écrous, de vieilles clés, un couteau rouillé, un rouleau de ruban adhésif camouflage. L'écran de l'Iphone 5 n'était même pas cassé. Ils s'étaient probablement débarrassés du 5 au profit du 6, et avaient à présent échangé le 6 contre le 7, parce que chaque Américain devait avoir le modèle dernier cri, chaque Américain était bête à bouffer du foin.
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marina53marina53   18 février 2022
Quand un homme atteint la fin de quelque chose, c'est une chose de regarder entre ses mains et de voir sa propre vie en morceaux, mais c'en est une tout autre que de regarder en arrière et de voir tout dévasté dans son sillage. La vie ne peut aller que dans une direction, et ce qui reste derrière est à la fois puissant et permanent. Il avait pendant si longtemps refusé de se retourner. Désormais, il ne supportait pas l'idée d'avancer.
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Videos de David Joy (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Joy
À l'occasion des Quais du Polar 2022 David Joy vous présente son ouvrage "Nos vies en flammes" aux éditions Sonatine.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2592747/david-joy-nos-vies-en-flammes
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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