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ISBN : 2743636610
Éditeur : Payot et Rivages (04/05/2016)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Les Amendola rêvaient d'Amérique. Le pays de tous les possibles a tenu ses promesses pour ces italo-irlandais : d'une génération à l'autre, la vie s'est faite plus douce. Mais le 11 septembre 2001 annonce la fin de l'innocence. Bobby, le fils préféré, meurt dans l'effondrement des tours. Bien sûr, la nation honore le héros, pompier new-yorkais. Et après ?
Les petites consolations suit pas à pas chaque membre du clan une décennie plus tard.
Père, mère... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  18 septembre 2016
Bobby est mort. Bobby est mort le 11 septembre car il était pompier à New York, comme son père avant lui qui avait refusé de reprendre la boucherie familiale de Staten Island – parce qu'il ne voulait pas sentir le sang et les os. Il ne reste que des petites consolations pour faire face à ce grand drame familial. Avec l'alcool, les paris sportifs, la prière, l'adultère ou un nouvel amour, chacun à sa manière – qui n'est pas toujours la bonne parce qu'elle les enfonce ou fait souffrir les autres – cherche à combler un immense vide, l'absence de Bobby, le fils, le mari, le frère chéri.
J'ai aimé cette histoire d'une famille italo-irlandaise, ancrée dans la réalité d'un quartier, d'une ville, d'un pays, qui fait face à chaque génération aux désillusions, aux échecs et aux grands drames personnels et collectifs. Ses personnages sont attachants et vivants, réalistes et terriblement humains. A chaque instant, on souffre pour eux, on se désole de leur dérive, on a envie qu'ils s'en sortent, même si on sait que ce sera au mieux, très long, au pire, impossible.
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claraetlesmots
  24 mai 2016
Les Amandola une famille italo-américaine est marquée par le 11 septembre 2001. Bobby un des trois fils pompier a été porté disparu. Dix ans plus tard, sa veuve Tina mère de deux enfants s'autorise à aimer quelqu'un d'autre. Comment vont réagir Gail et Michel les parents de Bobby et ses deux frères ?
Eddie Joyce nous fait entrer dans l'intimité de chacun des membres de la famille : comment ils ont vécu le deuil et comment ils vivent à présent. Gail entretient en permanence le souvenir de son fils cadet. Chaque jour, elle passe dans son ancienne chambre. Michael ancien pompier se culpabilise d'avoir donné envie à son fils de suivre sa trace. Et s'ils forment un couple solide, ils ont connu des tempêtes bien avant la mort de Bobby.
Tina ne sait pas comment annoncer sa relation toute récente. Elle appréhende et craint la réaction de chacun. Comme celle d'être heureuse à nouveau ou de ne pas y réussir. Car elle et Bobby se connaissaient depuis le lycée. Peter le frère aîné de Bobby consacre tout son temps à son travail d'avocat, il assiste à l'effondrement de son mariage et de sa carrière. Ses parents ne sont pas au courant car entre lui et sa mère, la communication a toujours été difficile. Dès le lycée Franky lui s'est très vite attiré des ennuis . L'alcool, la drogue et la mort de son frère lui a fait perdre tous ses repère car il le vénérait. En nous retraçant l'histoire des parents de Gail de souche irlandaise et ceux de Michael des italiens venus s'installer aux Etats-Unis, on remonte d'une génération.
Et l'on découvre ce qu'ils aspiraient pour leurs enfants, leurs espoirs et leurs désillusions.
Un premier roman complètement addictif qui nous plonge au coeur de cette famille ou la psychologie de chacun des personnages est détaillée, creusée tout comme les relations sans aucun pathos mais avec une réelle empathie et de l'humour.
J'ai juste un bémol : certains passages sont moins réussis avec quelques petites longueurs.
Mais j'ai vibré, j'ai aimé chacun d'eux avec leurs qualités et défauts et en particulier Gail et Tina. Roman également sur les origines où tout est très juste !

Lien : http://claraetlesmots.blogsp..
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chocoladdict
  30 mai 2016
Eddie Joyce était avocat et avait peut-être la plume qui le démangeait énormément. Un jour il a décidé de se lancer et il a écrit un roman choral retraçant l'histoire d'une famille italo-américaine et traduit dans une dizaine de langues (peut-être qu'il a mis 10 ans à écrire ce livre mais ça me fait quand même « rêver »).
Je suis désolée pour ceux et celles qui me lisent depuis quelques années et vont avoir le sentiment que je radote sérieusement mais j'ai un gros penchant pour les romans choraux, ceux qui nous plongent dans l'histoire d'un groupe (finalement comme dans une série).
Le point de départ Des petites consolations est la mort de Bobby, lors des attentats du 11 septembre. Quelles répercutions a t-elle eu sur les membres de la famille? Alternant les voix qui portent le récit (et réussissant ainsi à le rendre addictif), Eddie Joyce entre dans l'intimité de chacun, s'interrogeant sur la façon dont on vit le deuil et comment on « poursuit » sa route. de Gail, la mère (un des personnages les plus attachants, « mains froides, coeur chaud ») à Tina, sa femme en passant par Peter, l'auteur dresse une galerie particulièrement réussie.
Malgré quelques passages moins réussis, on sent combien Eddie Joyce aime ses personnages (tout comme Pedro Almodovar et Woody Allen) et c'est pour cela qu'on n'a pas envie de les quitter.
Lien : http://www.chocoladdict.fr/2..
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majolo
  05 septembre 2017
Gail et Michael ont trois fils, Peter, Frankie et Bobby. Bobby était pompier, comme son père. Il y a dix ans, le 11 septembre 2001, Bobby est mort dans l'incendie des twin towers. Il a laissé derrière lui sa veuve, la jolie Tina, et leurs deux enfants Alyssa et Bobby Jr.
À la veille des 10 ans de Bobby Jr, Gail prépare la réunion familiale et se souvient: sa jeunesse, son mariage, la naissance de leurs fils, leurs espoirs, leurs désillusions, et le terrible drame qui a fait voler en éclat bien des certitudes. Gail est restée très proche de Tina. Mais Tina a rencontré quelqu'un, et elle veut leur présenter.
Voilà un très bon roman américain classique, comme je les aime, dans la même veine que ceux de Richard Russo pour n'en citer qu'un.
Le quatrième de couverture nous apprend qu'Eddie Joyce a délaissé sa carrière d'avocat pour celle d'écrivain: il a bien fait. Je ne sais s'il était bon avocat, mais c'est un écrivain, un vrai, un conteur qui nous offre une histoire bien construite, profondément touchante. Il nous parle du deuil, bien sûr, mais aussi de la complexité des rapports familiaux, de l'amour, de la jalousie, de la pudeur, de la solitude aussi. Une grosse émotion pour moi que cette lecture. Je suis sûre de n'être pas seule dans ce cas, car cela fait toujours plus ou moins écho à nos propres histoires.
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Shambala
  15 février 2017
Staten Island, île en face de Manhanttan, une île considérée comme le « New York provincial ».
Difficile de faire un livre sur l'après onze septembre et les familles en deuil sans tomber dans la sensiblerie et le misérabilisme. Pourtant, c'est ce qu'a su faire Eddie Joyce avec ce très beau roman sur la famille Amendola. Cette famille italo-irlandaise, au fil des années, a su faire sa place aux Etats-Unis. Mais lors de l'effondrement des tours, Bobby, le fils « préféré », pompier, meurt dans l'exercice de son métier.
Même s'il est honoré par son pays, comment sa femme, ses enfants, ses parents, ses frères arrivent-ils à poursuivre leur existence dix ans plus tard ? L'un des frères s'abrutit de travail, l'autre noie son chagrin dans l'alcool, avec toujours l'ombre de ce héros qui plane sur eux. Un jour, Tina, sa veuve, se sent prête enfin à reconstruire sa vie. E si Gail, sa belle-mère, la comprend, pour elle c'est comme une deuxième deuil.
Avec beaucoup de sensibilité et de finesse, l'auteur analyse les sentiments et les comportements des membres de cette famille qui, jour après jour, avancent dans l'existence, et font face à leur douleur comme ils peuvent.
Excellent premier roman.
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critiques presse (3)
LesEchos   29 juillet 2016
Eddie Joyce réussit un coup de maître avec son premier roman.
Lire la critique sur le site : LesEchos
LeFigaro   03 juin 2016
Eddie Joyce raconte une chronique familiale new-yorkaise, dix ans après le 11 Septembre.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeFigaro   03 juin 2016
Eddie Joyce raconte une chronique familiale new-yorkaise, dix ans après le 11 Septembre.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
claraetlesmotsclaraetlesmots   24 mai 2016
- Tu es italien par le sang. Moi, par la géographie.
Elle regarde la colère de son fils s'effriter. Il trempe un morceau de toast dans le jaune de son oeuf.
- Italienne par la géographie ? Elle est pas mal, celle-là. Ça fait combien de temps que tu la gardais au chaud ?
- Quelques années, j'attendais le bon moment.
- Bien joué.
Il rit, elle sourit. Elle boit son café. Elle devrait jeter l'éponge, ne pas gâcher cette bonne ambiance, finir sur cette note. Mais l'intransigeance de Peter l'exaspère. Sa vie toute entière est une façon de dire qu'il la rejette, qu'il rejette les siens, qu'il rejette la façon dont il a été élevé. Elle est perdue.
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claraetlesmotsclaraetlesmots   24 mai 2016
Mais cela ne se passe pas ainsi. La douleur présente plusieurs dimensions, une certaine densité. Plusieurs visages, plusieurs facettes. Elle vous heurte chaque jour sous un angle différent. Elle mérite notre respect, à bien des égards. On doit porter le deuil de tout : des défauts comme des qualités, des mauvais moments comme des bons. Il faut retourner le moindre caillou et accueillir à bras ouverts les souffrances qui s'y tapissent. C'est à cela que servaient les histoires qui parlaient de Bobby. Ensemble, Tina et n'ont négligé aucun caillou.
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sylencesylence   24 janvier 2018
La punition que l'on inflige à ses enfants est tout aussi important que le fait de les punir. Ne jamais verser dans la cruauté, même si eux ont été cruels.
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