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EAN : 9782743623296
Payot et Rivages (11/04/2012)
3.63/5   26 notes
Résumé :
On sait que Nora joua un rôle essentiel dans la création des grandes figures féminines de l’œuvre de Joyce : Gretta, Bertha, Molly, Anna Livia renvoient sans cesse en écho au mystère de la féminité, sur lequel il n’a cessé de s’interroger et dont Nora représentait pour lui le modèle vivant à travers ses infinis avatars.
Les lettres de James Joyce à Nora se concentrent sur deux grandes périodes. 1904, d’abord ; l’année de leur rencontre : de juin à décembre 19... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Après avoir lu le texte d'Edna O'Brien "James & Nora" je ne pouvais que me procurer ces lettres. Et bien m'en a pris !
C'est un portrait de Joyce qui se dessine là. Un homme passionné, obsessionnel parfois, qui peut être préoccupé par l'argent, porté sur la sensualité, la lingerie, obscénité aussi, voire la scatologie. C'est l'homme privé ici, l'homme de Nora. Mais pas réellement Nora, ou alors légèrement en creux. Car nous n'avons que les lettres de Joyce, avec parfois des allusions aux réponses, mais nous n'avons pas les écrits de la seconde personne de ce couple. Il y a donc un déséquilibre certain, mais c'est aussi l'occasion de se focaliser sur Joyce, son portrait.
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Plongée épistolaire dans l'intimité du couple Joyce, éclairant avec vigueur les personnages Molly et Anna Livia.

Publiée en avril 2012 dans la Petite Bibliothèque Rivages, cette brève mais intense correspondance entre James Joyce et sa future épouse Nora Barnacle, constitue un témoignage étonnant à plus d'un titre.

Saisie en deux principaux épisodes, au moment de leur rencontre en 1904 d'une part, à un moment un peu compliqué de leur relation, assorti d'une séparation géographique en 1909, d'autre part. On sera peut-être surpris, comme nous l'indique l'excellente préface, de ce que ces lettres traduisent de l'intensité compliquée d'une relation britannique de couple dans le victorianisme finissant, et de la part énorme qu'y tiennent les obsessions de James Joyce vis-à-vis de "la Femme", avec un contenu fétichiste indéniable, et une crudité qui ne s'embarrasse pas toujours de détails (ou plutôt, qui en fournit énormément...).

Le plus grand mérite de ces lettres reste d'éclairer d'un jour puissant des éléments de la vision que Joyce pouvait avoir de ses personnages-clé que sont la Molly Bloom d' "Ulysse" et la Anna Livia Plurabelle de "Finnegans Wake".
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Les critiques littéraires de certains journaux nationaux ont vanté la publication de ces lettres comme un évènement absolu. Je me précipite donc sur l'ouvrage, admirateur fervent de l'auteur d'Ulysse.
Les lettres sont celles (à sens unique) qu'écrivit Joyce en 1904 et 1909 à Nora, sa muse et épouse (mariage seulement en 1931).Il n'y a pas hélas les réponses de Nora aux lettres de Joyce qui vont du tout début de leur idylle, à l'année 1909 où le ton des lettres est celui de l'intimité la plus secrète d'un couple.
Ce recueil vaut certes par son contenu,mais heureusement aussi par la préface très éclairante du traducteur André Paria.
Certains retiendront la douce poésie des premières lettres, d'autres l'érotisme sauvage de celles de la maturité. On pourra découvrir les fantasmes de James Joyce. Quelle affaire! Je suis d'accord avec les critiques quand ils soulignent que ces lettres exposent le côté humain de Joyce, et au delà des grands écrivains ou artistes. Ne le savait-on pas déjà? Pour ma part, je préfère garder de ces lettres la poésie fraîche de l'amour naissant puis les traits de caractères de Joyce que l'on devine assez "obsessionnel compulsif", maniaque des détails, jaloux, soucieux de l'apparence, très macho par moments. Oui on voit bien l'homme au travers de ces lettres, peut être trop. Hormis au profit des spécialistes de Joyce, je vois finalement assez mal l'intérêt d'exposer ces lettres qui pour certaines au moins, auraient pu, sans perte pour la littérature, demeurer dans la sphère privée où elles ont été conçues et qui doit conserver ses mystères.
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Ce volume qui contient des lettres écrites par James Joyce à Nora, celle qui deviendra son épouse en 1931, est pour le moins étonnant.
Loin des clichés sur les relations sentimentales, cet échange épistolaire concentre de nombreux sentiments: passion amoureuse, jalousie, désir, etc. Il s'agit d'un document important pour comprendre les figures féminines de Joyce et son travail littéraire en général.
Homme qui se définit comme un asocial, particulièrement méprisant à l'égard de ses compatriotes irlandais, Joyce concentre tous ses désirs sur Nora qui est tour à tour dépeinte avec beauté, cruauté, avidité. Joyce va jusqu'à écrire des lettres pornographiques y évoquant jusqu'à ses plus fous fantasmes tant l'éloignement de celle qui est tout pour lui semble le perturber. Cependant, j'ai été gêné à la lecture, non pas tant par la luxure, par le style que par le côté intime de ces lettres que l'auteur ne souhaite pas voir lu par d'autres que sa chère et tendre. Il le répète à plusieurs reprises et pourtant, voilà que des milliers de personnes sont au courant de ses moindres fantasmes. C'est principalement ce qui justifie ma note; ça, et le fait que cet ouvrage n'est accessible qu'avec une bonne connaissance de l'auteur car l'on n'y voit guère d'intérêt sans avoir lu et compris l'oeuvre de Joyce. Notons que la préface d'André Topia est très instructive. Elle donne quelques clés importantes mais je conseille vivement de d'abord lire plusieurs romans de Joyce ainsi que la préface de Topia avant d'entamer ce court ouvrage.
Lien : http://prat-books.blogspot.f..
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Seuls les lettres de Joyce sont présentes mais elles laissent deviner le contenu des lettres de Nora.
Plongée au plus profond de leur intimité avec ces lettres qui relatent la vie de ce couple bien connu des irlandais. On y suit le parcours de Joyce à travers ses déplacements mais Nora reste toujours le sujet principale. Ces lettres sont celles d'un homme passionné, profondément amoureux et jaloux.
Quelques passages érotiques... surprenants.
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critiques presse (3)
LeMonde
13 juillet 2012
Chant d'amour romantique et charnel, la correspondance de Joyce rend à Nora le plus bel hommage.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Liberation
09 juillet 2012
Prenant à rebours nos pratiques pantouflardes, Joyce introduit dans le couple tant d’inquiétude et d’absolu que l’on sort de la lecture de ces lettres au mieux humilié, au pire déséquilibré.
Lire la critique sur le site : Liberation
Bibliobs
04 juin 2012
La Correspondance de James et Nora, où la pornographie se mêle au catholicisme, est un document précieux sur l'auteur d'«Ulysse».
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Nora, ma chérie fidèle, ma petite écolière polissonne aux doux yeux, sois ma putain, ma maîtresse, autant qu'il te plaît (ma maitresse branleuse ! ma petite pute salope !) tu es toujours ma belle fleur sauvage des baies, ma (campeurnul) campanule, ma fleur bleue sombre trempée de pluie.
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Les gens vivent ensemble dans les mêmes maisons toute leur vie et à la fin ils sont toujours aussi éloignés les uns des autres.
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Tu es à moi, ma chérie, à moi ! Je t'aime. Tout ce que j'ai écrit plus haut est seulement un moment ou deux de folie brutale. La dernière goutte de sperme a à peine jailli dans ton con que c'est fini et que mon sincère amour pour toi, l'amour de mes poèmes, l'amour de mes yeux pour la séduction de tes yeux étranges, vient souffler sur mon âme comme un vent chargé d'épices. Ma bitte est encore brûlante et raide et vibrante de la dernière poussée brutale qu'elle t'a donnée, que l'on entend s'élever les frêles accents d'un hymne d'adoration, tendre et pitoyable, adressé à toi, montant des sombres cloîtres de mon coeur.
Nora, ma chérie fidèle, ma petite écolière polissonne aux doux yeux, sois ma putain, ma maîtresse. (...)

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Tu t'arrêtais là avec lui : il t'enlacait et tu levais ton visage et l'embrassais.
Qu'avez-vous fait d'autre ensemble ? Et le lendemain tu me retrouvais !!
J ai appris cela il y a seulement une heure de sa propre bouche.
Mes yeux sont pleins de larmes, larmes de chagrin et de mortification.
Mon cœur est plein d'amertume et de désespoir.
Je ne peux rien voir d'autre que ton visage levé alors pour rejoindre celui d'un autre.
O Nora, aie pitié de moi pour ce dont je souffre maintenant.
Je vais pleurer pendant des jours.
Ma foi en ce visage que j aimais est détruite.
O, Nora, aie pitié de mon pauvre amour misérable.
Je ne peux te donner aucun des noms qui me sont chers car ce soir j'ai appris que le seul être en qui je croyais n'était pas loyal envers moi.
O Nora tout doit-il être fini entre nous?

Écris-moi, Nora, par égard pour mon amour mort.
Je suis torturé par les souvenirs.
Écris-moi, Nora, je n' aimais que toi: et tu as détruit ma foi en toi.
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Men want to put their signature at the bottom, women don't want to finish the letter.
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Savez-vous quel livre célèbre la ville de Dublin et ses habitants ? Enfin… quand je dis « célèbre »… il les montrent surtout comme une belle bande d'hypocrites…
« Gens de Dublin », de James Joyce, c'est à lire en poche chez GF.
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