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Critiques sur Si on dansait... (37)
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Derfuchs
  17 novembre 2019
Si on dansait, le titre est tout à fait inapproprié car on ne danse pas dans ce bouquin, rien, jamais, pas un paso, pas un tango, pas de pas de danse, en revanche de la musique il y en a, plein de musique et, alors, on chante! C'est mieux de chanter l'Alleluia du Messie de Haendel plutôt que de le danser, si, quand même!
Frank est disquaire dans une petite rue d'une ville, Unity street, la rue de l'unité qui donne dans High street, la grande rue, là où se passe la vie dense et intense. Dans l'unité quelques commerces de gens qui se connaissent bien, qui se soutiennent contre les gros de la grande rue. Il y a aussi une tatoueuse, amoureuse de Frank, une ancien prêtre en retraite vendeur d'objets religieux, un boulanger, des jumeaux croque-morts et un bistrot où chacun échoue seul ou en groupe pour partager sa solitude.
Frank vend des vinyles, que des vinyles, pas de CD, c'est pas de la musique les CD's. Il est aidé par un jeunot, Kit qui range les disques que Frank dérange ayant son propre classement.
Frank a ouvert sa boutique quand Peg, sa mère est morte. Peg lui a appris tout ce que l'on peut savoir sur la musique, toute la musique tous genres confondus, sacré, baroque, moderne, jazz, rock, etc. Les yeux de Bach, les silences de Beethoven et beaucoup d'autres anecdotes qui s'accompagnent d'un disque écouté sur la "dansette".
Franck a un talent, il sait quelle musique va avec qui, ainsi quand tel client vient choisir un disque et qu'il déclare n'aimer que Chopin, Frank le regarde et lui choisit un vinyle d'Aretha Franklin. Ebloui, le client ne jure plus que par Aretha et achète tous ses disques.
Lisa est une jolie dame qui vient voir le disquaire. En apercevant Frank elle tombe en pâmoison, coup de foudre, elle s'écroule sur le trottoir. Réveillée elle s'enfuit oubliant son sac.
Elle repassera, c'est sûr.
A force de non-dits, ces deux là, fait l'un pour l'autre, enfermés dans leurs secrets, vont se défaire avant que de s'être connus. A qui la faute, Lisa qui a trop parlé, Frank pas assez ? Un peu des deux certainement et la route destinée à être parallèle, s'écartera pour les perdre. Définitivement ?
Ce livre est extrêmement rafraîchissant, quatre actes, pardon quatre faces A,B,C et d'qui se tiennent bien dans ce lieu utopique où rester soudés ne sera pas suffisant pour arrêter le rouleau compresseur des promoteurs.
J'ai beaucoup appris sur les compositeurs, les musiciens et les interprètes avec ces chapitres intercalés dans le récit où maman Peg raconte la/sa musique. Il y a une ambiance très sympathique et la prose de Joyce est vraiment chantante, elle est pénétrante, parfois envoutante quand Peg dit le fait du Beata viscera de Pérotin ou le King of blue de Miles Davis. Un voyage en musique et en amitié réjouissant.
Le final est un feu d'artifice.
La playlist de Peg se trouve à la fin du bouquin.
Lien : https://www.babelio.com/livr..
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Fandol
  09 mai 2018
Pourquoi ne pas traduire le titre original de ce beau roman de Rachel Joyce par le disquaire ? C'est vraiment trop réducteur d'avoir choisi Si on dansait… car le héros de ce livre réjouissant est Frank, un disquaire passionné par TOUTES les musiques et surtout acharné défenseur des vinyles.
Cette mise au point me paraît indispensable avant de conseiller vraiment la lecture d'un livre émouvant, prenant, fort bien documenté et riche en informations. Plongeons-nous donc sans plus attendre dans la mise en place de l'histoire de ce disquaire et d'une certaine Lisa.
Unity Street est une rue de Londres pas comme les autres, en mauvais état, délaissée par la municipalité, convoitée par un promoteur vorace mais où tout le monde se connaît et s'entraide, depuis Maud la tatoueuse, en passant par le Père Anthony, les frères Williams, Madame Roussos et surtout Frank, le disquaire, assisté par Kit.
Seul contre une mode envahissante, l'invasion du CD, Frank résiste, ne vend que des vinyles qu'il classe à sa façon dans sa boutique où les cabines d'écoute sont deux armoires : « L'avenir appartient au vinyle, clamait-il »…
Mieux que ça ! Frank a un don pour deviner de quelle musique a besoin son client car il a eu une formation impressionnante, enfant puis adolescent, grâce à Peg, sa mère. Nous sommes en 1988. Frank a 40 ans et cette femme qui s'est évanouie devant sa boutique a quelque chose de différent. Plus loin, c'est encore de Frank qu'il s'agit : « Il était ravi, confus, excité, terrifié, heureux, triste, tellement sûr de lui et totalement confus. »
Ainsi, Rachel Joyce m'a captivé par son écriture, intrigué et tenu en haleine jusqu'au bout avec cet amour partagé qui n'arrive pas à émerger totalement : « Frank était tellement occupé à aimer les autres qu'il était incapable d'envisager que quelqu'un puisse l'aimer en retour. »
De plus, le récit est émaillé de grands morceaux de musique, des Quatre saisons de Vivaldi à King of Blue de Miles Davis, sans oublier le Messie de Haendel, Bach, les Beatles, Beethoven, les Beach Boys, Pérotin, Puccini, James Brown, Led Zeppelin, Duke Ellington, Berlioz, Chopin, Aretha Franklin, Shalamar, João Gilberto… La liste est longue mais chaque compositeur ou artiste cité a son rôle et son utilité dans le récit.
La dernière partie du roman, sa face D, nous rapproche d'un seul coup d'aujourd'hui puisque nous voici en 2009, que la musique est partout, que le CD vit ses derniers instants et surtout que le vinyle donne raison à Frank. Au fait, où est-il ? Qu'est-il devenu ? Et Lisa ? Jusqu'au bout, ce roman émeut, inquiète, régale : « Alleluia ! ». C'est non seulement un hommage au vinyle mais surtout à la musique, à la chaleur humaine, à la vie.
Je remercie vivement Masse Critique de Babelio et XO Éditions pour cette belle découverte.
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nathavh
  03 juin 2018
Musique maestro ! "Si on dansait.." est le titre en français du quatrième roman de Rachel Joyce dont je découvre ici la plume. Dommage que l'on n'ait pas conservé le titre original que je trouve plus parlant et moins romance ! "The music shop" car ce roman est vraiment un hommage à la musique et aux disquaires.



Je vous explique.



Nous sommes à Londres, Unity Street, une petite rue délabrée, de plus en plus désaffectée car peu à peu les commerçants et habitants désertent leur quartier cédant à la pression de l'immobilière Anderson qui rachète tout dans le but d'un grand projet résidentiel.



Ils sont une poignée à faire de la résistance et à se serrer les coudes, il y a les frères Williams qui gèrent leur magasin de pompes funèbres, Maud la tatoueuse, le père Anthony et son commerce de Bondieuseries, Madame Roussos et quelques autres sans oublier notre personnage principal, Frank le disquaire.



Nous sommes en 1988, le vinyle est en voie de disparition laissant place au CD mais Frank n'en démord pas, il est exclu qu'un CD entre dans sa boutique, il ne vendra que des vinyles. Frank a un don, il trouve pour chacun la musique qui lui convient, c'est en quelque sorte un musicothérapeute, il rend les gens heureux !



Un jour, Lisa Brauchman, une mystérieuse femme au manteau vert s'évanouit devant sa porte . Pour la première fois Frank est troublé d'autant plus qu'elle lui demande des cours pour comprendre la musique. Lisa porte un secret en elle, quel est-il ? Il changera leurs vies.



Je ne vous en dirai pas plus, à vous de découvrir ce secret et ce qui changera pour chacun.



Le roman est original dans sa présentation, il se découpe comme un double album : face A, B, C, d'et bien entendu sans oublier le morceau caché.



Je vous avouerai ne pas avoir été séduite par la face A, trop longue à mon goût, avec des répétitions, un peu brouillon, des personnages sans profondeur, j'ai failli raccrocher mais les passages où Frank raconte son enfance et nous décrit merveilleusement la musique, l'écoute du silence avant la musique, les harmonies, les choeurs... m'ont donné envie de persévérer et j'ai bien fait. La magie a commencé à se dégager et cela fonctionnait vraiment, les personnages ont pris de l'ampleur, cette ode à la musique, l'espoir ont pris une autre dimension. L'écriture fluide et harmonieuse ont donné un autre rythme à la lecture.



L'espoir, la solidarité, l'histoire d'amour naissante donnaient envie de croire que tout était possible.

On apprend beaucoup de choses sur la musique classique, rock ou contemporaine. Un must : la playlist en fin d'ouvrage où les liens vers Deezer ou Spotify, pour savourer l'instant.



La musique rapproche, soigne, guérit, elle fait partie de nos vies, porteuse d'espoir elle fédère et rend heureux.



Merci à Babelio et aux éditions XO pour cette découverte. Un moment de lecture agréable.





Ma note : 7/10

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elleaimelire
  26 mai 2018
Sur la couverture, il est indiqué que Rachel Joyce est l'auteure du Best-Seller mondial La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry. Pour tout vous avouer je n'avais jamais entendu parler de ce livre ni de l'auteure. Je suis donc partie à la découverte de ce roman sans savoir ce que je pouvais en attendre. Je remercie les éditions XO et Babelio pour cette mase critique privilégiée et l'envoi de cet ouvrage.

"Il y avait une boutique de disques."

Dès la première phrase, le décor est planté. La musique sera au coeur de ce roman. Nous sommes à Londres, dans une impasse qui tombe en ruine. Nous allons d'emblée à la rencontre des quelques habitants de cette ruelle à l'écart. Ainsi, nous faisons la connaissance de Frank le disquaire, Kit son employé décalé, Anthony l'ancien prêtre, Maud la tatoueuse, tous plus extravagants les uns que les autres, une belle et joyeuse bande de voisins ! Un jour, une mystérieuse et belle inconnue fait un malaise juste devant la porte de la boutique de vinyles. La femme au manteau vert et aux mains gantés va rapprocher à son insu la belle équipe de Unity Street.

Quand un client entre dans la boutique, Frank l'écoute, et sait toujours trouver le disque qui convient. Frank, fait preuve d'une grande patience, et par le choix des disques qu'il leur propose, répare les coeurs, donne du bonheur à ses clients. Kit, est maladroit, mais apporte beaucoup à la bonne ambiance. En étant l'exact opposé du patron, il le complète parfaitement bien, à eux deux, ils forment une belle équipe. Aussi quand Kit se rend compte que Frank est troublé par l'inconnue au manteau vert, Lisa, il fera tout pour en savoir plus, aidé par ses compères de la ruelle.

"[…] ce qui comptait c'était sa capacité d'écoute et son infinie patience. Enfant, il pouvait rester des heures avec un morceau de pain dans la main, à attendre qu'un oiseau vienne le picorer."

Le roman alterne les chapitres du présent dans la boutique de vinyles, et ceux où Frank se souvient de sa mère Peg, celle qui est à l'origine de sa passion pour la musique et pour les vinyles et rien d'autres. Peg lui a tellement appris, tant sur la vie des musiciens et compositeurs, jusque dans les plus petites anecdotes, que sur le côté technique de la musqiue. Rachel Joyce a mené un beau travail de recherches pour réunir toutes ces informations qui donnent envie au lecteur d'en savoir plus et surtout de découvrir et d'écouter les morceaux en questions !

"La musique c'est une histoire de silence. […] La musique sort du silence et elle y retourne toujours. C'est un voyage. […] Dans la musique elle-même il y a du silence. C'est comme si tu te retrouvais face au vide. Tu ne sais pas ce qu'il va se passer après. […] Mais le silence préféré de Peg, c'était celui du choeur de l'Alléluia. Ce bref moment d'anticipation avant la volée de timbales finale. Il faisait jaillir chez elle des torrents de larmes. Chaque fois.
C'était dans le silence que la magie se produisait."

Plus que tout j'ai adoré l'ambiance de ce livre : l'extravagance et l'insouciance de Kit, la ronchonne Maud, la positive attitude du Père Anthony, le si généreux Frank. Ajoutez la mystérieuse Lisa, et cette histoire vous rappellera un peu la fameuse comédie Coup de foudre à Notting Hill. Dès les premières pages, j'ai été entraînée dans la boutique de vinyles, j'ai vibré au son des disques de Frank, rigolé avec ses amis. Un très bon moment de lecture ! Et surtout, plus je lisais plus j'imaginais ce roman au cinéma !(Une adaptation au cinéma est-elle prévue ?)

"Il aperçut alors quelqu'un qui lui faisait signe de la main et sautillait sur place.
– Kit ?
A quelques pas de là se tenait Maud, l'air renfrogné, avec ses collants à rayures et sa veste en fausse fourrure. le Père Anthony – qui portait une casquette cache-oreilles – consultait les horaires de bus en exhalant des bouffées de buée blanches."

En bref, une belle comédie pleine de références musicales diverses, de solidarité, d'amitié, de gens ordinaires et d'humour aussi : un véritable coup de foudre à Unity Street ! Un livre drôle et touchant à la fois. Plus qu'une lecture, j'ai eu l'impression de lire un film !
Lien : https://ellemlireblog.wordpr..
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MademoiselleMaeve
  11 juin 2018
Si on dansait… est le nouveau roman de Rachel Joyce. J'avais découvert cette auteure en lisant La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry arriva le mardi. Et ce roman, qui a connu un grand succès, m'avait bien plu. Malheureusement, je n'ai jamais trouvé le temps de lire la suite, La lettre de Queenie, tout ce qu'elle n'a pas pu dire à Harold Fry.

Si on dansait… n'a rien à voir avec Harold et Queenie, il s'agit d'une toute autre histoire. Une histoire de danse, peut-être ? Question pertinente, mes chers amis, surtout que la réponse est non. Hé oui, malgré son titre, ce roman ne contient ni foxtrot, ni quickstep, ni twerk, ni aucun autre mouvement tendance. Mais de quoi parle-t-il donc ? Hé bien, il parle de musique.

Frank est disquaire. La musique est sa passion et il a une manière très particulière de ranger les vinyles dans sa boutique. Il les classe plus ou moins par association d'idées. Si vous aimez tel compositeur de musique classique, vous pourriez aimer ce morceau des Pink Floyd ou cet album de Marvin Gaye ? Personnellement, je trouve l'idée excellente.

Frank a un autre talent. Il voit la musique des gens. Celle dont ils ont besoin. Vous entrez dans sa boutique avec l'idée d'acheter du Chopin et il vous dit que ce dont vous avez besoin c'est d'Aretha. Et effectivement, installé dans son armoire aménagée, un casque vissé sur vos oreilles, vous écoutez Aretha et elle chante juste pour vous. Les mots de sa chanson, celle choisie par Frank, se fraient un chemin jusqu'à votre coeur et changent votre vie. Je dois dire que j'aurais adoré que Frank trouve ma chanson…

La boutique de Frank se situe dans un petit quartier qui est en train de tomber dans les mains d'un promoteur. Les habitants et les autres commerçants se retrouvent souvent chez Frank et beaucoup sont là le jour où Lisa fait un malaise devant la boutique et entre dans leur vie à tous.

Si on dansait… est un joli roman sur la musique et sur les gens, sur une époque aussi. Celle de l'arrivée des CD dans nos vies à la fin des années quatre-vingt. Il m'a rappelé de bons souvenirs, une autre époque de ma vie quand je passais des heures entières dans les magasins de disques à baver sur les CD, découvrant les albums à l'écoute et repartant parfois avec un disque que j'avais pu m'acheter avec mon argent de poche. J'adorais ces moments !

Ce roman m'a aussi rappelé High Fidelity de Nick Hornby, adapté au cinéma par Stephen Frear avec John Cusack (j'ai dû voir ce film au moins dix fois). On y retrouve un disquaire passionné et meurtri par la vie et des personnages un peu dingues, légèrement paumés, qui forment une famille. Et c'est très chouette !

Le grand plus de ce roman est sa bande originale. Je vous invite, si vous vous laissez tenter par Si on dansait…, de l'écouter durant votre lecture.
Lien : https://mademoisellemaeve.wo..
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Ladoryquilit
  20 février 2019
Londres, dans le fond d'une impasse délabrée, c'est entouré de sa bande d'amis que Franck tient sa petite boutique de vinyles. Ce qui fait sa petite renommée dans son quartier, c'est le don qu'il a de conseiller avec un simple regard la musique qui conviendra à son client. Lorsqu'il rencontre Lisa, une mystérieuse femme au manteau vert, c'est après que celle-ci se soit évanouie devant sa boutique, elle y reviendra pour le remercier, puis pour lui demander des cours pour comprendre la musique. Se sera alors l'occasion pour Franck d'apprendre à la connaître, elle qui lui fait battre son coeur un peu plus vite et de replonger dans son enfance. Mais hélas, tout finit un jour par s'écrouler...

Rachel Joyce est une auteure que j'avais découverte il y a maintenant quelques années avec son roman La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry arriva le mardi. Sous le charme de son écriture j'avais ainsi pu lire tous ses titres et son petit dernier Si on dansait... me faisait de l'oeil depuis un long moment, alors lorsque je l'ai trouvé à la médiathèque je n'ai pas hésité une seule seconde à l'emprunter.

Si on dansait... c'est donc l'histoire de Franck. L'histoire d'un homme ordinaire qui vit, plus ou moins bien, de sa passion, qui se serre les coudes avec ses voisins et amis et qui se sent tout chamboulé par la rencontre d'une femme, Lisa. Dans les pages de ce roman, on y croise alors de la musique, de la tendresse, mais aussi de l'humour par des personnages hauts en couleur et parfois même un peu loufoques.

C'est dans une petite impasse délabrée de Londres que tout se joue, que la vie se déroule devant les yeux du lecteur. Un quotidien qui semble parfois bien banal, mais pourtant qui rayonne, un quotidien bouleversé par plus d'une difficulté, mais qui tient le coup par tout un élan de solidarité. Et puis à l'amitié qui y est représentée, s'y ajoute l'amour... L'amour qui surgit quand on n'y croyait plus, l'amour qui naît à petits pas timides entre Franck et Lisa, l'amour qui fera faire des choix plus ou moins difficiles, et cet amour, en plus de nous émouvoir, nous intriguera jusqu'aux toutes dernières pages.

"Être avec elle, c'était comme regarder le soleil fixement. D'abord, il ne voyait absolument rien, mais dès qu'il détournait le regard elle était là, telle une empreinte d'un blanc éclatant qui s'imprimait sur tout ce qui l'entourait."

Si on dansait... est un roman dans lequel nous plongeons avec beaucoup de plaisir. On sent que derrière la musique, derrière tous ces titres croisés au fil des chapitres il y a de la recherche, ce qui rend tout cela presque passionnant. Toutes les musiques y sont représentées, tout le pouvoir que celle-ci peut avoir y est exploité aussi.

Et Franck... Franck est un personnage plutôt atypique, qui défend coûte que coûte sa passion pour les vinyles, entouré d'une bande d'amis tous aussi atypiques et originaux que lui. Surtout, au fil des pages, on remonte dans l'enfance de Franck, on remonte finalement là où est né sa passion pour la musique et ce petit don qu'il a de trouver pour chacun la musique idéale à l'instant T. Franck est fascinant, fascinant par sa façon de parler musique, sa façon de défendre ses idées et par les mots qu'il emploie pour en parler.

J'ai aussi retrouvé avec plaisir l'écriture de Rachel Joyce. Une écriture teintée de douceur, de tendresse, d'une grande sensibilité aussi. On sent que l'auteure a un véritable attachement à ses personnages et à son histoire, on le ressent au fil des pages. L'histoire de Si on dansait... c'est l'histoire d'une passion plus forte que tout, l'histoire d'une rencontre qui nous fait changer d'avis, l'histoire de retrouvailles qu'on n'espérait plus. C'est beau, doux et c'est comme une mélodie qui résonne à notre oreille.

J'ai vraiment tout aimé de ce roman ! Les thèmes abordés, les personnages, toutes les références musicales, la passion pour la musique qui déborde de ses pages, l'intrigue qui naît petit à petit. Avec Si on dansait..., Rachel Joyce offre un très bon moment de lecture, et donnera envie plus d'une fois à ses lecteurs de poser le livre le temps d'aller écouter quelques titres dont parle Franck afin d'essayer d'y ressentir autant d'émotions.

Si on dansait... de Rachel Joyce est disponible chez XO Éditions.
Lien : https://ladoryquilit.blogspo..
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LettresItBe
  06 août 2018
Encore une histoire de disquaire… Alors que Virginie Despentes continue de rencontrer un important succès à l'aide des trois volets des aventures de l'acide Vernon Subutex, vendeur de disques bientôt devenu gourou lunaire, voilà que Rachel Joyce revient en librairie avec un roman qui pourrait bien se rapprocher des écrits de Despentes, l'underground et l'hommage à la Beat Generation en moins. Si on dansait… publié chez XO Editions est l'occasion de partir à la rencontre d'un personnage attachant mais mélancolique. Passionné mais résigné ? Lettres it be vous dit tout !

# La bande-annonce

À Londres, au bout d'une impasse délabrée, Frank n'est pas un disquaire comme les autres. Chez ce marchand de vinyles, une belle équipe de joyeux marginaux se serre les coudes, tous un peu abîmés par la vie.

Surtout, Frank a un don. Il lui suffit d'un regard pour savoir quelle musique apaisera les tourments de son client. Quitte à préconiser du Aretha Franklin à un obsessionnel de Chopin...

C'est ainsi que Frank fait la rencontre de Lisa, une mystérieuse femme au manteau vert. Après s'être évanouie devant sa boutique, elle le supplie de l'aider à comprendre la musique. Lors de leurs rendez-vous, Frank replonge dans sa propre enfance, revoyant sa mère, l'excentrique Peg, lui passer des vinyles sur sa vieille platine.

Lui qui ne croit plus en l'amour depuis longtemps sent son coeur vibrer à nouveau. Et puis, un jour, Frank découvre le secret de Lisa. le monde s'écroule, il disparaît.

C'est sans compter, pourtant, sur l'extraordinaire solidarité qui règne sur Unity Street. Car après le chaos, il n'est jamais trop tard pour faire renaître l'espoir et réapprendre à danser...

Avec une sensibilité magnifique, Rachel Joyce célèbre le courage de gens ordinaires, la force de l'amour, mais aussi la puissance de la musique qui, parfois, peut sauver des vies.

# L'avis de Lettres it be

C'est une auteure que l'on va bientôt avoir l'habitude de voir en haut de l'affiche. Après La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry, immense succès aux quatre coins du globe, Rachel Joyce annonce son grand retour avec ce nouveau roman publié chez XO Editions. Une histoire douce, remplie de musiques, tissée autour de Frank, un disquaire passionné et passionnant, mais pas dupe du sort qui l'attend. L'industrie du disque fait grise mine et sa vie amoureuse n'est pas non plus au beau fixe. Et si une rencontre pouvait tout changer ?

Multipliant les pérégrinations et les péripéties en tous genres, Rachel Joyce tient en haleine son lecteur tout au long d'un récit encore plus captivant qu'il n'en paraît. Alors que, comme pour les précédents romans de l'auteure britannique, nous nous attendions à du feel-good agréable mais peut-être trop dans la tendance, Si on dansait… tient la route et profite d'une toile de fond solide, bien pensée et terriblement parlante. On s'éprend des personnages en présence, on s'émeut des destinées de ces commerçants britanniques prêts à tout ou presque pour sortir la tête de l'eau. La lecture avance chapitre après chapitre, au rythme de Chopin ou d'Aretha Franklin.


Après l'immense succès de la lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry, Rachel Joyce récidive avec un roman aussi léger que grave, sur une époque qui s'évade au rythme des vinyles d'antan. A l'aide de toute une galerie de personnages tous aussi bien fouillés les uns que les autres, en mettant en place une histoire bien sentie, l'auteure anglaise signe un roman plus qu'intéressant, parce qu'il offre un agréable moment de lecture autant qu'il porte à réfléchir sur les musiques qui nous entourent et le rapport que nous pouvons entretenir avec elles. Et maintenant, Et si on dansait… ?

Retrouvez la chronique en intégralité sur Lettres it be
Lien : https://www.lettres-it-be.fr..
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ChatDuCheshire
  05 juin 2018
Merci à Babelio et aux éditions XO de m'avoir proposé ce livre dans le cadre d'une opération "Masse critique" et ce même si celui-ci est pour moi une grosse déception. Attention: légers spoilers dans la critique qui suit.
Invraisemblable bluette sur fond de magasin de musique en carton-pâte et sélection musicale à la Reader's Digest, telle serait la synthèse de mes impressions, même si les 75 dernières pages d'un livre qui en compte 357 raniment un soupçon d'intérêt.
J'adore le monde de la musique, que je connais bien et plus spécialement l'époque de transition que furent les années 80, du CD au vinyle. Par conséquent que l'on me propose un roman sur cette époque avec un personnage central refusant le passage au CD ne pouvait que susciter mon intérêt.
Hélàs tout semble faux et invraisemblable. La boutique fait penser à un décor de théâtre en carton-pâte dont on n'imagine pas une seconde qu'elle ait pu réellement exister dans le Londres de l'époque, tissu de poncifs et stock de disques improbable dans lequel les grands artistes des années 80 n'occupent qu'une toute petite place. le personnage central, Frank, semble totalement "out of place" et creux et tous les autres protagonistes apparaissent complètement caricaturaux, une véritable galerie à la Don Camillo : le curé vendeur de bondieuseries, l'"idiot du village", les jumeaux croque-morts, la méchante tatoueuse amoureuse (pas trop) en secret de Frank etc.
Ah J'oubliais le personnage de la belle Lisa, dont Frank va tomber amoureux, amour contrarié comme il se doit. On a peine à croire que des gens "réels" puissent être comme elle tirés à quatre épingles, respirer une sorte de culture bourgeoise et.... ne pas connaître les "Quatre saisons" de Vivaldi et se prétendre femme de ménage pour le surplus. Une impression désagréable que nous, les lecteurs, sommes un peu pris pour des idiots.
Le bouquin se traîne ensuite durant plus des deux tiers. On se croirait au théâtre (l'action se déroulant presqu'exclusivement entre le magasin et un salon de thé dont on se demande comment il s'est débrouillé pour ne pas tomber en faillite depuis longtemps) et on bâille à lire les (més)aventures diverses de ces personnages largement creux et peu crédibles.
Les choses s'animent et s'approfondissent un peu au cours des 75 dernières pages. Merci au passage à un autre chroniqueur de ce livre qui l'a signalé avant moi et qui m'a permis de m'accrocher, en ramant fermement, jusqu'à ce stade pour décrouvrir enfin une certaine profondeur et un côté attachant au fameux Frank (les autres demeurant largement superficiels, la belle Lisa y-comprise).
A parcourir les autres critiques il semblerait que beaucoup de lecteurs aient aimé ce livre. Tant mieux pour eux et je crois qu'il est possible de l'apprécier si l'on en reste au stade de la bluette. Pour ma part c'était le contexte du bouquin - le monde de la musique et des disquaires londoniens dans les années 80 - qui m'intéressait. A ce niveau le livre est à mon sens un échec complet. But it's just my humble opinion...
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BooksnPics
  31 mai 2018
Londres, 1988. Jack est un disquaire hors normes. Il a ce don de deviner ce que les clients veulent écouter, ce qui leur fera du bien. Inépuisable défenseur des vinyles, il refuse catégoriquement de vendre la moindre cassette ou pire encore des CDs.
Situé au coeur de Unity Street, petite rue aux façades tombant en ruine, son commerce n'est pas des plus florissants.
Lorsqu'il accepte de donner des cours à Lisa, une jeune femme tombée évanouie devant sa boutique, il se retrouve des années en arrière lorsque sa mère lui apprenait à ressentir cette musique qu'elle aimait tant.
D'Aretha Franklin à David Bowie, de Chopin à Purcell, en passant par les Sex Pistols, Rachel Joyce nous emmène dans un voyage musical de haute voltige. « Si on dansait… » retrace la vie de gens ordinaires en quête de réconfort. L'auteure nous livre un roman tout en douceur, à la fois sensible et drôle mêlant l'amour de la musique à des personnages parfois atypiques mais tellement attachants.
Je remercie Babelio et les éditions XO pour cette belle découverte.
Lien : https://booksnpics.wordpress..
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esperanza09
  12 juillet 2018
Je voulais tellement lire ce livre, je l'ai enfin lu et... j'ai été déçue. Autant j'avais bien aimé ses livres précédents, autant celui-ci ne casse pas trois pattes à un canard.

Je me suis dépêchée de le lire pour en finir au plus vite, j'ai cru que ça allait allez mieux dans quelques pages, au milieu, .... à la fin? Même pas.
Je n'accroche pas à cette Angleterre, aucun personnages attachants, aucun. Et mon dieu, quelle lenteur, et tout ce vide pour arriver à une pauvre histoire d'amour... Si vous l'avez aimé (ou pas), je veux bien votre avis, votre façon de voir les choses, ça m'intéresse. Mais c'est sûr, celui-là malheureusement ne sera pas lu une seconde fois...
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