AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2226180664
Éditeur : Albin Michel (31/10/2007)

Note moyenne : 4.39/5 (sur 28 notes)
Résumé :

" En affinant ses perceptions, en captant en elle les moindres frémissements, Fabienne Verdier est parvenue à avoir une connaissance aiguë de son activité intérieure.. A la faveur de maintes métamorphoses, elle a éliminé des tensions, des raideurs, des inhibitions, leur a substitué de. la souplesse, de la fluidité, donnant ainsi à la main du peintre, la possibilité d'agir en toute liberté, d... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Malaura
  18 octobre 2011
Ce petit livre précieux ouvre sur des horizons vastes et pleins, sur l'Univers que l'on porte en soi, sur celui qui est là, au dehors, et que bien souvent l'on ne regarde plus, un livre petit en nombre de pages, mais grand par la portée spirituelle et vitale, par la grâce et le souffle qu'il insuffle au lecteur. Un livre source de vie…
Mais au-delà de la philosophie de vie qu'il véhicule, cet ouvrage enchanteur recèle en ses pages des trésors de belles phrases qu'on aurait envie de faire siennes et qui occasionnent ravissement et transport.
« Entretien avec Fabienne Verdier » est le face-à-face complice, intime, chaleureux, de deux grands artistes.
Elle, c'est Fabienne Verdier, artiste peintre, partie sur ses vingt ans, dans les années 1980, au fin fond de la Chine, pour apprendre auprès d'un maître zen l'art de la calligraphie. Un parcours extraordinaire et difficile que l'artiste, également écrivain, relatait dans le superbe récit « Passagère du silence ».
Lui, c'est Charles Juliet, écrivain, homme de théâtre et poète avant tout ; ses mots, longtemps forgés dans le doute et la solitude, sont devenus au fil du temps, nourriture, apaisement et partage.
La rencontre de ces deux poètes, l'un par la plume, l'autre par le pinceau, offre un moment de poésie pure.
Fabienne Verdier nous ouvre les portes de son atelier, Charles Juliet, interroge, retranscrit et transmet ce qui émane de l'oeuvre du peintre, et le lecteur bercé, apaisé, bienheureux, assiste à ce moment d'intimité magique où la parole, comme la main qui peint, se met en mouvement, s'écoule, se rassasie et fuse, dans un naturel, une simplicité, une évanescence proche de la plénitude.
Et c'est bien de plénitude dont il s'agit ici, mais aussi de méditation, de contemplation, de rigueur, d'ascétisme…de toutes ces choses transmises à Fabienne Verdier par le maître calligraphe et qu'elle met en pratique au quotidien pour alimenter et faire exister son art. Sagesse, discipline de vie, recherche d'absolu, volonté d'unicité avec le Tout…que cette artiste inclassable nous donne en partage comme une leçon de vie à méditer.
Il se dégage alors de ces lignes une douceur cotonneuse, un sentiment de légèreté, une impression d'osmose parfaite avec l'Univers ; c'est la combinaison du recueillement et du détachement, un état transitoire entre l'être et le non-être fait de contemplations et d'errances méditatives, fait de pleins et de riens, de vacuité et d'abondance, qui amène au trait ample, délié, vibratoire du pinceau sur la toile.
« Je peins mon vide de tableau comme une parcelle d'univers prête à recevoir ».
« Etre nuage et eau »…Fabienne Verdier a trouvé la « voie des souffles » et demain, lorsqu'un nouveau jour se lèvera, peut-être arriverons-nous, nous aussi, comme l'artiste dans son atelier, à puiser dans le vol lent d'un oiseau, dans le mouvement ralenti d'un nuage, dans la délicatesse d'une branche de coudrier, cette respiration du monde qui apporte exaltation et sérénité ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          261
kalala
  04 mars 2014
des pensées sur la création, le trait, le vide, qui parlent à tous ceux qui se frottent à l'expression
Commenter  J’apprécie          20
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
meyelebmeyeleb   04 octobre 2011
L’être qui a eu à vivre la mort à soi-même a été dépouillé des illusions, des prétentions, des simagrées du moi et a atteint une certaine impersonnalité. Il est simple, modeste, il aime le silence, le retrait, se tient au contact de ses ressources et à l’écoute de sa nécessité. Après s’être éprouvé, il ne craint plus de s’abandonner au non vouloir, de s’immerger dans la tiédeur de la source. Se lover au plus intime de soi est même ce qui est recherché. En peignant, c’est aussi très exactement ce que recherche Fabienne.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
LaetiratureLaetirature   17 mai 2011
Car se connaître est essentiel. Si on ne se connaît pas, on reste soumis aux conditionnements issus de l'enfance, de la famille, de l'éducation reçue, du milieu social où l'on a grandi, de la personnalité dont on a hérité ou qui nous a été imposée.
Commenter  J’apprécie          120
fanfanouche24fanfanouche24   14 août 2016
Combien de morts, combien de renaissances m'a-t-il fallu traverser pour qu'une once de liberté, d'authenticité et de vérité apparaisse au bout de mon pinceau. Les metamorphoses ont été violentes, les constructions de chrysalide nombreuses, avant que je devienne ce papillon butinant l'instant !
La liberté coûte cher à l'être en quête de...
Parfois une vie de travail n'y suffit pas.Apprendre et desapprendre sans cesse.Une fonction vitale. (p.31)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
fanfanouche24fanfanouche24   14 août 2016
On se deconditionne encore de la conscience. L'Étude de la voie n'est pas qu'intellectuelle. L'initiation est difficile. En cultivant ce détachement , on bascule vite dans la clochardisation.Je deviens un peu bécasse, d'apparence maladroite et stupide.Hébétée presque devant la beauté du monde, tout entière dévouée à la vie contemplative. Négligeant parfois mon corps et la maison. ..Bref, l'oubli de soi est un état qui se dérobe à toute description rationnelle. (p.41)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
meyelebmeyeleb   04 octobre 2011
Pour la peinture, ma nécessaire conviction, c'est cet abandon pour laisser advenir. Retrouver ce coeur pur, naturel celui de l'enfant. Abattre les frontières entre le soi et le vivant de toutes choses. Et alors un échange incessant s'engage, extérieur-intérieur, un cycle naturel de revitalisation, d'auto-régénérescence incroyable.
Commenter  J’apprécie          60
Lire un extrait
Videos de Charles Juliet (36) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Juliet
Dans la veine du précédent, Charles Juliet publie un nouveau « journal » intitulé « Gratitude ». Entre souvenirs, anecdotes du quotidien et rencontres, le lauréat du Grand Prix de l?Académie française en 2017, retrace à sa manière la période 2004-2008 à travers ce « carnet de vie ».
>Dessin. Arts décoratifs>Art décoratif, arts mineurs>Calligraphie, lettrage, enluminure, dessin héraldique (65)
autres livres classés : fabienne verdierVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Prénoms de grands peintres : trouvez leurs noms ! (3)

Je suis né à Paris en 1848. Chef de file de l'Ecole de Pont-Aven, inspirateur du mouvement nabi, j'ai vécu de nombreuses années en Polynésie où je suis décédé en 1903. Je suis Paul...

Gauguin
Cézanne
Signac

12 questions
524 lecteurs ont répondu
Thèmes : peinture , peintre , art , Peintres paysagistes , Peintres français , peinture moderne , peinture espagnole , Impressionnistes , culture générale , peinture belge , peinture romantique , peinture américaineCréer un quiz sur ce livre