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EAN : 978B08KHCYM5F
320 pages
Éditeur : P.O.L. (08/10/2020)

Note moyenne : 4.42/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Le jour baisse, dixième volume de mon journal, couvre quatre années, de 2009 à 2012. Dans les volumes précédents, je veillais à peu parler de moi. Ici, je m’expose davantage, parle de ce que j’ai longtemps tu : mon épouse, sa famille, mes rapports avec celle-ci. Je relate ce que fut mon année préparatoire aux études de médecine, ma seconde session à cet examen. Une angoisse indicible. Échouer aurait été pour moi une tragédie. Arrêt des études et engagement dans l’ar... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
PatriceG
  28 novembre 2020
le Jour baisse. Charles Juliet.
D'un point de vue livresque et eu égard à ce que je connais de lui, je suis presque ignorant de son oeuvre que j'ai dû lire au cinquième, mais je persévère.
Et pourtant j'ai l'impression de le connaître, un peu comme ces écrivains dont on a des livres qu'on met de côté pour lire plus tard, en sachant qu'il y a là des trésors, et dont on est sûr de la valeur des textes proposés. Et si j'y ajoute une petite note mélancolique en disant qu'on n'a pas assez pensé à lui, qu'il serait temps avant peut-être qu'il nous quitte de véritablement lui rendre les honneurs qui lui sont dus pour la qualité supérieure de son oeuvre poétique et de ses journaux en prose, j'aurai dit l'essentiel de mon propos.
Pour moi, Charles Juliet quand j'entends son nom, j'entends pêle-mêle Pessoa, j'entends Camus, besoin d'écrire, témoignage, déchirure, simplicité, solitude, enfance fracassée, humilité, ténacité, sensibilité, poésie, sensualité (la forme arrondie de ses galets), sincérité, paysan, la terre, la peinture ...
Je n'ai pas encore lu ce dernier journal qui vient d'être publié : le Jour baisse, mais là je n'attendrai pas, je n'attends plus d'ailleurs depuis l'Opulence de la nuit, Galet, Gratitude ..J'aime bien quand il dit que sa vie, son journal est un combat contre le temps, contre la mort ..
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PGilly
  26 novembre 2020
Impossible de critiquer la voie silencieuse qui chemine sur papier depuis 1957. J'ai eu l'occasion de rencontrer l'écrivain voici deux ans. Je lui avais demandé ce qu'il entendait par inverser le cours des choses, en revenant toujours à la source.
Le voir à La grande librairie hier et apprendre la publication du Tome X de son journal m'a fait reprendre Gratitude, Journal IX, avant de m'endormir. J'ai lu ceci : "ce n'est qu'après un douloureux travail de déblayage que j'ai pu me trouver et aller de l'avant. Ainsi, à l'angoisse, aux entraves, à la ténèbre intérieure se sont progressivement substitués une sérénité, une profondeur d'être, une clarté qui ne s'éteint plus." Magnifique !
Merci de continuer, Charles Juliet, à nous révéler à nous-mêmes. J'irai vous chercher dans une librairie, heureusement, restée ouverte en Belgique.
Le livre refermé, je pense à tout ce qui a été ouvert en moi. Comme toujours, des pépites scintillent dans un gisement de mots, du singulier à l'universel. Je m'étonne de voir dans les rencontres de Charles Juliet avec des gens de passage, autant de vies sinistrées.
Lien : http://cinemoitheque.eklablo..
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
PGillyPGilly   04 décembre 2020
On m'a parfois demandé : quelle est la fonction de l'écrivain ? Qu'attend-on de lui ? Que peut-il apporter aux autres ? En m'appuyant sur mon expérience de lecteur, je dirais qu'il doit les rejoindre au plus secret d'eux-mêmes en ces zones où ils remâchent parfois de sombres pensées sur ce qu'ils sont, ce qu'ils vivent. Coupés de leur centre, de leur source, en état de mort spirituelle, tant d'êtres sont prisonniers de leur solitude. Il importe que l'écrivain apporte les mots capables de les apaiser, de les réaccorder à eux-mêmes, de les aider à s'estimer, à s'aimer.
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PGillyPGilly   04 décembre 2020
Tenir un journal, c'est devoir être totalement sincère. C'est parler du plus vrai de ce que l'on porte en soi. C'est en extirper l'intime. Sans chercher à plaire, à séduire ou apitoyer.
L'intime. La meilleure chance de rejoindre autrui. De le rejoindre dans ses doutes, ses peines, ses peurs, ses chagrins, ses préoccupations, sa solitude...
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PGillyPGilly   04 décembre 2020
À partir de l'époque où j'ai été conscient de ce qui entre en jeu dans l'acte d'écrire, je peux dire que j'ai expérimenté le sens des mots, que je l'ai éprouvé à l'intime de mon être. Tout s'est passé comme si je ne les avais jamais employés et venais de découvrir qu'ils allaient être la matière de mon travail.
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PGillyPGilly   04 décembre 2020
Je relis Accueils en vue d'une réédition. Des notes écrites de 1982 à 1988. J'en ai oublié la plupart et je relis ces pages comme si elles avaient été écrites par quelqu'un d'autre. J'ai une assez bonne mémoire, mais dès que ce que j'ai écrit a été publié, j'en perds le souvenir.
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PGillyPGilly   27 novembre 2020
Il me faut écrire sans tarder ce que je viens de vivre.
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Videos de Charles Juliet (27) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Juliet
Le confinement est peut-être idéal pour une chose : tenir un journal intime. Charles Juliet est déjà auteur de deux récits autobiographiques "Lambeaux" et "L'année de l'éveil". Aujourd'hui il propose un journal qu'il a commencé à tenir en 1957, le dixième volume de son journal : "Le jour baisse" publié aux éditions POL... Un ouvrage qui peut donner du courage à ceux qui n'en n'ont plus. "Il y a un mal qui me ronge depuis l'adolescence : la sensation douloureuse de la fuite du temps, de lutte contre la mort, du fait que rien ne demeure de ce que nous vivons. C'est une nécessité de laisser des traces, de tenter de garder ce qui va nous échapper, de rassembler dans des mots, ce que je me refuse à voir disparaître."


Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/
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