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Roland Cahen (Éditeur scientifique)
ISBN : 2226028218
Éditeur : Albin Michel (17/04/1987)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 55 notes)
Résumé :
Enfin à la portée de tout "honnête homme" ; de tout être, de tout esprit curieux de lui-même, ce chef-d'oeuvre capital, clair, sans jargon, simple et limpide dans sa langue, profond dans ses apports, ses découvertes, ses vérités, devenues aujourd'hui des évidences. A la fois nouveau bien que déjà classique, L'Homme à la découverte de son âme fut trop longtemps introuvable.
Depuis toujours l'homme se débat, pour le meilleur comme pour le pire, avec ces plans v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
colimasson
  19 janvier 2017
Pour Jung, l'homme qui part à la découverte de son âme, c'est un peu comme Jonas qui se fait bouffer par la baleine. Au début, il se dit DAMNED, j'aurais mieux fait de rester tranquille, et il morfle. Il paraît que c'est nécessaire. Depuis que le christianisme s'est instauré avec son homme sur la croix, on imagine toujours qu'il faut qu'il y ait quelque chose qui paie pour le bonheur (enfin, c'est approximatif) du reste.

« On ne se sent pas tout à fait à son aise tant qu'on ne s'est pas rencontré avec soi-même, tant qu'on ne s'est pas heurté à soi-même ; si l'on n'a pas été en butte à des difficultés intérieures, on demeure à sa propre surface ; lorsqu'un être entre en collision avec lui-même, il en éprouve, après-coup, une impression salutaire qui lui procure du bien-être. »

Si vous lisez bien vous comprendrez qu'en fait, la baleine n'est pas une baleine, ce qui s'explique très naturellement par le petit guide des projections appliquées, que vous trouverez également à l'intérieur de l'ouvrage. On parle en langage symbolique bordel, décollez de terre cinq minutes voulez-vous.

« Ou nous connaissons notre ombre ou nous ne la connaissons pas ; dans ce dernier cas, nous avons fréquemment un ennemi personnel sur lequel nous projetons notre ombre, dont nous le chargeons gratuitement, qui la détient à nos yeux comme si c'était la sienne, et auquel en incombe l'entière responsabilité […] »

On peut tuer le monstre avant de s'être laissé bouffer par lui, et on est content. Enfin, bof. le mieux, comme l'avait dit Jonas, c'est quand même de se laisser bouffer par le monstre et de le trucider de l'intérieur, après être remonté le long de sa caverne pleine de remugles.

« Lorsque le personnage englouti est un héros authentique, il parvient jusque dans l'estomac du monstre [...]. Là, il s'efforce, avec les débris de son esquif, de rompre les parois stomacales. […] Puis, il allume un feu dans l'intérieur du monstre et cherche à atteindre un organe vital, le coeur ou le foie, qu'il tranche de son épée. […] Il ne quitte pas seul la baleine, à l'intérieur de laquelle il a retrouvé ses parents décédés, ses esprits ancestraux, et aussi les troupeaux qui étaient le bien de sa famille. le héros les ramène tous à la lumière ; c'est pour tous un rétablissement, un renouvellement parfait de la nature »

C'est que le Jonas n'avait pas oublié la part de crevette qui dormait en lui dans la partie sympathique de son système nerveux, en cohabitation pacifique avec le saurien de la moelle épinière. Mais parce que la plupart d'entre nous ne vit que dans la couche supérieure de sa psyché, nous sommes « tels des êtres pétris seulement de conscience, ressemblant à ces angelots dont la corporalité est réduite à une tête et à deux ailes, comme si le restant de notre corps et de notre organisme psychique était inexistant, alors qu'en réalité il est seulement tabou ».

Ce que Jung veut dire, c'est que c'est pas la peine d'aller vraiment se faire buter par une baleine ou par un dragon. On peut communiquer avec la part inconsciente de son âme en observant les rêves, en analysant les phénomènes d'association, ou plein d'autres trucs encore qui seront précisés ici. le mal comme le bien seront intégrés afin de redevenir enfant, pas comme le trentenaire mal dégrossi qui se pose devant ses séries tous les soirs avec des fraises tagadas. Celui-là ne fait qu'attendre son heure, c'est tout.

« L'être, en grandissant, oublie le secret de la totalité enfantine, de l'enfant qui sait laisser vivre en lui tout un monde sans le paralyser de réflexions, de jugements, de condamnations »

Que dire de plus ? C'est tout.
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lestoile
  29 juin 2012
il fait partie des indispensables de jung
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
UnityUnity   05 août 2018
Une certaine naïveté puérile incline le plus l'homme vers le préjugé d'égalité de structure psychologique et d'identité. Dans l'humanité primitive, ce préjugé s'étend, en fait, non seulement à tous les hommes, mais aussi aux choses de la nature, aux animaux, aux plantes, aux fleuves, aux montagnes, etc. (…) Ce préjugé est manifestement une survivance puissante d'un état d'esprit primitif qui repose sur une différenciation insuffisante de la conscience individuelle. La conscience individuelle ou conscience du moi est une conquête tardive de l'évolution. Sa forme originelle est une simple conscience de groupe. (…)
Lorsque j'escompte tacitement que ce qui me plaît convient aussi à autrui, cette supposition constitue une survivance notable de la nuit originelle de la conscience, de cette époque où n'existait encore aucune différence perceptible entre le moi et le toi et où tous les êtres pensaient, sentaient et voulaient de même. Survenait-il que le prochain ne fût pas « orienté » parallèlement ? Un trouble naissait. Rien chez les primitifs n'excite plus la panique que l'extraordinaire, derrière lequel ils appréhendent aussitôt le danger hostile. Cette réaction originelle survit également en nous : que nous sommes facilement offensés si l'on ne partage pas notre conviction ! Nous sommes blessés quand quelqu'un ne trouve pas beau ce dont nous vantons la beauté. Aujourd'hui encore nous pourchassons quiconque ne pense pas selon nos pensées ; nous continuons à vouloir imposer à autrui l'opinion qui doit être la sienne (…) ; nous éprouvons même une peur abominable à l'idée de demeurer seul face à face avec notre conviction !
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hurledesangeshurledesanges   25 août 2014
Il apparaît, en effet, avec une clarté toujours plus aveuglante, que ce ne sont ni la famine, ni les tremblements de terre, ni les microbes, ni le cancer, mais que c’est bel et bien l’homme qui constitue pour l’homme le plus grand des dangers. La cause en est simple : il n’existe encore aucune protection efficace contre les épidémies psychiques ; or, ces épidémies là sont infiniment plus dévastatrices que les pires catastrophes de la nature !
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colimassoncolimasson   29 janvier 2017
Il n’y a pas lieu de plaisanter avec l’esprit du temps, car il constitue une religion, mieux encore une confession ou un crédo dont l’irrationalité ne laisse rien à désirer ; il a en outre la qualité fâcheuse de vouloir passer pour le critère suprême de toute vérité et la prétention de détenir le privilège du bon sens.
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colimassoncolimasson   13 août 2016
Tout dialogue qui s’aventure dans ces domaines peuplés d’angoisses et de résistance vise à l’essentiel ; incitant le sujet à l’intégration de sa totalité, il oblige aussi le partenaire à s’affirmer dans son intégrité.
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UnityUnity   09 septembre 2018
Pour la vie, le danger manifeste qui émane de la conscience, c'est que celle-ci peut instituer, supprimer ou déplacer, selon son bon plaisir, telle ou telle chose à laquelle on est livré. C'est ainsi que prennent naissance les épidémies mentales et autres phénomènes de cette sorte. Il est bon que nous ayons en nous un appareil régulateur, notre « psychisme spinal » et notre « psychisme sympathique », susceptibles, à l'occasion, d'élever des protestations. Lorsqu'un philosophe édifie un système, ou lorsqu'un fondateur de religion en prêche une qui suscite en lui des douleurs corporelles, comme par exemple des troubles stomacaux, c'est à mes yeux le démenti le plus sévère qui puisse lui être infligé. Quelque chose doit y être en contradiction avec les vérités éternelles de la nature. C'est pourquoi je demande toujours « Est-il névrosé ou non ? » S'il est névrosé, ses affirmations les plus solennelles s'en trouvent infirmées, et il en reçoit un démenti, quand bien même il aurait la logique pour lui : le monstre en lui dit « Non ! » Lorsque je veux savoir si une vérité est bonne et salutaire, si c'est une vraie vérité, je me l'incorpore, je l'ingère, pour ainsi dire ; si elle me convient, si elle collabore harmonieusement au sein de mon organisme avec les autres éléments de mon psychisme, si je continue à bien fonctionner, à bien me porter, si rien en moi ne se révolte contre l'intruse, je me dis que c'est là une bonne vérité, qu'elle n'est pas vénéneuse, qu'elle ne me nuit pas.
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Videos de Carl Gustav Jung (32) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Carl Gustav Jung
Carl Gustav Jung ou la totalité de l'homme futur (1) De Freud à Jung.
ette émission est la première d'une série de huit consacrées à Carl Gustav JUNG, célèbre psychologue, dont l'un des maîtres fut Sigmund FREUD avant qu'il ne s'en détache. Il est resté dans les mémoires pour son travail sur le système psychique qu'il a classifié en trois parties : le conscient, l'inconscient personnel (formé d'éléments refoulés ou oubliés) et l'inconscient collectif (héritage commun à toute l'humanité).
L'une des notions essentielles de la psychologie jungienne est la notion d'anima (féminin de l'homme) et d'animus (masculin de la femme). Une autre notion primordiale est celle des archétypes qui permettent à Jung d'établir des liens entre le collectif et l'individuel et l'amèneront à sa théorie des grands symboles collectifs (dieux de l'antiquité, héros etc.). La pensée de JUNG est étudié dans le monde entier par des médecins et de psychologues.
Son œuvre a une influence considérable dans le monde entier. Cette première émission va survoler les notions jungiennes, rappeler sa carrière, présenter l'homme dans son travail et son caractère.
Participant : - Roland Cahen - Gehrard Adler - Etienne Perrot - Aniéla Jaffé - Jolande Jacobi - Laurens Van Der Post - Edward Bennet
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>Philosophie et théorie>Systèmes, écoles>Systèmes psychanalitiques (329)
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