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Jolande Jacobi (Éditeur scientifique)Michel Cazenave (Préfacier, etc.)Roland Cahen (Traducteur)Yves Le Lay (Traducteur)
EAN : 9782253064343
413 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/06/1995)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 61 notes)
Résumé :

Ce choix de textes - plus d'un millier - éclaire et illustre les aspects les plus caractéristiques, les plus accessibles aussi, de la doctrine de Jung.

L'ouvrage s'adresse moins au spécialiste qu'au lecteur soucieux de découvrir les perspectives originales qu'ouvre cette pensée sur les domaines les plus importants de l'existence humaine.

Parmi les thèmes abordés, on retiendra l'essence et l'activité de la psyché (l'âme, la... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
colimasson
  13 juillet 2016
Certains de ces textes, je les avais déjà lus. J'aurais aimé que cela me renvoie à une vie antérieure, que j'aurais supposée jungienne, mais la vérité est moins bandante : les textes regroupés dans ce livre sont issus de divers ouvrages de Jung. « L'âme et la vie » n'est rien d'autre qu'une anthologie, mais c'est ce qui rend ce bouquin accessible.

L'âme et la vie : voilà qui est vaste. Qu'est-ce que l'âme individuelle et quels sont ses rapports avec le monde ? Luttons contre l'idée selon laquelle la psychologie n'aurait rien à foutre dans les affaires sérieuses qui occupent les « grands hommes » (aujourd'hui, on appelle grands hommes les politiciens, les patrons, les financiers). Si on a voulu nous faire croire que notre société libérée du cul a éliminé tous les tabous, il faut pourtant constater que dès qu'on essaie de parler de psychologie et d'émotions, toutes affaires apparemment reliées à l'irrationnel, on hurle à l'hérésie –voici des choses dont on ne devrait pas parler, à moins d'être une bonne femme (on les tolère désormais, au lieu de les enfermer chez Charcot). « Pourquoi cette peur de la psychologie ? ». Peut-être pour éviter de se rendre compte que ceux qui prêchent pour un monde meilleur, avançant des idées politiques, économiques et sociales souvent foireuses, pourraient en fait se référer à leurs propres failles, à leurs propres aspirations, encore ignorées. Pourtant, charité bien ordonnée commence par soi-même, bordel, et quiconque souhaite soigner les autres avant de savoir se soigner lui-même, ou avant de savoir ce qui pourrait le soigner, celui-là ne pourra chier rien d'autre qu'une eau de boudin mortifère qui enlisera tous ceux qui se seront laissés prendre au piège, pour ne s'être pas connus auparavant.
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polarjazz
  20 octobre 2017
En fermant cet essai, la première idée qui m'est venue pour le qualifier est mathématique : la théories des ensembles qui date de la fin du 19 ème siècle. Y est associé l'idée d'ensemble bien sûr mais aussi la notion d'appartenance. L'être humain est un individu social. Il naît de la nature et grandi dans une société. La société est un environnement normée avec des codes, construite par l'homme à une époque donnée. Cette société évolue grâce aux sciences qui entraîne une perte de repères spirituelles et religieuses. Il a une âme qui englobe l'inconscient et la conscience. Cette âme cohabite dans deux monde : la réalité et l'illusion. Les instincts primaires de l'homme sont bridés par cet environnement et limitent l'essor de son être intérieur. La réalité du monde n'est pas toujours en adéquation avec ses désirs refoulés dans son inconscient. Et c'est la rupture.
C. G. Jung explique que la psychiatrie n'est pas qu'un art théorique. Bien sûr, il faut s'appuyer sur ces théories mais l'art de la psychanalyse est aussi empirique. Nous sommes tous des névrosés. Nous devons jongler entre nos aspirations et les exigences de la vie en société.
En lisant cet essai, je me suis réconciliée avec moi-même. que l'on peut avoir une personnalité original et vivre en bonne entente avec son environnement.
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CatchMe
  27 juin 2017
Le matin et le printemps, ainsi que le soir et l'automne de la vie ne sont pas des expressions uniquement sentimentales ; ce sont des vérités psychologiques ; plus encore ce sont des réalités physiologiques.
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florinette
  18 avril 2011
J'ai trouvé que ce livre est tout à fait abordable pour celles et ceux qui veulent découvrir les quelques bases de la psychologie jungienne. Cet ouvrage est composé de plusieurs textes tirés des meilleures oeuvres de Jung qui ont été classés par thème. L'analyse qu'entreprend l'auteur sur l'âme humaine tend à démontrer
Lien : http://leslecturesdeflorinet..
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lestoile
  29 juin 2012
lire et à relire
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Citations et extraits (162) Voir plus Ajouter une citation
florinetteflorinette   18 avril 2011
L'âme de l'homme
Est semblable à l'eau ;
C'est du ciel qu'elle vient,
C'est au ciel qu'elle monte,
Et il lui faut redescendre sur terre
En un changement éternel.
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PifPafPoumPifPafPoum   14 avril 2013
Le mieux que l'on puisse faire est de traiter le rêve comme un objet totalement inconnu: on l'examine sous toutes ses faces, on le prend en quelque sorte en main et on le soupèse, on l emporte avec soi, on laisse courir son imagination, on le confie à d'autres personnes. Les primitifs racontent toujours les rêves qui les ont impressionnés, si possible devant la tribu rassemblée; cet usage était encore accrédité, tous les anciens accordant aux rêves une signification auguste. Une telle démarche suscitera une foule d'incidentes dans l'esprit du rêveur, et l'amènera déjà à la périphérie du sens du rêve. La découverte de ce dernier est - si l'on peut dire - une affaire essentiellement arbitraire: car c'est ici, au déchiffrement que commence la témérité. Selon son expérience propre, son tempérament et son gout, on assignera au sens du rêve des frontières plus ou moins éloignées: certains se contenteront de peu; pour d'autres, beaucoup ne sera pas encore assez. Le sens, lui aussi, c'est-à-dire le résultat de l'interprétation du rêve, dépendra à un degré élevé de l'intention de l’exégète, de son attente ou de ses exigences. La signification trouvée sera toujours orientée selon certains prémisses: de l’honnêteté et de la conscience apportées par le chercheur à l'interprétation du rêve dépendront le gain éventuel qu'il peut en tirer ou l'imbrication plus profonde encore dans les erreurs qu'il commet.
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colimassoncolimasson   13 novembre 2019
On sait que le développement rapide des villes […] enlève aux hommes bien des occasions de se libérer de leurs énergies affectives. Le paysan avec son activité richement diversifiée, qui lui confère grâce à ses contenus symboliques des satisfactions inconscientes, […] la vie près de la nature, les beaux instants où le paysan, maître et fécondateur de la terre, pousse sa charrue à travers le sol, où d’un geste royal il lance la semence de la moisson future, son angoisse compréhensible en face des puissances destructrices des éléments, sa joie en face de la fécondité de son épouse, qui lui donne fils et filles, qui sont pour lui forces de travail augmentées et bien-être accru, -hélas !- nous autres, gens des villes, modernes machines citadines, que nous sommes loin de tout cela !
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DanieljeanDanieljean   17 janvier 2016
Le public commet l’erreur fondamentale de croire qu’il existe des réponses déterminées, des « solutions » ou des conceptions qu’il suffirait d’exprimer pour répandre la clarté nécessaire. Mais la plus belle vérité ne sert à rien – comme l’histoire l’a mille fois montré –, tant qu’elle n’est pas devenue l’expérience première, profonde de l’individu.

Toute réponse univoque, celle que l’on dit « claire », reste cependant toujours fixée dans la tête, et il est extrêmement rare qu’elle pénètre jusqu’au cœur.

Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de « savoir » la vérité, mais de l’apprendre. Non pas d’avoir une conception intellectuelle, mais de trouver le chemin qui conduit à l’expérience intérieure irrationnelle et peut-être inexprimable en mots. Voilà le grand problème.

Rien n’est plus stérile que parler à propos de comment les choses doivent ou devraient être et rien n’est plus important que de trouver le chemin vers ces buts éloignés.
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colimassoncolimasson   01 août 2020
J’ai toujours été profondément impressionné par le fait que la nouveauté qui est un destin ne correspond que rarement, ou même jamais, à ce que la conscience attendait ; il est encore plus surprenant qu’elle contredise les instincts les plus enracinés que nous connaissions et soit cependant une expression étrangement précise de la personnalité totale ; une expression que l’on ne pouvait absolument pas s’imaginer.
Si nous résumons ce que les hommes peuvent et savent raconter de leur expérience de la totalité nous pouvons le formuler à peu près ainsi : ces êtres, à ce moment d’élection, se sentirent devenir conformes à eux-mêmes, purent s’accepter eux-mêmes, furent en mesure de se réconcilier avec eux-mêmes et, grâce à cela, ils furent réconciliés avec les circonstances cruelles et des événements marqués au cœur d’une adversité qui leur semblait inacceptable jusque-là. Cela rappelle beaucoup ce qu’on exprimait jadis par ces mots : « Il a fait sa paix avec Dieu, il a fait le sacrifice de sa volonté en se soumettant à la volonté de Dieu. »
Quand je considère la marche du développement de ceux qui, en silence, comme inconsciemment, se sont dépassés eux-mêmes, je remarque que leurs destins ont eu tous un point commun : le nouveau s’approcha d’eux, sortant du champ obscur des possibilités de l’extérieur ou de l’intérieur ; ils l’acceptèrent et ils grandirent à cause de cela. Il me semblait typique que les uns l’aient reçu du dehors, les autres du dedans ou plutôt que la croissance de l’un se fît du dehors et celle de l’autre, du dedans. Mais jamais la nouveauté n’émanait du seul dedans ou du seul dehors. Venait-elle du dehors ? elle se transformait en l’expérience la plus intime ; venait-elle du dedans ? elle se transformait en événement extérieur. Mais jamais elle n’avait été amenée intentionnellement ni voulue consciemment ; elle coulait plutôt vers nous sur le flot du temps.
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Videos de Carl Gustav Jung (26) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Carl Gustav Jung
{Lecture par Anna Mouglalis} Gradiva, fantaisie pompéienne, nouvelle publiée en 1903 par l'écrivain allemand Wilhelm Jensen, a eu une aura importante dans la culture occidentale du XXe siècle. C'est l'histoire de Norbert Hanold, jeune archéologue envoûté par un bas-relief antique d'une "femme qui marche". Cette jeune fille de pierre à la démarche inimitable a fasciné Carl Jung, puis Sigmund Freud qui lui consacre un essai en 1906 (Dérives et rêves dans la Gradiva de W. Jensen). André Breton, Dali et les surréalistes en firent leur effigie. Lecture enregistrée le 11 octobre 2020 à la BnF I François-Mitterrand
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>Philosophie et théorie>Systèmes, écoles>Systèmes psychanalitiques (329)
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