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ISBN : 236727049X
Éditeur : DeCrescenzo (18/01/2018)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Avril 2021. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un ne parvient plus à contenir les émeutes de la faim, prélude à un renversement du régime. L'armée chinoise est appelée en renfort par le gouvernement nord-coréen. Mais la population engage la résistance, et la tension monte dans la péninsule.
Le 4 avril, un missile nucléaire nord-coréen frappe Séoul. Plusieurs millions de morts, dont les membres du gouvernement. Mais ce n'est que le début du cauchemar. Quelques... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Sephiria
  19 avril 2018
Un grand merci à Babelio pour cette nouvelle découverte grâce à l'opération Masse Critique et aux éditions Decrescenzo (deuxième Masse Critique pour moi) pour nous avoir apporté un roman de genre qui sort des sentiers battus.
J'ai dévoré ce roman comme un zombie affamé et je ne vois rien à lui reprocher.
Je pense que les traducteurs ont fait un excellent travail, au sens où à aucun moment je n'ai buté sur une phrase qui aurait été mal tournée en français. Ma lecture a été d'une grande fluidité et très agréable.
La couverture donner le ton. le résumé rappelle des oeuvres bien connues comme Evil Dead ou Resident Evil.
Dès le prologue, le contexte est posé. le point de départ du roman est un fait bien réel du contexte politique nord-coréen : 19 décembre 2011, Kim Jong-il est décédé deux jours plus tôt.
La foi religieuse est aussi l'un des thèmes du roman.
À l'horreur d'une attaque nucléaire vient s'ajouter l'horreur de voir les morts se relever. Séoul est devenue les Enfers, un territoire réservé aux morts, une zone dont l'unique point d'accès est gardé par un cerbère dans le métro délabré. Y pénétrer, c'est prendre le risque de ne jamais en ressortir. Ceux qui s'y aventurent ne sont pas des Orphée, ce sont des opportunistes venus récupérer des objets contre de l'argent et non des personnes. Car apparemment personne n'aurait pu survivre dans la zone interdite. Apparemment...
Le prologue est écrit comme un récit de fait historique, une leçon d'histoire anticipée qui fait froid dans le dos. Cette technique narrative est une très bonne idée car elle donne d'emblée un ton réaliste au récit pourtant fictif.
Le style d'écriture est jeune et dynamique, avec beaucoup de dialogues.
Les descriptions vont à l'essentiel. Celles décrivant le terrible jour de l'attaque nucléaire sont particulièrement saisissantes. On découvre une Séoul apocalyptique et cauchemardesque. Une partie de l'intrigue se déroule d'ailleurs dans un quartier où j'ai logé mais aussi dans certains lieux que j'ai visités, ce qui fait que je n'ai eu vraiment aucun mal à me les représenter.
L'histoire est bien bâtie, sans temps mort. L'action est trépidante. le récit est construit autour des rencontres des personnages et des dialogues qui s'ensuivent, et des incursions dans la zone interdite. Les témoignages de « l'Affaire du 4 avril » apportés par les survivants qui l'ont vécu en direct sont poignants.
Les scènes se déroulant à l'intérieur de la zone interdite sont hyper tendues et stressantes. Les scènes de combat, haletantes, sont décrites avec dynamisme et sont visuelles.
Les personnages sont attachés à leur vie d'avant dont ils gardent un souvenir précis. Ce désespoir qui les pousse à recherche les preuves de leur passé heureux, pour mieux « oublier la réalité atroce », les rend terriblement beaux et pathétiques.
Hyunjun, le protagoniste, est un jeune homme paumé qui se donne des airs de je-m'en-foutiste. Son passé nous apprend pourquoi il donne l'impression d'être blasé par la situation. le personnage dispose aussi d'un tas de répliques qui font mouche. Il dirige avec plus ou moins d'efficacité une troupe de « chasseurs de trésors » aguerris. « Chasseur de trésors », voilà un nom bien romantique pour des mercenaires devant lutter contre des zombies.
En bref, en lisant ce roman, on comprend à quel point le contexte actuel est fragile et la paix difficile à préserver. On comprend également que l'Histoire se construit à partir d'histoires. Ce n'est pas qu'un récit gore, c'est aussi une histoire touchante. Et elle comporte son lot de rebondissements. Cette lecture est indispensable pour qui aime les récits d'anticipation, la littérature horrifique, les apocalypses de zombies et la Corée du Sud.
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Tanvyeboyo
  10 avril 2018
Séoul Zone Interdite n'est pas strictement un roman comme indiqué sous le titre page 5. Il ressemble à un excellent scénario de BD ‘manwha', le genre manga de la Corée.
Certains ont imaginé que la Corée puisse être une grande source de ‘polar', une autre Scandinavie. Ce livre ne va pas dans ce sens.
Il est violent, sexiste comme la Corée peut être, et d'un millénarisme survivaliste très noir. Les récents JO d'hiver nous ont rappelé que le pire n'est jamais certain pour le Pays du Matin Calme, même avec les voisins d'enfer du Nord. Quatre années après les JO,en 2022, le pire serait quand même arrivé et les protagonistes luttent pour survivre sur les décombres d'une des villes les plus attachantes d'Asie. le texte semble fait sur mesure pour, sinon une BD, très certainement un film ou série télévisuelle aux effets spéciaux débridés. On pourrait facilement imaginer une déclinaison jeu-vidéo. Il ne manquerait pas de zombies, d'armes, ou de filles légères dans des bars aux noms improbables. Les expéditions en zone interdite sont effrayantes, avec batailles entre zombies et résurgence de fantômes du passé d'avant la Bombe. Un aspect troublant, mais réaliste, est l'attachement des survivants ordinaires à leurs familles et aux objets du quotidien. Seuls les gens ordinaires, victimes ordinaires d'une guerre apocalyptique, sont dignes d'un roman. L'humanité est à l'épreuve, mais garde des ressources dans les faubourgs survivants de Séoul en 2022. le reste est un cauchemar politique, militaire, écologique et moral avec des Mafias qui se disputent les bonnes affaires. L'avenir aux abords de Séoul Zone Interdite n'est pas radieux. Il est sûrement irradié, mais cela ne gêne pas les zombies et les mercenaires récupérateurs d'objets qui sont au coeur de notre histoire.
Le livre de JUNG Myeong-seop est publié par Decrescenzo Éditeurs, une maison d'édition fondée en 2012 et localisée à Aix en Provence. Focalisée sur la littérature coréenne, elle déclare ouvrir son catalogue aux autres littératures d'Asie depuis 2017. Un grand Bravo à eux!
Jung Myeong-seop est décrit comme un jeune auteur qui cultive un goût pour la littérature policière et de science-fiction. Je lui souhaite de trouver une audience auprès de lecteurs jeunes et moins jeunes de cette dernière catégorie.
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melumelo
  07 avril 2018
Un grand merci à Babelio, qui m'a permit d'acquérir ce livre. Si vous aimez la littérature coréenne et asiatique, alors vous connaissez sûrement les éditions Decrescenzo. Pour ma part, j'adore ce qu'ils proposent et j'adore trouver un marque page dans chaque livre à l'image de ce dernier.
Je suis aussi fan de dystopies et histoires de zombies/fin du monde où l'analyse du comportement humain est la clé de l'histoire.
Forcément, j'ai donc beaucoup aimé lire "Séoul Zone Interdite", car j'y ai retrouvé tous ces ingrédients. J'ai particulièrement apprécié une narration pleine de petits détails, de touchants moments dans l'histoire de chaque personne souhaitant retrouver un souvenir dans la zone envahie de zombies, la présentation d'une société déformée par les ambitions et les egos. l'auteur a aussi ajouté pour pimenter le tout un complot historique. Que du bonheur.
Seul bémol : certaines scènes d'action n'étaient pas très claires niveau situation des personnages, mais cela n'empêche en rien de suivre le scénario. Je vous conseille donc de plonger dans l'univers des "chasseurs de trésors" osant traverser la zone interdite de Séoul en bravant les dangereux zombies, pour aller récupérer les précieux souvenirs des rescapés. Et si vous aimez, comme moi les histoires de survie post-apocalyptique, vous savez aussi qu'entre les zombies et l'homme, c'est bien souvent ce dernier le plus dangereux!
Lien : https://www.instagram.com/p/..
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clemia
  19 juillet 2018
De la science-fiction coréenne traduite en français, ça c'est original ! On sort des sentiers battus avec ce roman. Dans un futur très proche, Séoul a été attaqué par la Corée du Nord à la bombe nucléaire.
La ville est en morceaux, couverte de cadavres et pullulante de mort-vivants...!
Que s'est-il passé ? Pourquoi des zombies ont-ils fait leur apparition après cette explosion nucléaire ? Que se trame-t-il dans la "zone interdite" ?
De nombreuses questions se posent et en suivant le parcours tumultueux du chasseur de trésor Hyunjong, petit à petit la vérité éclate.
On s'attache finalement assez rapidement à ce personnage qui semble exempt d'émotions, à travers des cauchemars qui dévoilent son terrible passé. Enfin, l'auteur nous offre aussi un panel de personnages, leurs histoires et leurs réflexions sur la société d'après explosion.
Un très bon livre pour découvrir un genre tout nouveau de la littérature coréenne.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
SephiriaSephiria   19 avril 2018
L'explosion n'a pas seulement ôté la vie à des milliers de gens. Elle nous a retiré ce qui faisait de nous des êtres humains. Beaucoup portent les stigmates des zombies. Mais il y a aussi tous ceux qui ont perdu leur travail, leur maison. Ils n'ont plus de repères, ce sont des déracinés. Les maris ont quitté leur femme, les parents ont abandonné leurs enfants. Ce que la bombe a fait voler en éclat, c’est l'humanité. Nous valons moins que les zombies.
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SephiriaSephiria   19 avril 2018
« Il reste encore des larmes aux Sud-Coréens, a dit Seung-hak sur le chemin du retour.
― La perte brutale de sa famille doit laisser beaucoup de regrets. Une sorte de “si j'avais su”.
― Vous aussi vous avez des regrets, camarade ?
― Moi ? »
Lorsqu'une scène qu'il voulait oublier lui est soudain revenu à l'esprit, Hyunjun a levé les yeux vers le ciel gris.
« C'était un ciel blafard comme aujourd'hui.
― Pardon ? Qu'est-ce que vous avez dit ? »
Il a ignoré la question.
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TanvyeboyoTanvyeboyo   05 avril 2018
Le fond de l'air s'est réchauffé aux premiers rayons du soleil. Sur la berme surélevée, un groupe de zombies marchaient lentement. Un cadavre vêtu d'un uniforme de policier gisait sur le siège avant d'une voiture de police stationnée à proximité. D'entre la chair rongée par les vers, le blanc des os frappait.
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clemiaclemia   16 juillet 2018
L'Affaire du 4 avril n'a pas conduit à une remise en cause de la société. Les choses se remettent en place à l'identique. Cette fois-ci encore, on va faire beaucoup de tapage autour du choix de la nouvelle capitale économique et politique, comme autre fois lorsqu'on a dû décider de la nouvelle capitale administrative. Toi et moi, nous sommes des monstres engendrés par ce monde.
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clemiaclemia   14 juillet 2018
Hyunjun, après avoir débraillé son pantalon, a passé la main entre ses cuisses et enfoui son visage dans sa nuque. Sous les senteurs d'un parfum bon marché et les relents d'alcool, on sentait l'odeur infime de l'être humain.
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