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ISBN : 9791021005143
Éditeur : Tallandier (02/05/2014)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 15 notes)
Résumé :

Les souvenirs inédits et bouleversants de la secrétaire d'Hitler, qui ont inspiré le film La Chute. Une jeune fille de vingt-deux ans, qui rêve d'une carrière de danseuse, voit son destin bouleversé quand se présente en 1942 la " chance de sa vie " : Adolf Hitler lui demande de faire un test de dictée. Jusqu'à la mort du Führer, elle fut constamment à son côté, dactylographia ses discours, s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  18 août 2015
Traudl Junge, à la recherche d’un travail satisfaisant, est très heureuse d’être retenue pour devenir l’une des secrétaires d’Hitler. Nous sommes en 1942. La jeune fille va vivre deux ans, presque inconsciente de ce qui se joue autour d’elle, proche d’un Führer qu’elle trouve courtois et attentionné, dans la Tanière du loup, le quartier général de Prusse Orientale, au Berghof dans les Alpes bavaroises et à Berlin dans le Bunker de la chancellerie.
Après la guerre, Traudl Junge, au regard de son jeune âge, de son rôle minime et de la priorité à la reconstruction de l’Allemagne, n’est pas jugée sévèrement pour son travail auprès d’Hitler. Et personnellement, ce n’est que plus tard, alors que le pays commence une prise de conscience générale, qu’elle se culpabilise pour son aveuglement. Une réalisation qui se traduira par la correction en 2001 de ses souvenirs écrits à la fin de la guerre pour la publication de ce livre.
Un témoignage surprenant et utile qui illustre la fascination qu’exerçait Hitler sur les Allemands.
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tynn
  27 septembre 2014
Entre 1942 et la chute du régime nazi, la jeune Traudl fut une des secrétaires du Fuhrer.
Pour qui veut s'intéresser historiquement à l'époque et au personnage, cette intrusion par la porte de service dans l'entourage de Hitler est vivante et documentée. Elle est aussi incongrue et glaçante, remise dans le contexte d'anéantissement du régime et dans la banalité du "Mal" du personnage privé. On découvre un homme déconnecté des réalités, isolé tel un dieu guerrier au milieu des courtisans anesthésiés de propagande ou de déférence pernicieuse, courbant le dos en attendant que tout implose.
Entre le quartier général de Prusse Orientale (la Tanière du loup), le Berghof des Alpes bavaroises et le Bunker de la chancellerie berlinoise, Traudl Junge vivra le quotidien d'un désastre annoncé dans une atmosphère générale de déni et de fatalisme. le réveil sera brutal.
Elle consignera ses souvenirs en 1947/48, après sa libération des camps soviétiques et les retravaillera en 2001 en vue de publication. Avec le temps elle devra faire un travail de compréhension, fait de sentiments de haine, de pitié et de culpabilité d'avoir été à l'abri dans l'oeil du cyclone, en assumant sa fascination et son aveuglement. Elle décèdera en 2002.
Un témoignage, qui a valeur de documentation historique, une réflexion honnête et attachante d'une femme qui reconnait humblement le manque d'objectivité due à sa jeunesse et à la vie en vase clos où son travail la contraignait, sans pour autant en tirer excuse.
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Roggy
  18 septembre 2016
Petite déception lors de la lecture de ce récit sous forme de confession/témoignage sur lequel je fondais quelques attentes. Cela s'explique certainement par le manque évident de soin stylistique.
L'auteur parvient tant bien que mal à glisser la petite histoire dans la grande. Elle va même réussir à décortiquer avec clairvoyance les mécaniques du déni et de la manipulation. le résultat est une sorte de portrait de ce qu'est devenue sa vie, lorsque la culpabilité vole la place aux excuses, ou lorsqu'elle pousse à se mettre en quête de sa propre vision.
Si il manque vraiment du talent romanesque, ce récit nous éclaire et alimente de détails une partie sombre des plus grandes tragédies de l'Histoire humaine.
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nanouche
  15 juin 2014
A 20 ans Traudl Junge voulait devenir danseuse. Pour gagner sa vie elle travaillait comme secrétaire mais son objectif était la danse. En 1941 -elle a 21 ans- elle veut s'installer à Berlin mais son employeur munichois lui met des bâtons dans les roues. Par l'intermédiaire d'Albert Bormann, aide de camp d'Hitler, parent d'une amie danseuse, elle obtient un poste à la chancellerie du Reich fin 1942 puis devient rapidement une des secrétaires d'Hitler.
Traudl va passer près de trois ans près d'Hitler qui veille sur elle avec une attention paternelle et qu'elle considère comme le meilleur patron qu'elle ait eu. Que ce soit dans la Tanière du loup en Prusse orientale ou au Berghof en Bavière, les secrétaires d'Hitler non seulement travaillent avec lui mais aussi mangent avec lui et passent leurs soirées avec lui -il se couche rarement avant 5 heures du matin. La jeune femme est complètement sous l'influence du Führer. C'est la guerre et elle le déplore car son pays est victime de restrictions et de bombardements mais jamais elle ne s'interroge sur la responsabilité de son patron dans cette situation ni sur les politiques menées par les nazis. Les rares pensées gênantes sont vite balayées. Dans son récit -écrit en 1947- elle parle essentiellement de l'ameublement des lieux, des menus et des sorties à la maison de thé, jamais de son travail, à se demander si elle n'est pas plutôt employée comme dame de compagnie. Elle dit, ce que j'ai déjà vu ailleurs, que Hitler est un personnage charismatique qui fascine ses interlocuteurs. Bien obligée de la croire quand on voit comment se comportent ses proches et pourtant elle décrit un mode de vie bourgeois et des conversations de café du commerce dont je ne vois pas bien ce qu'ils peuvent avoir de fascinants.
A partir de novembre 1944, toute la petite société qui entoure Hitler déménage pour la chancellerie et le bunker de Berlin et va y rester jusqu'à la chute du Reich en mai 1945. Les troupes soviétiques et américaines s'approchent de la capitale mais sous terre on continue de croire jusqu'en février que la victoire est possible. le mois d'avril est une sorte de longue veillée funèbre. Hitler est devenu apathique et organise son suicide. Une partie de son entourage quitte le bunker pour tenter de sauver sa peau. Traudl fait partie de ceux qui restent et envisagent de mourir avec le Führer. Elle s'est fait délivrer une capsule de cyanure mais une fois Hitler mort l'instinct de vie est le plus fort.
Après la guerre Traudl a été jugée irresponsable du fait de son jeune âge. En 1947-1948, elle a mis par écrit ses souvenirs sur sa période au service d'Hitler puis elle a refermé cet épisode de sa vie. Autour d'elle on lui disait qu'en effet elle était bien jeune et qu'elle ne pouvait pas savoir. Ce n'est que des années plus tard qu'elle a réalisé son aveuglement. Elle a relu son manuscrit et a été effrayée et remplie de honte par son manque de critique et de distance. Elle a compris que l'alibi de la jeunesse ne tenait pas :
"Je dois être souvent passée autrefois devant la plaque commémorative de Sophie Scholl dans la Franz-Joseph-Strasse, sans la remarquer. Un jour, elle m'a frappée et quand j'ai réalisé qu'elle avait été exécutée en 1943, alors que ma vie auprès de Hitler ne faisait que commencer vraiment, j'ai été profondément choquée. Sophie Scholl était aussi à l'origine une fille du BDM [Ligue des jeunes filles allemandes], elle avait un an de moins que moi et elle avait très bien compris qu'elle avait affaire à un régime de criminels. Tout à coup, l'excuse a disparu pour moi."
Elle a traversé des périodes de dépression. Finalement elle a rencontré l'écrivaine Melissa Müller qui l'a convaincue de publier son manuscrit. Cette publication date de 2002. Traudl Junge est morte la même année.
Je connaissais déjà le personnage de Traudl Junge pour l'avoir vue dans le film La chute et l'avoir retrouvée dans le livre La chute de Berlin d'Antony Beevor. J'ai donc été très intéressée de découvrir son témoignage dans la liste des ouvrages proposés par Masse critique chez Babelio. Et je n'ai pas été déçue de ma lecture que j'ai trouvée passionnante.

Lien : http://monbiblioblog.over-bl..
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MademoiselleBergamote
  07 juillet 2014
Traudl Junge est devenue secrétaire d'Hitler presque par hasard, après un bref passage par la Chancellerie du IIIe Reich. La jeune femme a vécu près de deux ans et demi aux côtés d'un des plus grands monstres qu'ait connu l'humanité. Après avoir été absoute de toute responsabilité par les Alliés à la fin de la guerre, elle a consigné ses mémoires en 1947, en y décrivant les évènements tels qu'elles les a vécus, avec sa naïveté d'alors, mais sans complaisance envers elle-même.
Avec ces "confessions" (plutôt "mémoires" à mon sens), on plonge dans le quotidien d'Hitler, bien loin des atrocités commises et si proche pourtant. Traudl Junge décrit le leader, charismatique, orateur de génie, prompt à la colère et pourtant si soucieux du bien-être de ses collaborateurs.
Je crois que c'est là que réside l'intérêt de ce livre, avec tout ce que cela implique de remise en question : sans pour autant nier ce que le dictateur a pu commettre, on y découvre l'homme, ses habitudes et on se rend compte qu'il était "humain".
La deuxième partie des mémoires relate la chute du IIIe Reich et les derniers instants d'Hitler et de son entourage, dans le bunker de Berlin. Certains reconnaîtront sans doute le film "La Chute", qui s'est en grande partie inspiré et renseigné de ces mémoires. C'est un récit bouleversant qui incite, non pas au pardon, mais à la réflexion.
Ce fut pour moi une lecture riche en enseignements, mais également un moment bouleversant. Ayant également lu "Eichmann à Jérusalem" de Hannah Arendt, je ne peux qu'être d'accord avec Melissa Müller, qui s'est entretenue avec Traudl Junge et a écrit la préface, pour affirmer que ce témoignage illustre parfaitement ce que la philosophe appelait la "banalité du mal".
Les confessions de Traudl Junge sont un complément inestimable aux livres d'histoire sur cette période, un témoignage "de l'intérieur" qui mérité véritablement d'être lu.
Je remercie les éditions Tallandier ainsi que Babelio pour m'avoir permis de lire ce livre dans le cadre de l'opération Masse Critique.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
tynntynn   27 septembre 2014
"Mein Führer, pourquoi ne vous êtes-vous pas marié?" Je savais pourtant qu'il aimait bien susciter des mariages. Sa réponse fut assez déconcertante: " Je ne serais pas un bon père de famille, et j'estime irresponsable de fonder une famille si je ne peux me consacrer suffisamment à ma femme. Et puis, je n'aimerais pas avoir d'enfants. Je trouve que les descendants de génies sont la plupart du temps en situation très difficile dans le monde. On attend d'eux qu'ils aient la même envergure que leur ancêtre célèbre et on ne leur pardonne pas la moyenne. En outre, ils deviennent le plus souvent des crétins."
Ce fut la première expression de sa mégalomanie à prendre vraiment au sérieux.
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