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EAN : 9782376763901
270 pages
Éditeur : Juno Publishing (27/12/2018)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
1358. Dans les Corbières comme dans tout le royaume de France, la peste noire ayant fait de terribles ravages, nombre de mariages arrangés par des familles nobles n'ont pu se conclure. Désormais orpheline, Eloïse Laroche Combeille ne peut plus repousser sa destinée. Promise depuis son enfance au jeune Édric Monsalvat d'Aguilar, elle partira le rejoindre afin de l'épouser au plus tôt. Toutefois, si son c?ur bat pour Arthus le beau maître d'armes, sa rencontre avec ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
gabrielleviszs
  08 mars 2019
Je remercie la maison d'éditions Juno Publishing pour cet envoi, par le biais de NetGalley. le résumé m'a énormément tenté. Seule la couverture un peu trop rouge me plaît moyen.
La peste noire a fait son office, plus moyen d'être en famille après cette terrible épidémie. 1358 est une période sombre pour tout seigneur. Édric Montsalvat d'Aguilar n'est encore en vie que grâce à son père, Baudry qui l'a emmené avec lui loin de ses terres avant cette peste. Alors que le fils grandit et atteint l'âge de 18 ans, il est promis à la douce Éloïse Laroche Combeille, seize ans, fils d'un autre royaume. Son père s'étant éteint, elle ne peut pas passer outre le fait que ses gens ont besoin de protection. Il est clair qu'elle préfère voir ce prétendant, plutôt que d'accepter la demande de son cousin Roland de Brassac, comte de son état, qui est quelque peu... Bref, tout semble aller pour le mieux, si ce n'est plusieurs détails, dont un qui a son importance : la damoiselle n'est pas, mais alors pas du tout douce !
Une histoire dans l'histoire où les mariages sont arrangés pour conserver les royaumes en pleine forme. La peste est un fléau qui regroupe les vivants (enfin ce qu'il en reste) et les mets dans des dispositions complexes. Les Montsalvat d'Aguilar ont tout perdus, mère, tante, grand-mère, il ne reste que le père et le fils. Les Laroche Combeille ont perdu leur mère. La protection ne peut se faire qu'au moment où les deux maisons seront liés par un mariage, quel qu'il soit. La mort d'un seigneur apporte souvent des ennuis, ce qui est le cas pour Éloïse qui doit se marier avec un Montsalvat d'Aguilar. Édric se doit de faire également son devoir, sauf que les multiples périples de la demoiselle vont l'amener à rencontrer le père, Baudry et que son coeur va battre plus fort pour lui que pour le jouvenceau. 20 ans d'écart ne lui font pas peur. Elle a un caractère bien trempé et ne mâche pas ses mots. Elle est passionnée, indépendante et à beaucoup de mal à écouter quiconque, sauf quand il s'agit de conseils pour attirer le regard d'un homme sur sa personne.
Baudry est un seigneur, un guerrier, il sait se battre comme personne, s'occupe très bien de son domaine et un grand coureur de jupon depuis que sa femme est morte (et même un peu avant). Quant à son fils, il a ses préférences, ne veut pas épouser cette jeune fille sortie dont ne sais où et préférerait parcourir le monde plutôt que de devenir le mari d'une jouvencelle. Mais, à cette époque, il fallait faire un choix et le bon : celui de sauver les biens et les personnes qui sont sous leur protection. C'est avec appréhension qu'il va accepter cette demande.
Le fait d'être écrit à la troisième personne montre le point de vue de chacun des personnages principaux. C'est amusant de les voir réfléchir, imaginer comment faire pour se sortir d'un mauvais pas, de retrouver l'être aimé. Quelques mots anciens que j'ai dû chercher, mais ils conviennent parfaitement à l'époque, au texte, au récit. le début met en place les personnages avec leur caractère, puis c'est l'explosion dès les premières rencontres. de l'humour, il n'en manque pas, de la cruauté aussi.
L'auteur fait tourner en bourrique Baudry, (je suppose qu'il lui a fait quelque chose celui-là !) avec les péripéties de Éloïse. du départ il la découvre en train de tenter de sauver sa jument, se battant avec un couteau contre... un ours ! Serait-elle folle ? Bonne à enfermer ? L'emporter sur son cheval va mettre ses sens en émois. Il fera tout pour ne pas se laisser distraire par cette jeune fille qui pourrait être sa fille, mais s'il est têtu, elle l'est encore plus. Sans compter qu'avec Édric elle va en faire un allié, car aucun des deux ne veulent se marier ensemble ! Des histoires de couples (oui car il n'y a pas que Eloise et Baudry, noooon, il y a d'autres personnages qui tournent autour d'eux et dont les sentiments évoluent avec le temps) qui vont apprendre à se découvrir. D'ailleurs, cela me fait penser à Arthus qui a beaucoup de charme, un maître d'armes en plus qui a également ses secrets.
Un personnage que j'ai adoré détester, le voir souffrir et je me dis que dans la suite, il risque de faire des dégâts. c'est ce cher comte Roland de Brassac qui est dérangé. Il y a des pratiques que même l'église réprimandent encore de nos jours. L'inquisition est bien amené et ayant visité la cité de Carcassonne avec ses divers musées, j'ai tout à fait en tête les différentes tortures qui pouvaient exister. Elles sont parfaitement représentées ici.
Comme indiqué dans le résumé, il y a de la romance homme/femme et homme/homme. Que ce soit la première ou la seconde, la douceur est de mise. Les sentiments sont exploités dans les gestes, les regards, les paroles. Tous ont ce besoin d'être rassuré d'une manière ou d'une autre. Certains ont besoin de connaître les intentions de l'autre avant de se dévoiler. Éloïse est un personnage entraînant, joueuse. Sa spontanéité et son franc-parler la rendent amusante et attachante. Il y a beaucoup de complicité entre les personnages. de l'amour à l'amitié, les sentiments sont forts. Les personnages secondaires sont nombreux et apportent soi de la légèreté, soit du sérieux. La fin présume tout de même que certains n'en ont pas fini avec eux.
En conclusion, un très bon récit où se mêlent énormément de sentiments en tout genre. Des personnages obstinés qui n'hésite pas à mettre les pieds dans le plat. Un historique qui m'a beaucoup plu, j'ai hâte de découvrir la suite des événements.
http://chroniqueslivresques.eklablog.com/les-seigneurs-tome-1-le-seigneur-des-corbieres-eva-justine-a159986000
Lien : http://chroniqueslivresques...
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LiliMatoline
  19 décembre 2018

Après la peste noire, tous ont perdu énormément, famille, gens et amis.
L'heure est venue des mariages arrangés. Éloïse est promue au fils de monseigneur Baudry Montsalvat d'Aguilar, Édric. Elle a un coup de coeur pour le maître d'arme Arthus. Son cousin le comte de Roland de Brassac veut la courtiser pour ses biens. Quant à Édric qui ne se sent pas prêt pour le mariage, propose sa futur fiancé à son père.

Éloïse Laroche Combeille, seize ans est devenue craintive depuis la perte de sa mère par la peste noire. Elle a bien grandi, est devenue autonome avec un tempérament bien trempé et l'esprit vif.
Édric Montsalvat d'Aguilar, dix-huit ans a perdu sa famille lors de la peste noire, il ne lui reste que son père, le seigneur Baudry Montsalvat d'Aguilar et une vieille grande tante. C'est un jeune homme perdu.
La narration est à la troisième personne. le point de vue est très diversifié. Chaque chapitre est introduit par un titre très bien résumé et porteur de la situation.
L'intrigue tourne autour de couples se formant. Après la peste, tout a changer pour les seigneurs et leurs gens. Pour sauver leurs biens et leurs héritages, les mariages arrangés sont encore plus fréquents et mis en place encore plus jeune.
La plume est fluide, malgré quelques termes anciens, la lecture est agréable et légère. Les changements de scènes sont légèrement abruptes, pas de saut de ligne, de paragraphes marqués pour différencier le changement. le lecteur passe d'une discussion de cuisine au bureau du maître sans intermédiaire. le début, soit la mise en place est relativement lente, puis tout s'enchaîne entre flirts, répliques amusantes ou même situations bien drôles et pleines de charmes. le rythme est prenant et attrayant.
Les émotions sont très diverses et intenses par moment. Entre la méchanceté de certain, la rébellion de certaine, la fraîcheur et la spontanéité d'autre, les émotions se succèdent avec plaisir pour le lecteur. La personnalité d'Éloïse apporte un trait d'humour et d'amusement au milieu de nombreux personnages masculins. Les complicités se forment, des sentiments s'installent, ainsi que de l'affection et de l'amour. Les scènes intimes sont torrides et sensuelles, tout en restant très sage.
Les personnages secondaires sont nombreux, présents en restant légèrement en retrait, comme Aliète la nourrice d'Éloïse, le prévôt Aubert, Agnès la nourrice d'Édric, Radegonde, et bien d'autres.

Un roman très complet, une plume très appréciable et de belles scènes d'humour. Une romance historique très bien écrite avec du rythme et une intrigue prenante. Une excellente lecture !
Lien : https://meslivres-monplaisir..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
gabrielleviszsgabrielleviszs   08 mars 2019
— Voyons, ma chérie, vous n’avez pas vraiment le choix, déplora sa nourrice. La maladie a grandement réduit le nombre des prétendants qui aurait pu vous épouser, alors même si je suis navrée pour vous, votre promis Édric Montsalvat d’Aguilar demeure votre plus grande chance de vous unir à quelqu’un de votre rang. Dès que vous aurez fait sa connaissance, sieur Aubert sollicitera l’accord de notre roi Jean, afin que les noces aient lieu. Ainsi, au printemps prochain, vous serez mariée et offrirez ce château, vos terres et vos gens en dot.
Éloïse savait que la forteresse devait absolument retrouver un seigneur pour la diriger, et que les paysans avaient besoin d’une protection. Nulle autre alternative n’était malheureusement envisageable.
— Mais, il est peut-être hideux, se lamenta-t-elle.
— Ou le contraire.
— Il est affreusement jeune, fit-elle, butée.
— Dix-sept ans, soupira celle qui avait l’habitude du caractère impétueux de sa juvénile maîtresse. En plus, comme vous l’avez déjà rencontré, ce n’est donc plus vraiment un total inconnu.
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LiliMatolineLiliMatoline   19 décembre 2018
Chapitre 3 :
S’abandonner à la douceur de croire

« …
— J’espérais attendre me trente ans avant de convoler, reconnut Édric pour la première fois, sans pouvoir masquer sa contrariété.
— La peste a changé bien des projets. Nous devons penser à notre descendance dès à présent, et puisque tu es mon unique héritier et que nos deux familles s’étaient entendues depuis fort longtemps sur cette union, il est inutile de repousser l’inévitable. Je regrette d’ailleurs que nous ne nous soyons pas revus ces dernières années, ainsi tu connaîtrais mieux Éloïse et ce mariage te rebuterait moins. La dernière fois que je l’ai rencontrée, c’était une petite fille bien calme et très mignonne. Elle ne te causera aucun souci, j’en suis persuadé.
— Pourquoi ne l’épouserez-vous pas vous-même ?
— Moi !
... »
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gabrielleviszsgabrielleviszs   08 mars 2019
— Puisqu’Éloïse est désormais en sécurité, vous pouvez sans doute retourner à Termes, suggéra Aliète.
Arthus hésitait. Effectivement, Éloïse étant sous la protection de l’Aigle, comme tout le monde le nommait par ici, sa mission avait pris fin. Toutefois, il lui déplaisait que celui-ci puisse penser qu’il se dérobait à une sanction justifiée.
— Je vais laisser ici mes quatre soldats. Dès que votre transport sera possible, rejoignez le château d’Aguilar, conseilla-t-il à la nourrice. Venez également, ainsi vous pourrez profiter de la carriole, et expliquer au seigneur que des malandrins traînent dans la région, ajouta-t-il à l’adresse d’Adelphe.
— Vous pouvez compter sur moi, je prendrai soin d’elles et du petit Jean, jusqu’à notre venue à Aguilar.
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LiliMatolineLiliMatoline   19 décembre 2018
Chapitre 2 :
L’âme devient mélancolique à l’automne de la vie

« …
— Mais il est peut-être hideux, se lamenta-t-elle.
— Ou le contraire.
— Il affreusement jeune, fit-elle, butée.
— Dix-sept ans, soupira celle qui avait l’habitude du caractère impétueux de sa juvénile maîtresse. En plus, comme vous l’avez déjà rencontré, ce n’est donc plus vraiment un total inconnu.
— Peuh ! L’avoir croisé lors d’un souper, il y a sept ans de cela, comment veux-tu que je m’en souvienne, dit-elle, en grimpant sur son matelas.
— Il a s’en nul doute hérité de la beauté de son père, argumenta Aliète, qui gardait en mémoire la séduction virile du jeune veuf.
... »
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