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EAN : 9782812617065
147 pages
Éditeur : Editions du Rouergue (19/09/2018)
2.85/5   17 notes
Résumé :
Est-il belge ou arabe ? Victor ne s'est jamais posé la question, jusqu'à ce qu'il soit placé dans la campagne belge, chez ses grands-parents maternels, en l'absence de son père parti travailler en Égypte. Jaloux, ses grands-parents paternels, immigrés égyptiens, finissent par s'installer dans la maison d'en face. Le conflit va être frontal entre les grands-mères. S'inspirant de sa propre histoire, Olivier Ka nous livre un roman fort sur les doubles origines. 
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  24 juillet 2019
Loukoum ou mayonnaise ?
Grands-parents égyptiens ou belges ?
Chien ou chat ?
Tout ! Ou rien.
Né d'un couple mixte, Victor doit passer quelques mois chez ses grands-parents maternels, à Nivezé, le temps que son père puisse l'accueillir en Egypte où il travaille désormais.
Le gamin y va déjà à reculons. Ça ne s'arrange pas quand il apprend qu'il n'ira plus à l'école, puisque son aïeule se chargera de son enseignement. A dix ans, la perspective de vivre entouré uniquement de vieux est cruelle. Le plaisir des visites des grands-parents paternels est vite gâché par la mésentente entre les mamies.
Si on a lu 'Pourquoi j'ai tué Pierre', on sait qu'Olivier Ka a été victime dans sa jeunesse de la folie et de l'irresponsabilité d'adultes proches.
Dans 'Janis est folle', comme dans ce 'Loukoum', on ressent très bien le malaise et la sensation d'asphyxie ressentis par un enfant/ado retenu en otage par un ou plusieurs adultes égoïstes, qui l'oublient, lui, pour mieux se détruire, ou s'étriper entre eux.
Lecture dérangeante (et stérile, pour ma part), d'autant que des questions restent sans réponse - quid de la mère ? du véritable emploi du père ?
A noter : l'inertie lâche des deux grands-pères, aussi agaçante que les mesquineries hystériques et ravageuses des femmes...
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trust_me
  06 novembre 2018
Avant de partir travailler en Égypte, son pays d'origine, le père de Victor le confie à ses grands-parents maternels, en pleine campagne belge. Ses grands-parents paternels, vexés de ne pas en avoir eu la garde, viennent souvent lui rendre visite et finissent par s'installer dans la maison juste en face. Les relations entre les deux grands-mères deviennent vite exécrables, les exactions se multiplient, la guerre est déclarée. Pris entre deux feux, Victor ne sait pas dans quel camp se ranger et vit de plus en plus difficilement sa double origine. Belge ou arabe, peu lui importe finalement, tout ce qu'il veut, c'est la paix !
Un roman qui m'a fait passer par plusieurs phases. D'abord un brin de scepticisme devant une intrigue cousue de fil blanc déjà vue cent fois. Un poil d'ennui aussi face à des situations répétitives et une intrigue qui semblait tourner en rond. La surprise ensuite en découvrant la tournure prise par les événements. La stupéfaction, enfin, en constatant à quel point Olivier Ka a su mener sa barque pour emporter mon adhésion.
Ce roman, qui aborde avec finesse les questions du racisme et de la haine ordinaire, montre à quel point la bêtise des adultes peut briser une enfance. D'abord otage de cette guerre des grands-mères à laquelle il ne comprend pas grand-chose, Victor en devient une victime. Finalement, il se rend compte qu'il n'était qu'une excuse pour déclencher les hostilités et qu'une fois ces dernières lancées, son cas personnel n'intéresse plus grand monde.
Il aurait été tellement plus simple, après le point culminant de l'affrontement, d'entrer dans une phase d'apaisement. Olivier Ka ne cède pas à cette facilité. Les points de vue demeurent irréconciliables et Victor comprend que chaque camp l'a manipulé, qu'il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. le cheminement de sa réflexion est superbement construit, la naïveté des premiers temps laissant place à la colère et à une forme de maturité qui force l'admiration. Surprenant et rondement mené.

Lien : https://litterature-a-blog.b..
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saomalgar
  26 mars 2019
Le père de Victor doit partir travailler en Égypte mais avant d'y installer son fils, il préfère le laisser à ses beaux-parents le temps de trouver un appartement.
Victor est heureux chez son bon papa et sa bonne maman et il reçoit régulièrement la visite des parents de son père, ses grands-parents égyptiens.
Très rapidement les choses dégénèrent entre les grands-parents dont les cultures différentes ont du mal à cohabiter. Et c'est la guerre entre les deux familles belges et arabes qui ne se privent pas de se critiquer devant leur petit-fils.
Un roman réaliste sur fond de racisme ordinaire et de mariage mixte. Les enfants pris en otage sont malheureusement les premières victimes des adultes qui les manipulent.
Roman touchant lorsque l'on se place du point de vue de l'enfant avec une tension qui monte crescendo jusqu'à son paroxysme. Certains passages un peu longuets cependant.
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Virgule-Magazine
  02 juillet 2019
Victor, dix ans, a une mère belge, dont il ne se souvient plus, car elle est partie il y a longtemps et ne donne plus de nouvelles, et un père égyptien, Amir, avec lequel il a toujours vécu en Belgique, où habitent aussi ses grands-parents maternels, les Knappen, et ses grands-parents paternels, les Askar. Mais Amir a trouvé et accepté un travail intéressant à Alexandrie, en Égypte, et il a décidé de confier Victor, pour quelques mois, aux Knappen. Chez eux, Victor s'ennuie un peu, mais il y a plus grave : le jeune garçon se retrouve bientôt, malgré lui, au centre d'un conflit qui oppose, de plus en plus violemment, sa grand-mère Knappen et sa grand-mère Askar…
L'avis de Lauralie, 12 ans : Un roman entraînant dont le style, à la fois haché et ample, mêle sans cesse légèreté et émotion sans pour autant nous déstabiliser. J'ai apprécié la présence, en tête de chaque chapitre, d'épigraphes sur le rapport entre générations, qui semblent répondre au questionnement du narrateur, voire du lecteur. Cela donne au roman une dimension philosophique proche de l'essai qui côtoie la description caricaturale des grands-mères comparable à la farce. Un surprenant, mais très plaisant mélange des genres ! On pourra seulement regretter la fin trop prévisible dont on aurait attendu par ailleurs plus d'ampleur philosophique... Un facétieux moment de lecture... douloureusement comique ! 
L'avis de la rédaction : Olivier Ka décrit sans concession l'affrontement entre deux cultures et la montée en puissance de la haine, provoquée par le racisme et la jalousie. Au fur et à mesure de la lecture, on est de plus en plus consterné par l'attitude des grands-parents (et particulièrement par celle des grands-mères) et inquiet pour Victor. 
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Jangelis
  07 avril 2019
Déception pour ce roman qui me tentait beaucoup.
Victor ne se posait pas beaucoup de questions sur ses origines jusqu'à ce que son père, égyptien, ne le confie à ses grands-parents belges pour partir travailler à l'étranger. Des grands-parents qui reportent tout leur amour sur lui, fils de leur fille disparue. Mais les grands-parents paternels, frustrés de n'avoir pas eu la garde, et n'habitant pas très loin, débarquent souvent pour voir leur petit-fils.
Choc des cultures, difficultés d'entente.
Je m'attendais à un roman, drôle ou sérieux, sur les différences, modes de vie, nourriture et habitudes.
C'est d'ailleurs ce que semblent y avoir vu les autres lecteurs qui en parlent. (D'où mon envie de le lire).
Or, pour moi, il ne s'agit pas ici de différences culturelles, ni même de racisme, mais de folie pure et simple.
Les grands-mères sont totalement dingues, et l'escalade de mépris et d'actions folles semble essentiellement pathologique.
Au milieu de ça, personne ne se soucie du pauvre Victor, qui survit comme il peut. Les grands-parents, sous prétexte de l'aimer, le démolissent mais ne s'en inquiètent absolument jamais ; le père lui fait quelques promesses mais semble totalement l'oublier aussi, lui racontant sur cassette ses loisirs, tout en lui disant qu'il n'a même pas le temps de lui téléphoner.
J'ai trouvé l'histoire tellement outrée que pour moi, elle passe à côté de ce qu'elle veut démontrer.
Suis-je la seule ?

Lien : https://livresjeunessejangel..
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critiques presse (2)
Ricochet   03 juin 2019
Une lecture coup de cœur et une réflexion moderne qui parlera à nombre de jeunes lecteurs, adolescents ayant un peu de recul sur leur filiation.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Liberation   20 décembre 2018
Olivier Ka, originaire du Liban, s’est inspiré de sa propre enfance pour écrire ce livre à la fois bouleversant et humoristique qui mêle histoire tragique et situation ridicule. L’histoire se déroule d’ailleurs là où l’auteur a en partie grandi. Olivier Ka s’est également librement inspiré de ses grands-parents belges d’un côté, égyptiens de l’autre.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
ZilizZiliz   23 juillet 2019
Quelle chose étrange qu'une famille !
Une réunion fortuite de gens étrangers, une association absurde.
(Alerto Savinio)

(p. 36)
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JangelisJangelis   07 avril 2019
Elle [la grand-mère belge] leva le bras et abattit sa lame vers ma téta (L'autre grand-mère] qui l'esquiva de justesse.
- Assassin ! Malade mentale !
- Je vais t'éventrer, espèce de truie !
[...]
Elles hurlaient toutes les deux en tentant de se griffer le visage.
Puis Faten se releva, courut jusqu'à la cuisine, empoigna un tabouret qu'elle projeta à la tête de bonne-maman.
[...]
Il y eut ensuite des bruits de vaisselle fracassée, des craquements de meubles malmenés
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JangelisJangelis   07 avril 2019
Je m'éloignais des maisons de mes grands-parents, le plus possible, je voulais qu'elles disparaissent.
[...]
Je me mis à pleurer tout en pédalant, égaré, terriblement triste. [...]
Je ne pouvais que pleurer, pleurer et encore pleurer.
J'avais dix ans et le monde entier me tournait le dos.
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MIRLI39MIRLI39   07 mai 2019
En se dressant les uns contre les autres, ils m'avaient piétiné. Ecrabouillé. Ils m'avaient fait disparaître. J'avais le sentiment de n'être plus rien, plus personne.
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Videos de Olivier Ka (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Olivier Ka
Rencontre présentée par Sonia Déchamps, journaliste.
Marion Duclos et Olivier Ka, Les mains de Ginette (Delcourt) : La Crabe fait peur, ses mains ressemblent plus à des pinces qu'à autre chose, à peine deux doigts comme des antennes collées sur des boursouflures. Mais cela n'a pas toujours été le cas. Il fut une époque où on l'appelait encore Ginette, une époque où elle était la femme de Marcelin le droguiste, une époque où Marcelin était fou amoureux de ses mains… Le scénariste Olivier Ka explore avec finesse la jalousie, le manque d'amour et ses conséquences dans les rapports humains. Un récit sensible porté par le trait musical et coloré de la talentueuse Marion Duclos.
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