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EAN : 9782213686264
160 pages
Éditeur : Fayard (01/04/2015)

Note moyenne : 3.1/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Sous forme d'hommage à sa mère, le romancier décrit les relations d'une femme avec sa belle-famille et avec son fils.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
fanfanouche24
  08 mai 2015
Un texte au caractère intimiste, hommage contrasté de Kadaré à sa mère, qu'il surnomme « la poupée ». Cet écrivain albanais, je l'ai découvert pour la première fois, il y a plus de 30 ans avec un texte captivant, « Avril brisé ». Une très passionnante lecture qui m'avait autant happée qu'effrayée au regard des coutumes et des usages particuliers de cette terre d'Albanie.
Traditions, comportements si différents et si âpres envers les femmes, plus particulièrement. Une société à l'histoire tourmentée, chahutée… qui m'avait quelque peu fait songer à l'univers de l'écrivain turc, Yachar Kemal….
Au centre de ce récit, la figure prépondérante, complexe de « la Poupée », maman de l'auteur, femme-enfant, fragile, manquant de confiance en elle… se retrouve dans la maison de sa belle-famille, avec une belle-mère, intelligente et omniprésente… Cela sera, des années durant la guerre larvée et permanente, devant le fils unique, « notre écrivain »… qui ne saisit rien à ce conflit domestique, sournois et tenace, avec comme « unique juge permanent », le Père...
Nous sentons Kadaré adorant sa mère…. Comme il peut être aussi fortement exaspéré par elle. Beaucoup de chagrins, de non-dits où l'écrivain exprime fort justement cette histoire familiale qui lui a aussi donné « l'envie d'écrire ». Il y parle de son pays, de sa ville natale, de ses premières vantardises de tout jeune écrivain…de ses liens avec son père, de ses amitiés, de ses premiers pas dans l'écriture, ses études, etc... et en contrepoint permanent, cette figure maternelle qui intrigue....
« Au moins, en ces instants, aurais-je aimé t'assurer (mère de l'auteur) une fois encore que le malentendu entre nous deux non seulement ne m'avait en rien entravé, mais m'avait été plus salutaire que toute compréhension. Car, comme j'avais essayé tant de fois de te l'expliquer, chez les individus, la question du don se manifeste souvent par son contraire: c'est plus souvent une chose qui fait défaut qu'une chose en plus. (p.145) »
« Je savais que cette explication était impossible à lui donner. Et encore plus impossible de l'éclairer sur le fait que non seulement je ne me sentais pas borné par ses propres carences, mais qu'il m'arrivait parfois, et même de plus en plus souvent au fil des ans, de m'en prévaloir. de plus en plus je me plaisais à croire que c'était là précisément, dans cette appréhension décalée de l'univers, cette inexactitude qui faisait reculer la raison, bref, que c'était dans cet entêtement enfantin à ne pas céder un pouce de terrain que gisait, peut-être, l'origine de ce qu'on appelle le don d'écrire. »
Un écrit tout à fait prenant, étrange où les deux personnages-pivots se trouvent être la maman de Kadaré, le second, la maison natale… mystérieuse avec des pièces interdites, un passage secret, et l'obsession paternelle pour la restaurer. le troisième…en filigrane est le grand Shakespeare !!... qui se mêle à des hommages confirmés pour l'écriture et la Littérature !
Un écrit fort , authentique d'un fils à sa mère, et à ce terreau de l'enfance qui a été favorable, propice à son attirance, son élan irrésistibles vers les mots et l'écriture …De très riches lignes qui disent beaucoup de la naissance de la vocation et de la construction d'un écrivain…
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Cronos
  12 mars 2019
Le mystère du titre est levé dès le début. Qui est cette poupée et pourquoi ce nom ? Ce n'est pas un livre à suspens au moins c'est clair, je m'étais renseigner uniquement sur l'auteur, je m'attendais à un roman.
Pas de déception non plus, c'est un récit autobiographique et je me retrouve bloqué à écrire ma critique car il ne s'y passe rien de plus que ce qu'il y a la quatrième de couverture. Je n'ai pas de reproche à lui faire, les un peu moins de 200 pages ne m'ont pas laissé le temps de m'ennuyer.
Pas la peine de faire du remplissage, je suis resté de marbre devant ce livre.
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Olloix
  05 juillet 2015
Ce texte est dans une veine très différente des romans d'I.Kadaré, notamment de ceux que j'ai beaucoup aimé : "Chronique de la ville de pierre", "Le pont aux trois arches", "Avril brisé", "Le Palais des rêves". C'est une autobiographie familiale, dans le sens où l'on a une série de portraits des membres de la famille proche de l'écrivain, présentés chronologiquement depuis l'enfance de Kadaré jusqu'à la mort de sa mère. La maison familiale est un personnage important car elle habite les membres de la famille davantage que l'inverse. Le livre débute et se clôt sur elle.
Le texte est une succession de petits paragraphes, ce qui nuit à la fluidité de la lecture, car les liens de l'un à l'autre ne sont pas toujours évidents. J'ai souvent décroché. J'ai régulièrement eu du mal à saisir le sens des propos. Je n'ai par exemple pas compris grand-chose au chapitre dans lequel il parle de ses relations à son père avec un arrière plan oedipien. Fatigue du lecteur ou confusion du texte ? Les passages qui relatent ses débuts d'écrivain ont été particulièrement rasoirs pour moi.
En résumé, je me suis ennuyé. Heureusement, le texte est court. A ceux qui veulent découvrir Ismail Kadaré, grand écrivain qui arrive à bien faire sentir l'étouffoir qu'a été le monde communiste, dans des romans à la frontière d'un réel sinistre et du fantastique, je conseille de commencer par les romans cités ci-dessus.
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Arwen78
  13 mars 2019
Le personnage principal de ce roman est la poupée, la mère de l'auteur. Cette histoire autobiographique nous raconte les relations familiales entre une mère, son fils, la belle-mère et la maison. L'auteur nous parle de son village, de la grande maison et de ses amis. Ses débuts difficiles pour écrire des poèmes, il va s'entraîner avec des réclames qui lui prennent beaucoup de temps et de son énergie et qui ne lui rapporte pas grand chose. Un jour, il comprendra et commencera à écrire poèmes, roman. Comment donner un titre au roman et avancer dans sa vie.
Ce livre se lit facilement malgré tous les petits paragraphes.
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lilicrapota
  14 février 2018
Il me semblait connaître cet auteur et j'ai pris par hasard et curiosité celui-ci à la bibliothèque. Malheureusement, je l'ai trouvé sans aucun intérêt et l'ai assez vite abandonné : c'est en fait une autobiographie, romancée peut être, destinée à reconstruire la vie de sa mère... Tant pis!
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critiques presse (1)
LeFigaro   10 avril 2015
Dans ce court récit aux accents intimes, l'auteur du Général de l'armée morte n'oublie pas de convoquer l'histoire chahutée de son pays, qui est intrinsèquement mêlée à son œuvre.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   06 mai 2015
L'explication semblait impossible à fournir, surtout lorsque la conversation tournait, fût-ce de manière indirecte, autour des rapports père-fils. Peut-être la seule chose que j'avais retenue de lui était la conscience de la difficulté à saisir si la tyrannie était bien réelle, ou façonnée par nous. de même que la soumission. Et si, en fin de compte, en un certain sens, on pouvait être l'esclave d'un tyran autant que lui était le nôtre. (p.135)
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fanfanouche24fanfanouche24   03 mai 2015
Les maisons telles que la nôtre semblaient comme construites à dessein pour perpétuer l'hostilité et les quiproquos. (...)
Je n'étais pas loin de penser que tout aurait été différent si notre maison avait été plus petite, dotée d'un seul étage, sans chambres secrètes où il était interdit de pénétrer, pour ne pas parler des celliers, de la citerne souterraine et du cachot. (p. 29)
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fanfanouche24fanfanouche24   08 mai 2015
Ce propos me chagrina quelque peu. J'aurais souhaité continuer à croire encore un peu aux vertus de la littérature qui n'est pas encore advenue. En fin de compte, je lui devais cette liberté qui n'existait nulle part ailleurs que dans les rêves. (p.124)
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fanfanouche24fanfanouche24   01 mai 2015
Pour autant, la question de la mère n'en paraissait pas moins compliquée et il ne suffisait pas d'en avoir une pour que tout soit en règle. (p;9)
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fanfanouche24fanfanouche24   03 mai 2015
Je savais que cette explication était impossible à lui donner. Et encore plus impossible de l'éclairer sur le fait que non seulement je ne me sentais pas borné par ses propres carences, mais qu'il m'arrivait parfois, et même de plus en plus souvent au fil des ans, de m'en prévaloir. De plus en plus je me plaisais à croire que c'était là précisément, dans cette appréhension décalée de l'univers, cette inexactitude qui faisait reculer la raison, bref, que c'était dans cet entêtement enfantin à ne pas céder un pouce de terrain que gisait, peut-être, l'origine de ce qu'on appelle le don d'écrire.

Peut-être que, plus que le fils d'une mère, j'avais le sentiment d'être le rejeton d'une jeune fille de dix-sept ans dont le développement se serait soudain trouvé suspendu.
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Vidéo de Ismaïl Kadaré
http://www.club-livre.ch#Bessa_Myftiu Interview de Bessa Myftiu réalisée par le Club du Livre en partenariat avec Reportage Suisse Romande
Bessa Myftiu, née à Tirana, est une romancière, poète, conteuse, essayiste, traductrice, critique littéraire, journaliste, scénariste et actrice établie à Genève, en Suisse romande, de nationalité suisse et albanaise. Pour commander un ouvrage de Bessa Myftiu : En SUISSE : https://www.payot.ch/Dynamics/Result?acs=¤££¤58REPORTAGE SUISSE ROMANDE36¤££¤1&c=0&rawSearch=bessa%20myftiu En FRANCE : https://www.fnac.com/SearchResult/ResultList.aspx?SCat=0%211&Search=bessa+myftiu&sft=1&sa=0
Fille de l'écrivain dissident Mehmet Myftiu, Bessa Myftiu fait des études de lettres à l'université de Tirana et par la suite elle enseigne la littérature à l'université Aleksandër Xhuvani d'Elbasan. Elle devient ensuite journaliste pour le magazine littéraire et artistique albanais La scène et l'écran. Elle émigre en Suisse en 1991 et s'établit à Genève dès 1992, passant son doctorat et devenant enseignante à l'université de Genève en faculté des Sciences de l'éducation, tout en poursuivant en parallèle ses activités dans les domaines de l'écriture et du cinéma. Depuis 2013, elle enseigne à la Haute École Pédagogique de Lausanne. Elle est par ailleurs membre de la Société Genevoise des Écrivains BIOGRAPHIE 1994 : Des amis perdus, poèmes en deux langues, Éditions Marin Barleti [archive], Tirana 1998 : Ma légende, roman, préface d'Ismail Kadaré, L'Harmattan, Paris (ISBN 2-7384-6657-5) 2001 : A toi, si jamais?, peintures de Serge Giakonoff, Éditions de l'Envol, Forcalquier (ISBN 2-909907-72-4) 2004 : Nietzsche et Dostoïevski : éducateurs!, Éditions Ovadia, Nice (ISBN 978-2-915741-05-6) 2006 : Dialogues et récits d?éducation sur la différence, en collaboration avec Mireille Cifali, Éditions Ovadia, Nice (ISBN 978-2-915741-09-4) 2007 : Confessions des lieux disparus, préface d'Amélie Nothomb, Éditions de l'Aube, La Tour-d'Aigues (ISBN 978-2-7526-0511-5), sorti en 2008 en livre de poche (ISBN 2752605110) et réédité en 2010 par les Éditions Ovadia (ISBN 978-2-915741-97-1), prix Pittard de l'Andelyn en 2008. 2008 : An verschwundenen Orten, traduction de Katja Meintel, Éditions Limmat Verlag [archive], Zürich (ISBN 978-3-85791-597-0) 2008 : le courage, notre destin, récits d'éducation, Éditions Ovadia, Nice (ISBN 9782915741087) 2008 : Littérature & savoir, Éditions Ovadia, Nice (ISBN 978-2-915741-39-1) 2011 : Amours au temps du communisme, Fayard, Paris (ISBN 978-2-213-65581-9) 2016 : Vers l'impossible, Éditions Ovadia, Nice (ISBN 978-2-36392-202-1) 2017 : Dix-sept ans de mensonge, BSN Press, (ISBN 978-2-940516-74-2)
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