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ISBN : 2355926522
Éditeur : Editions Ki-oon (20/03/2014)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 70 notes)
Résumé :
Sicile, 241 avant J.-C. Après deux décennies de conflit avec Rome, l’armée carthaginoise menée par Hamilcar Barca doit concéder la défaite. Son fils, Hannibal, a six ans quand il assiste à cette bataille. Mise en déroute, Carthage doit un tribut astronomique au vainqueur, et l’enfant assiste à l’humiliation des siens. mais le jeune Hannibal refuse l’échec : alors qu’il n’a encore que 27 ans, il décide... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  25 juin 2015
Quoi, un manga historique sur les guerres puniques ? Mais quelle bonne idée, surtout pour moi qui adore les mangas et les peplum, mais aussi pour tout le monde vu que l’establishment culturel français semble avoir décidé, après avoir guillotiné la culture grecque, d’euthanasier la culture romaine au nom d’un égalitarisme à la George Orwell (vous savez, celui où certains sont plus égaux que d’autres…)
Michi Kagano veut nous raconter la Deuxième Guerre Punique (218 à 201 avant Jésus Christ) à travers les parcours croisés du légendaire général carthaginois Hannibal Barca et du célèbre général romain Publius Cornelius Scipio, qui obtiendra le nom de Scipion l’Africain en mettant fin au conflit. Le titre du manga annonce que le récit sera plutôt centré sur la vision romaine du conflit (sources historiques obligent), et c’est sans doute pour cela qu’on insiste autant au début sur la dénonciation de l’impérialisme romain, pour bien montrer qu’il n’y aura pas de traitement de faveur ou de parti pris en faveur de l’un ou l’autre camp… On alterne les POV’s des deux stratèges, mais on n’oublie pas pour autant les méandres de la politique romaine et l’opposition entre patriciens et plébéiens (qui rappelleront de bons souvenirs aux latinistes), où les difficiles relations entre Hannibal, son Etat-major, sa mère patrie et ses alliés espagnols, gaulois ou italiens…
Le duel des deux stratèges, l’un déjà arrivé au sommet alors que l’autre doit encore monter tous les échelons en faisant ses preuves, fait sans surprise la part belle à la chose militaire… Mais il peut faire écho au duel psychologique plein de « je sais que tu sais que je sais que tu sais… » entre Light Yagami et L dans le manga culte "Death Note", sauf qu’ici les deux adolescent surdoués mais égotique sont remplacés par deux individus qui se battent avec toute leur sincérité pour l’avenir de leur peuple.
Mais les autres personnages ne sont pas en reste : ils sont nombreux, diversifiés et bien caractérisés… Notons parmi eux la présence du plébéien Fabius au look de furyo, qui est à la fois le porteur de la plupart des scènes légères du manga, mais aussi d’un message sur l’éternelle lutte des classes avant que le personnage ne bascule dans le tome 6.
Les dessins sont soignés, visiblement bien documenté, et gagnent en qualité de tome en tome, notamment dans de l’action et de la violence, en dépit de la malédiction clonesque propre aux mangas : pas toujours faciles de distinguer les carthaginois, les Romains ou les Gaulois les uns des autres… Franchement un dramatis personnae illustré en début de tome n’aurait vraiment pas été de refus !

Ce tome 1 est clairement un tome de mise en place, mais les choses avancent assez vite.
Dans la présentation de la fin de la Première Guerre Punique, dont la résolution pue l’arrogance impérialiste mal placée qui va conduire à la Deuxième Guerre Punique (décidément l’Histoire peut bégayer, confère la Première Guerre Mondiale qui conduit directement à la Deuxième Guerre Mondiale), il y a initialement quelque chose de bizarre dans les graphismes avec un charadesign quelque part entre "Blame" et "L’Attaque des titans", des mangas volontiers horrifiques, du coup l’introduction du personnage d’Hannibal c’est limite "The Omen" / "La Malédiction" !
https://www.youtube.com/watch?v=nmOHzeTsBUM
Ellipse : nous retrouvons les jeunes Scipion Junior et Fabius à Rome commentant la déclaration de guerre entre Rome et Carthage, ce qui nous épargne tout les préliminaires en Espagne, avant de retrouver Romains et Carthaginois jouant à cache-cache entre les Pyrénées et les Alpes, Fabius et Scipion Junior travaillant sous les ordres de Scipion Senior. Le fameux passage des Alpes est éludé, l’auteur préférant se concentrer sur Scipion Senior persuadé que les Gaulois sont définitivement matés et Hannibal persuadé qu’il suffit de souffler sur les braises pour que tous ces peuples s'embrase et rejoignent sa cause… Ce qui nous amène à la bataille du Tessin où il s’offre en appât pour permettre à ses aux cavaliers numides de déborder les Romains sur leurs ailes. Le mangaka reprend Tite-Live en faisant de Scipion Junior le sauveur de Scipion Senior, tandis qu’Hannibal ayant réussi son baptême du feu aux allures d’ordalie rallie tous les Gaulois à lui…
Un manga peplum qui commence sous les meilleurs auspices, qu’on se le dise ! ^^
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Aelinel
  07 février 2017
Ad Astra me faisait de l'oeil depuis un petit moment puis les tomes se sont succédés en librairie et j'ai loupé le coche. Heureusement, le réseau des bibliothèques de ma ville est bien fourni et je suis repartie avec les quatre premiers tomes sous le bras, lors d'une visite impromptue.
Le manga a pour contexte les Guerres Puniques qui ont opposé Romains et Carthaginois, pendant de longues décennies. L'histoire débute, en Sicile, à la fin de la première guerre, en 241 avant J.-C. avec la défaite du camp Carthaginois mené par Hamilcar Barca. Son fils de six ans, Hannibal, assiste à l'humiliation de son père, ce qui provoque en lui une haine profonde vis à vis des Romains. En 218 avant J.-C., le jeune Carthaginois a grandi et son désir de vengeance s'en est retrouvé décuplé. Il décide alors d'emmener son armée en Gaule afin d'atteindre l'Italie par les Alpes et prendre à revers les Romains, créant ainsi un effet de surprise. Cela, c'est sans compter la présence d'un stratège de génie, Scipion l'Africain, dans le camp adverse qui pourrait bien changer le cours des évènements.
Je ne ferai aucun détour, je n'ai pas aimé ce premier tome, l'abandonnant même aux deux tiers. Certes, je reconnais que les dessins sont de qualité, que ce soit au niveau esthétique ou celui de la reconstitution historique. Néanmoins, j'ai trouvé le récit trop décousu entre les différents évènements : on passe par exemple d'un Scipion, joueur invétéré et oisif à un second plus stratège et ingénieux, sans véritable transition. le ton du manga se veut également parfois trop emphatique, notamment lors des scènes de bataille. En ce qui concerne le traitement d'Hannibal, l'aspect très "prophétique" et fabuleux du personnage m'a beaucoup gêné. En effet, le dieu Baal aurait pris la parole à travers lui alors qu'il n'était encore qu'un nourrisson ou à six ans, Hannibal aurait été d'une incroyable maturité pour son jeune âge. J'ai trouvé cela un peu exagéré pour un récit dit historique.
En conclusion, j'ai consciente d'être sévère mais je ne conseille absolument pas ce manga. Si vous recherchez quelque chose de plus sérieux tout en restant dans la fiction, je vous dirai plutôt d'aller vers l'excellentissime Cesare de Fuyumi Soryo (12 tomes sont actuellement sortis) qui a pour décor, la Renaissance Italienne ou plus récemment Pline dont je viens de lire le tome 1, qui se déroule, à l'époque romaine, au Ier siècle après J.-C.
Lien : https://labibliothequedaelin..
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BazaR
  18 février 2018
Je m'attaque enfin à ce manga qui veut nous conter la deuxième guerre punique ; une période où Rome en expansion a bien failli être terrassée et disparaître dans les sables mouvants de l'Histoire.
Ce manga historique est très différent de Cesare. Il est dépourvu d'une dimension émotionnelle et se concentre avec la froide précision d'un historien militaire sur la stratégie et la tactique d'Hannibal et les premiers feux du génie du encore très jeune Scipion l'Africain. Cette froideur empêche de s'attacher à l'un ou l'autre des personnages. L'auteur prend le point de vue romain et nous offre un Hannibal en contrejour, génial, remarquable meneur (manipulateur) d'hommes, effroyablement inquiétant, limite démoniaque. Scipion le jeune est décrit pour attirer la sympathie (dans la mesure de ce que je viens de dire plus haut). C'est le héros et Hannibal est sa Némésis.
Même si Mihachi Kagano s'excuse à la fin d'avoir écrit « un agrégat d'erreurs et d'approximations », cela n'est pas évident au premier abord. Ce premier tome part de l'humiliation que Rome fait subir à Carthage lors des négociations de la fin de la première guerre punique – une partie qui est vue du point de vue carthaginois tellement elle insiste sur leur détresse – jusqu'à la bataille du Tessin, première grosse défaite romaine peu de temps après la sortie des Alpes. le rôle des gaulois Volsques au passage du Rhône est fidèle à ce qu'Éric Teyssier – s'inspirant lui-même de Polybe – décrit dans ses Chroniques Romaines. le sauvetage de Scipion père, général de l'armée romaine à Tessin, par Scipion fils est évoqué par Tite-Live. L'impact de l'issue de la bataille sur le choix que font les gaulois du nord de l'Italie de s'allier avec Hannibal est également bien connu.
Des aspects purement « manga » restent présents : les gouttes de sueur sur la joue pour souligner la peur, l'accent mis sur la surprise des personnages qui ont sous-estimé l'adversaire, le petit sourire en coin de celui qui a réussi son stratagème. Les scènes d'action sont vivaces et reproduisent bien la vélocité des charges de cavalerie.
Même si Ad Astra ne m'a pas autant emballé que Cesare, il m'a suffisamment intéressé pour que je veuille poursuivre l'aventure… de loin en loin.
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Walktapus
  05 avril 2014
Est-ce une impression, ou bien la mode est-elle au péplum, dans les mangas ? Dans Ad Astra, c'est la lutte sans merci entre Rome et Carthage qui est abordée, à travers les deux grands stratèges de la 2ème guerre punique (ou encore du grand stratège et de son émule) : Hannibal et Scipion le (pas encore) Africain.
Hannibal le sombre et Scipion l'extraverti, ainsi qu'a décidé de les caricaturer le mangaka, qui à part ces aspects personnels suit remarquablement bien l'histoire. le premier tome évoque l'enfance d'Hannibal, et passe assez rapidement sur toutes les opérations préliminaires, y compris la traversée des Alpes, pour aborder le vif du sujet avec le gros accrochage du Tessin.
Car c'est un récit entièrement axé sur les campagnes et les batailles, et qui met en lumière la tactique des protagonistes. L'amateur d'histoire militaire et de wargames que je suis est au régal avec ce manga qui colle remarquablement à l'histoire. Côté costumes, équipement; rien à redire non plus : on se croirait dans un osprey.
Le dessin est réaliste, avec un ombrage un peu bizarre mélangeant textures et hachurages, et parfois, je trouve, un manque d'individualisation dans les visages (les Gaulois surtout m'ont semblé un peu clones les uns des autres).
Une belle série qui démarre, sur un des épisodes militaires les plus passionnants de l'histoire, qui s'est prolongé sur plus de quinze ans, de quoi alimenter une longue série jusqu'à Zama.
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Andarta
  01 août 2014
« Ad Astra » est un manga qui a pour ambition de nous narrer la lutte mortelle entre deux des plus grands stratèges que l'Histoire ait connu jusqu'à ce jour : Hannibal, aussi hardi qu'imprévisible animé par la vengeance et la haine de Rome, face au calculateur et talentueux Scipion, aussi joueur qu'habité par le sens du devoir et de sa propre ambition.
Nous sommes ici au 1er tome qui nous relate les événements menant inexorablement à la seconde guerre punique vus à travers les yeux de l'enfant exceptionnel qu'est le jeune Hannibal, qui annonce le futur général de génie qu'il sera. Scipion sera présenté de façon parallèle alors que des années plus tard, le Carthaginois commencera son assaut. Ainsi, autant l'étrangeté d'Hannibal le fait connaître très tôt parmi les siens au point qu'il est considéré comme un élu divin, autant Scipion commence seulement à sortir du lot qu'une fois Hannibal entré en campagne contre Rome.
Concernant le manga en lui-même, le dessin est agréable et détaillé aussi bien dans les vêtements, les équipements que les lieux importants, ce qui m'a fait oublier, justement, qu'il s'agissait d'un manga à la base. Les visages des personnages m'ont semblé étrangement plus proches de certaines BD occidentales que des mangas classiques que j'ai pu lire jusqu'à présent. L'auteur a aussi pris soin de rester au plus près du fonctionnement social et politique de l'époque, tout en tentant d'éviter les anachronismes (notamment culturels). de même, on ne trouvera pas de passages comiques du genre « super deformed » (petit corps, grosse tête) il n'y en a pas. le comique est assuré par d'autres personnages, à travers les dialogues et les quiproquos. L'action en elle-même est rythmée, même lors des intermèdes explicatifs où le phrasé tombe juste et évite les longueurs et redondances inutiles. Nous sommes dans l'efficacité et non dans le délayage. Quant aux scènes de guerre, elles sont, bien évidemment, sanglantes et cruelles, avec un dynamisme qui parvient à résumer en quelques cases une bataille entière.
La psychologie des personnages n'est pas non plus laissée de côté, même si on s'attarde plus sur Hannibal et Scipion. Hannibal, tout d'abord, est peint comme un être froid, efficace et calculateur, un véritable génie capable de lire dans le coeur des hommes et de prévoir ainsi leurs réactions. Scipion, au contraire, est présenté comme un jeune homme fougueux, intelligent et joueur qui aime le défi, et surtout le défi que représente Hannibal.
En conclusion, il s'agit d'un manga historique joliment dessiné, agréable à l'oeil, intelligemment mené, qui met bien en avant la rivalité à venir entre les deux génies militaires que sont Hannibal et Scipion qui s'affronteront tout le long de la seconde Guerre punique.
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critiques presse (4)
BDGest   30 avril 2014
Gageons que la suite fournira encore quelques bons moments d’action et que le public pourra ressentir toute la force derrière le fameux Hannibal ad portas !.
Lire la critique sur le site : BDGest
BulledEncre   14 avril 2014
Fantastique, époustouflant, remarquable…
Lire la critique sur le site : BulledEncre
BoDoi   04 avril 2014
Il est vrai que son graphisme hybride surprend, entre ce trait rugueux, stylisé, et ces trames posant de ponctuels modelés adoucis.
Lire la critique sur le site : BoDoi
ActuaBD   24 mars 2014
Découvrez la dernière pépite historique des éditions Ki-Oon : Ad Astra, l’une des périodes les plus sanguinaires que l’humanité ait vécu avec, comme figures de proue, Hannibal et Scipion. Plongez au cœur même des combats et des stratégies remarquables qui poussent des hommes au-delà de leurs capacités.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
BazaRBazaR   11 février 2018
Nos dirigeants sont prisonniers de leurs intrigues, dénués de vision ! Pour eux, aujourd'hui encore, cette guerre n'est qu'un instrument politique !
(Hamilcar Barca)
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AlfaricAlfaric   04 février 2016
Ce n’est que privé de sa fierté qu’on se rend compte qu’une vie sans fierté ne vaut pas la peine d’être vécue.
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AlfaricAlfaric   29 juin 2015
[Scipion] Si tu t’enfuis, c’en est fini de ta carrière...
[Caius] Crois-moi, entre la vie et les lauriers, mon choix est vite fait !
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ebardinebardin   29 mars 2015
« Vous ne pourrez jamais leur enlever la folie de ceux qui ont tout perdu » (p. 41 : Hannibal-enfant au consul romain humiliant les siens).
«  Ce n'est qu'une fois privés de leur liberté qu'ils se sont rendus compte qu'une vie sans fierté ne valait pas la peine d'être vécue » (Hannibal-général de l'armée carthaginoise au chef des Gaulois).
« Garder assez de sang-froid pour analyser les forces en présence, la topographie des lieux ainsi que l'état d'esprit de l'adversaire, et pour échafauder immédiatement une stratégie ». (Scipion le Jeune à Caius p. 83)
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AlfaricAlfaric   05 avril 2014
[Silénos à propos d'Hannibal] Il est impitoyable... Il a tendu son piège comme un araignée qui tisse sa toile. Et c'est avec la même froideur qu'il dévore maintenant sa proie ! Même les loups de Rome se sont laissés prendre dans ses filets.
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Video de Mihachi Kagano (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mihachi Kagano
Bande annonce du manga "Ad Astra" de Mihichi Kagano.
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