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EAN : 9782355927188
224 pages
Éditeur : Editions Ki-oon (11/09/2014)
4.16/5   32 notes
Résumé :
Sicile, 241 avant J.-C. Après deux décennies de conflit avec Rome, l'armée carthaginoise menée par Hamilcar Barca doit déposer les armes. Son fils, Hannibal, a six ans quand il assiste à cette bataille. Mise en déroute, Carthage doit un tribut astronomique au vainqueur, et l'enfant est témoin, impuissant, de l'humiliation des siens. Mais le jeune Hannibal refuse l'échec : élevé dans la haine de Rome, il va vouer son existence entière à la destruction de l'ennemi. Co... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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FrancoMickey
  17 février 2021
Un roman graphique, une critique en fin de journée, vous voyez où je veux en venir ? Bah ouais, ça n'a pas loupé, j'ai encore un point bonus qui périme ce soir. Allez on active, c'est bientôt l'heure de l'apéro. Carthage VS l'Empire romain, deuxième guerre punique, troisième round : vous resituez c'est bon ? Les présentations ont déjà été faites alors rentrons dans le vif du sujet.
Le grand et beau Hannibal (bah quoi un brun ténébreux et badass au regard de braise j'estime que c'est grrraou) donne encore du fil à retordre aux factions de Rome. Et même en mauvaise posture, il assure (et v'lan encore une rime plate), si bien qu'en face, les ancêtres des transalpins n'ont d'autre solution que d'adopter la tactique de la terre brûlée. du coup, si vous êtes amateur/trice de stratégie militaire, autant vous l'dire vous allez être servi(e).
Cela dit, si vous êtes novice, pas de panique vous allez aussi vous régaler et même augmenter vos statistiques au Risk ou à la bataille navale. le cousin ou la cousine qui vous met d'habitude une tannée n'a qu'à bien se tenir cette année à Noël pendant les après-midis pluvieux « jeux de société ». Et Mihachi Kagano ne se contente pas d'envoyer du bois qu'au niveau du scénario. Graphiquement c'est toujours aussi propre avec un trait net et précis, garant d'une parfaite lisibilité des scènes de batailles.
En résumé ? Vite, la suite, car même si la tension n'est pas aussi palpable que les précédents opus, ce tome plus sage demeure toujours aussi galvanisant. Bon pas trop vite quand même car la Dame du CDI n'a que les six premiers tomes en stock. du coup j'me tâte à lancer une cagnotte en ligne pour donner plus de moyens aux CDI. Bref, j'vous tiens au jus. Mais en attendant, j'vous l'dis, j'suis dég'.
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Alfaric
  27 juin 2015
Quoi, un manga historique sur les guerres puniques ? Mais quelle bonne idée, surtout pour moi qui adore les mangas et les peplum, mais aussi pour tout le monde vu que l’establishment culturel français semble avoir décidé, après avoir guillotiné la culture grecque, d’euthanasier la culture romaine au nom d’un égalitarisme à la George Orwell (vous savez, celui où certains sont plus égaux que d’autres…)


Ce tome 3 est consacré à la politique de la terre brûlée développée par Fabius, qui ambitionne de priver Hannibal de renforts et de réapprovisionnement comme il en avait privé son père Hamilcar durant la Première Guerre Punique. Une politique qui met la Péninsule Italienne à feu et à sang pour plus que 15 ans et qui va la ruiner pour plus d'un siècle... (Je renvoie les amateurs aux travaux de P. A. Brunt qui est arrivée à la conclusion que le bilan humain du conflit est du même ordre que celui de la Première Guerre Mondiale : on est donc bien dans la guerre totale !)
Devant les ravages de la guerre et l'inaction du dictateur Fabius, la mutinerie grandie dans les rangs et le maître de cavalerie Marcus Minucius Rufus n'hésite plus à critiquer ouvertement son commandant... Le plan était d'attirer Hannibal et son armée en Campanie, terre consacrée à la viticulture qui ne pouvait nourrir tous ses soldats, de l'y enfermer et de laisser la nature faire son œuvre... Sauf que par un stratagème digne de la mythologie grecque, le stratège carthaginois s'échappe de la nasse campanienne.
L'épisode 19 lui nous replonge dans les méandres de la politique romaine avec un Fabius qui doit s'expliquer de l'échec de sa politique devant le Sénat tandis que Minucius remporte un succès contre les troupes de Giscon. C'est l'euphorie dans le camp romain et Minucius le valeureux remplace Fabius le temporisateur au poste de dictateur tandis que s'avivent une fois de plus les tensions entre patriciens et plébéiens...
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BazaR
  30 juillet 2018
Cette fois pas de demi-mesure ; je suis complètement emballé.
Il faut dire que la matière s'y prête. le récit de la deuxième guerre punique atteint une période où Hannibal se retrouve face à un adversaire de taille : le dictateur Fabius. Ce dernier va changer de stratégie ; à l'affrontement direct qui s'est révélé désastreux, il privilégie la guerre d'usure : politique de la terre brûlée, attentisme, on laisse les carthaginois s'épuiser tout seul. Fabius combine cela avec un piège en enfermant l'armée d'Hannibal en Campanie, coincée entre mer et montagne.
Mais, et c'est là que ce tome se révèle très bon, le problème est que les soldats romains ont du mal à regarder leurs ennemis piller et brûler sans réagir. Ils sont là pour se battre par Jupiter ! La colère gronde dans les rangs et va finir par être soutenue par le maître de cavalerie de Fabius : Minucius. Fabius a les plus grandes difficultés à maintenir sa discipline, il en vient à douter lui-même. Mihachi Kagano fait magnifiquement transparaître cette ébullition de sentiments.
D'autant qu'Hannibal ne reste pas les bras croisés. Il comprend vite le jeu de son adversaire et y oppose un jeu complexe de déstabilisation du pouvoir de Fabius, en interdisant que les terres de ce dernier ne soient pillées par exemple, et en s'arrangeant pour que l'information arrive aux romains. La rumeur ne tardera pas à provoquer la méfiance envers le dictateur.
Ce qui est fascinant, c'est que je viens de voir exactement la même stratégie mise en oeuvre deux cent ans plus tôt par les Spartiates lors de la guerre du Péloponnèse. Sparte avait envahi l'Attique et la ravageait. Périclès avait confiné la population à Athènes, protégée par ses Longs Murs, et pratiquaient la guerre d'usure. Sparte a appliqué la même tactique qu'Hannibal bien avant lui en épargnant les terres de Périclès et d'autres aristocrates afin de générer la suspicion chez les Athéniens.
Hannibal emploie une autre tactique pour se glisser hors de Campanie, tellement surprenant que j'ai cru au début qu'elle avait été inventée par Kagano. Mais non, j'en ai trouvé la trace ailleurs. Sans dévoiler les détails, cette tactique offre une splendide double page montrant des soldats romains épouvantés devant d'immenses minotaures aux cornes enflammées.
D'une manière générale, le dessin est de plus en plus percutant et gagne en beauté dans les décors naturels. Je continue malgré tout à ne pas apprécier l'abus fait de la goutte de transpiration sur le visage des personnages, censée signifier leur inquiétude ou leurs doutes.
Mais je n'ai pas parlé de Scipion. C'est parce que son heure n'est pas encore venue et que Kagano ne peut pas le montrer en sauveur de Rome à chaque épisode sans trahir l'Histoire.
Un tome que j'ai donc trouvé superbe.
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leboncoinlecture
  15 février 2021
Suite à la défaite cinglante de Trasimène, un dictateur est nommé en la personne de Quintus Fabius, qui saura être un rival de poids pour Hannibal en Campanie mais dont les méthodes feront grincer des dents certains de ses concitoyens et de ses soldats, notamment son maître de cavalerie Minucius.
Comme dans les premiers tomes, la stratégie des uns et des autres est montrée par un scénario intelligent. Et comme regretté dans le tome 2, une bataille qui a une importance forte est traitée de manière rapide à la fin - ma gêne vient du déséquilibre dans le temps accordé à chaque partie : on est à fond dans une intrigue pendant 4/5 du bouquin, on a le sentiment qu'elle forme une belle unité et qu'on pourrait s'arrêter là, et il rajoute une cerise sur le gâteau, la dernière partie, qu'on gobe sans s'en rendre compte, sans avoir le temps de l'apprécier réellement.
L'ensemble est très fidèle aux récits historiques, excepté quelques escarmouches omises (ce qui me gêne un peu parce que je trouve que cela fausse l'image donnée de l'armée romaine et du commandement de Fabius en l'occurrence), et la dimension des rites religieux (sacrifice, auspices etc.) qui n'est pas du tout évoquée alors que les sources antiques les mentionnent et qu'elle a une importance sur le déroulement des événements - et sur le plan de la connaissance et de la compréhension de la civilisation romaine (dimension un peu oubliée dans cette série je trouve).
Pour ce qui est du dessin : toujours aussi prenant, décor toujours faiblard, expression des visages de mieux en mieux !
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Andarta
  27 février 2015
Ce tome 3 est la continuation directe du tome 2 qui nous avait laissé sur Hannibal souffrant d'une infection à l'oeil, infection attrapée lors de la traversée d'un marais. Ce tome se concentre plus sur l'affrontement entre le dictateur Quintus Fabius Maximus et le maître de cavalerie Marcus Minucius Rufus sur la stratégie à suivre face à un Hannibal plus retors que jamais. Si le prudent Fabius parvient à acculer le Carthaginois dans une voie sans issue, la hardiesse malhabile et impétueuse de Minucius permet à ce dernier de s'en sortir en terrifiant les Romains. le résultat de cette manoeuvre aboutit à une véritable scission entre les deux chefs romains, faisant le jeu involontaire d'un Hannibal vraiment redoutable dans sa connaissance fine de la politique de Rome.
Le dessin reste égal à lui-même : les traits sont clairs, les scènes de combat lisibles et pas trop surchargées, malgré l'impression de nombre bel et bien présent. le scénario, quant à lui, privilégie plus les rouages d'influences politiques et le jeu de friction entre les patriciens et les plébéiens, le tout éclairé par les commentaires éclairés d'un Scipion qui reste surtout en arrière-plan et qui, au final, participe peu à l'action. Action, qui justement, dans ce tome cède le pas, comme une pause bienvenue après les deux premiers tomes menés tambour battant. du coup, les personnages, jusque-là secondaires, prennent plus de profondeur et d'ampleur et on sent nettement que derrière la guerre se joue aussi une guerre d'influence où coups tordus et manipulations ne sont pas en reste. le Sénat me paraît d'ailleurs bien veule et décalé par moment et on sent l'administration romaine nettement se gripper face à un danger qu'elle n'arrive pas franchement à définir, en plus de réduire à néant la croyance à la « toute puissance romaine, supérieure et invincible » face aux barbares étrangers.
Si donc le rythme se ralentit et peu laisser sur sa faim du côté de l'action pure, ce tome 3 n'en est pas moins intéressant ne serait-ce qu'au niveau du fonctionnement politique et du décalage énorme entre un Sénat englué dans son petit confort et ses préjugés et le terrain ou chaque consul ou chef de guerre se brise les dents contre le génie d'Hannibal…
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critiques presse (1)
BulledEncre   04 décembre 2014
Le lecteur est plongé en immersion dans les deux camps, la vie au quotidien, les joies, les peines, les craintes. Comment une stratégie se met en place et comment les éléments sur le terrain comptent par-dessus tout. Une belle réussite, on en veut encore…
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   16 septembre 2014
Les nobles sont comme ça... Pour eux le peuple n'est guère que du bétail juste bon à se soumettre ! Comme des chevaux qu'on tient pas la bride... Et dont on se débarrasse s'ils ne sont pas assez dociles pour avancer ! Ils ne conçoivent une relation que de dominant à dominé... Il n'y a pas d'amitié possible entre plébéiens et patriciens.
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BazaRBazaR   29 juillet 2018
Le peuple est stupide, et imperméable aux logiques qui le dépassent. Il ne sait réfléchir qu'en fonction de son intérêt immédiat.
Tout le monde n'a pas la chance de pouvoir prendre du recul.
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AlfaricAlfaric   14 septembre 2014
[Hannibal à propos du dictateur Fabius] Nous sommes face à un terrible chef de guerre... Un homme doté d'une volonté inébranlable capable de faire la sourde oreille aux cris de douleur de ses pairs !
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AlfaricAlfaric   14 septembre 2014
Entre un plan brillant difficile à mettre en oeuvre et une idée stupide vouée à l'échec, dans les faits il n'y a pas grande différence...
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AlfaricAlfaric   13 septembre 2014
[Hannibal] Retiens bien ça, Magon... Pour motiver une armée en campagne il y a trois choses indispensables ! Les vivres, les femmes et les victoires !
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Video de Mihachi Kagano (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mihachi Kagano
Bande annonce du manga "Ad Astra" de Mihichi Kagano.
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