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ISBN : 2355927189
Éditeur : Editions Ki-oon (11/09/2014)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Sicile, 241 avant J.-C. Après deux décennies de conflit avec Rome, l'armée carthaginoise menée par Hamilcar Barca doit déposer les armes. Son fils, Hannibal, a six ans quand il assiste à cette bataille. Mise en déroute, Carthage doit un tribut astronomique au vainqueur, et l'enfant est témoin, impuissant, de l'humiliation des siens. Mais le jeune Hannibal refuse l'échec : élevé dans la haine de Rome, il va vouer son existence entière à la destruction de l'ennemi. Co... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  27 juin 2015
Quoi, un manga historique sur les guerres puniques ? Mais quelle bonne idée, surtout pour moi qui adore les mangas et les peplum, mais aussi pour tout le monde vu que l’establishment culturel français semble avoir décidé, après avoir guillotiné la culture grecque, d’euthanasier la culture romaine au nom d’un égalitarisme à la George Orwell (vous savez, celui où certains sont plus égaux que d’autres…)


Ce tome 3 est consacré à la politique de la terre brûlée développée par Fabius, qui ambitionne de priver Hannibal de renforts et de réapprovisionnement comme il en avait privé son père Hamilcar durant la Première Guerre Punique. Une politique qui met la Péninsule Italienne à feu et à sang pour plus que 15 ans et qui va la ruiner pour plus d'un siècle... (Je renvoie les amateurs aux travaux de P. A. Brunt qui est arrivée à la conclusion que le bilan humain du conflit est du même ordre que celui de la Première Guerre Mondiale : on est donc bien dans la guerre totale !)
Devant les ravages de la guerre et l'inaction du dictateur Fabius, la mutinerie grandie dans les rangs et le maître de cavalerie Marcus Minucius Rufus n'hésite plus à critiquer ouvertement son commandant... Le plan était d'attirer Hannibal et son armée en Campanie, terre consacrée à la viticulture qui ne pouvait nourrir tous ses soldats, de l'y enfermer et de laisser la nature faire son œuvre... Sauf que par un stratagème digne de la mythologie grecque, le stratège carthaginois s'échappe de la nasse campanienne.
L'épisode 19 lui nous replonge dans les méandres de la politique romaine avec un Fabius qui doit s'expliquer de l'échec de sa politique devant le Sénat tandis que Minucius remporte un succès contre les troupes de Giscon. C'est l'euphorie dans le camp romain et Minucius le valeureux remplace Fabius le temporisateur au poste de dictateur tandis que s'avivent une fois de plus les tensions entre patriciens et plébéiens...
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BazaR
  30 juillet 2018
Cette fois pas de demi-mesure ; je suis complètement emballé.
Il faut dire que la matière s'y prête. le récit de la deuxième guerre punique atteint une période où Hannibal se retrouve face à un adversaire de taille : le dictateur Fabius. Ce dernier va changer de stratégie ; à l'affrontement direct qui s'est révélé désastreux, il privilégie la guerre d'usure : politique de la terre brûlée, attentisme, on laisse les carthaginois s'épuiser tout seul. Fabius combine cela avec un piège en enfermant l'armée d'Hannibal en Campanie, coincée entre mer et montagne.
Mais, et c'est là que ce tome se révèle très bon, le problème est que les soldats romains ont du mal à regarder leurs ennemis piller et brûler sans réagir. Ils sont là pour se battre par Jupiter ! La colère gronde dans les rangs et va finir par être soutenue par le maître de cavalerie de Fabius : Minucius. Fabius a les plus grandes difficultés à maintenir sa discipline, il en vient à douter lui-même. Mihachi Kagano fait magnifiquement transparaître cette ébullition de sentiments.
D'autant qu'Hannibal ne reste pas les bras croisés. Il comprend vite le jeu de son adversaire et y oppose un jeu complexe de déstabilisation du pouvoir de Fabius, en interdisant que les terres de ce dernier ne soient pillées par exemple, et en s'arrangeant pour que l'information arrive aux romains. La rumeur ne tardera pas à provoquer la méfiance envers le dictateur.
Ce qui est fascinant, c'est que je viens de voir exactement la même stratégie mise en oeuvre deux cent ans plus tôt par les Spartiates lors de la guerre du Péloponnèse. Sparte avait envahi l'Attique et la ravageait. Périclès avait confiné la population à Athènes, protégée par ses Longs Murs, et pratiquaient la guerre d'usure. Sparte a appliqué la même tactique qu'Hannibal bien avant lui en épargnant les terres de Périclès et d'autres aristocrates afin de générer la suspicion chez les Athéniens.
Hannibal emploie une autre tactique pour se glisser hors de Campanie, tellement surprenant que j'ai cru au début qu'elle avait été inventée par Kagano. Mais non, j'en ai trouvé la trace ailleurs. Sans dévoiler les détails, cette tactique offre une splendide double page montrant des soldats romains épouvantés devant d'immenses minotaures aux cornes enflammées.
D'une manière générale, le dessin est de plus en plus percutant et gagne en beauté dans les décors naturels. Je continue malgré tout à ne pas apprécier l'abus fait de la goutte de transpiration sur le visage des personnages, censée signifier leur inquiétude ou leurs doutes.
Mais je n'ai pas parlé de Scipion. C'est parce que son heure n'est pas encore venue et que Kagano ne peut pas le montrer en sauveur de Rome à chaque épisode sans trahir l'Histoire.
Un tome que j'ai donc trouvé superbe.
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Andarta
  27 février 2015
Ce tome 3 est la continuation directe du tome 2 qui nous avait laissé sur Hannibal souffrant d'une infection à l'oeil, infection attrapée lors de la traversée d'un marais. Ce tome se concentre plus sur l'affrontement entre le dictateur Quintus Fabius Maximus et le maître de cavalerie Marcus Minucius Rufus sur la stratégie à suivre face à un Hannibal plus retors que jamais. Si le prudent Fabius parvient à acculer le Carthaginois dans une voie sans issue, la hardiesse malhabile et impétueuse de Minucius permet à ce dernier de s'en sortir en terrifiant les Romains. le résultat de cette manoeuvre aboutit à une véritable scission entre les deux chefs romains, faisant le jeu involontaire d'un Hannibal vraiment redoutable dans sa connaissance fine de la politique de Rome.
Le dessin reste égal à lui-même : les traits sont clairs, les scènes de combat lisibles et pas trop surchargées, malgré l'impression de nombre bel et bien présent. le scénario, quant à lui, privilégie plus les rouages d'influences politiques et le jeu de friction entre les patriciens et les plébéiens, le tout éclairé par les commentaires éclairés d'un Scipion qui reste surtout en arrière-plan et qui, au final, participe peu à l'action. Action, qui justement, dans ce tome cède le pas, comme une pause bienvenue après les deux premiers tomes menés tambour battant. du coup, les personnages, jusque-là secondaires, prennent plus de profondeur et d'ampleur et on sent nettement que derrière la guerre se joue aussi une guerre d'influence où coups tordus et manipulations ne sont pas en reste. le Sénat me paraît d'ailleurs bien veule et décalé par moment et on sent l'administration romaine nettement se gripper face à un danger qu'elle n'arrive pas franchement à définir, en plus de réduire à néant la croyance à la « toute puissance romaine, supérieure et invincible » face aux barbares étrangers.
Si donc le rythme se ralentit et peu laisser sur sa faim du côté de l'action pure, ce tome 3 n'en est pas moins intéressant ne serait-ce qu'au niveau du fonctionnement politique et du décalage énorme entre un Sénat englué dans son petit confort et ses préjugés et le terrain ou chaque consul ou chef de guerre se brise les dents contre le génie d'Hannibal…
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tolitolu
  15 mars 2016
Fabius le verruqueux, qui s'est fait dictateur afin de parer contre Hannibal, dévoile enfin sa stratégie, qui est pour le moins pas banale ! Car il pense que pour réussir la guerre contre Hannibal, il faut tout simplement éviter tout conflit. En pensant ceci, malgré les insultes de ses collègues du Sénat, il prévient les habitants d'un village qu'Hannibal va arriver, brûle toutes les ressources exploitables et laisse les personnes qui restent se faire tuer par les guerrier d'Hannibal. Ensuite, il envoie un espion chez les Carthaginois, qui n'est d'abord pas soupçonné en raison de sa vieillesse, chargé d'indiquer la mauvaise route à l'armée et de les mener dans une vallée où les Romains sont campés et prévoient de faire un siège. Il réussit sa mission mais se fait démasquer une fois dans la vallée et se fait crucifier et torturer avant d'être massacré abominablement. Mais Hannibal ne manque pas de ressources ! Il dévaste un village proche et amène toute la nourriture qu'il trouve dans son camp. Mais ce qui l'intéresse, ce n'est pas la nourriture, mais les boeufs qui conduisent les chariots ! Il allume des feus partout dans la forêt la nuit et les soldats romains, assoiffés de combats, se lance sans réfléchir dans la bataille. Mais ce qui les attends, ce ne sont pas les Carthaginois, mais les boeufs dont les cornes ont été enflammés, donnant l'illusion des mythiques créatures légendaires : les Minotaures ! L'armée d'Hannibal, dans la nuit, s'éclipse par la seul sortie de la vallée, où des soldats romains normalement campés pour bloquer le passage ne sont plus là, car on leur a donné l'ordre de se mêler à la bataille, sans que Fabius ne donne son accord. Bref, c'est une défaite, mais de peu, et à cause de responsables de l'armée incompétents qui ne suivent pas les ordres ! Fabius aurait pu gagner... Pour finir, on apprend une victoire romaine, mais Scipion n'est pas aussi content que ses camarades car il redoute un piège d'Hannibal...
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Belykhalil
  24 avril 2016
Je continue ma plongée dans la Rome Antique avec ce troisième tome.
Ce dernier est plus centré sur la politique romaine que sur les mouvements et tactiques militaires. On y trouve néanmoins quelques informations intéressantes en la matière. Mais je regrette que le Sénat et la mise en place de la dictature n'y soient pas plus développés. L'ensemble est assez survolé, et je ne suis pas sûre que ce soit explicite pour tout le monde, surtout au vu de la signification du mot dictature de nos jours. C'est un peu toujours le même défaut de l'auteur : d'un côté, elle fait son possible pour faire au mieux, mais elle ne semble pas maîtriser toujours suffisamment son sujet pour lui donner toute l'ampleur et toute la saveur qu'il mériterait.
Mihachi Kagano profite aussi de ce tome pour aborder les conflits et les différences entre la plèbe et la noblesse à travers Caïus et Scipion notamment. de quoi permettre aux lecteurs de mieux comprendre les tenants et les aboutissants des manoeuvres des uns et des autres ainsi que leurs motivations.
Il me faut aussi souligner une nette amélioration du trait du mangaka qui maîtrise bien mieux ses personnages désormais.
Sinon je trouve un peu toujours le même défaut à ce manga, mais il provient surtout de l'éditeur. Quelques notes en fin de volume ne feraient vraiment pas de mal, car il est difficile comme cela de se rendre compte que presque deux ans se sont écoulés depuis le premier tome…
Lien : https://belykhalilcriticizes..
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critiques presse (1)
BulledEncre   04 décembre 2014
Le lecteur est plongé en immersion dans les deux camps, la vie au quotidien, les joies, les peines, les craintes. Comment une stratégie se met en place et comment les éléments sur le terrain comptent par-dessus tout. Une belle réussite, on en veut encore…
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   16 septembre 2014
Les nobles sont comme ça... Pour eux le peuple n'est guère que du bétail juste bon à se soumettre ! Comme des chevaux qu'on tient pas la bride... Et dont on se débarrasse s'ils ne sont pas assez dociles pour avancer ! Ils ne conçoivent une relation que de dominant à dominé... Il n'y a pas d'amitié possible entre plébéiens et patriciens.
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BazaRBazaR   29 juillet 2018
Le peuple est stupide, et imperméable aux logiques qui le dépassent. Il ne sait réfléchir qu'en fonction de son intérêt immédiat.
Tout le monde n'a pas la chance de pouvoir prendre du recul.
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AlfaricAlfaric   14 septembre 2014
[Hannibal à propos du dictateur Fabius] Nous sommes face à un terrible chef de guerre... Un homme doté d'une volonté inébranlable capable de faire la sourde oreille aux cris de douleur de ses pairs !
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AlfaricAlfaric   14 septembre 2014
Entre un plan brillant difficile à mettre en oeuvre et une idée stupide vouée à l'échec, dans les faits il n'y a pas grande différence...
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AlfaricAlfaric   13 septembre 2014
[Hannibal] Retiens bien ça, Magon... Pour motiver une armée en campagne il y a trois choses indispensables ! Les vivres, les femmes et les victoires !
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Video de Mihachi Kagano (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mihachi Kagano
Bande annonce du manga "Ad Astra" de Mihichi Kagano.
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