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EAN : 9782355927973
232 pages
Éditeur : Editions Ki-oon (26/03/2015)
4.45/5   20 notes
Résumé :
A Gerunium, Minucius paie au prix fort son entêtement : ses troupes sont décimées, et lui-même n'échappe à la mort que de justesse grâce à l'intervention de Fabius ! Ultime humiliation pour le guerrier, son combat contre Giscon lui coûte deux doigts de la main droite.
Mais sa dictature, tout comme celle de Fabius, touche à sa fin. Après une campagne acharnée, c'est Varron qui est nommé consul, aux côté d'Aemilius ! Et le nouveau chef des armées compte bien éc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
FrancoMickey
  28 février 2021
Ceci est un appel à toute la nation Babelio. Etant donné que ma demande d'attribution d'un fond de solidarité pour financer l'achat de la suite de la saga Ad Astra auprès du CDI du coin s'est vue déboutée, je n'ai d'autre choix que de me munir du Cor du Gondor pour délivrer un message de la plus haute importance. Si jamais par le plus grand des hasards vous vendiez la suite des aventures de notre Carthaginois des enfers, ou si vous étiez enclin(e) aux prêts (dans les deux sens hein) sur la région lyonnaise, contactez-moi ASAP (as soon as possible pour ceux qui auraient pris Mandarin en LV1).
Aujourd'hui on s'intéresse à la palpitante bataille de Cannes et bon sang la claque est monumentale. du genre la bonne mandale en pleine tête m'voyez ? Mihachi Kagano fait ce qu'il sait faire de mieux et toujours avec une minutie d'orfèvre. Il offre au lecteur une fascinante épopée généreusement ponctuée de tactiques militaires et conspirations politiques en tous genre. En un mot ? Grisant, d'autant plus que visuellement c'est toujours aussi soigné, avec des graphismes précis et empreints de vie qui confèrent une véritable nervosité aux combats.
C'est maintenant l'heure de l'E3Q. Hop, hop, hop, pause. Je vous dois quelques explications. Primo, le sigle je le trouvais cool. Deuxio, je suis feignant et « l'Epilogue en 3 Questions » c'était trop long. Tertio, y en n'a pas mais comme dit l'adage « Jamais deux sans trois. » alors il fallait un troisième point. Reprenons :
1. Vous vous êtes régalé(e) à l'époque sur votre PC Windows XP (je sais, sacré coup de vieux d'un coup hein) en revivant sur Rome Total War les plus illustres batailles de Carthage VS Rome ?
2. Vous êtes passionné(e) d'Histoire, si bien qu'une vulgaire copie made in China du fouet d'Indiana Jones trônait fièrement au-dessus de votre tête de lit étant môme ?
3. Vous aimez les spaghetti carbonara et/ou le couscous djerbien ?
Arrêtez tout. Vous savez ce qu'il vous reste à faire. Bon j'vais quand même vous le préciser sait-on jamais. Lancez-vous sans plus attendre corps et âme dans cette odyssée titanesque et faites retentir à votre tour le Cor du Gondor afin de relayer mon appel. Bah quoi, un peu de pub ne fait jamais de mal quand il s'agit d'une noble cause non ?
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Alfaric
  04 avril 2015
Quoi, un manga historique sur les guerres puniques ? Mais quelle bonne idée, surtout pour moi qui adore les mangas et les peplum, mais aussi pour tout le monde vu que l’establishment culturel français semble avoir décidé, après avoir guillotiné la culture grecque, d’euthanasier la culture romaine au nom d’un égalitarisme à la George Orwell (vous savez, celui où certains sont plus égaux que d’autres…)


Ce tome 5 du manga "Ad Astra" est entièrement consacré à la décisive Bataille de Cannes.
Tout commence par l’élection au consulat du plébéien Varron, trop sûr de lui, et du patricien Aemilius, bien trop peu sûr de lui. L’ex-dictateur Fabius conseille à son ancien subordonné de refroidir les ardeurs de son collègue afin qu’il ne tombe pas bêtement dans les pièges tendus par le Lion de Carthage, puisque bataille il y aura (les deux consuls disposant alternativement du commandement, difficile d’empêcher l’inévitable…). Car au final, les Romains ont décidé de reproduire la politique qui leur a réussi contre le roi d’Epire Pyrrhus : noyer l’ennemi sous le nombre, qu’importent les pertes puisque les Romains ont l’avantage numérique pour ne pas dire démographique.
Les manouvres dans divers domaines ne sont que guerre psychologique, Hannibal amenant ses adversaires là où il le voulait. Les Romains savent qu’ils sont plus nombreux et que leur infanterie est supérieure, mais aussi qu’ils sont largement dominée dans le domaine de la cavalerie face aux Numides, aux Ibères et aux Gaulois d’Hannibal. C’est donc une course contre la montre : l’infanterie romaine doit l’emporter au centre avant que la cale adverse l’emporte sur les ailes…
Nous suivons dont les oppositions de Varron et de Magon sur une aile, d’Aemilius et d’Hannibal sur l’autre aile et de Minucius et de Giscon au centre. Mais tout ce petit monde n’est que marionnettes entre les mains du génie militaire carthaginois qui avait prévu tout cela de longue date ! C’est donc tout naturellement qu’au moment où les Romains espèrent remporter la victoire que la curée commence…
Depuis le début, les dessins n’ont cessé de s’améliorer mais il manque encore un peu truc pour permettre au souffle épique de définitivement s’installer. Niveau charadesign, la guerre des clones s’atténue grandement au point de peut-être s’éteindre… Bref, un tome très sérieux, Caius le hastati ne servant même plus de comic relief…
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BazaR
  05 novembre 2018
Ce tome est entièrement consacré à la bataille de Cannes (en Italie) où Hannibal flanquant une déculottée dantesque aux romains.
Il règne dans l'ensemble du tome une atmosphère de défaite. La plupart s'estime perdue d'avance, cédant devant la stratégie presque magique d'Hannibal. Et pourtant ils ont l'avantage du nombre, très largement. Mais cela ne les rassure pas. Même Scipion, qui perçoit certaines orientations de la tactique adverse, est pessimiste.
Varron, le nouveau consul populiste, est un des rares qui est persuadé de la victoire. Il compte bien écraser le carthaginois sous le nombre.
Et dans l'ensemble la bataille semble lui donner raison. Les romains, qui pensent avoir éventé la tactique d'Hannibal, progresse bien au centre du dispositif. Mais le carthaginois leur a seulement permis de goûter à l'espoir de victoire avant de le leur ôter violemment. Et le carnage annoncé a lieu.
Mihachi Kagano met merveilleusement en scène cette grande bataille, montrant les morceaux de bravoure comme la laideur de la mort sanglante. Il maîtrise son sujet de manière absolu. C'est impressionnant.
Il faudra attendre le tome suivant pour voir les conséquences.
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Andarta
  31 mars 2017
Après la défaite cuisante des troupes de Rome dans le tome 4, Varron est élu consul à son tour et, d'emblée, ordonne la levée d'une armée de 86 000 hommes afin d'écraser Hannibal qui s'est installé du côté de Cannes. Fabius, de son côté, demande au consul Aemilius de modérer Varron afin d'éviter un carnage prévisible face au redoutable chef carthaginois.
Les premiers chapitres de ce tome sont plutôt lents, à vrai dire, puisqu'ils sont le prélude à la grande bataille de Cannes, tristement célèbre pour les Romains. Les dissensions et les tensions entre les dirigeants romains sont plus fortes que jamais et on y voit d'un côté, les enragés va-t-en guerre qui n'ont décidément rien appris des défaites de leurs prédécesseurs et de l'autre, les philosophes défaitistes qui pensent avant tout à sauver l'honneur de Rome sans trop y croire… Hannibal, de son côté, se montre égal à lui-même et son attitude impassible face aux nouvelles de son espion détonne encore plus en comparaison de ses proches au sang chaud, effrayés par le nombre.
Le dessin reste égal à lui-même, s'affirmant même davantage, je trouve, les personnages bien caractérisés, ainsi que les différences vestimentaires entre les différentes origines des guerriers de l'armée carthaginoise.
La violence est omniprésente, cependant : violence dans les mots choisis, mais violence aussi des batailles : le sang gicle, les membres et les têtes sont tranchés, les corps gisent partout… Car la bataille de Cannes n'est certainement pas une promenade de santé : les Romains sont en surnombre par rapport aux Carthaginois et Hannibal redouble de génie pour changer cela en handicap.
Justement, les différentes stratégies employées par Hannibal sont clairement expliquées, avec des schémas simples, avec même un rappel des précédentes batailles, afin de mieux comprendre comment l'action se déroule. J'ai trouvé ça idéal, en effet, pour saisir d'un seul regard la situation. Lorsque la bataille de Cannes commence, l'auteur montre même ce qu'il se passe groupe par groupe, toujours dans l'idée de clarifier les choses tout en expliquant le génie d'Hannibal qui a clairement plusieurs coups d'avance sur les Romains… Il s'agit donc là d'un véritable travail de décomposition des mouvements des deux armées afin de montrer autre chose que deux groupes d'hommes en train de s'entretuer sans qu'on y comprenne les enjeux au niveau du champ de bataille entier.
Ce tome 5 brise donc quelque peu le schéma habituel des tomes précédents. Cette fois-ci, on a clairement une dichotomie avec d'abord les affrontements verbaux entre Romains et ensuite l'affrontement entre Hannibal et Rome sur le champ de bataille. Cela change agréablement le rythme de lecture, accélérant ainsi la succession des événements.
C'est donc avec plaisir que je lirai le tome 6.
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leboncoinlecture
  16 février 2021
Un scénario construit un (tout petit) peu différemment dans ce tome : premiers épisodes à Rome avant de se rendre sur le champ de la fameuse bataille de Cannes.
Le changement n'est pas désagréable, un peu plus de matière psychologique est donnée à quelques personnages, on rentre tranquillement dans l'histoire. Mais la bataille de Cannes, elle, ne se termine pas avec le tome... Argh ! Exit le dernier épisode queue de peloton des tomes précédents qui me provoquait une indigestion, là c'est ce qu'on appelle un cliffhanger !
Pas le temps de développer plus avant ma critique, il faut que je file chercher les tomes suivants à la bibli !
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critiques presse (2)
ActuaBD   15 janvier 2020
Un dernier acte dense en révélations et en émotions qui conclut une très belle aventure placée sous le signe de l'optimisme.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Sceneario   08 juin 2015
S’il raconte bien, Kagano dessine aussi de façon impeccable. Si vous aimez les BD historiques, ne passez pas à côté de cette série, même si vous ne lisez pas de mangas habituellement.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   12 avril 2015
Dans cette plaine, les deux consuls avaient prévu une stratégie éprouvée qui avait fait la gloire de l’armée romaine… Une attaque frontale concentrée au centre pour fendre et disperser les lignes ennemies. 216 avant J.-C., le matin du 4 août, des hommes brûlants d’énergie contenue, les joues battues par le vent s’apprêtaient à marcher vers leur destin. La Bataille de Cannes, dont le nom allait rester gravé dans l’histoire militaire, était sur le point de commencer…
+ Lire la suite
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BazaRBazaR   06 novembre 2018
Si Hannibal est dangereux, ce n'est pas uniquement à cause de ses talents de stratège, mais aussi parce qu'il est conscient des limites de sa force et qu'il ne ressent aucune honte à rebrousser chemin quand ses intérêts l'exigent.
Le provoquer serait inutile car il n'est pas doté de l'orgueil de ceux qui s'abandonnent à la colère.
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AlfaricAlfaric   13 avril 2015
Un soldat n’est pas une bête sans âme… Il tremble face à la mort, comme n’importe quel homme… Lorsqu’il se bat, c’est pour sa femme, sa famille, ou sa patrie… Mais toujours la peur au ventre, et sans penser au lendemain !
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AlfaricAlfaric   11 avril 2015
Je sais que doubler les effectifs de nos troupes ne suffira sans doute pas à venir à bout d’Hannibal, mais avec une telle supériorité numérique, on lui infligera forcément de lourdes pertes ! Alors est-ce qu’on ne pourrait pas s’inspirer des combats que nos ancêtres ont livrés contre Pyrrhus ? […] Le roi Pyrrhus a jadis remporté des victoires successives contres légions romaines, mais au prix de pertes si grandes qu’il a finalement dû renoncer à marche sur Rome. Il faut reproduire le même schéma.
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AlfaricAlfaric   11 avril 2015
On rapporte qu’Alexandre avait coutume de dire « Je crains moins une meute de lions menée par un agneau qu’un troupeau d’agneaux mené par un lion ». Aujourd’hui, nous autres agneaux nous préparons à affronter une armée de lions dirigés par leur roi !
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Vidéo de Mihachi Kagano
Bande annonce du manga "Ad Astra" de Mihichi Kagano.
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