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EAN : 9782330010614
128 pages
Éditeur : Actes Sud (22/08/2012)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 52 notes)
Résumé :
« J’aurais voulu que tu me montres, un jour de connivence, une photo longtemps dissimulée, en me disant que là, quelques jours dans ta vie, tu ne fus ni miséreux, ni soldat, ni travailleur de force, mais simplement un homme avec de la douceur au bout des doigts. »

Il s’appelait Abd el-Kader, né autour de 1917 dans un douar algérien. De ce père aujourd’hui disparu, Ahmed Kalouaz a voulu reconstruire le destin. Ces lambeaux de vie, sauvés du silence, ti... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
dido600
  07 septembre 2020
Un roman familial qui brosse le portrait de Abd el Kader, un père émigré algérien installé à Grenoble avec sa famille en France, au début des années 1952. Ce père, ancien tirailleur pour la France, n'a fait que trimer dans des conditions frisant l'esclavage. Toute une vie vouée au labeur, au détriment de sa vie familiale. Ses enfants? Il est comme ses compatriotes: départ matinal, musette à l'épaule et retour entre jour et nuit, fourbu. L'auteur a voulu nous montrer, à travers ce roman intimiste, un pan de l'histoire coloniale et postcoloniale de l'Algérie et de la France. le chemin de croix emprunté par ces émigrés qui n'ont que la force de leurs bras. Abd el Kader lutte dans son exil pour survivre, pour ses enfants.
Une vie durant. Comment pouvait-il prendre du bon temps avec ses enfants, dans ces cas-là? Impossible. Il réussit quand même à élever sa progéniture cahin-caha. Mais honnêtement. Dans un monologue-dialogue avec son père, l'auteur de Les lampadaires du parc, dira: «Vous voilà revenus un demi-siècle en arrière, incapables de comprendre l'histoire des hommes. Les assassins de l'ombre t'enlèvent tes dernières illusions, cette illusion du retour si longtemps entretenue. Te voilà condamné à attendre derrière ta fenêtre (...) et à subir la lente dérive des mois.» «Vous avez, dans votre épreuve, cette chance d'avoir été convoqué dans ce pays d'une manière réglementaire, à une époque où chaque bras était nécessaire pour reconstruire la France. Aujourd'hui sur les côtes d'Algérie, les harraga brûlent leurs papiers d'identité avant de tenter de traverser la mer sur des radeaux. (...) Ils sont vos lointains descendants, plus d'un demi-siècle après vous, croyant trouver ailleurs ce que leur terre n'a toujours pas pu leur offrir. Après ton temps d'armée, tu avais cette unique idée de sauver ta peau, puis de sauver la nôtre.» Les exilés d'aujourd'hui lacèrent et embrasent leur existence sans la certitude de pouvoir s'en offrir une autre.
Les histoires littéraires issues des littératures des immigrations sont souvent touchantes, poignantes et teintées de nostalgie. Parfois, une fracture, une tranche de vie douloureuse, un cheminement personnel déchirant se restitue en merveille littéraire, écrite à la manière de catharsis par son auteur. Les douleurs, les souffrances, les chagrins, le manque de repères pour une génération prise entre ses origines et ses aspirations à suivre le cours de la modernité et ses sirènes. C'est le cas de Ahmed Kalouaz, avec son dernier-né Avec tes mains, un beau roman avec un jeu d'interpellation entre «je» et «tu», long échange fictionnel, puisque le père et le fils n'avaient jamais eu de réelle et sérieuse conversation. Un père enfermé dans son monde d'adulte dont le seul souci était d'assurer la pitance et un toit à sa nombreuse famille. Jamais un dialogue ne s'est pratiquement établi entre eux, à telle enseigne que le rejeton ne sait rien de son père. Sauf peut-être ce géniteur fruste et taciturne. L'écrivain Ahmed Kalouaz a un travail à accomplir: écrire l'histoire de son père, un hommage posthume à ce paternel qu'il aborde avec tant de tendresse et de douceur, retraçant l'enfance et la jeunesse de son père émigré en France. L'auteur avait tenté à plusieurs reprises de coucher sur papier ses souvenirs d'enfance, d'enregistrer les rares moments de conversation entre adultes captés au détour d'un rassemblement, d'une brève causerie entre compatriotes. Au crépuscule de sa vie, le père voulait retourner sur les terres de ses ancêtres pour y finir ses jours. Mais la conjoncture en Algérie (année 1994), une situation sécuritaire impossible oblige le vieil homme à prolonger son exil dans l'espoir de voir finir les folies meurtrières, le temps que tout se tasse, car ayant déjà acheté une maison avec ses économies. le fils s'y oppose mais l'appel est plus fort. Au final, le père décéda en exil sans avoir pu réaliser son rêve tant caressé. Il fallait probablement à Ahmed Kalouaz, le temps de s'affirmer non comme fils d'émigré, mais comme écrivain à part entière avec une vingtaine de livres où son histoire ne se devine qu'en pointillés discrets, pour qu'il envisage de replonger ainsi dans son histoire familiale pour nous la livrer nue. Il devait être également nécessaire que le protagoniste central ne soit plus là pour que la distance permette une évocation en toute liberté. Ce temps-là, cette expérience accumulée, a permis la naissance d'un livre intense et rare. Cette offrande d'une digne sépulture de mots, dans cette langue que l'auteur a fait sienne, à celui qui s'est fait enterrer au bled loin de sa famille est, par la pudeur et la sensibilité qui l'empreignent, forte et émouvante. Cette longue page d'histoire sociale redonne à travers l'hommage d'un fils à son père, la dignité qui fut trop longtemps refusée à ces «chibanis» oubliés ou méprisés, éternels étrangers, ici, là-bas, aux leurs et à eux-mêmes. «Superbe!»
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paroles
  11 mars 2013
"Avec tes mains" est un hommage au père d'Ahmed Kalouaz. le fils retrace ici le parcours du père.
Orphelin très tôt, Abd el-Kader a dû mener sa route seul. Dans son Algérie natale, la misère est la compagne de tous les jours. Il faut travailler pour survivre, pour gagner sa pitance. Les rêves de jeunesse, il n'a pas le temps d'en avoir, même si parfois il arrive à s'échapper pour assister à une fête. Et quand sonne la deuxième Guerre mondiale, c'est tout naturellement qu'il gagne le sol français en tant que tirailleur.
Il y revient quelques années plus tard, espérant y trouver un avenir. Mais la vie est rude pour les immigrés sans éducation, ni sachant pas lire et parlant à peine le français. Sa seule force est celle de ses bras, de ses mains. Alors, il travaille sans relâche, fait venir sa famille. Il faut nourrir tous ces enfants qui naissent les uns après les autres. Il n'a pas de temps pour la tendresse, mais a un courage extraordinaire.
Pourtant parfois, il est amer. Et comment ne pas l'être ? Lui qui a donné sa jeunesse aux champs de bataille n'a jamais obtenu la reconnaissance des Français. Par contre le racisme, il le côtoie tous les jours. Dans la cité la vie devient difficile, et les prêcheurs se font de plus en plus présents. La religion est de retour, mais elle emprunte maintenant la voie du fanatisme.
Le temps passe, la retraite arrive. Il a bien du mal à comprendre comment vivent ses enfants et petits enfants. L'époque a changé. Mais lui est resté le même. Son dernier souhait est qu'à sa mort, son corps rejoigne sa terre natale. Il sera exaucé.
C'est avec une très belle écriture qu'Ahmed Kalouaz nous livre ce portrait. Pas de sentiments exacerbés mais une infinie tristesse transparaît dans ce récit. Les regrets affleurent, notamment le manque de communication avec son père. Enfin une grande lucidité est déployée pour décrire les évènements de la grande Histoire : la guerre, l'immigration, l'indépendance de l'Algérie, la vie dans les cités.
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Fransoaz
  06 août 2015
C'est en puisant dans ses souvenirs, en interrogeant les cartes postales jaunies, en explorant quelques rares photos ou en retrouvant des papiers administratifs que Ahmed Kalouaz va remonter le fil du siècle précédent pour deviner imaginer ou inventer l'existence de ce père aujourd'hui disparu.
Après une jeunesse en Algérie « sans école, sans jeux organisés, avec si peu de tendresse aussi », Abd el-Kader est engagé chez les tirailleurs algériens pendant le conflit de 39/45. Après un mariage par obligation, il arrive en France et suivant l'exemple de nombreux compatriotes, loue ses bras sur divers chantiers. « Vous partiez en exil dans l'euphorie, vers l'espoir, le rêve d'un argent amassé rapidement et vous vous levez chaque matin avec l'impression d'entrer ou de sortir d'un cauchemar. »
Il va trouver du travail dans la construction d'un barrage hydraulique afin de subvenir aux besoins de sa famille, venue le rejoindre en France, et qui s'agrandit année après année.
Ce livre est un hommage fort et éclatant au travail et à la vie modeste du père.
Il y a une puissance dans les mots de Ahmed kalouaz qui nous bouleverse, un hymne d'amour et de reconnaissance à ce père besogneux, et courageux. Abd el- Kader personnifie cette génération sacrifiée, qui s'est battu, a combattu, a supporté les privations et la misère afin que leurs enfants s'élèvent et gravissent quelques barreaux de l'échelle sociale.
Ahmed Kalouaz s'adresse directement à son papa en utilisant le « tu ». Il entame un dialogue (le premier ?) sans complaisance en évoquant l'incompréhension, la rupture qui divise ces deux générations. L'ancienne tournée vers le passé et le rêve du retour en Algérie et celle des enfants avides de modernité et qui veulent construire leur avenir en France.
Un beau témoignage plein de respect et d'amour, une réhabilitation de ces hommes exploités par les guerres et le travail.





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Seraphita
  13 avril 2010
Il s'appelle Abd el-Kader. Il est né aux alentours de 1917 en Algérie. Son fils raconte sa trajectoire de vie, depuis la seconde guerre mondiale dans laquelle il a été impliqué comme soldat sur le sol français jusqu'aux années de reconstruction après la guerre. Un parcours d'immigré participant ici ou là de grands chantiers, tels des barrages. Une vie de labeur incessant, aux côtés d'une famille nombreuse, où les mains servent à édifier, à construire l'oeuvre de toute une vie.
Voici un bel hommage, tout en sobriété, rendu par un fils à son père. Les mains de ce dernier ont joué un rôle majeur au long de sa vie : il a multiplié les emplois qui nécessitaient une dextérité manuelle et physique, des emplois pour lesquels il était souvent exploité.
Ce court témoignage (100 pages environ) qui se déploie de 1932 à aujourd'hui nous retrace l'histoire de cet homme et de sa famille, avec en toile de fond, l'Histoire. Sont évoquées les relations entre la France et l'Algérie, la situation difficile des immigrés algériens en France. Les chapitres sont séparés d'un intervalle de 10 ans.
L'auteur dresse un portrait touchant de son père qu'il présente dans toutes ses facettes, les meilleures comme les moins bonnes. Il nous parle de l'analphabétisme de son père en mots simples, en revalorisant ses capacités :
« « Travail, famille, patrie », la devise du Maréchal avait laissé des traces dans les mentalités. C'était encore le temps du travail souverain, la reconnaissance passait d'abord par le fait de manier la truelle, la pelle ou la bêche. Si tu maniais mal la langue de France, et que, contrairement aux autres, tu ne savais pas lire le journal, tu pouvais au moins, grâce à tes bras, te rallier à la valeur commune, te soumettant de bonne grâce à cette vertu collective » (p. 49).
Mais en même temps, l'auteur reste réaliste et donne son sentiment sur cette situation d'analphabétisme :
« C'est triste une main d'homme qui n'a jamais tenu un livre entre ses doigts » (p. 71).
Ahmed Kalouaz célèbre les mains de son père à sa façon, des mains qui sont capables de dire bien plus que des mots, bien plus justement. Il fait l'apologie du geste :
« Même si ce sont aujourd'hui les miens, tous ces gestes t'appartiennent. Ce que tu n'as pas su dire en paroles s'est imprimé dans mes yeux, et je reproduis ces gestes à mon tour. Ce sont comme des mots qui reviennent, ce langage des mains, celui que tu as pratiqué jusqu'à l'épuisement » (p. 87).
Mais l'auteur n'hésite pas à aborder les facettes plus troubles de la personnalité de son père, par exemple, son antisémitisme ou encore sa difficulté à témoigner de son affection à ses proches.
Un portrait sobre, tout en nuance, humain, un bel hommage d'un fils pour l'existence de son père, une histoire qui a croisé la grande Histoire.
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ManouParis
  28 août 2016
"Parler de toi, mon père, c'est remonter un fleuve en pirogue." Ainsi démarre le récit d'Ahmed Kalouaz, qui dresse le portrait de son père Abd el-Kader. Suivant un ordre chronologique, chaque chapitre raconte une décennie, de 1932 à 2012 et dépeint la vie d'un homme simple, qui n'a jamais cessé de travailler.
Une vie de labeur et de sacrifices ; c'est ainsi que l'on pourrait résumer celle de ce père partit à la guerre parmi les tirailleurs algériens dès 1939, revenu dans son pays puis repartit en France pour trouver du travail, rentré pour l'ultime voyage. Une vie d'allers-retours, qui ressemble à celle de milliers d'autres. Orphelin, il n'aura de cesse de travailler, pour s'en sortir. Puis pour nourrir les nombreux enfants qui naitront et avec eux, les rêves d'une vie meilleure. Ouvrier sur des barrages, dans une usine de mosaïques, sur des marchés... "Tu auras touché à tout de tes mains. "Mille métiers mille misères", dit le dicton". À la manière d'une enquête, en tâtonnant, son fils cherche à mettre des mots sur ce destin si singulier et universel à la fois. En recoupant des histoires racontées en famille, des informations piochées ici ou là, à la faveur de documents administratifs, il compose un hommage où l'amour n'est pas aveugle et tend, autant que possible, à une certaine distance objective. L'auteur admet parfois ignorer certains détails, ne peut les narrer avec précision ; il se laisse alors aller à imaginer grâce à de vieilles cartes postales, à broder un peu, invente "peut-être des lambeaux de vie", se faisant plus romancier que biographe -et c'est tant mieux.
Derrière la petite histoire individuelle, se dresse la grande, celle des colonies, des travailleurs immigrés et de leurs conditions de vie, de la guerre d'Algérie. Il y a également toute une analyse, subtile et sans manichéisme, du racisme, de la montée des fanatismes religieux, de la crise des banlieues, du sort fait aux femmes. le talent de l'auteur tient au fait que ces sujets traversent le texte, sans que l'on ait l'impression qu'ils aient été "plaqués", mis bout à bout de manière factice. en toile de fond. Je dois avouer que j'ai lu toute la première partie du livre avec beaucoup de sérieux mais très peu d'émotion, un peu comme on lirait un livre de sociologie ou d'histoire. Je devais me concentrer, relire plusieurs fois certains passages pour ne pas perdre le fil. Puis d'un coup, il y eut un tournant dans ma lecture. Je ne saurais expliquer pourquoi, mais j'ai commencé à ressentir beaucoup d'empathie pour cet homme et surtout, c'est le cri d'amour de ce fils qui m'a vraiment émue. Car il transpire beaucoup de mélancolie dans ce texte, de regrets de n'avoir pas su trouver les mots pour se parler, pour dire les chagrins, le manque d'amour. le fossé entre les générations, cette difficile communication entre un père exilé et ses enfants nés en France nous touche. L'écriture se fait outil thérapeutique, sans misérabilisme, avec une réelle démarche narrative et stylistique. J'ai mis du temps avant de saisir la beauté des phrases, avant d'entendre la "petite musique" du texte. Mais quand elle m'a sautée aux yeux, je me suis laissée porter par son rythme lent et poétique. En arrivant aux dernières pages, j'étais heureuse d'avoir dépassé ma première impression, d'avoir pu accéder au "coeur" du récit, d'en avoir entendu chaque battement.
Avec tes mains est un chant pour l'absent, une ultime lettre d'adieu d'un fils à son père. Il est difficile d'y rester insensible, tant la portée de cet amour est perceptible et l'émotion qui s'en dégage communicative. Un très beau texte à découvrir.

Lien : http://manouselivre.com/avec..
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
SeraphitaSeraphita   12 avril 2010
« Travail, famille, patrie », la devise du Maréchal avait laissé des traces dans les mentalités. C’était encore le temps du travail souverain, la reconnaissance passait d’abord par le fait de manier la truelle, la pelle ou la bêche. Si tu maniais mal la langue de France, et que, contrairement aux autres, tu ne savais pas lire le journal, tu pouvais au moins, grâce à tes bras, te rallier à la valeur commune, te soumettant de bonne grâce à cette vertu collective.
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SeraphitaSeraphita   12 avril 2010
Même si ce sont aujourd’hui les miens, tous ces gestes t’appartiennent. Ce que tu n’as pas su dire en paroles s’est imprimé dans mes yeux, et je reproduis ces gestes à mon tour. Ce sont comme des mots qui reviennent, ce langage des mains, celui que tu as pratiqué jusqu’à l’épuisement.
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ManouParisManouParis   17 août 2016
Depuis l'enfance tu nous regardes grandir, avec si peu de gestes d'affection. Pris par l'instant qui file, vous pensiez que la tendresse était innée, naturelle, qu'elle n'avait pas besoin, pour se transmettre, de regards, d'attention, de mots simples et d'un filet de voix calme. Vous vous êtes trompés, ce n'est pas injure de le dire, vous n'y pouviez rien. Les enfants que nous sommes grandissent à vos côtés. Nous nous chamaillons entre frères, sans nous inquiéter de ce manque d'échange avec les parents, le trouvant naturel au bout du compte. Une forme de manque d'amour dont nous ne nous remettrons jamais.
Aujourd'hui, je t'invente peut-être des lambeaux de vie pour peupler ces blancs, combler cette carence affective mutuelle. Pourront-ils dire combien tu as souffert et ce que nous avons enduré ?
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FransoazFransoaz   06 août 2015
Un changement s’opère ainsi sous tes yeux, à ton insu, et même si tu ne comprends pas ceci est ta réussite. Nous ne mendierons plus. Tes enfants aux airs ingrats, en allant vers leur vie d’hommes, tracent un nouvel avenir à ceux qu’ils auront un jour. Par le fruit de tes mains nous avons mangé, cheminé vers l’instruction. Malgré nos penchants pour l’école buissonnière, nous avons mis les mots de notre côté, poussé du pied la porte pour que s’entrouvre l’horizon.
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parolesparoles   11 mars 2013
Vous n'avez même pas le courage de sortir de vos poches les rares photos de vos femmes, de vos enfants, de vos mères. En pensant à eux, vous vous rendez à la poste la plus proche pour envoyer un mandat, un peu d'argent qui ne remplace pas la tendresse, ne dit rien de ce qu'il vous coûte d'humiliation, de fatigue. L'argent s'en va, c'est l'essentiel. De l'autre côté, ces quelques billets représentent une manne, de quoi nourrir une famille pendant une quinzaine de jours ou un mois.
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