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EAN : 9782369742739
176 pages
Akata (22/02/2018)
4.25/5   161 notes
Résumé :
Deux jours avant les vacances d'été, je crois que... je suis mort ». C'est ce qu'a pensé Tasuku le jour où un de ses camarades de classe lui a piqué son smartphone, alors qu'il était en train de regarder un vidéo porno gay dessus. La rumeur s'est répandue comme une trainée de poudre. Tasuku, pense alors à se suicider, ne pouvant supporter cette réalité dont il n'avait pas encore complètement conscience lui-même, mais aussi par peur du regard de la société. Pourtant,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
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sur 161 notes
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Harioutz
  24 février 2019
Cette série Eclat(s) d'âme est une très belle réussite.
Tout d'abord parce qu'elle aborde un sujet qui touche de près de nombreux (tous les ?) adolescents : la quête de son identité, pas uniquement sexuelle. Ensuite, elle retrace avec justesse et sensibilité le trouble ressenti lorsque ce questionnement aboutit à une prise de conscience quasi impossible à accepter sans lutte intérieure : la différence.
Je recommande ce manga à tous les parents, à la fois pour ouvrir l'esprit et la réflexion de leurs ados, mais surtout pour laisser une porte ouverte à la différence ...
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XS
  07 juin 2018
Choisi sur un étal flanqué d'un grand panneau « coup de coeur du libraire », Eclat(s) d'âme est l'un des tous premiers manga dans lequel je me lance.
J'avoue avoir été perturbée, l'ordre des cases ne m'étant pas du tout intuitif malgré les encouragements de mon entourage. Mon conditionnement naturel me voyait fréquemment reprendre le sens de lecture habituel, ce qui me mettait quelque peu en perdition dans la compréhension du sujet…
Passé cet écueil, j'ai découvert un univers qui m'a beaucoup plu : le dessin, le propos – l'acceptation de sa différence, une atmosphère avec une pointe d'inexpliqué… Une entrée en matière réussie dans cet univers où tout me reste à découvrir.
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Patricia1987
  05 mars 2018
Je lis des mangas de temps en temps et jusqu'à maintenant je lisais essentiellement des shojos. Cette année je voulais élagir mon champs de lecture dans les mangas à d'autres genres et c'est grâce à la booktubeuse Pikobooks qui en à parlé récemment dans une de ces story Instagram que j'ai découvert ce manga et je la remercie beaucoup pour ça car sans elle je serai probablement passé à côté de ce petit bijou.
Ici, nous allons faire connaissance avec un lycéen nommé Tasuku, deux jours avant les vacances d'été il se fait surprendre par un de ses camarades avec une vidéo porno gay sur son téléphone portable. Malheureusement la nouvelle fait très rapidement le tour du lycée et pour Tasuku qui est quelqu'un d'introverti, ça va être le début de l'enfer… Alors qu'il pense à se suicider, il va apercevoir une jeune femme sautant dans le vide. Alors pris de panique, il va alors aller jusqu'à l'endroit où elle a sauté et constater qu'elle est toujours en vie. Cette jeune femme est l'hôte d'un salon de discussion où se réunissent plusieurs personnes LGBT, avec l'aide des personnes qu'il rencontrera dans ce lieu Tasuku va devoir apprendre à s'accepter tel qu'il est avec ses préférences et à faire face aux conséquences que cela peut impliquer.
Avant de me procurer ce manga, je connaissais pas les Editions Akata et je dois dire que j'ai fais deux belles découvertes pour le prix d'une, un nouveau manga que j'adore et une nouvelle maison d'édition qui à des titres très intéressants dans son catalogue. Je me suis donc attaqué à un nouveau genre de manga: le seinen. Si parler d'homosexualité n'a rien de nouveau en littérature, dans les mangas c'est un peu moins courant, la catégorie qui en parle le plus est celle des boys love (romance entre garçons) mais tous n'en parle pas de façon aussi engagé. Dans cette histoire, ce sujet d'actualité va être traiter de manière vraie et juste, il sera ici question de parler de coming out et de comment vivre sa vie en étant homosexuel dans une société où la tolérance n'est pas toujours là et où malheureusement l'homophobie est encore bien trop présente.
Tasuku va être accueilli dans ce salon de discussion le plus naturellement du monde et tout de suite accepté par les personnes qui s'y trouvent et qui forment déjà un joli groupe. Ils vont tout de suite l'intégrer dans leur projet de rénovation de maisons et tout cela à un effet « thérapeutique » car en détruisant ces maisons cela va lui permettre d'extérioriser toute la colère et le mal être qu'il ressent. Il va peu à peut s'ouvrir aux autres membres et découvrir qu'il n'est pas le seul dans son cas. L'histoire d'Haru en est un parfait exemple, elle est en couple avec Saki. Haru a réussi difficilement à faire son coming-out mais elle ne voulait plus paraitre aux yeux des autres une personne qu'elle n'était pas et a décidé d'assumer qui elle était réellement, malgré les conséquences que cela pouvait occassionner pour enfin être libre d'être elle même, de son côté sa compagne Saki hésite encore à faire ce pas car la peur du rejet et de la persécution est bien présente. Elles sont touchantes et leur histoire est très belle, ce qu'elles transmettent à Tasuku est un message plein d'espoir. Grâce à la bienveillance de ces personnes, Tasuku va petit à petit s'ouvrir aux autres et enfin accepter d'être lui même.
Ce manga est graphiquement sublime, j'ai beaucoup aimé le dessin de la mangaka, c'est un style assez épuré qui ne peut que vous touchez en plein coeur. Les regards et les expressions des différents personnages sont très expréssifs et les décors sont beaux, ils invitent à la comtemplation. Ces illustrations respirent la poésie et ne vous laisseront pas indifférents.
En conclusion, « Eclat(s) d'Âme – Tome 1 » est un véritable coup de coeur pour moi. le sujet traité, l'est de façon sensible et très réaliste, l'émotion est au rendez-vous et on ne peut qu'être touché par ses personnages matures et attachants, par leurs personnalités et leurs histoires. C'est beau, c'est poétique et on ne peut que succomber à cette histoire aussi engageante que poignante.
Je vous recommande ce titre à 1000%.
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Lunartic
  08 juillet 2019
Tout d'abord, je tiens à remercier du fond du coeur les éditions Akata. Cet envoi me touche profondément.
Je n'entendais que du bien de cette nouvelle parution Akata depuis sa sortie en février dernier. Et effectivement, je n'ai pas été déçue de ce titre que j'attendais de pouvoir lire de pied ferme. Encore une fois, les éditions Akata nous proposent un objet-manga et un contenu de qualité. Leur catalogue, quelque soit le lectorat visé, est tourné vers la différence, la tolérance, l'amour de soi et de l'autre. Dans cette histoire, on va suivre Tesuku, un lycéen tout ce qu'il y a de plus ordinaire jusqu'au jour où ses amis/camarades de classe le prennent "la main dans le sac" comme on dit, à regarder une vidéo porno gay. Ce coming-out des plus abjects et cruels va plonger notre jeune héros, qui jusqu'alors ne voulait pas s'avouer à lui-même son homosexualité enfouie au plus profond de lui, dans le plus grand désarroi et désespoir. En constatant avec aberration les brimades, le mépris le plus total et la violence verbale dont il fait l'objet, il va se faire le Saint-Pierre des homosexuels en reniant sa véritable orientation sexuelle puis va songer à se supprimer à la pensée qu'il ne sera jamais accepté tel qu'il est. C'est alors qu'un événement des plus étranges, mais également porteur d'espoir, va se produire...
Tesuku est un personnage principal qui m'a énormément émue et qui connaît déjà une belle évolution dans ce premier tome : alors qu'au départ, il renie qui il est car sinon il sait qu'il sera traité en tant que paria, au contact des personnes qu'il rencontre dans le salon de discussion, il va retrouver foi en l'humanité petit à petit et réaliser quel est son souhait le plus cher : celui d'aimer un homme pleinement et de ne pas s'en cacher. de quel droit se permettrait-on de juger sa conception du bonheur et de la lui retirer ? *écrit cela avec de petites perles aux coins des yeux*
L'élément fantastique de cette intrigue très tranche-de-vie et réaliste réside dans le personnage central et énigmatique de la Gérante, celle qui a permis la création de cet "havre de paix" pour les personnes faisant partie de la communauté LGBT+. On ne sait pas qui elle est, elle se montre très distante et détachée, presque inaccessible et insaisissable, et on ne sait pas non plus quelles sont ses motivations. Elle est là sans véritablement être là, elle est déstabilisante et cela peut autant agacer que subjuguer. En tout cas, j'espère que le mystère de la Gérante durera et s'étirera dans le temps dans l'intrigue, juste pour le plaisir de savourer de se triturer le cerveau avec cette question encore sans réponse : Who is she ?
Alors que le désemparé Tesuku va chercher des réponses et une oreille attentive auprès de "leur Hôte", c'est in fine Miss Daichi qui va le prendre sous son aile. J'admire profondément cette jeune femme car elle a décidé de prendre le taureau par les cornes et de ne pas repousser qui est elle et qui elle aime à plus tard. Elle le vit et elle l'assume MAINTENANT. Je lui tire mon chapeau car cela demande un sacré courage.
Ce que j'ai trouvé tout particulièrement intéressant dans ce manga, c'est la pluralité de l'acceptation de l'homosexualité par ceux qui la vivent que dépeint la mangaka, qui s'identifie elle-même comme étant une personne X-gender. Par exemple, Saki, la femme de Miss Daichi, est "seulement" un niveau juste au-dessus de Tesuku en ce qui concerne le fait de s'assumer pleinement en tant que lesbienne : d'apparence douce et effacée, même si elle peut vivre avec l'élue de son coeur, Saki renferme une rage bouillonnante en elle. Elle se sent comme une anomalie et ne supporte pas l'idée de devoir justifier qui elle est en faisant autant d'efforts pour que la société ne la regarde pas d'un oeil trop critique. Selon elle, si les hétérosexuels n'ont pas à faire leur coming out, pourquoi les homos/lesbiennes/bi/trans auraient à exposer et dévoiler ainsi leur vie privée aux yeux de tous ? Je ne peux que comprendre sa révolte face à cette injustice criante.
Ainsi, la mangaka dépeint déjà dans ce tome d'introduction trois grandes réactions face à l'homosexualité : le déni, l'enthousiasme et la détermination farouche de se battre quotidiennement pour être qui l'on est, et la colère dévastatrice de se voir coller une étiquette sur le front et de devenir une bête de foire aux yeux des autres, cette société pourrie, noircie par l'amertume et la cruauté.
Yuhki Kamatani s'inspire également d'auteurs/cinéastes pour véhiculer ses messages et enrichir et illustrer son univers, ses trois essentielles influences étant l'incontournable Tim Burton, la légende japonaise Kenji Miyazawa (Train de nuit dans la voie lactée, qui a inspiré le merveilleux film d'animation L'île de Giovanni - ainsi qu'une adaptation animée éponyme culte des années quatre-vingt), ou encore Michael Ende, l'auteur allemand d'un de mes romans favoris de tous les temps, L'Histoire sans fin. Que de bons points pour Yuhki Kamatani, dont les excellentes influences se ressentent déjà dans ce premier tome d'une nouvelle série dans son trait de crayon et dans la façon dont l'univers s'étend sous nos yeux. C'est d'une mélancolie presque magique, d'une grande justesse et volonté de dénonciation. C'est sincère, pur, poétique et ça nous transporte et nous foudroie en plein coeur, autant dans le fond que dans la forme. J'ai hâte de continuer cette saga, autant pour son graphisme d'une simplicité douce, réconfortante et visuellement agréable que pour son contenu qui possède la force d'un coup de poing en plein ventre, ou d'un mur qu'on abat de façon irréparable.
Il me tarde de découvrir les autres personnages qui fréquentent le lieu unique en son genre qu'est le salon de discussion. Je me sens déjà comme chez moi au sein de cet endroit chaleureux et qui nous redonne l'opportunité de se pardonner, de se montrer son amour à soi-même et d'être heureux auprès de personnes qui nous comprennent et qui nous soutiennent. J'ai notamment hâte d'en savoir plus sur Monsieur Tchaïko (pour l'illustre compositeur de musique classique Tchaïkovski, il a très bon goût déjà), le doyen du salon, qui est si serviable et accueillant, je l'adore ! Je suis toute excitée de découvrir sa background story, je suis impatiente ! ♥
En clair, je ne peux que vous recommander cette nouvelle pépite parue aux éditions Akata, qui font une fois de plus mouche. C'est beau, c'est d'une intensité émotionnelle dingue, ça nous parle, ça nous touche, et ça nous remue... Qui plus est, je viens d'apprendre qu'une partie de l'argent (5%) récolté par la vente du tome deux (qui sort tout bientôt, si ce n'est pas déjà le cas, kiyaaaa !) sera reversé à une association qui lutte pour les droits de la communauté LGBT+, SOS Homophobie, jusqu'au 30 septembre, et je trouve cette initiative excellente ! Alors, foncez ! ♥
Lien : https://lunartic.skyrock.com..
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OverTheMoonWithBooks
  14 octobre 2018
La vie de Tasuku bascule deux jours avant les vacances d'été, lorsque son téléphone est volé, exposant au grand jour les trubles qui l'assaillent. Son sentiment de sécurité, et sa fragilité volent en éclat à mesure que les insultes et regards dégoutés de ses camarades pleuvent sur lui.
Pour éviter de perdre totalement pieds, il se dirige alors vers un groupe de parole (assez étrange).
Les thématiques abordées sont tout à fait louables : harcèlement et homosexualité au lycée (entre autre). Les graphismes traduisent le trouble et le déséquilibre de l'adolescent qui doit faire face à lui-même et à ses camarades dans une société où la normalité est la règle ultime et la "déviance" socialement réprimée par l'exclusion du groupe.
Bon, c'est bien d'en parler et c'est plutôt joli à regarder, mais il me manque quelque chose pour accrocher pleinement à ce récit. Peut-être à cause de ce fameux groupe de parole encore très flou dans ce tome. J'attends de voir la suite pour me faire une idée plus précise...
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critiques presse (2)
ActuaBD   23 juillet 2018
Manga engagé et sensible sur la question de l'homosexualité au sein de la société japonaise, "Éclat(s) d'âme" témoigne d'une justesse et d'un sens du portrait qui font mouche. On y accompagne un jeune homme dans son parcours pour appréhender son orientation sexuelle.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDZoom   27 février 2018
Si l’écriture de cette histoire dans l’air du temps a dû être cathartique pour son auteur, nul besoin d’être gay ou même sympathisant de la cause LGBT pour apprécier ce titre.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
TachanTachan   28 février 2018
Je ne suis qu'un gamin sans aucun courage, incapable de prendre une décision, mais j'ai enfin accepté d'être moi-même. Voilà ce que j'ai compris dans ce salon de discussion et sur les pierres chauffées à blanc par le soleil d'août.
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SharonSharon   16 avril 2020
Je voudrais vivre heureux avec la personne que j'aime. Rien de plus. C'est tout ce que je demande. Qu'y a-t-il de mal à cela ?
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ostirnaeostirnae   07 avril 2019
Tu peux tout me dire... mais je ne t'écouterai pas.
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OgrimoireOgrimoire   03 juin 2018
– Il fait pas du tout tapette franchement.
– Il matte du porno gay, qu’est-ce-que tu veux de plus comme preuve ?
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Erik_Erik_   30 octobre 2020
Le suicide, c'est l'ultime expression de la liberté. De savoir que l'on peut choisir sa mort, ça aide à vivre.
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