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ISBN : 2505063109
Éditeur : Kana (06/11/2015)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 31 notes)
Résumé :
L’auteur Kazuo Kamimura s’attaque à un tabou toujours vivace de la société japonaise : le divorce.
Le « Club des Divorcés » est un petit bar à Ginza géré par Yukô, jeune femme de 25 ans, divorcée. Elle devient la « mama » du bar après son divorce afin de subvenir aux besoins de sa petite fille de trois ans. Dans cette série en deux tomes, on découvre le quotidien difficile d’une hôtesse, patronne et femme divorcée dans le Japon des années 70.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Mariloup
  29 janvier 2018
Je suis absolument fan du travail de Kazuo Kamimura, autant pour ses histoires que pour son graphisme. J'ai découvert ce mangaka grâce à ses oeuvres Lorsque nous vivions ensemble et le fleuve Shinano, et dès que j'ai eu l'occasion, je me suis jetée sur la duologie du Club des Divorcés!
Yûko, 25 ans, est propriétaire d'un bar nocturne appelé "Le Club des Divorcés", secondé par Kenchan, son barman et ses hôtesses de bar. le nom a été choisi par rapport à sa propre vie de divorcée, pour les hommes et les femmes de tout âge qui sont dans le même cas qu'elle, pour faire de nouvelles rencontres, passer du bon temps, oublier ses tracas ou pour se noyer dans l'alcool, dans la tristesse ou dans la luxure. Yûko est une femme qui vit encore avec son passé mais qui veut avancer, qui veut oublier sa vie de femme mariée, profiter de sa liberté, qui ne veut pas faire ce qu'on attend d'elle et qui malheureusement, a bien du mal à s'occuper et à être une vraie mère pour sa fille Asako. Elle va se rendre compte que les choses ne sont pas si simples dans la vie, qu'elle aura toujours besoin d'aide, qu'elle ne peut se débrouiller toute seule, qui a des soucis d'argent mais qui ne veut pas abandonner son précieux club. Quant à Kenchan, ce dernier est amoureux de sa patronne depuis le début, la protège autant qu'il peut, drôle, insouciant et qui est un soutien sans faille. Tout au long des tomes, ils vont se chercher mais aussi se mettre x barrières en plus des nombreuses interruptions au moment où ils allaient aller plus loin. Vers le second tome, on sent les changements arriver et notamment des bons: elle se rapproche peu à peu de sa fille; ses employées l'abandonnent; le club s'effondre, les soucis d'argent sont bien trop importants; elle ouvre en collaboration avec Kenchan un tout nouveau club plus modeste; les deux ont envie de renouveau et de quelque chose ensemble; ils ont de meilleurs rapports avec les clients et les fidèles; Yûko se permet d'être une vraie femme moderne. On ne peut que leur souhaiter du bonheur dans une société très conservatrice et en perpétuel mouvement.
L'univers est très sombre avec une tendance dramatique et malsaine, les thèmes abordés sont très durs et de société (et ce peu importe les années): la maternité, le suicide, la dépression, le divorce, l'adultère, le viol et plein d'autres... Certaines choses m'ont beaucoup révolté, surtout par rapport aux conditions de la femme en ce temps-là et dans ce pays, aux vices de certains hommes, entre autres! le contexte historique et social est très intéressant. Nous sommes dans un Japon des années 70 qui reste très traditionnel tout en poursuivant une certaine évolution vers le modernisme, avec un côté très conservateur. Et le côté tranche de vie me plaît énormément et il est des plus présents. Ce n'est nullement un manga d'action, le rythme est assez lent et tout est dans l'introspection.
C'est un manga pour public averti, qui n'est pas à mettre entre toutes les mains. Il y a des scènes de sexe, de violence également (pas tellement non plus, il y en a beaucoup moins que dans d'autres de mangas de l'auteur). En tout cas, le contenu reste très mature et j'ajouterai que ce manga est tellement noir, qu'il ne faut pas être dans une phase où le moral est au plus bas, il faut s'accrocher et évidemment, ce manga ne plaira pas à tout le monde car c'est si spécial.
Le graphisme est reconnaissable entre mille. Mettez-moi plusieurs dessins de différents mangas et mangakas, et je saurais reconnaitre au premier coup d'oeil le travail de Kazuo Kamimura. C'est pur, poétique, empreint d'une certaine mélancolie. le trait est très noir. D'une saga à une autre, les personnages se ressemblent énormément mais ce n'est en rien gênant. On est dans la contemplation pure, j'ai pris le temps d'observer chaque dessin, d'essayer de comprendre les messages cachés car il y en a beaucoup. Les détails sont aussi mis en avant de façon magistrale. C'est de l'art, tout simplement.
En bref, c'est une bonne lecture mais pour moi, Lorsque nous vivions ensemble reste la meilleure saga de l'auteur à mes yeux, qui m'a le plus marquée. Il me tarde vraiment de découvrir d'autres trésors de Kazuo Kamimura au talent certain!
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Commenter  J’apprécie          60
Axelinou
  24 décembre 2017
- Je suis prête à tout pour ne plus avoir à retourner à Ginza.
- Mais moi j'ai vraiment envie de me marier. Mama, dis quelque chose.
- Hmm… Pour dire les choses en un mot : le mariage, c'est du théâtre ! Il y a le rôle du ‘mari' et le rôle de ‘l'épouse', et si chacun joue son rôle comme il faut, tous deux peuvent continuer leur vie normalement.
- du théâtre ?
- Oui… Et comme une actrice qui jouerait éternellement le même rôle, on finit par fusionner avec son personnage, non ?
- Et seules les femmes qui se confondent complètement avec leur personnage deviennent véritablement de bonnes épouses… Sans doute…
« L'auteur Kazuo Kamimura s'attaque à un tabou toujours vivace de la société japonaise : le divorce. » annonce l'éditeur. J'ajouterais qu'au début des année 1970 le sujet était tout aussi tabou dans nos contrées, malgré mai 68. En fait, le sujet n'était pas tabou, mais les personnes concernées étaient ostracisées.
C'est l'histoire d'une jeune femme de 25 ans, Yûko, qui dirige un bar à Ginza, le « Club des divorcés ». Elle n'a pas le temps de s'occuper de sa fille de 3 ans qu'elle confie à sa mère, qui le lui reproche.
Yûko doit se battre pour gagner sa vie, mais aussi contre son ex-mari, ses clients trop entreprenants, les convenances, alors qu'elle n'aspire qu'à une vie calme.
Un sujet délicat abordé par petites touches successives en 20 histoires. Un sujet soutenu par un graphisme bouleversant, tout en noir et blanc, en perspective, en faux-semblant, en alternance.
Publiée entre 1971 et 1975 dans une revue manga, ce roman graphique en deux tomes a obtenu le Prix du Patrimoine d'Angoulême en 2017.
A LIRE !!!
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Bouvy
  13 août 2016
Tokyo, dans les années 70, Yûko est une jeune femme de 25 ans. Elle est « mama » (c’est ainsi,qu’on appelle les femmes patronne d’un bar au Japon), elle gère le Club des Divorcés. Elle-même divorcée, malgré la crise, elle tente de faire tourner son bar. Elle a une petite fille de 3 ans que sa mère élève. Elle materne ses hôtesses et à le béguin pour Ken, son employé masculin. Vivre seule n’a pas que des avantages, surtout quand l’ex-mari n’est pas très collaboratif avec elle. …
Kazuo Kamimura est un auteur de mangas qui m’avait beaucoup plu quand j’avais découvert le manga en trois volumes « Le Fleuve Shinano ». C’est avec plaisir que je retrouve ici son graphisme. Le sujet de ce manga est grave, profond. C’est une belle étude de mœurs du Japon dans les années 70 que nous livre ici le mangaka. Dans ce pays, il semble que le divorce soit encore un sujet tabou. Il nous démontre toute la difficulté que rencontre une jeune femme divorcée, maman et patronne à vivre dans ce Japon enchâssé entre tradition et modernité. C’est plus qu’une simple bande dessinée, c’est un véritable roman graphique, au trait splendide et au scénario riche et profond. Allez, vite, le second tome.
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Under_the_Moon
  09 mars 2018
J'étais ravie de retrouver l'oeuvre du grand maître Kamimura avec les aventures de cette femme divorcée travaillant dans un bar de Ginza.
Si son travail est d'une qualité égale du point de vue du graphisme j'ai eu plus de mal à rentrer dans l'histoire...
Ces hommes et ces déceptions qui défilent dans des paroles voilées ou des comportements libérés par l'alcool... Sans plus.
Commenter  J’apprécie          100
lemillefeuilles
  08 avril 2019
Ce manga a été publié dans les années 70 pour la première fois, et c'est justement l'époque à laquelle l'histoire se situe. Nous allons suivre Yukô, une jeune femme de 25 ans, séparée de son mari, qui a par la suite ouvert le bar "Le Club des Divorcés" afin de subvenir à ses besoins et ceux de sa fille de trois ans.
Dans cet ouvrage, nous allons avoir un aperçu des difficultés que les femmes divorcées au Japon pouvaient rencontrer, comme Yûko, qui est patronne de bar et hôtesse. Cette intrigue se termine en deux volumes (plutôt conséquents puisqu'ils font chacun environ 500 pages), et aborde un sujet tabou au Japon : le divorce.
L'univers dépeint par Kazuo Kamimura est plutôt sombre, ce qui contraste parfois avec les illustrations plutôt fines et délicates. Mais dès le début du livre, une femme veut se suicider et un homme fait une remarque surprenante, qui prête presque à rire tant elle est inattendue. Oui, parce que l'auteur aborde cet ouvrage avec sérieux sans pour autant que ce soit trop dramatique...
Bien qu'il n'y ait pas énormément de texte, c'est un manga riche, avec lequel il faut prendre son temps, surtout pour admirer le trait de Kazuo Kamimura, très poétique.
Pour conclure, j'ai aimé cette histoire, notamment la découverte des différents personnages. J'étais un peu inquiète à l'idée de commencer un livre aussi gros - même illustré - et il se lisait plutôt bien, finalement.
Lien : http://anais-lemillefeuilles..
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critiques presse (3)
BoDoi   24 février 2016
Par son trait simple et sophistiqué, l’auteur nous immerge dans un romantisme finement étudié.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   08 décembre 2015
Cette belle intégrale prévue en deux volumes présente une œuvre vieille de quarante-cinq ans qui semble n'avoir pris aucune ride.
Lire la critique sur le site : BDGest
BDZoom   23 novembre 2015
Sur plus de mille pages réparties en deux tomes, « Le Club des divorcés » dresse un portrait peu commun du Japon des années 1970.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
BouvyBouvy   13 août 2016
Malgré le poids des larmes et de la sueur que l’on doit verser pour vivre, l’argent que l’on gagne est aussi léger que les plumes d’un oiseau.
Commenter  J’apprécie          90
KmyeKmye   23 mai 2018
Les rues de Ginza sont jonchées de petites flaques d'eau formées par les larmes que laissent couler les papillons de nuit. Et les soirs d'hiver, elles forment de légères plaques de verglas. Mais moi, je ne pleure pas !
Commenter  J’apprécie          50
MariloupMariloup   24 janvier 2018
_ Mais moi, j'ai vraiment envie de me marier! Je suis prête à tout pour ne plus avoir à retourner à Ginza.
_ Mama, dis quelque chose.
_ Hum... pour dire les choses en un mot: le mariage, c'est du théâtre! Il y a le rôle du "mari" et le rôle de "l'épouse", et si chacun joue son rôle comme il faut, tous deux peuvent continuer leur vie normalement.
_ Du théâtre?
_ Oui... et comme une actrice qui jouerait éternellement le même rôle, on finit par fusionner avec son personnage, non? Et seules les femmes qui se confondent complétement avec leur personnage deviennent véritablement de bonnes épouses.
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   14 janvier 2018
Tout le monde avait souhaité un jour éhanger une rupture contre la mort.
Commenter  J’apprécie          30
MariloupMariloup   24 janvier 2018
"Si tu concentre toute ta passion sur un homme, il ne peut pas y être insensible, et c'est comme ça que tu peux créer des liens forts. Des liens amoureux ou des liens physiques... une relation, en fait."
Commenter  J’apprécie          00
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Videos de Kazuo Kamimura (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kazuo Kamimura
"Un titre TRES particulier de KAMIMURA ou la perversion et le côté malsain atteignent certainement des hauteurs un peu trop exacerbées à mon gout."
Salut à toi ! Voici une nouvelle fois un Mangado - La voie du manga sur Les fleurs du mal de KAMIMURA Kazuo et OKAZAKI Hideo. Pour ne louper aucune vidéo et nous soutenir, pense à t'abonner à la chaine youtube de Manga-News et de la Bande Animée !
La Bande Animée : https://www.youtube.com/channel/UCIUDG8qPmRfXNXT5W0JO2zg/?sub_confirmation=1
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