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ISBN : 2847202749
Éditeur : Gaïa (12/09/2012)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 20 notes)
Résumé :

Olga et Wladimir Kaminer guident dans la joie et la bonne humeur le lecteur dans les cuisines de l'ex-URSS et invitent le profane à s'identifier à ces régions et à ces peuples.

Des rencontres inoubliables avec la cuisine soviétique et des recettes originales, rehaussées avec humour par les illustrations de Vitali Konstantinov : un vrai régal !
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Taraxacum
  13 janvier 2016
C'est une délicieuse découverte que ce petit ouvrage. Cela ne se prend pas au sérieux, c'est drôle et loufoque et original et j'ai beaucoup apprécié! Plutôt inclassable, peut-être que carnet de voyage gastronomiques & recettes étonnantes serait le plus approprié...
Vladimir Kaminer et Olga Kaminer vivent en Allemagne mais sont d'origine russe et commençaient apparemment à trouver lassant que pour les allemands, la cuisine russe soit limitée à la vodka et au caviar! C'est tout un voyage culinaire à travers la multi-culturelle URSS qu'accomplit le lecteur, de pays en pays: quelques pages sur chaque contrée , où l'auteur épingle quelques clichés au passage, puis des recettes pour agrandir un peu nos horizons culinaires. C'est plein d'humour, à ne pas toujours prendre au pied de la lettre car le passage sur la campagne napoléonienne en Russie, par exemple...Hilarant, mais donnerait probablement des sueurs froides à un historien!
C'est aussi une piqure de rappel en géographie: j'avoue un ou deux moments de ' ça existe ce patelin là?' et oui, ça existe, honte à moi!

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moustafette
  30 mars 2018
La 4ème de couverture nous apprend que l'auteur est né en 1967 à Moscou et qu'avec sa femme Olga, qui signe aussi ce livre, ils ont fait partie des derniers Russes à obtenir la nationalité est-allemande avant la réunification. On ne nous dit rien de ce qui les a poussé à s'intaller en RDA ; toujours est-il qu'ils ont fait le choix d'écrire en allemand ce drôle de bouquin qui, s'il nous parle de l'art culinaire de ces pays qui ont un jour appartenu à l'URSS, c''est avant tout l'occasion de nous glisser un mot sur l'histoire de ces anciennes républiques et d'évoquer avec humour et bienveillance les us et coutumes de leurs habitants, sans oublier de nous livrer en fin de chapitre quelques recettes du cru.
Nous découvrons ainsi l'Arménie, la Biélorussie, la Géorgie, l'Ukraine, l'Azerbaïdjan, la Sibérie, l'Ouzbékistan, la Lettonie, le Tartastan et la Russie du sud (Tchétchénie et Caucase).
Nous apprenons que "La pomme de terre biélorusse est la plus grosse du monde.(...) Sans oublier les centrales nucléaires biélorusses qui fournissaient de l'électricité à la moitié de l'Union soviétique. D'année en année, les pommes de terre ne cessaient de grossir, la population rayonnait ". Dans les recettes géorgiennes, les noix sont omniprésentes et le khartcho "Ce n'était pas de la soupe, c'était un poème, un poème très pimenté ! ". En Ukraine, " Les mariages ne comportent en général qu'un seul repas, mais celui-ci peut durer jusqu'à trois jours ". Au Tatarstan on cuisine les pis des vaches tandis qu'en Sibérie les baies et les champignons accompagnent viande de renne ou poisson. Les Ouzbecks carburent au thé vert (et souvent à l'huile de coton - ça c'est moi qui rajoute - que nos intestins occidentaux n'apprécient pas du tout) et pratique la transpiration intérieure lors des périodes de canicule. Quant à la Lettonie, elle a toujours une dent contre l'ancienne URSS, " La plus grande montagne du pays ne fait aujourd'hui plus que 312 mètres de haut, sûrement parce que les communistes se sont amusés à la piétiner. Seule la météo s'en est relativement bien sortie après cinquante ans d'occupation soviétique. Elle est restée stable : chaude en été, froide en hiver ". Ne pas se fier à la politesse qui caractérise les peuples de Tchétchénie et du Caucase : " Même un ami, on ne le salue pas quand il a le dos tourné, cela pourrait l'effrayer et il pourrait réagir de manière inappropriée".
Les auteurs ne pouvaient pas faire l'impasse sur les deux emblèmes nationaux russes que sont la vodka - " qui est bien souvent considérée comme un plat principal en soi " - et le caviar, objet de propagande pour l'étranger et que les Russes boudent pour les mêmes raisons que nous, à savoir son goût ou son prix, mais pas seulement. Ils préfèrent simplement les cornichons." Ils ont mangé tout le hareng et les cornichons, mais ils ont laissé le caviar ", se plaignait toujours la mère de l'auteur quand elle recevait des invités.
Un livre rassérénant, sympathique et drôle, à savourer comme un bon digestif !
Lien : http://moustafette.canalblog..
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lireetcourir
  16 mai 2016
Wladimir et Olga kaminer nous emmènent dans un drôle de voyage. Direction les pays de l' Est, de l'Arménie au Tartarstan et passant par la Sibérie, la Lettonie, l'Ouzbekistan... C'est à la fois un livre d'anecdotes décapantes, un livre de recettes, un livre d'histoire, une plongée gustative dans le monde des soviets. Vladimir et Olga kaminer aiment à rappeler le bon vivre s'il en était un, à travers leurs expériences culinaires.
Pour commencer sachez que l' ingrédient plus important dans la cuisine des ex-pays de l' Est ce n'est pas le caviar ni la vodka, mais l'humeur du cuisinier, il faut absolument finir son assiette et souvent ingurgiter les cinq plats de bases lors du repas et choisir une table contre un mur "Pour ne pas être surpris par-derrière" ???. Pour les auteurs la consommation de certains plats "peut avoir des répercutions sur un vie entière".
15 républiques plus loin, fort est de constater qu'il ne faut pas s'attendre à de la grande littérature, ni à des recettes de cuisine moléculaire. Mais simplement à deux-cent pages qui prêtent à sourire. Un petite aventure culinaire qui est loin des clichés et qui nous en apprend beaucoup sur la pomme de terre.
Un livre qui n'est pas indispensable, sauf pour se remplir l'estomac.
Lien : http://dunlivrelautre.blogsp..
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Bazart
  13 novembre 2012
Non, La cuisine totalitaire n'est pas un livre de
recettes, comme on pourrait le croire.
C'est avant tout un livre d'Histoire
culinaire dans le monde soviétique : la Sibérie,
l'Arménie, la Géorgie, l'Ouzbékistan et le Tatarstan,
entre autres, vous seront contés par le menu à bonne
dose d'anecdotes bien ventrues. :
on apprend ainsi notamment que le amour des Russes pour le
caviar est un mythe, et que la vodka n'accompagne pas
les repas mais constitue bien à elle seule le plat
principal. Cette idée de rassembler histoire et
recettes de pays soviétiques est savoureuse et constitue une lecture bien agréable à lire.
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emmyne
  15 octobre 2012
Original ouvrage. Il s'agit d'un carnet de voyage culinaire. Les auteurs, Wladimir et Olga Kaminer, Russes expatriés vivant en Allemagne, racontent souvenirs et anecdotes : » … ma femme et moi avons décidé de consigner nos expériences de la cuisine soviétique dans un petit livre, afin que les générations à venir aient matière à expérimentation. «
Expérimentation. le ton est donné. Il s'agit bien d'aventures, celle des états constituant les républiques soviétiques citées et celle de Wladimir Kaminer. Ecrivain, journaliste, il signe dans ce livre des chroniques épicées, parfois saignantes, jouant des clichés ( ceux qu'il pointe, ceux qu'il manipule ). On appréciera ou non cette cuisine totalitaire, préparée en mode journalistique truffé d'anecdotes personnelles aussi bien en URSS qu'en Allemagne dans les restaurants et les soirées » russes » – . Son parti-pris subjectif, l'impertinence dans la légèreté moqueuse du propos historique peuvent paraître cavalière, être ressentie dérangeante.
Rappelant l'immensité du territoire que couvrait l'URSS, Wladimir Kaminer nous emmène goûter la diversité de la cuisine soviétique à travers les républiques de cet empire communiste : Arménie, Biélorussie, Géorgie, Ukraine, Azerbaïdjan, Sibérie, Ouzbékistan, Lettonie, Tatarstan, Russie du Sud ( l'ouvrage a le bon goût de fournir une carte en introduction ) .
Pour chaque état, avant le récit personnel, quelques pages de présentation, à la fois documentée et ironique à point quant à sa géographie, son histoire, ses traditions et son » rôle » dans l'économie alimentaire planifiée soviétique.
Chaque chapitre se clôt avec le cahier de recettes traditionnelles, pas moins de cinq, des entrées, soupes, plats, desserts, du khartcho géorgien au baklava ouzbek.
Lien : http://www.lire-et-merveille..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
volubilaevolubilae   09 février 2017
Les plats sibériens ne séduisent pas seulement par leur taille impressionnante, mais aussi par leur qualité. On dit que l'Est et l'Ouest se rencontrent sur les tables sibériennes. Les nombreux immigrés qui ont tentés de s'adapter au pays n'étaient pas des gourmets, mais ils étaient inventifs et affamés. Les paysages sibériens, les forêts, les lacs et les fleuves ont apportés tous les ingrédients nécessaires, qui n'étaient pourtant pas faciles à trouver. La plupart de ces ingrédients sont gros et ont eux-mêmes de grandes dents. De plus, eux aussi ont souvent très faim et ils attaquent les humains, sauf bien sûr les baies et les champignons qui mûrissent paisiblement mais à des endroits où on n'accéde qu'au péril de sa vie. C'est pourquoi la cuisine sibérienne à un goût de survie. Les prises doivent être grosses pour que l'on puisse faire des réserves pour les temps difficiles.
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TaraxacumTaraxacum   11 janvier 2016
Au moins trois douzaines de peuples vivent et travaillent dans les montagnes et les steppes du nord du Caucase: des Ossètes, des Tcherkesses, des Russes, des Ukrainiens, des Arméniens, des Ingouches, des Kabardes, des Tchétchènes. Ils sont musulmans, chrétiens, adeptes du culte du feu, autochtones ou immigrés. Tous vivent en paix, mais sans s' apprécier particulièrement. Trop de préjugés et de vieux contentieux les opposent, ainsi que d'armes à feu qui, dans la région, font quasiment partie de tout costume traditionnel.
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BazartBazart   13 novembre 2012
lorsqu’on va manger géorgien, il vaut mieux avoir du temps devant soi!
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