AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2709656205
Éditeur : J.-C. Lattès (03/10/2016)

Note moyenne : 3.06/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Le 23 août 2006, l’un des pires enlèvements de ces dernières décennies prend fin. Natascha Kampusch réussit à s’enfuir de la cave dans laquelle elle était retenue prisonnière depuis huit années. Dans un récit saisissant, 3096 Jours, elle a raconté son effroyable calvaire. Dix ans plus tard, elle nous livre un aperçu de son retour à la liberté : ses expériences, les plus douloureuses comme les plus belles, ses rêves et ses cauchemars, son investissement dans des proj... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
1967fleurs
  13 janvier 2018
Je ne dirai pas critique sur Natascha Kampusch, car elle a eu son lot, je dirai que j'écris plutôt mon ressenti après avoir refermé le livre, tellement la presse s'est déchainée sur cette captivité qui a duré 8 ans avec Priklopil son ravisseur. Alors lorsqu'elle s'est évadée du cachot à l'insu de son bourreau, elle sortait d'un trou, de nulle part des tests ADN ont été faits pour l'identifier ce 23 août 2006. C'était bien elle Nastascha Kampusch disparue un matin du 2 mars 1998, sur le chemin de l'école à l'âge de 10 ans….
L'opinion publique, voulait savoir ce qu'elle avait enduré, du croustillant des détails sur les sévices subis, tout le monde a spéculé sur cette histoire en Autriche qui a retenti évidemment sur le monde entier.
Elle était désorientée, elle était « libre », harcelée de toute part pour une interview etc…c'est ce qui m'a marqué dans cette lecture, c'est le déchainement médiatique face à une jeune femme qui avait besoin de se retrouver avant toute chose.
Elle est apparue comme une jeune fille éloquente et forte et les psychiatres ont expliqué que les traumatismes apparaitraient dans toute son ampleur avec le temps.
Alors 10 après, elle réecrit d'une certaine façon son histoire avec du recul, « mais l'histoire est déjà racontée au moment même où elle a écrit, dans le rejet et l'aversion, ainsi l'histoire appartient à tout le monde » (P256) ; des déclarations confidentielles faites à des fonctionnaires, des psychologues, l'enquête parlementaire données aux médias….
Cette jeune femme est forte, elle l'a appris dans la captivité que la vie a un prix, elle nous fait part de ses actions humanitaires, du film et son implication auprès de jeunes tatoués comme elle par la souffrance.
Elle est résiliente et courageuse, elle a fait du chemin, elle a eu de belles expériences comme d'autres bien plus douloureuses.
C'est impressionnant…combien elle a dû se détacher de ce tout qui l'avait éloigné de la réalité pour assumer cette histoire.
Cette incapacité que beaucoup ont eu à la considérer comme une victime, de la laisser tranquille et je n'exagère rien, me sidère et m'indigne. On sortait toujours quelque chose du chapeau….la fascination des gens ayant des responsabilités les voir faillir à leur devoir de réserve…cela me choque, je dois encore être bien naïve, après tout je ne suis qu'une petite fleur des champs !...
Elle conclue en disant et sans s'apitoyer : « Mon chemin n'est sûrement pas comparable à celui de la plupart des gens, mais je souhaite pouvoir le suivre, quels que soient les tours et les détours qu'il prendra (…) Je sais combien c'est important : ma captivité me l'a enseigné, mais aussi la période qui a suivi. Car on ne vit qu'une fois, et ceci est ma vie. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          5415
stokely
  30 novembre 2016
J'ai souhaité lire ce bouquin car j'ai lu le précédent livre de Natascha Kampusch également il y a quelques années. le style de 10 ans de liberté ne m'a donc pas choqué car il est le même que celui de 3096 jours.
Je voulais voir comment celle-ci vivait dix années plus tard, sorti de ce cauchemar. On voit beaucoup de comportements abjectes dans ce livre notamment de la part des médias pour avoir la première photo, la première interview.
Une scène du livre m'a interpellée les caméras de télévision sont là pour filmer Natascha lors de son premier Noël en famille après sa séquestration mais c'est comme si elle était inexistante avant que les caméras ne tournent.
Toute sa vie est ainsi épiée les relations avec ses parents, sa famille, pourquoi souhaite t-elle avoir son appartement et ne pas vivre avec sa mère. Ses parents étaient déjà divorcés lors de son enlèvement et pendant le temps de sa séquestration les médias ont montés sa mère contre son père et vice-versa.
On voit que peu importe ce que Natascha fait cela est toujours contesté elle souhaite avoir des loisirs de jeunes de son âge et aller par exemple en discothèque : les journaux en font les gros titres, elle s'assoit à une table avec des bouteilles vides elle est devenu alcoolique d'après certains journaux.
Elle souhaite passer des diplômes ou faire des interviews radios même cela est contesté.
On sent dans son récit que le fait qu'elle est été une victime la confine dans ce rôle type pour les médias ou pour les gens, cependant Natascha souhaite vivre sa vie le plus normalement possible.
Elle aide même d'autres enfants à se reconstruire au Sri Lanka notamment ou elle a créer une association.
Une leçon de vie et de courage de la part de Natascha Kampusch qui a pourtant vécu des années de sévices que celles-ci soient mentales ou sexuelles
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          240
totopinette
  06 septembre 2018
J'essaie toujours de ne pas juger les témoignages de la même façon que je juge les fictions. Il faut beaucoup de courage pour poser ces maux sur papier, et je respecte ça. 
Qui n'a pas entendu parler de l'affaire de la disparition de Natasha Kampush ? Cet enlèvement a parcouru les âges, mais surtout les médias. Ça a été une barbarie médiatique. À peine fût-elle libéré de ses chaînes qu'elle s'est, à nouveau, retrouvée suspendue aux leurs. Alors que les citoyens auraient dû s'émouvoir de son cas, ils se sont retournés contre elle. Des histoires ont été inventées, des rumeurs ont été lancées … Comme si l'horreur ne se suffisait pas à elle-même. Comme si son malheur n'était pas suffisant aux yeux des « spectateurs ». Pas suffisant parce que sa carapace ne lui permettait pas de témoigner de son malheur. Encore une fois, on fait le constat de la médiocrité de l'espèce humaine. Comme si nous nous nourrissions du malheur d'autrui afin de donner de la valeur à nos propres vies. Heureusement que Natasha avait cette force de caractère … Cette même force qui lui a permis de ne pas sombrer dans la folie où de tendre les mains à la mort durant ces années d'enlèvement.
Bien que les révélations de Natasha soient intéressantes, j'ai vécu ce récit non pas comme un témoignage mais comme un long documentaire écrit. Fidèle à sa carapace, elle ne divulgue aucun de ses sentiments, et c'est ce qui dépersonnalise son récit. de ce fait, on a l'impression de lire un témoignage, sans témoignage. C'est une énumération de faits plus qu'un témoignage, et j'ai trouvé ça dommage. Là où j'ai eu du mal aussi, c'est de constater ce côté défensif. le ton m'a semblé presque agressif. On a l'impression que ce livre a été écrit afin de mettre les choses au clair avec ses détracteurs. On a, malheureusement, le sentiment qu'ils sont parvenus à l'atteindre et à la faire culpabiliser jusqu'à lui faire justifier chacun de ses actes. C'est dommage qu'elle n'ait pas réalisé ce qu'elle souhaitait le plus : témoigner de se force. J'aurais aimé trouvé ici, ce petit quelque chose qui a fait qu'elle ait pu surmonter tant de choses. J'aurais aimé avoir son ressenti personnel sans parler des détails de sa détention. Juste son ressenti. Avoir quelque chose qui puisse nous rapprocher d'elle. C'est dommage, bien que son récit soit intéressant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
emeralda
  22 novembre 2016
L'histoire terrible de Natascha Kampusch, tout le monde la connaît ou peut la connaître via son précédent ouvrage "3096 jours" ou via des archives sur le net. Elle retrace aussi une chronologie détaillée des faits (son enlèvement, sa captivité et les 10 années qui suivent) dans une annexe de ce livre. Mais comment on vit après de telles épreuves ? Je ne pense être la seule à m'être poser cette simple question. Natascha se propose d'y répondre à travers encore une fois son expérience personnelle. C'est déjà pour moi une preuve de courage de plus car elle s'expose de nouveau et cela ne doit pas être si facile.
D'ailleurs, tout le livre tourne autour de cela. Rien n'a été facile pour cette jeune femme (et les autres membres de sa famille). Elle a vécu une épreuve hors norme et tout ce qui a suivi était sans précédent. On a une impression de tsunami qui vous tombe dessus. C'est assez fou. C'est à se demander si les gens ont une conscience parfois. Tout cela pour faire du chiffre, vendre, avoir le scoop, tirer la couverture à soi.
Je trouve Natascha très lucide et j'admire sa force mentale, psychique et même physique. Survivre à sa captivité est déjà pour moi un exploit, la preuve qu'elle est une jeune femme peu commune. Que dire alors de tout ce qu'elle a enduré après son retour au monde libre ? L'épreuve continuait, pire encore peut-être car les coups bas pouvaient venir de n'importe où.
On a beaucoup spéculé sur son compte, sur ce qu'elle avait vécu, comment elle avait ou aurait dû réagir... mais sans prendre en compte tous les paramètres ou en regardant le tout avec un prisme déformé. On s'est permis de la juger.
J'ai eu du mal à comprendre ce type de comportement. Cela me semble totalement inconcevable et pourtant, c'est bien ce qu'elle vécu et vit même encore en 2016.
Le style de Natascha Kampusch pourra paraître un peu brusque pour certains lecteurs, mais en réalité, c'est sans doute l'expression de sa personnalité très entière (déjà durant son enfance), franche, directe, qui préfère être plus en retrait, ne pas être bousculée. Et son expérience de la captivité à certainement renforcé ce trait de caractère. On peut le comprendre non ?
Je retiendrai aussi de cette lecture que les prisons les plus terribles ne sont pas forcément celles que l'on croit. Il existe des barreaux plus solides que des barres de métal, des enceintes plus épaisses que des murs... L'étroitesse d'esprit est aussi un bourreau terrifiant.
Lien : http://espace-temps-libre.bl..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
BillyJane
  15 novembre 2016
Dans ce témoignage, nous retrouvons Natascha Kampusch 10 ans après s'être évadé de la maison ou elle était séquestrée depuis 3096 jours.
Autant son premier roman, 3096 jours, m'avait profondément marqué et touché, autant celui ci m'a laissé de marbre. Je n'ai malheureusement pas réussi à être touché par cette jeune fille, qui a pourtant vécu l'horreur absolu. J'ai parfois eu l'impression de lire le livre d'une fille qui a saisi n'importe quelle occasion pour devenir une business girl en racontant son histoire. Je n'ai pas trouvé le contenu très intéressant. J'ai tenu jusqu'à la fin car je n'aime pas abandonner un livre mais il m'a fallu du temps. Beaucoup de détails inutiles et encore beaucoup de questions pour le lecteur. En fermant ce récit, j'ai plus eu l'impression que Natascha pensait plus a se faire de l'argent sur son histoire qu'à nous la raconter vraiment. je conclurais en disant juste que ce livre qui me tardait de découvrir à été une déception.
Commenter  J’apprécie          40
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
1967fleurs1967fleurs   14 janvier 2018
Je suis moi-même devenue une personnalité publique, non que je l'avais souhaite mais parce que "l'affaire Kampush" ne s' est jamais apaisée.
Commenter  J’apprécie          200
rkhettaouirkhettaoui   30 janvier 2018
En effet, de même que le coupable doit être élevé à un autre rang pour que son acte devienne plus supportable, la victime aussi doit remplir un rôle : soit rester brisée jusqu’à la fin de ses jours, soit se soumettre à des attentes impossibles à satisfaire. J’ignore si une personne extérieure dirait que j’ai échoué, par exemple parce que j’ai obtenu mon certificat de fin d’enseignement obligatoire mais que je n’ai pas encore suivi de formation professionnelle. J’ignore si, à l’avenir, on considérera que j’ai échoué. Cela dépend toujours de l’échelle à laquelle on mesure cet « échec ». Pour moi, le simple fait d’être encore en vie est une victoire ; d’être capable de supporter ce à quoi l’extérieur m’a confrontée, y compris et surtout au cours des dix dernières années ; de pouvoir, dans une large mesure, vivre de manière indépendante et autonome.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   30 janvier 2018
Crois en toi tu as de la valeur. Console-toi tout s’arrangera. Sois forte. Tiens le coup tu y arriveras. Tu seras récompensée. Courage. Il y a toujours de l’espoir. N’abandonne jamais ! Fais-toi confiance !! Crois en l’avenir. Tout va s’arranger. De la force ! Quand tu veux quelque chose, et que tu y travailles tu atteindras ton but. Rien ne peut te tuer. Sois brave. Tout ce que tu laisses les autres te faire ne devrait pas être ton problème, libère-toi. Les efforts sont récompensés. À la fin, tu obtiens toujours ce que tu veux. Ce qui ne te tue pas te rend plus forte. Les routes menant au but peuvent être pénibles, mais, à chaque pas ça te semblera plus facile ! Tu supportes tout s’il le faut.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   30 janvier 2018
Nelson Mandela a dit un jour : « Être libre ne signifie pas seulement détacher ses propres liens, mais mener une vie qui respecte et soutient aussi la liberté des autres. » Je dois moi-même détacher mes propres liens – comme chacun d’entre nous…
Commenter  J’apprécie          30
AudreyMarieAudreyMarie   25 février 2018
En franchissant ce pas vers le public, j'ai en quelques sortes perdu mon histoire. D'autres se la sont appropriée, l'ont interprétée, déformée, puis m'ont interprétée, moi, m'ont jugée, et ont mesuré mon comportement à l'aune de leurs propres attentes.
Commenter  J’apprécie          20
Video de Natascha Kampusch (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Natascha Kampusch
Natascha Kampusch - Interview du 3 Novembre 2010
autres livres classés : témoignageVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr

Autres livres de Natascha Kampusch (1) Voir plus




Quiz Voir plus

QUIZ LIBRE (titres à compléter)

John Irving : "Liberté pour les ......................"

ours
buveurs d'eau

12 questions
108 lecteurs ont répondu
Thèmes : roman , littérature , témoignageCréer un quiz sur ce livre
.. ..