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Jagaaan tome 1 sur 14
EAN : 9782820335203
195 pages
Kazé-Crunchyroll (16/01/2019)
3.79/5   80 notes
Résumé :
Shintarô Jagasaki est un jeune flic de quartier qui jour après jour se fait humilier par de jeunes voyous et par ses collègues du commissariat. Son avenir semble tout tracé : fonder une famille avec sa copine et poursuivre sa vie insignifiante... Mais cette perspective lui donne la nausée et derrière son sourire de façade, se cachent de violentes pulsions meurtrières. Un jour, lors d'une mission de routine, il tombe face à face avec un mutant chaotique et ravageur !... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
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Dans la petite ville de Buppa, située dans la préfecture de Tokyo, Jagasaki est agent de quartier. Il est d'une banalité sans nom, médiocre. Les habitants se moquent de lui et ne respectent pas ses injonctions. Ses collègues n'ont aucun respect. Il est soumis, sourit bêtement quand on l'insulte. Mais il a une petite amie, comme ça, sans plus de passion. Elle rêve de se marier avec lui, de lui présenter ses parents, d'avoir des enfants mais comme toujours, velléitaire, Jagasaki se contente de sourire bêtement. Il se réfugie dans un rêve, celui de sortir son arme de service et de flinguer tous ceux qui le raillent, même sa petite amie. Heureusement, il ne passe jamais à l'acte, c'est juste un fantasme. Mais un jour, lors d'une intervention dans le métro, pour aider un ivrogne, avec son collègue, ils vont être témoin d'un phénomène étrange et horrible. Mais avant que ce mystérieux incident n'arrive, il y a eu une pluie de crapaud sur la ville. Dans le métro, un homme en colère se transforme en monstre. Sa langue devient une redoutable arme tranchante et les passagers sont massacrés les uns après les autres. Son collègue se fait décapiter d'un coup de langue et quand Jagasaki sort enfin son arme, la langue vient lui trancher les doigts qui allaient appuyer sur la détente. Au moment où le héros se voit mourir, les doigts tranchés se rassemblent en une forme de canon, le coup part et le monstre explose. C'est alors que Jagasaki remarque la présence d'une étrange chouette, équipée d'un casque de cuir comme ceux des anciens aviateurs. La chouette s'adresse à notre héros, lui dit comment elle s'appelle, lui annonce qu'ils vont faire équipe et se met à fouiller le corps explosé du monstre et en sort un crapaud qu'elle dévore...

Voilà un manga surprenant. Côté dessin, je ne peut pas dire que les personnages soient spécialement beaux. C'est volontaire. le héros a plutôt l'air benêt. Par contre, c'est extrêmement gore. Ca semble démarrer gentiment et d'un coup, tout s'accélère et nous, lecteur, sommes surpris par la soudaineté de la violence. La chouette ressemble à une peluche, tant sa forme est naïve. Elle est la clef, le coach de notre héros qui ne comprend pas se qui lui arrive. Elle lui explique que des milliers de crapauds, de l'espèce des "xénopathes fous" qu'elle appelle plus simplement les crapadingues, prennent possession des esprits humains en pénétrant dans les corps et qu'ils stimulent les désirs les plus fous en pulsions, rendant les humains infectés inhumains et tueurs fous. Doku, la chouette, nomme les humains infectés les détraqués. Il explique que si Jagasaki vient d'entrer en possession d'un tel pouvoir, c'est qu'il est infecté. S'il n'est pas encore devenu un détraqué, c'est parce qu'il est possédé par un têtard et non un crapaud adulte mais qu'à tout moment, il peut devenir un détraqué et perdre le contrôle. La seule façon de redevenir normal après que notre héros se soit servi de son pouvoir, c'est de broyer une crotte de la chouette qui vient de dévorer un crapaud et de la snifer. Mais le pauvre Jagasaki voit sa compagne infectée qui menace de le tuer et n'a d'autre solution que de se servir de son pouvoir et de la tuer pour sauver sa vie Mais il conserve la tête de son amie dans son frigo, nous prouvant ainsi qu'il n'est quand même pas tout à fait net. Ensuite, il se rend à un mariage d'un ancien camarade de lycée et se retrouve de nouveau confronté à une monstrueuse et mortelle mutation. Ce n'est que la mariée qui massacre ses convives et notre héros doit apprendre à faire appelle à son pouvoir tout en gardant le contrôle de ses pulsions. Voilà la série amorcée dans une violence inouïe. Pour un premier tome, ça part sur les chapeaux de roues et c'est extrêmement dynamique. Le tandem Jagasaki au bras tueur et la chouette Doku, même s'ils n'ont rien en commun, semble efficace et devra sans doute être inséparable. Par contre, le jeune policier doit encore travailler avec sa collègue Belle, qui, jusqu'à maintenant, n'a pas été massacrée comme la plupart des premiers personnages. En plus, il y a un fond d'humour déjanté. Je ne sais pas combien de temps tiendra le mangaka à ce rythme mais j'accroche et vais tenter de suivre cette série complètement loufoque. Le prochain épisode est annoncé le dix avril. Attention, c'est violent, c'est gore et il y a, même s'il n'y en a pas trop, des scènes de sexe. Donc, à ne pas mettre entre toutes les mains. Lu en numérique en format KINDLE sur iPad Pro.



Personnages :

Ville : Buppa, petite ville située dans la préfecture de Tokyo. La ville à une mascotte, une peluche qui ressemble à une aubergine et qui s'appelle Buppaman.

Shintarô Jagasaki : agent de police, agent de quartier qui rêve de se servir de son arme. C'est le héros principal. Après une transformation qui échappe au héros, son bras droit se transforme en arme à feu. La chouette l'a surnommé Jagaaan, le détraqué combattant.

Belle : collègue de Jagasaki, policière au caractère bien trempé.

Yuriko : petite amie de Jagasaki. Elle a un rôle éphémère. Elle ne survivra pas au premier épisode.

Sanshirô Dokuyamada, plus simplement appelée Doku : la redoutable chouette solitaire. Elle dévore les crapauds qu'elle appelle les crapadingues. Elle est douée de parole et ses croutes après avoir dévoré les crapauds, sont un médicament qui permet de maîtriser les mutations dues aux crapauds.

Les crapauds : espèce : les xénopathes fous. Ils sont tombés en pluie sur la ville de Buppa, comme une des plaies d'Egypte. La chouette Doku les appelle les crapadingues et les dévore pour les éliminer. Ces batraciens entrent dans les corps d'humains et prennent le pouvoir de ces derniers. Ils les mutent en fonction de leurs désirs les plus enfouis et les transforment en pulsions. le résultat est que les humains contaminés deviennent des monstres sanguinaires aux pouvoirs surpuissants.

Les détraqués : c'est e nom que Doku donne aux humains contaminés par les crapauds.

Jagun : c'est le nom du bras droit de Jagasaki. C'est une trouvaille de Doku.

Autres personnages : visiblement, vu l'espérance de vie des premiers personnages de ce premier épisode, je pense que ce serait perdre mon temps à vouloir les nommer ici.

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Manga "Jagaaan", tome 1 (Sur 14) de Muneyuki Kaneshiro (Japonais) & Kensuke Nishida (Japonais, né en 1987)(195 pages). Kazé-Crunchyroll. 16 janvier 2019.

Conseillé par « l'algorithme Babelio » (c'est la première fois que je lui « obéis » enfin… que je suis ses conseils.)

Un monde riche en criminalité. « Suffit d'observer la tronche d'un type pour savoir le genre de vie qu'il mène. Genre, s'il a encore une étincelle dans les yeux… »
Un flic susceptible qui n'hésite pas à se servir de son gun. (Je blague!)
Cela se passa à Buppa au Japon.
« Les jeunes de maintenant n'ont rien dans le crâne, sans exception… C'est à nous d'être au-dessus de tout ça. »
Prenons le temps de ma grand-mère voir un peu le mien, on filait plus droit ! On se permettait pas de défier l'autorité. On avait peur (un peu).
Mais même au sein de la Police le héros (Jagasaki) n'est pas respecté. Pourtant il semble qu'il soit épanoui au sein de son couple.

Son avenir est tout tracé et il s'annonce drôlement banal.
Bien sûr cela sert les besoin de l'histoire, mais une vie « régulière » est un plus pour à mes yeux.

Les traits des personnages sont super expressif. Ils sont d'une… Belle Laideur !

L'évocation du suicide le réconforte, en sachant qu'il peut y recourir comme ultime moyen.

Moi qui croyais que les visions de Jagasaki ne concernaient que Lui-même voilà qu'apparait un grand danger public dans le métro.
« On les appelle les Xénopathe Fous » ce sont des monstres qui se cachent parmi les humains.
Il y a pas mal d'horreur mais rien « d'insoutenable » non-plus …

Il s'agit de grenouilles Xénopathe qui rentrent dans les gens et les possèdent. Heureusement Jagasaki a maintenant un flingue d'enfer intégré à son doigt.

Il faut exterminer les monstres pas beaux violents méchants. Dommage qu'il n'y ait pas plus de profondeur dans la quête sinon ce aurait été vraiment parfait.
Phoenix
++
Lien : https://linktr.ee/phoenixtcg
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Franchement je ne sais pas dans quel thème classer ce manga.

Complètement déjanté ? le héros du nom de Shintarô Jagaski en tous cas lui il est complètement déjanté surtout à cause du phénomène qui s'empare de son corps déjà qu'il était instable dans sa tête, l'entité qui se développe en lui ne risque pas d'améliorer les choses. Pourtant homme de loi car étant agent de police, il pourrait utiliser cette capacité au service de l'humanité

Mais le manga lui, est plutôt loufoque et le rythme ne faiblit pas pendant tout ce premier tome, il faut s'accrocher pour assister à certaine scènes. Entre mélange de science-fiction et horreur. Après avoir refermé ce manga je crois que je ne vais pas attendre longtemps avant de découvrir ce que l'avenir réserve à Shintarô. Mais les pouvoirs qu'il possède pourrait bien le transformer en monstre s'il ne suit pas les conseil d'un être très étrange. Shintarô fait vraiment partie de ces personnage d'anti-héros à l'esprit tourmenté.

Un manga loufoque orignal et spectaculaire.
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Cela fait quelques heures que j'ai terminé ma lecture et je ne sais toujours pas vraiment ce que j'en ai pensé. Je crois que c'est plutôt bon signe !
Je pourrais résumer ce manga en "quand Parasite est adapté en collection WTF de chez Akata". Tout simplement. D'ailleurs, ce titre aurait sa place dans la collection car il est brutal, trash et en même temps jouissif. le personnage principal n'est pas un héros, au contraire : un jeune homme parmi tant d'autres, lambda, dévoré par ses angoisses. Je parlais de Parasite plus haut (je suis une grande fan) et le mangaka assume clairement l'hommage en mentionnant Migy (l'alien qui sert de main droite au héros de Parasite) au détour d'une page.
Mais l'hommage ne s'arrête pas là. A mes yeux, le mangaka a repris le principe de départ de Parasite : une invasion d'extra-terrestres et un jeune homme avec une main droite "améliorée" pour les combattre. le tour de force de l'auteur est qu'au lieu de faire un Parasite bis, il opte pour un ton décalé et déchaîne toutes les frustrations de la société Japonaise moderne. Ce déferlement de violence jubilatoire en dresse un portrait acerbe ; derrière la profusion d'hémoglobine et autres défouloirs, c'est là que réside l'intérêt de ce manga.
Graphiquement, ce seinen ne cherche pas à rendre ses personnages beaux. L'état instable du héros nous empêche de compatir avec lui et le rend inquiétant. Les humains mutants font peur mais sont souvent grotesques. Les femmes peuvent être séduisantes mais se transforment en furies sous l'influence des grenouilles de l'espace. Les décors sont assez inexistants. Ce n'est pas ça qui importe.
Pour conclure : un titre faussement déluré dans sa forme et maîtrisé dans son fond. La raison pour laquelle je n'ai pas mis une note plus haute est que malheureusement, je n'ai pas pu sortir de la comparaison avec l'immense Parasite. Dommage mais c'est très personnel et je reconnais la valeur de ce titre ! C'était un pari osé et il est plutôt réussi. Je n'aurais qu'une réserve quant à la potentielle faiblesse du scénario sur les prochains tomes, en espérant qu'il ne s'agisse pas de répétitions d'affrontements sur affrontements.
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Jagaaaan !!! J'ai adoré !! Si vous fan d'un humour noir totalement relâché, en mode roue libre et sans aucune concession, vous êtes ici dans un premier volume trèèèèès prometteur.
Je viens juste de le finir, donc mon avis est totalement frais. Il s'agit d'un premier volume donc attendons de voir comment l'histoire évolue avant de lui mettre une possible note maximale.
Jagaan, c'est l'histoire d'un jeune homme blasé, un flic de service qui fantasme psychotiquement sur la gâchette facile. Nous suivons un jeune homme méprisé par ses collèges et dont le sourire grotesque de façade cache un état d'esprit plutôt sombre.
Pourtant un jour, la chance de pouvoir profiter pleinement de sa véritable nature lui est accordé lorsque des milliers de mignons de petits crapauds tombent du ciel et transforment les gens en mutants fous furieux. Ces petits bestioles on en effet la particularité de révéler les pulsions enfouis des gens de manière monstrueuse. Notre héros Shintarô Jagasaki sera t-il l'élu monstrueux déterminé à sauver ce monde de la folie et de la fureur ??

Ce manga est un titre de la démesure. C'est comme si les auteurs avaient voulu faire de la caricature un monstre à part entière avec un dessin cauchemardesque des plus réussis. Au niveau graphique, Jagaaan s'en donne à coeur joie , des sourires et autres expressions démesurées, des créatures hybrides à l'aspect hideux, des corps sexy, des regards paralysants, juste une médaille d'or pour le travail de Kensuke Nishida, Je pense que je vais suivre de près la carrière de ce mangaka.
Au niveau scénario, on ne fait pas non plus dans la finesse. Notre héros est d'abord un personnage plutôt flippant à la limite de la stabilité mentale. Qui de mieux face aux mutants ? de même, ces dernières créatures sont juste remarquables dans leur pseudo-personnalité meurtrière. le scénariste Muneyuki Kaneshiro semble avoir pris un malin plaisir à démolir certains archétypes, certaines émotions ou pulsions pour en faire de véritables machines à tuer. Encore une fois, c'est comme si la caricature prenait monstrueusement vie.
Au fond, ce qui m'a le plus séduit dans ce manga, c'est que derrière cet humour trash à la violence presque jubilatoire, il y a comme une envie de nettoyer la société et ses tares bien humaines au vitriol... et, honnêtement, si le manga reste sur cette lancée, nulle doute qu'il devienne un seinen d'exception !

Jagaaan... un premier coup de coeur manga pour ce début d'année 2019 !
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critiques presse (1)
ActuaBD
31 mai 2019
Une impression de malaise que renforce la forme de gratuité des scènes [de viol] dont on peine à trouver une justification.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
On voit tout de suite que vous avez vécu la bulle économique des années 80...
Désinvolture et poils au nez, c'est à ça qu'on vous reconnaît !
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"Ta mission consiste à éliminer tous les crapadingues disséminés à travers le monde! Quant à moi, mon rôle, c'est de les récupérer et de les bouffer! Tu es un guerrier élu! Et moi, je suis ton partenaire!"
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« Suffit d’observer la tronche d’un type pour savoir le genre de vie qu’il mène. Genre, s’il a encore une étincelle dans les yeux… »
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Qu’est-ce que je fous ici ? J’ai flingué ma petite amie hier… et aujourd’hui, je souhaite tout le bonheur du monde à un autre couple…
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Leurs désirs prennent les rênes et s'expriment dans une explosion de violence ! (page 99)
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