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ISBN : 1097390004
Éditeur : Le Serpent à plumes (17/08/2017)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Leçons de grec est le roman de la grâce retrouvée. Au cœur du livre, une femme et un homme. Elle a perdu sa voix, lui perd peu à peu la vue. Les blessures de ces personnages s’enracinent dans leur jeunesse et les ont coupés du monde. À la faveur d'un incident, ils se rapprochent et, lentement, retrouvent le goût d'aller vers l'autre, le goût de communiquer. Plus loin que la résilience, une ode magnifique à la reconstruction des êtres par la plus célèbre des romanciè... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (1) Ajouter une critique
nadiouchka
18 août 2017
C'est par un heureux hasard que j'ai pu lire « Leçons de grec » de Han Kang : en effet ce livre m'avait été prêté par une amie qui l'avait reçu en avant-première et je l'ai lu en une seule soirée.
La parution ayant été prévue pour le 17 août 2017 (donc hier), j'ai attendu aujourd'hui, tout de même, pour publier ma chronique et apparemment ça tombe à pic et je suppose qu'il a été pas mal lu.
Han Kang est une écrivaine sud-coréenne, fille du célèbre Han Seung-won (écrivain lui aussi). Plusieurs des romans de Han ont été adaptés au cinéma et elle a aussi reçu le prestigieux Man Booker Prize 2016 pour « La Végétarienne ».
Ce livre m'avait d'abord attirée par sa belle couverture, très belle, rouge avec des fleurs que je suppose être des lotus. Une présentation déjà bien attrayante.
Ensuite, connaissant la célébrité de l'écrivaine, je ne doutais pas que ce petit livre me plairait bien.
Mais je ne vais pas pouvoir en dire grand-chose car ce serait le résumer.
Dans ce roman, le lecteur a droit à un genre particulier et très émouvant.
En effet, il a pour personnages principaux, un homme et une femme.
L'homme, lentement perd la vue. La femme a perdu l'usage de la parole et tente par tous les moyens de la retrouver et c'est pour cela qu'elle prend des leçons de grec, ancien avec un professeur qui se révèle être celui qui perd la vue.
C'est en page 16 qu'est expliquée ce qui est arrivé à cette femme :
« La chose avait fini par se produire un hiver, alors qu'elle venait dix-sept ans. Les paroles qui l'enfermaient et la piquaient comme un habit tissé de milliers d'aiguilles avaient soudain disparu. Elle les entendait de ses deux oreilles, mais un silence semblable à une couche de brume épaisse et dense faisait bouchon quelque part entre celles-ci et le cerveau. »
Ces deux personnages parlent chacun à tour de rôle et paraissent résignés de leur sort, surtout le professeur. C'est en cela que c'est déjà très touchant et c'est aussi pourquoi on utilise le terme plus scientifique de résilience.
Il faut dire aussi que la femme a un petit garçon qui a des attentions particulièrement gentilles : par exemple, quand il lui donne un surnom : « Tristesse de la neige qui tombe en abondance » (page 99).
Le professeur et la femme vont se rapprocher peu à peu et s'aider comme ils peuvent.
Je n'en dirai pas plus sauf que c'est une bien jolie histoire, écrite simplement, parfois avec des phrases qui se suivent les unes après les autres, des petits paragraphes sur des pensées, mais un livre bien agréable, tout simple, sans fariboles, dépaysant car nous sommes en Corée du Sud et il n'est pas courant que certains de ses habitants se tournent vers le grec.
Le lecteur aussi a droit à quelques petites leçons en découvrant certains mots.
Pour moi ce fut une jolie lecture et je comprends pourquoi Han Kang a déjà connu du succès. Je ne peux que lui souhaiter d'en avoir encore.

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Citations & extraits (3) Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka21 août 2017
Tu vas finir par devenir un lapin, lui avait dit son fils. Tu vas être toute verte. Elle avait ri (…) Mais pourquoi les lapins ne sont-ils pas verts ? Alors qu’ils ne mangent que de l’herbe ? L’enfant avait répondu : C’est parce qu’ils mangent aussi des carottes. Elle avait recommencé à rire tout en luttant contre la nausée.
P.152
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nadiouchkanadiouchka20 août 2017
Les belles choses sont difficiles. Les belles choses sont belles. Les belles choses sont nobles ; la beauté, la difficulté et la noblesse n’étaient pas des notions bien distinctes dans la Grèce antique. Tout comme le mot pit dans sa langue maternelle qui avait dès l’origine deux sens : lumière et couleur.
P.69
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nadiouchkanadiouchka18 août 2017
Contrairement aux espoirs de sa mère et du médecin, le stimulus de la vie collective ne parvenait pas à fissurer son silence. Un calme encore plus imperturbable et intense remplissait désormais la jarre obscure qu’était son corps. P.17
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