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EAN : 9782080710901
473 pages
Éditeur : Flammarion (16/08/2003)
3.89/5   37 notes
Résumé :
Quelle est l'origine de la morale ? Les sociologues font de l'obligation morale l'intériorisation d'une contrainte sociale. Mais comment expliquer que des normes imposées par la famille ou la société soient reprises par l'individu et érigées en lui sous forme de devoirs ? Aucune volonté extérieure ne peut obliger quelqu'un en son for intérieur. La société et autrui peuvent contraindre mais ne sauraient obliger en conscience. La thèse de la genèse sociale du sentimen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
candlemas
  30 novembre 2017
32 citations, et aucune critique... il me semblait important de participer à combler cette lacune : ayant renoncé temporairement à commenter la Critique de la Raison Pure, que je n'ai lue qu'en synthèse, je propose d'exprimer ici ce que j'ai retenu de ma lecture plus complète de la Critique de la Raison Pratique, bien que Kant soit probablement l'un des philosophes les plus difficiles à synthétiser que je connaisse. Il nous projette en effet dans un système de pensée très abstrait, et dont chaque élément participe à la démonstration du tout.
Dans la Critique de la Raison Pratique, Kant aborde la partie morale, éthique de sa philosophie. On peut dans son cas parler de déontologie. En effet, cette morale se construit à l'intérieur de l'individu ; elle ne résulte pas du vivre ensemble ou d'un utilitarisme à la Stuart Mill. Elle se veut universelle car, poursuivant les raisonnements posés dans la Critique de la Raison Pure, ne saurait exister, ou du moins être accessible à la raison humaine, de manière relative. elle se veut aussi formaliste, et non conséquentialiste : une action est bonne ou mauvaise en soi, au regard de la conscience universelle intériorisée par l'individu.
Pour autant, ce dernier dispose d'une autonomie, d'une liberté de suivre ces lois "naturelles" ou non . Dans ce processus, Dieu n'est pas nécessaire en tant que juge de ce qui est bien et mal, mais en tant qu'être nécessaire à la conceptualisation même du souverain bien.
En conclusion ,donc, un texte ardu à lire (voir un peu ch.... parfois) in extenso ; le livre m'est souvent tombé des mains ; mais l'effort n'est pas vain : en effet, lire des extraits ne suffit pas à "intégrer" le "système" kantien : par sa Critique de la Raison Pure, déclinée dans le domaine Pratique, il nous propose finalement une éthique moins subjective et contingente que d'autres penseurs du bien et du mal, s'attachant toujours plus à découvrir ce que l'homme peut connaître ou non de ces principes moraux, plutôt qu'à les définir a priori. Il en ressort une vision plutôt optimiste en même temps qu'exigeante de l'Homme.
Peut-être est ce pour cette dernière raison que, influencé par notre société moderne relativiste et plus influencée par les philosophies de l'Histoire et la découverte du "tout fait culturel construit" issu de la psychologie, je n'ai que peu adhéré à la rigueur responsabilisante de la démonstration de Kant...qui reste néanmoins, de ce fait même, un contrepoint très utile à connaître.
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SebF6
  10 novembre 2021
Ce n'est pas ma Critique kantienne préférée, c'est aussi celle que je trouve la plus dogmatique. le projet d'une morale rationnelle transcendantale est tout à fait souhaitable, bien qu'elle devrait être plus ontologique. Mais Kant reste, paradoxalement, trop dogmatique et ne voit pas assez la morale par rapport au sujet.
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tyagihimani25
  26 décembre 2018
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   28 octobre 2015
Deux choses remplissent le cœur d'une admiration et d'une vénération toujours nouvelles et toujours croissantes, à mesure que la réflexion s'y attache et s'y applique : le ciel étoilé au-dessus de moi et la loi morale en moi.
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LaSalamandreNumeriqueLaSalamandreNumerique   23 avril 2019
Deux choses remplissent mon esprit d'une admiration et d'un respect incessants : le ciel étoilé au dessus de moi et la loi morale en moi
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stekasteka   23 juillet 2014
Le difficile n'est pas de découvrir les insuffisances d'une pensée : c'est d'en apercevoir toute la profondeur.
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DanieljeanDanieljean   28 octobre 2015
La morale n'est donc pas à proprement parler la doctrine qui nous enseigne comment nous devons nous rendre heureux, mais comment nous devons nous rendre digne du bonheur. C'est seulement lorsque la religion s'y ajoute, qu'entre en nous l'espérance de participer un jour au bonheur dans la mesure où nous avons essayé de n'en être pas indignes.
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laborolaboro   22 décembre 2018
Ainsi, ce que l'étude de la nature et de l'homme nous enseigne d'ailleurs suffisamment pourrait bien ici encore s'appliquer, à savoir que la sagesse impénétrable par laquelle nous existons n'est pas moins digne de vénération pour ce qu'elle nous a refusé pour ce qu'elle nous a donné en partage.
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Les cours méthodiques et populaires de philosophie permettent à toutes et tous de se familiariser avec la philosophie, son histoire, ses auteurs, ses concepts. Axées ce semestre autour des « concepts de combat », les questions abordées chaque semaine par un philosophe différent couvrent des pans variés de la discipline.
En savoir plus sur les cours méthodiques et populaires de philosophie : https://www.bnf.fr/fr/agenda/les-cours-methodiques-et-populaires-de-philosophie
Qu'ai-je le droit d'espérer ?
« Qu'ai-le le droit d'espérer ? » est la troisième question posée par Kant, après celles portant sur la connaissance et la morale. Kant la croit universelle, mais n'est-elle pas singulière dans sa formulation juridique et son rapport à la rationalité ? En quoi elle est à la transition de deux âges de la culture européenne. Dans sa tradition, l'espérance a un contenu religieux : l'immortalité de l'âme et la béatitude au paradis (la « belle espérance » de Platon et dans le christianisme). Dans sa modernité, l'espérance est tournée vers l'Histoire : la croyance au Progrès et le bonheur sur Terre. Or, qu'en est-il aujourd'hui avec le retrait du religieux et l'effondrement des utopies révolutionnaires (quand il n'y a plus de « lendemains qui chantent », voire quand on n'est plus sûr du sort de la planète) ? Notre espérance est en miettes… Dois-je y rajouter la Covid ? Peut-être faut-il donc apprendre à concevoir, non plus en bloc, mais précisément, c'est-à-dire de façon qui ne soit pas idéologique, ce que peut être une espérance politique, comme seule issue qui reste quand le rapport de forces est défavorable (Thucydide en donne une analyse exemplaire). Ou bien ce que peut être une espérance de l'impossible faisant rayonner l'existence présente (Kierkegaard ose l'aborder de façon radicale). Reste aussi à penser si l'on ne peut pas vivre sans espoir sans être pour autant désespéré : ne serait-ce pas cela la lucidité ?
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