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ISBN : 2021165671
Éditeur : Seuil (20/08/2015)

Note moyenne : 3.14/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Elle a vingt ans à New Delhi. Elle n’a ni père (parti vivre à Singapour), ni mère (décédée), ni repères. Sa tante, chez qui elle vit, cherche à la marier. Elle brûle d’une énergie qui n’a nulle part où aller, alors elle se plie aux conventions et garde ses pensées pour elle-même.
Un jour, dans un café, il la dévisage. Plus âgé, il semble venir d’ailleurs. Il est laid, et pourtant tout chez lui attire la jeune fille.
Il l’initiera au sexe, à l’alcool, a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
traversay
  26 août 2015
Qu'il y ait quelque chose de durassien dans Un mauvais garçon, le premier livre de l'indienne Deepti Kapoor, admettons. La romancière revendique cette filiation et son style sec et répétitif fait penser à l'auteure de L'amant. Mais au-delà de cette pesante influence, que raconte Un mauvais garçon ? La rébellion d'une jeune femme contre la tradition, les convenances et le statut de fille à marier ? Cela passe par une liaison mortifère avec un type pas très net et d'une laideur repoussante. Bon, l'héroïne du roman se cherche et emprunte des chemins sauvages pour trouver un sens à l'existence. Peut-être. Mais on sait dès le début du livre que l'amant est mort et que tout ce qui est raconté est composé de flashbacks dans un savant désordre. A vrai dire, on essaie de deviner ce que veut vraiment dire Deepti Kapoor sans trouver de réponse satisfaisante. Il faut cependant reconnaître à la romancière un talent émérite pour décrire sa ville, Delhi, sous toutes ses coutures, sa puanteur et sa munificence. Mais c'est trop court pour s'intéresser plus avant à des personnages auto-destructeurs qui ne suscitent guère l'empathie. le cocktail sexe, drogue et désobéissance aux règles ne semble qu'un paravent pour cacher des fêlures plus profondes. Mais Deepti Kapoor reste à la surface des choses, essentiellement descriptive et redondante. du coup, on se demande si ce coup d'essai débouchera ou pas sur des oeuvres futures plus denses et réfléchies. Difficile à dire.
Lien : http://cin-phile-m-----tait-..
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MAPATOU
  26 janvier 2017

La narratrice est une jeune femme un peu déboussolée. Agée de 20 ans, elle vit chez une tante après le décès de sa mère. Son père, parti il y a des années travailler à Singapour, l’a abandonnée.
Elle suit des études de littérature à l’université de New Delhi, sa ville de résidence. Elle n’a pas vraiment d’amis, elle se sent plutôt décalée car elle n’a pas les mêmes centres d’intérêts que les jeunes filles de son âge, à savoir se trouver un mari.
D’ailleurs, elle a refusé tous les prétendants proposés par sa tante. Dans la société fermée indienne, pétrie de conventions, elle ne peut exprimer ses véritables opinions.
Un jeune, un peu plus âgé qu’elle, va un jour la dévisager dans un café : « On m’a souvent dévisagée, bien sûr ; c’est comme ça ici, c’est ce que font les hommes. Tous les jours, d’une porte à l’autre, à bord des bus, en marchant sur les gravas qui encombrent les bas-côtés, dans les embouteillages, aux feux rouges. Regards d’incompréhension, de luxure, de fureur, de désir triste, si vides et inexpressifs que c’en est tantôt terrifiant, tantôt pathétique….Mais dans ses yeux à lui, il y a la promesse d’autre chose. »
Il est passablement laid mais quelque chose chez lui l’attire, comme le papillon de nuit attiré par la lumière. Et la jeune fille va se brûler les ailes. Il l’initiera au sexe, à l’alcool, aux drogues. Elle va définitivement se perdre et gâcher sa vie.
Deepti Kapoor a écrit là un excellent premier roman. Sa construction d’une succession de courts paragraphes nous donnerait presque le tournis, reproduisant si bien l’agitation, la foule de New Delhi. Ce n’est pas tellement l’histoire qui importe mais la description de la société actuelle indienne avec toutes ses contradictions et ses contrastes.
Elle nous parle de la réalité de son pays sans concession : « Aujourd’hui, je repense à Holi (la fête des couleurs) dans Delhi. La première année, refus têtu de sortir alors que les hommes boivent du Bhang et s’aspergent furieusement. Les ennuis sont vite arrivés. Sperme teint en une douzaine de nuances. Le tout sous couvert de couleurs. Au marché, la quête d’une proie, l’amoureux éconduit, l’amant rejeté. Le tout sous couvert d’amusement. ».


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Ogusta
  03 août 2015
Second livre de la sélection de la rentrée littéraire. Juillet 2015.
A la vue de la première de couverture, j'ai pensé qu'il s'agissait d'un premier roman plutôt dirigé vers un public jeune. C'était complètement erroné. Les couleurs vives de cette couverture cachent en réalité un premier roman assez noir.
Au début, l'écriture un peu fragmentaire de l'auteur m'a déroutée, cependant ce style correspond tout à fait à l'histoire. Une jeune fille indienne, Isha, est coincée entre sa tante chez qui elle habite suite à la mort de sa mère et l'abandon de son père, sa propre difficulté à s'écarter des traditions sociales et familiales et son désir violent de liberté. Ce désir la conduit dans les bras d'un homme plus âgé qu'elle, étrange et amoureux de Delhi, un Delhi sombre et dissolu, comme lui, une ville où il entraine la jeune fille jusqu'à la folie.
Cette histoire d'amour passion sur un fond de destruction (drogues, alcool, vitesse) ne m'a pas émue. J'ignore pourquoi. Trop rapide peut-être. Au delà du récit, j'ai aimé découvrir des aspects étonnants et inconnus de l'Inde qui vole fréquemment la vedette à l'intrique. New-Delhi y semble déchirée entre traditions et modernisme, un modernisme hélas pas toujours flatteur, entre extrême richesse et mendicité. La condition de la femme en Inde est également évoquée notamment à travers la narratrice. La liberté qu'elle choisit ou subit (on ne sait pas vraiment au fond) ne me parait pas vraiment totale. Attention Spoiler. Elle tombe d'une prison à l'autre, on ne peut pas, je crois, considérer la drogue comme une libération. J'aurais préféré une autre morale.
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Oktor
  11 septembre 2019
Kapoor depti, a bad character, Jonathan Cape, London.
A suivre l'itinéraire de cette jeune fille indienne en rupture avec un milieu très conformiste, on comprend le scandale provoqué par cette histoire : une collégienne timide et solitaire parcourt les bas fonds de Delhi, elle découvre des « gens peu recommandables » et des pratiques délétères, voire mortifères.
Via la fréquentation d'un adulte laid, repoussant mais enjôleur, elle qui ne peut trouver un avenir à sa guise, se laisse séduire par l'expérience et le passé « occidental » de son amant. On comprend, plus vite qu'elle, à quel point elle fait une sale expérience, à ses risques et périls.
« Delhi is no place for a woman in the dark unless she has a man and a car or a car and a gun. »
La violence et la mort sont l'avers d'une vie policée imposée à toute sa génération.
Delhi, ville de contrastes et d'ambiguïtés, révèle ses ruelles pestilentielles, ce cadre pue la mort et la déchéance, autant individuelles que collectives. La narratrice parcourt en voiture les mauvais quartiers, de nuit, à grande vitesse, sans respecter les codes ou les interdits, en compagnie de son imprévisible compagnon, sorte de mauvais ange, Shiva destructeur dont elle serait la Parvati.
On vit leur équipée, sous le signe d'un feu violent qui les consume. le vocabulaire se précipite et s'accumule, présence multiforme de la ville. J'aime ces brefs aperçus qui relèvent d'une violente poésie urbaine.
The city is close to me, I think I know it. Millions of lives, hearts, lungs, arms flailings and stabbing, begging beating, pleading, praying, pushing gums against teeth, teeth against flesh, tongues lolling, bodies rubbing in the dark drunk, fraying, frayed hems on clothing, loose, stitches, goats chickens, one great cry the scent of it, the red dust and diesel in my nostrils and my mouth. I think I know it all. Then it ends.
La succession de courts paragraphes s'impose pour des visions fragmentées qui alternent, mêlant les époques et les situations, le moment présent et le souvenir, le temps de l'illusion et celui de l'analyse, le ravissement et désenchantement. le JE et le Elle, la proximité vécue et la distance du souvenir ou de l'écriture. La vie vue à travers les éclats d'un miroir brisé.
Voilà pourquoi lire ce livre en anglais est essentiel, on y vit mieux l'intensité des sensations, des émotions, l'inattendu et les excès des situations.
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zorazur
  15 janvier 2018
Je suis interrogative à la fin de cette lecture. D'ailleurs, ai-je bien atteint la fin ? Tout devient tellement confus que je finis par ne plus savoir où est l'héroïne ni où elle en est. Il faut dire que le parti pris de flash backs désordonnés ajoute à cette confusion, passé, présent, futur, histoires parallèles, certes bien des auteurs font ce choix consistant à entremêler les époques pour plus de suspens ou de profondeur ou de je ne sais quoi, mais là c'est trop ….
On finit par se lasser, d'autant plus qu'on a affaire à une héroïne qui n'attire pas franchement l'empathie. OK elle a perdu sa mère. OK elle a eu un père absent. OK elle rencontre un type plutôt moche mais riche, plutôt désoeuvré mais qui va lui apprendre la transgression, lui faire fumer des joints et sniffer de la coke, et les 32 ou 33 positions du Kama Sutra ne sont rien à coté de leurs enlacements torrides. A part çà, quand le type se saoûle, casse la vaisselle et cogne dans les murs.... on a envie de crier Arrêtez les dégâts ! Car à aucun moment on ne voit où l'auteur veut en venir.
Je serai franche : si j'ai tenu jusqu'au bout, c'est pour Delhi. Voici longtemps que je n'y suis pas retournée, dans cette ville démesurée, polluée, abîmée, oppressante et écrasante et en lisant ce livre j'ai compris combien Delhi me manquait. Je me suis revue dans le Lodi Garden enchanteur, j'ai à nouveau arpenté, éblouie et secouée, les ruelles de Chandni Chowk et les échoppes de Pahar Ganj, et je me suis laissée porter par l'incroyable émotion qui m'avait saisie devant la tombe d'Humayun et que j'ai retrouvée entre les lignes, avec force et nostalgie.
Alors si ce livre a eu sur moi un seul effet positif, c'est bien de me donner envie de retourner à Delhi.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   17 décembre 2015
Je remontais vers Union Square lorsque quelqu’un a appelé, un parent, le cousin de mon père, ça faisait des années qu’on ne s’était pas parlé. Et un mois que je n’avais pas téléphoné à mes parents. J’ai continué à marcher tout en l’écoutant, puis je me suis arrêté. Il m’a annoncé qu’ils étaient morts.
...ce n’est pas du chagrin que j’ai éprouvé en apprenant la nouvelle. Pas du tout. J’ai eu le sentiment absolument incroyable qu’on m’avait enlevé un poids. Que j’étais libre. Que j’échappais à tout jugement. Bien sûr que je les aimais, mais je les craignais aussi. Il y avait autant d’amour que de peur. Peut-être plus de peur que d’amour.
Ce que j’ai compris à ce moment-là, c’était que je n’aurais plus jamais peur de quoi que ce soit, que je ne ressentirais plus jamais ni gêne ni honte, que je n’aurais plus jamais à me cacher. Je pouvais vivre ma vie exactement comme ça me chantait.
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AtasiAtasi   03 juillet 2015
Quand je l'ai rencontré, il était déjà irrécupérable. Je ne le savais pas à l'époque, mais il était déjà irrécupérable. Parce qu'il ne s'arrêtait jamais, que, du jour de sa naissance, il n'avait jamais cessé de foncer, de brûler tous ses vaisseaux, de couper tous les ponts. Chaos tissé de joie, la joie de Shiva, mordant le sein de sa mère, folie innée.
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art-bsurdeart-bsurde   10 septembre 2016
Au-delà de Delhi Gate, obscurité dévorante, faisceaux lumineux des phares écartelés à travers le pare-brise rayé. Gémissement des bus monstrueux qui naviguent entre les files. A l’horizon, des usines maculent de fumée noire le ciel de plus en plus sombre. Puis, en franchissant la Yamuna enténébrée, scène pastorale démente dans la rivière en contrebas, avec des huttes moyenâgeuses au milieu des roseaux.
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rkhettaouirkhettaoui   17 décembre 2015
Il est très séduisant, d’une séduction de montagnard originaire du Cachemire, de l’Himachal, à moins que ce ne soit un Afghan, un tueur, un nomade désormais sédentarisé pour servir café et poulet à la Kiev. On décide finalement que ce doit être un acteur, qu’il fait une pause, qu’il répète un rôle, qu’il n’a jamais été simple serveur. Il a une arrogance sans pareille, qui n’a d’égal que son professionnalisme consommé, son excellence dans ce rôle ainsi que la maîtrise et le dédain qu’il lui oppose en même temps.
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rotkorotko   01 décembre 2018
« J'ai essayé à maintes reprises d'écrire tout ça et chaque fois j'ai échoué. Dix ans ont passé. Mots effacés des disques durs, brûlés au creux des fossés, dans une poubelle métallique sur un balcon, pages déchirées sous le coup de la frustration, chiffonnées, roulées en boule et jetées au panier. J'ai essayé d'écrire tout ça, mais m'y suis mal prise. Comment écrire si on est hantée ? Quand on n'est pas le stylo mais la page ? »
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Video de Deepti Kapoor (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Deepti Kapoor
Un mauvais garçon - Deepti Kapoor [Rentrée Littéraire 2015] .http://www.rentree-seuil.com/ouvrage/un-mauvais-garcon Elle a vingt ans à New Delhi. Elle n?a ni père (parti vivre à Singapour), ni mère (décédée), ni repères. Sa tante, chez qui elle vit, cherche à la marier. Elle brûle d?une énergie qui n?a nulle part où aller, alors elle se plie aux conventions et garde ses pensées pour elle-même. Un jour, dans un café, il la dévisage. Plus âgé, il semble venir d?ailleurs. Il est laid, et pourtant tout chez lui attire la jeune fille. Il l?initiera au sexe, à l?alcool, aux drogues ; aux plaisirs du corps et à la noirceur de l?âme. Elle bravera les interdits et découvrira avec lui un New Delhi aussi dangereux qu?enivrant, où se côtoient l?ancestral et l?ultramoderne, la richesse et la putrescence, le profane et le sacré, et où pulse une rage de vivre que rien n?arrête. Spirale d?amour et de destruction virtuose, Un mauvais garçon est porté par une prose qui vibre de désir et de révolte, jusqu?à l?incandescence. Traduit de l'anglais (Inde) par Michèle Albaret-Maatsch 140 x 205 mm - 204 pages 9782021165678 17?
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