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EAN : 9782925141013
440 pages
Éditeur : La Peuplade (16/09/2021)
4.21/5   12 notes
Résumé :
Vuopio, Laponie orientale. À la suite d’un malheureux concours de circonstances, Elina Ylijaako a trois jours pour pêcher le brochet du Seiväslampi ou une malédiction la foudroiera. Or, un Ondin cruel règne sur l’étang et refuse de la laisser pêcher.
Elina n’a pas d’autres choix que de pactiser avec l’un des fantômes les plus dangereux du coin, un ancien partenaire de cartes de l’Ondin. Sans oublier qu’elle est recherchée par l’inspectrice Janatuinen, qui en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
HordeduContrevent
  25 septembre 2021
Il suffit de peu de choses.
Il suffit de peu de choses parfois pour se décider à choisir un livre. Je l'avoue j'ai pris ce livre sans même savoir de quoi il parlait, une fois n'est pas coutume, grâce à sa magnifique couverture, d'un beau mauve velouté avec son brochet rose plein d'élan, à son titre (depuis Peter Heller et La constellation du chien, la pêche en littérature m'attire et me nourrit de par son côté méditatif) et à sa nationalité finlandaise. Arto Paasilinna et son humour décalé, grinçant ne devait pas être très loin me suis-je dit. Sans parler des paysages.
Il suffit de peu de choses parfois pour faire d'un livre une aventure réjouissante et étonnante. Ce livre, qui sort complètement des sentiers battus, m'a plu. La mythologie finlandaise côtoie l'humour, l'étrangeté et le polar. Un ensemble singulier dans lequel j'ai plongé et mordu immédiatement.
Loin de la Laponie de notre imaginaire, pays blanc et immaculé du Père Noel, nous sommes en pleine zone marécageuse, en Laponie orientale, dans le village de Vuopio. Une zone infectée de bestioles en tout genre, notamment d'insectes suceurs de sang, moustiques et taons s'en donnent à coeur joie ! Mais aussi remplie de créatures fantastiques surprenantes : Teignons (mon préféré), Pattes-rayées, Grabuges, Croquemitaines, Affligés de rivière, Floches.
« C'est l'idée même de la Laponie : l'alliance de la vastité et de la vacuité. Un horizon crevé par des épicéas miteux, dont le vide horrifiant tient les gens au silence et les mythes en puissance. Les mythes, ils mangent de la peur. Ils sécrètent des monstres parcourant les tourbières comme des engins enclenchés en un temps révolu, que plus personne ne sait éteindre. Il en nage dans les eaux sombres. Il en est qui sont recroquevillés aux plafonds, leurs yeux ronds ardant comme ceux des hiboux ».
Alors qu'elle travaille désormais dans le Sud du pays, Elina revient dans sa région natale comme chaque été. Comme chaque été la jeune femme a une mission bien précise : elle a trois jours exactement, avant le 18 juin, pour pêcher, au bord d'un étang vaseux, un brochet. Un petit brochet qui a priori n'a rien à faire dans cette grande flaque sans fond, unique représentant de son espèce. Elina n'a pas le choix, elle ne peut faire autrement car sous l'emprise d'un sortilège, d'une malédiction que nous comprendrons peu à peu au fil de la lecture. Sa vie en dépend.
Mais en ce premier jour, voilà qu'un ondin, beau et séducteur dieux des eaux, surgi. En gardien des lieux, il lui impose un marché odieux pour pouvoir accéder au marais. La pêche s'avère décidément délicate cette année, ce d'autant plus qu'Elina est traquée par une policière, Janatuinen qui la suspecte de meurtre. Qu'il est drôle de voir cette policière découvrir ce village de petites gens lapons, de découvrir leurs croyances, leurs sorcellerie, les liens ténus entre la réalité et le surnaturel. Drôle de la voir s'acoquiner avec un Teignon qui ne la lâche pas d'une semelle. La fin du livre, course contre la montre, se transforme en véritable épopée.
Le livre est drôle, je me suis surprise à éclater de rire par moment. Des réflexions écologiques se mêlent par ailleurs au récit, incriminant au réchauffement climatique la baisse du nombre de Teignons et la quasi disparition de Pied-rayés. Les non chasseurs sont vus comme des toqués et l'absence de pesticide dans les plantations comme quelque chose relevant de la sorcellerie :
« C'est vrai qu'elle était capable de faire pousser ses patates sans produits chimiques puisque le diable était son ami. L'Ennemi de l'âme trottait sur ses sabots de bouc dans ses champs pendant la nuit, il caressait les feuilles et chuchotait aux tubercules. Pour sûr qu'ils devenaient gros et sucrés ! Je me souviens, j'ai mangé une fois une patate d'Ylijaako et je me suis dit que le péché devait avoir ce goût-là. Elle était si bonne, cette patate… Mais ce n'est point pitance de chrétien ».
Il suffit de peu de choses pourtant pour transformer un livre a priori réjouissant en un livre qui nous donne une impression de lourdeur au point d'avoir vite envie qu'il se termine. Tous les ingrédients qui font la force de « La pêche au petit brochet », sont aussi ceux qui, employés à dose élevée, peuvent devenir indigestes. Trop de fantastique tue le fantastique, trop d'humour tue l'humour, je finis bien moins réjouie qu'au début ce livre avec une impression désagréable d'appât coincé à travers la bouche.
Un livre qui m'a tour à tour attirée, happée, réjouie puis qui m'a meurtrie tant la fin m'a paru lourde et indigeste…Très étonnant. Comment un tel livre, remarquable, a pu proposer une telle fin, une fin qui se veut cocasse, qui m'a paru interminable ?
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leparadislivresque_48
  10 septembre 2021
Elina décide de partir en voyage en Laponie plus précisément à Vuopio qui est une ville orientale. Cette ville est paisible dans son ensemble.
Elina continue son voyage en toute tranquillité jusqu'au jour où elle se retrouve face un dilemme. Un choix entre vivre ou mourir.
Suite à la participation d'un concours et sa défaite lors de cette périlleuse bataille Elina n'à pas d'autres choix d'obéir à son adversaire.
Elle a donc trois jours et pas un de plus pour pêcher le fameux et unique brochet de Seivaslampie car si par malheur elle n'arrive pas à le pêcher un sort maléfique s'abattra sur elle toute sa vie.
Elina part donc se trouver où se situe cet étang mais à son arrivée elle découvre qu'elle n'est pas toute seule. En effet un Ondin plus connu sous un être de fantôme lui barre la route et l'empêche de pêcher ce brochet.
Le fantôme lui propose une solution. Si elle l'accepte de l'aider elle sauvera sa vie. Ni une ni deux elle accepte de pactiser avec l Ondin.
Elina est tellement captivée par ce qui lui arrive qu'elle ne se doute pas un seul instant que l'inspectrice Janatuinen l'à suspecte de meurtre.
Dès leurs rencontre et après une discussion pour se mettre d'accord les deux femmes décident de s'associer entre elles afin de comprendre dans quel lieu inhabituel et bizarre elle se retrouve...
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VincentGloeckler
  20 septembre 2021
Une aguichante couverture, comme de velours mauve brodé d'un délicat brochet rose se mordant la queue -et oui, ce n'est pas rien, parfois, cette enveloppe du livre, pour appeler le désir d'y entrer – comme une peau que l'on retrousserait doucement pour déguster la chair fabuleuse de ce poisson de mots, chèrement conquis… Très bonne pêche, assurément, ce roman qui nous emmène dans « l'inepte Laponie orientale », un territoire disputé par les moustiques et les taons, voire par d'autres créatures beaucoup plus effrayantes encore, l'une des lectures les plus singulières de cette rentrée littéraire, un récit allègre et inventif, nourri d'autant de drôlerie que d'étrangeté ! Vous rêviez de la Laponie, son côté village du Père Noël, ses folkloriques Sâmes, ses sémillants troupeaux de rennes au bord de lacs immaculés ? Eh bien, vous pourrez réécrire les pages de votre imaginaire lapon, en suivant Elina, la protagoniste de l'histoire, de retour dans sa région natale, un enfer nauséeux où l'on ne pénètre qu'après avoir franchi une barrière plutôt dissuasive, gardée par une sentinelle ronchonne. La jeune femme revient au village, comme chaque été, depuis plusieurs années et son départ afin d'étudier et travailler dans le Sud du pays, pour accomplir une intrigante mission. Elle a, en effet, trois jours, et pas un de plus, pour pêcher, au coeur d'un étang vaseux, un petit brochet, seul et unique représentant de son espèce au milieu du marais. Commence alors une redoutable épreuve, aussi dramatique pour notre héroïne qu'elle est cocasse pour le lecteur… Car le brochet, au propre comme au figuré, lui donne du fil à retordre, et tandis que son pied blessé la tourmente sans cesse, que d'affreux animaux-ventouses sucent et avalent ses bottes au fond du marigot, que moustiques et taons se révèlent les pires des vampires, un ondin, surgi de « l'autre monde » et se prétendant le gardien des lieux, vient lui imposer avec morgue et violence un odieux marché. La première journée de pêche s'achève ainsi sur un échec et la promesse de lendemains difficiles… Mais alors que l'on devine peu à peu quelle malédiction la jeune femme est censée combattre en pêchant sa proie, elle s'accroche à sa quête, quitte à devoir affronter la mémoire et les conséquences d'une histoire d'amour mal terminée avec Jousia, son premier compagnon, quitte à devoir, surtout, résister à l'hostilité de tout un peuple de créatures surnaturelles, grabuges, teignons ou pieds-rayés, surgissant des marais pour défendre leurs prérogatives. L'aventure se complique davantage encore, quand apparaît dans le paysage Janatuinen, une inspectrice de police à sa recherche, depuis qu'elle la soupçonne d'une tentative de meurtre… de quoi nous tenir en haleine, dans cet improbable rififi chez les ploucs lapons, au coeur d'un foutu pays-cloaque, où la mère d'Elina, réputée sorcière, affirmait que le brochet était l'entremetteur entre notre monde et celui du dessous. Oui, on ne sait plus très bien dans ce récit fantastique, cette épopée parfois picaresque, où sont les frontières entre les mondes, l'humain et le surnaturel, le réalisme et la magie, et c'est tant mieux, quand la sévère policière finit par apprivoiser un inquiétant teignon, le transformant en affectueux toutou accroché à ses basques, quand le lecteur hésite entre le rire et les larmes, quand, derrière la tragico-farce, il y a peut-être aussi la meilleure des injonctions à nous inviter à mieux protéger cette nature vulnérable, notre demeure. Arto Paasilina peut reposer tranquille, son esprit, mélange d'intelligente lucidité, d'humour féroce et d'aimable tendresse, a trouvé digne héritier, ce Juhani Karila à la plume joyeuse !
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Tancrede50
  03 octobre 2021

Dès les premières pages on tombe sous le charme de l'écriture poétique et malicieuse de Juhani Karila. L'action se situe en Laponie orientale dans une zone de marais, en compagnie d'une multitudes d'oiseaux, d'insectes et de moustiques « iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ». C'est la mi-juin, et à ce moment là de l'année, les arbrisseaux sont en fleurs. Dans le marais, il y un bourg, une rivière et un étang. Dans l'étang, il y a un brochet. Au bord de l'étang, Elina pêche, comme tous les ans à la mi-juin. Et c'est très important pour elle qu'elle réussisse à attraper ce brochet. Pourquoi donc? L'histoire commence. On rencontre alors le génie des eaux, puis toute une série de créatures fantastiques semblables à celles qui abondent dans les contes pour enfants.

Elina a aimé Jousia, dans les dernières années de lycée; mais partie suivre des études supérieures, elle s'est entichée de Tuomas. Elle continue cependant de communiquer, de temps en temps, avec Jousia, qui veut se mettre en couple avec elle, dès que tous les deux ont obtenu leur diplôme. Comment Elina va-t-elle se sortir de cette situation? Dans le même temps, l'inspectrice Janatuinen, de la police d'Oulu, recherche Elina, mais avant de la rencontrer, elle doit se soumettre à ce qui s'apparente à une épreuve: pêcher en compagnie d'une de ces créatures. C'est vrai qu'ici c'est un autre monde que celui de la Finlande du Sud. Qu'est ce qu'Elina a pu faire pour que la police s'intéresse à elle? Entre ses ennuis avec la police, les relations difficiles avec ses ex amants, et les malédictions lancées contre elle, Elina va-t-elle s'en sortir? Il n'y a qu'un vieil homme, Hibou, pour l'aider. Et puis peut-être Asko, le sorcier.

C'est vrai que si le début du récit est à la fois surprenant et séduisant, la suite se situe à un niveau un petit peu en dessous. Comme si cette accumulation de créatures, de revenants, de calamités, de sortilèges et de sorciers ne nous étonnait plus, voire nous lassait. Comme si le charme s'affaiblissait. Mais l'auteur sait raconter une histoire, rendre ses héros sympathiques, tenir ses lecteurs en haleine et partager son univers poétique. Au final, c'est un très bon roman fantastique, assez unique en son genre, et qui se dévore jusqu'à la dernière page. Nota: La phrase précédente c'est le « teignon » - qui ne me lâche plus - qui l'a écrite, et comme le « para » vient de voler mon clavier…
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EvlyneLeraut
  01 octobre 2021
Nous approchons de l'étang depuis la stratosphère.
La pêche au petit brochet de Juhani Karila est l'un des plus beaux livres au monde tant son majeur est souffle de vie. Il octroie la magie de saisir les brassées d'air frais, l'empreinte de l'ésotérique subrepticement. Les enchantements aux mirages déployés. L'espace même d'une initiation qui se déroule dans toute l'ampleur de ce roman abouti. L'heure est grave et culte. La pêche au petit brochet est un futur classique, un livre sceau.
"-Pourquoi les gens de Laponie n'ont-ils pas d'adresse ? Demande Janatuien.
-Les choses changent, sais-tu. Un beau jour un patte-rayées débarque, il soulève ta baraque dans les airs et la repose à trois-cents mètres de là. Alors c'est plus la même adresse."
Des sortilèges surviennent. Écoutez le chant de la langue, ce brochet mythique, le Graal des espérances et bien au-delà, la confrontation du réel sur l'imaginaire. C'est en cela que ce récit est un conte à mi-voix. La Laponie orientale élève ses oraisons, ses quêtes et sa rudesse. L'hostilité d'une terre qui écorche les sensibles et les peureux. Mais son aura élève l'homme. le brochet de l'étang du Pieu est le fil rouge de l'histoire. Elina veut le pêcher Elle doit contrer les mystères, les apparences floutées par un Génie dont l'emblème du mal est la panacée. On ressent les brumes à même la peau.
Elina est dans la solitude des espaces grandioses et sauvages. le lieu est palpable, pénètre le corps, attise la peur et la douleur d'être. Elina pêche ses propres démons, ses souffrances. Elina est dans l'immensité de son amour pour Jousia. Les jours sont ode, miracle et émancipation. La trame est une échappée dans le légendaire et l'intime. Mi conte, mi légende, mi teinte et grâce, La Pêche au petit brochet est l'épreuve même de soi. Cinq jours font de ce roman, une oeuvre. Cinq jours pour Elina, la triste et la désespérée, l'amoureuse vacillante" Qu'était-ce la terre? Rien de plus qu'un hall d'attente dans lequel les humains avaient patienté un moment.
Elle s'était attendue à ce que son coeur se fende et que le reste de son être s'effondre sur les débris comme un bâtiment mal étayé.
Mais il n'en alla pas ainsi. Elle ne sentait rien."
L'atmosphère est de brouillard et de silence, d'insistance lunaire. Ce livre s'évapore pour ouvrir la porte des choix et des pactes. C'est l'apothéose d'une pêche quasi divine, miraculeuse. le feu des intériorités dévorées par l'étrange, la constance d'une Laponie qui serre les siens contre elle. La pêche au petit brochet est l'espace des apprentissages, des personnages entre monde et rêve. Une Laponie dévoilée comme jamais par les murmures des contre-vérités et des batailles gagnées.
Regarde comme le marais semble beau, vu d'en haut !
Ce livre est une aurore boréale. Une chance infinie, tant son magnétisme assemble les forces contraires.
Un voyage en Laponie fantastique. Publié par les majeures Éditions La Peuplade.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Tancrede50Tancrede50   03 octobre 2021
Janatuinen, à Yliijaako, avait commencé par refuser la casquette et le répulsif antimoustique. Quand les autres avaient déclaré que, sans cela, elle n’irait nulle part, elle s’était, vite fait mal fait, tapoté les joues et les mains avec l’huile et avait laissé Hibou lui enfoncer sur la tête une casquette publicitaire du garage « Pulju ». Mais il restait des zones de peau sans protection sur ses tempes, à la naissance des cheveux et derrière les oreilles. Les moustiques s’y bousculaient comme les clients à l’ouverture des soldes.
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Tancrede50Tancrede50   03 octobre 2021
- Elle a proposé l’idée de diminuer les engrais, n’est-ce pas?. Et les toxiques. - C’est vrai qu’elle était capable de faire pousser ses patates sans produits chimiques puisque le diable était son ami.
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Tancrede50Tancrede50   02 octobre 2021
Dans l’au-delà, les âmes sont comme du plastique que Satan recycle.
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HordeduContreventHordeduContrevent   22 septembre 2021
Le rostre du moustique est un instrument magnifique, muni de six aiguilles. Il possède deux maxillaires, les perceuses, placées le plus à l’extérieur, suivies des mandibules qui maintiennent le trou ouvert et, entre elles, passe le tuyau de l’hypopharynx avec lequel le moustique injecte la salive qui empêche le sang de coaguler. Et puis il y a la paille. Le moustique suce le sang et le sépare de l’eau qu’il rejette en gouttelettes par son abdomen.

Ces appareils suceurs-reproducteurs assemblés avec raffinement s’acharnaient sur Elina par centaines.
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HordeduContreventHordeduContrevent   24 septembre 2021
De la végétation pointait sous le container. Achillée millefeuille, marguerites, plantain. Quand ce village avait été bâti, on avait creusé et compressé le sol. Avant de l’asphalter. Mais les plantes n’en avaient que faire. Elles transperçaient toutes les couches. Elles tiraient parti de la moindre fissure, du moindre trou, et aspiraient tous les nutriments qu’elles trouvaient dans le gravier comme si elles n’avaient jamais entendu parler de défaite.
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