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ISBN : 2924550009
Éditeur : ÉLP éditeur (11/10/2015)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Les portraits féminins en littérature m’ont toujours passionnée. Dans mes lectures, je suis sensible à l’équilibre complexe qui forge l’âme des personnages. Plus l’héroïne semble vraie, plus elle m’émeut. Combien de fois ai-je cru à mon amitié possible avec Élisabeth (Orgueil et préjugés, Jane Austen), Kitty (La passe dangereuse, Somerset Maugham), Myriam (Mangez-moi, Agnès Desarthe) ou encore Polly (La vérité sur Lorin Jones, Alison Lurie)... Dans le monde merveill... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  03 décembre 2016
Véronique Roland, jeune mère de famille, doit suivre son marin, Damien, car il est muté à Lyon et ils doivent donc quitter Nantes. Pas du tout le même climat. de plus, Véronique, qui avait ses habitudes, doit aussi démissionner puisque c'est le choix (et le salaire) du marin qui l'emporte.
Ils aménagent dans un immeuble de six étages,composé de QUATORZE APPARTEMENTS (Véronique a bien compté) et l'auteure, Agnès Karinthi nous livre une histoire somme toute plutôt passionnante. J'ai bien compris le problème de Véronique qui recherche de la sociabilité, créer des liens avec ses voisins et elle fait cela à la manière d'une petite enquête (en tenant à jour un calepin – un peu comme un journal intime que, d'ailleurs, elle cache à son mari).
Il faut reconnaître que sa vie de femme au foyer ne lui suffit pas. Elle a besoin d'un peu de chaleur humaine car, de plus, se retrouver à Lyon avec des gens qui lui paraissent si froids (en apparence), ce n'est pas fait pour arranger son moral. Et puis son mari, qui rentre tard le soir, harassé par sa journée de travail, n'a plus qu'à se mettre les pieds sous la table, puisque sa petite femme a pourvu à tout pour son confort, et ce dont il a besoin c'est de repos – le contraire de Véronique.
Alors celle-ci craque lorsqu'elle se rend compte qu'elle n'arrive pas à avoir accès aux quelques loisirs escomptés offerts par cette jolie petite ville qu'est Lyon et qui offre pas mal de distractions. Qu'à cela ne tienne, elle va s'en trouver des occupations et pour commencer, aller contacter ses voisins, les uns après les autres. C'est la première nécessité. On ne peut que sourire à sa façon de s'y prendre surtout qu'elle commet pas mal de gaffes mais, en principe, ça s'arrange (pas toujours mais presque). Et puis, elle est très touchante avec son éternel désir de bien faire, avec sa naïveté, sa serviabilité….
Si, au début, je pensais que l'histoire serait assez banale, et j'avais pris ce livre simplement pour me détendre (et voir autre chose que mes thèmes préférés), j'ai changé d'avis au cours de ma lecture. J'ai bien compris les états d'âme de Véronique (forcément je suis une femme) et je l'ai suivie pas à pas dans sa démarche.
Habitant moi-même dans un petit immeuble de trois étages, dix appartements, il se passe la même chose pour moi : je croise rarement mes voisins (même ceux de mon palier), un petit Bonjour, comment ça va ? Et il est rare de discuter un peu plus longuement. Oh, cela arrive quelquefois, de quoi entretenir certaines affinités. Mais en principe, c'est chacun chez soi, avec ses petits soucis (évidemment tout le monde en a), son train-train, la routine quoi !
A part pour l'épisode avec Juan, je peux donc dire que je me suis plutôt identifiée à l'héroïne.
Petit à petit, et à force de persévérance, Véronique tisse quelques liens avec certains voisins et a bien du mal à faire sortir son casanier de mari. Heureusement que ses trois garçons sont toujours partants…
Même si le statut de l'Homme est un peu mis à mal (mais rassurez-vous, c'est surtout pour Damien), c'est un roman qui peut se lire par tout le monde. Ce n'est pas du tout féministe.
Ce n'est pas parce que Véronique est une femme de son époque, qui recherche un peu de piment à sa vie monotone (surtout que son nouveau travail n'est pas très folichon), que les lecteurs-hommes ne devraient pas le lire. Il y a d'ailleurs des épisodes hilarants où ils figurent en bonne place.
L'auteure ajoute aussi une touche de solidarité avec une SDF, Odile, trouvée dans le hall de l'immeuble et qui rapprochera certains personnages.
C'est donc avec un certain plaisir que j'ai lu ce roman, qui, paraît-il, est le premier de Agnès Karinthi, qui l'avait dédicacé à ma fille.
C'est pour cette raison que j'ai eu l'occasion de le lire et j'ai fait, ainsi, une jolie découverte.
Je pense que cette jeune auteure est à suivre car elle sait bien manier la plume, ménager le suspense et jouer avec nos sentiments.
Merci encore Agnès et bravo. J'ai lu votre roman avec une grande joie.
Continuez sur votre jolie lancée !
Critiques remarquées :
Au fil des pages : S'ouvrir aux autres sans en avoir peur.
Univers livresques : Véronique, l'héroïne, est devenue presque une amie à qui j'ai envie de raconter ma vie moi aussi. A lire pour se détendre.
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Tlivrestarts
  27 septembre 2017
La narratrice est mère de famille, elle a 3 enfants. Elle partage sa vie avec Damien, son mari, qui un jour lui annonce un projet de mutation professionnelle. Rapidement, la décision est prise, la famille le suit, la narratrice cherchera un nouvel emploi là-bas. La ville de Lyon remplace celle de Nantes. La famille emménage dans un petit immeuble de 14 appartements. Une fois passées les préoccupations d'aménagement du nouveau nid familial, les premiers signes d'ennui font leur apparition. La narratrice commence à imaginer une voie d'intégration dans ce nouvel environnement via des relations de voisinage. C'est ainsi qu'elle va commencer à repérer les heures d'entrée et sortie de chacun, trouver un moyen de sortir elle aussi sur le créneau horaire convoité pour forcer un peu les choses. Mais 13 familles, ça fait beaucoup. Alors, elle va ouvrir un petit carnet, à l'image d'un journal intime, et prendre des notes sur chacun, qui vit avec qui ? etc. Si certains accueillent assez naturellement cette nouvelle relation, d'autres au contraire vont la fuir. C'est une toute nouvelle vie qui commence pour la narratrice, pour le meilleur et pour le pire !
Ce roman pose très rapidement la question de l'identité des territoires (ses codes, ses références, ses traditions...).
Les plats régionaux comme les vins sont autant d'éléments culturels qui constituent le patrimoine des habitants d'un terroir. Autant ils relèvent de l'évidence quand on y baigne, autant ils peuvent paraître inaccessibles quand il s'agit de les faire siens. Un simple déménagement d'une région à une autre montre les fragilités de l'individu et sa perte de repères, on ose à peine imaginer les conséquences d'un exil, d'un déracinement quand les frontières d'un pays sont franchies.
Ce roman pose aussi la question de l'intégration. Qu'est-ce qu'être intégré ? Si elle est régulièrement abordée aujourd'hui dans les médias à propos des migrants, ce roman, lui, parle d'une autre dimension de la migration, tout aussi traumatisante pour ceux qui la vivent. Pour la surmonter, le travail et la scolarité des enfants constituent de véritables leviers comme autant d'opportunités pour se lier à d'autres.
Pour celles et ceux qui n'ont pas cette chance, les choses sont plus compliquées, à l'image du personnage d'Odile, cette S.D.F. qui va élire domicile quelques heures dans l'entrée de l'immeuble. le logement, il y a celles et ceux qui en ont un permanent et d'autres qui n'ont que des solutions temporaires, les exposant à des cohabitations pleines de risques. C'est aussi l'un des visages de notre société d'aujourd'hui !
Le roman de Agnès KARINTHI se focalise sur les relations humaines et leurs subtilités, sur l'interculturalité aussi.
Il montre avec quelles facilités elles peuvent parfois s'établir et avec quelles souffrances elles peuvent aussi se rompre. Il y a les relations de voisinage bien sûr, mais aussi les relations familiales, amicales, amoureuses... bref, tout ce qui lit les êtres humains entre eux, avec des bases plus ou moins bienveillantes, l'individu peut-être pervers aussi !
J'ai découvert avec beaucoup de plaisir la plume de Agnès KARINTHI.
Lien : http://tlivrestarts.over-blo..
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Walkyrie29
  29 avril 2017
Suite à la mutation de son mari Damien, Véronique Roland se retrouve à vivre dans le milieu urbain lyonnais, bien loin de la campagne qu'ils viennent de quitter. Pour elle qui s'imaginait monts et merveilles, un accès facile à la culture et aux sorties, de nouvelles rencontres amicales, c'est la douche froide. La jeune femme se retrouve rapidement seule dans son appartement à gérer le quotidien de ses enfants et l'absence d'un mari souvent en déplacement. En quête de sociabilité, elle décide de prendre le taureau par les cornes et de rencontrer ses voisins, ceux qui vivent dans les treize autres appartements de l'immeuble et de lier enfin connaissance avec eux. Elle commence alors ses manigances pour les rencontrer, toquer à leur porte sur de futiles prétextes, allant même jusqu'à noter les moindres informations sur eux dans un carnet, qu'elle cache à son mari. Peu à peu des liens se construisent…
Ce roman, c'est un portrait de femme mais surtout un portrait d'une société qui plaira certainement à un large public, chacun pouvant y trouver son compte, chacun pouvant surtout se retrouver dans cet ouvrage, chacun pouvant aussi être sensibilisé à ce qu'est notre vie à tous. Si l'auteure dresse une jolie peinture de société avec ce qu'elle comporte de plus codée ; la vie de couple, les enfants, le travail, etc., elle évoque aussi beaucoup la solitude et les différences à travers une ribambelle de personnages tantôt amusants, tantôt attachants ; une mamie folle de son chien, un charmant aveugle futur papa, des jeunes étudiants, une femme seule travaillant la nuit, une psychologue, et tant d'autres… Dans cet immeuble, vivent une quarantaine de personnes, toutes plus différentes les unes que les autres mais que Véronique qui a un grand besoin de vie sociale va tacher de rencontrer, de connaître et peut-être même de lier.
Il y a aussi la vie de couple et la vie familiale qui est largement évoquées dans ce roman. le rapport avec le mari et les trois garçons, la femme et ses multiples rôles qu'elle endosse à différent moment de la journée : la maman, la professionnelle, l'amie, l'amante, on retrouve là un cliché de vie sociale qui est toutefois bien réel mais pas généralisable, la place de la femme dans une société où l'homme qui travaille beaucoup, rentre tard et fatigué de son travail, laissant un peu sa vie de famille de côté, aspirant au repos, un casanier à qui la vie de famille suffit alors que la femme aimerait sortir davantage. le personnage de Damien représente un peu ça, mais c'est aussi un amoureux, un homme qui va se prendre de joli claques verbales de sa femme qui vont le réveiller et l'entraîner à faire des efforts pour elle, leur vie de couple, pour lui mais aussi pour leur enfant. Les enfants parlons en, trois garçons, un pré-adolescent qui vit dans sa bulle fantasy, un sportif fan de football et un petit dernier qui tente de suivre les pas des grands mais toutefois très attaché à sa maman.
Du côté de l'écriture, l'auteure a un style relativement fluide, elle a choisi une écriture à une voix, celle de l'héroïne, laissant toutefois la parole deux ou trois fois à Odile, une SDf que Véronique va rencontrer et fortement sensibiliser sur cet aspect assez méconnu ; les femmes SDF (oui ça existe). Ces prises de parole sont relativement émouvantes et fortes. L'essentiel est écrit du point de vue de Véronique avec laquelle on vit les choses : le changement de vie, la solitude, la vie d'une femme mariée à un homme qui travaille trop et tard, la vie d'une maman de trois petits hommes qui sont bien loin d'avoir les passions de leur mère, la vie d'une femme, amie, amante, celle de rencontres variés et sensibles, l'infidélité, tout autant de sujets qui vous construisent. Agnès Karinthi a les mots juste pour nous immerger dans la vie de cette femme et à travers son regard nous sensibiliser à celle des autres.
Peut-être que ce qu'il manque à ce roman, c'est la différence ethnique, car la société actuelle, c'est certes des tempéraments, des croyances, des idées, des âges différents mais aussi un melting pot des origines, des couleurs, un panaché qui rend cette société, la notre du moins, encore plus belle. Un petit détail puisque l'on retrouve ces différences à travers la vie scolaire des enfants et de leurs amis mais pas à l'intérieur même de cet immeuble qui foisonne de vie.
En bref, un roman intelligent et sensible qui vient dresser le portrait d'une vie de femme et d'une société condensé dans un immeuble de six étages. Derrière chacune des portes des quatorze appartements, c'est certainement un peu de vous et de vos voisins qui s'y trouvent. C'est humain, c'est réaliste, c'est un joli romain contemporain.
Je remercie les éditions de l'Astre bleu et plus particulièrement Eliane pour la découverte de ce nouvel ouvrage.
Lien : https://songesdunewalkyrie.w..
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nathavh
  11 janvier 2016
Merci à Agnès Karinthi de m'avoir envoyé son premier roman à la lecture.
Véronique Roland arrive à Lyon avec Damien, son mari et leurs trois garçons. Ils quittent la mer pour la ville suite à une mutation de son mari. Cela tombe plutôt bien car Véronique et Damien étaient englués dans la routine. Alors la ville, l'occasion de plus de sorties pourquoi pas ? C'est ce que pense Véronique mais très vite, elle déchante.
Arriver en ville en appartement, c'est pas si marrant. Elle se sent seule. Elle trouve un boulot qui ne la passionne pas, gère l'appart, les enfants et très vite se rend compte que Damien est accaparé par son travail, souvent en déplacement lorsqu'il est à la maison, il aspire au repos. Il est sur son PC ou joue aux jeux vidéos avec les enfants. Les sorties, il n'en est pas vraiment question...
Véronique s'ennuie, elle veut rencontrer du monde, avoir des contacts. Mais comment faire pour rencontrer son voisinage ? Elle se donne le but de partir à la rencontre de ses voisins. Au gré de ses rencontres, elle va écrire dans son petit carnet, extrapolant petits textes et poèmes.
Un jour, elle est confrontée à une SDF, Odile qui va lui permettre de rencontrer Suzanne.
Une histoire d'apparence banale qui se lit rapidement grâce à la fluidité de l'écriture d'Agnès Karinthi, les pages tournent rapidement. On rentre dans l'univers de Véronique, sa soif de s'ouvrir aux autres, sa naïveté, son besoin de contacts humains.
C'est parfois un peu loufoque, avec beaucoup d'humour, j'ai souvent souri à la lecture. Je pense que cela reflète très bien la solitude, l'indifférence des gens dans la ville, le manque de contacts humains. le livre parle aussi de solidarité, d'amour, du couple, de la vie quoi.
C'est un premier roman plaisant , avec quelques imperfections de jeunesse mais il n'est jamais ennuyant. Un récit éloigné de mes lectures habituelles mais la sensibilité de l'écriture m'a touchée. Une plume agréable, touchante mettant au centre les rapports humains. Une plume à suivre.

Ma note : 7/10
Lien : http://nathavh49.blogspot.be..
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JeanPierreV
  10 novembre 2015
Je crois bien que je vais livrer l'un des premiers commentaires de lecteur masculin sur ce livre.
Rude responsabilité
C'est avec plaisir que j'ai reçu le livre d'Agnés Karinthi, que j'ai accepté de lire et de commenter....sans complaisance
Découverte d'abord d'un texte sur tablette...pour un vieil adepte du livre papier, ce ne fut pas aussi difficile que je le pensais. Premier point positif
J'avoue que les portraits féminins ne me passionnent pas outre mesure...je suis plus habitué, mon blog le confirmera, aux ouvrages qui me font voyager, qui me font découvrir des faits de l'histoire récente...Mais il ne faut pas rester sur des idées arrêtées, et ne pas accepter des challenges. Alors je suis entré dans ce livre avec d'une part le désir de respecter mon engagement et d'autre part une peur d'en sortir avant la fin.. et bien non je l'ai fini sans avoir envie de le poser! Deuxième point positif
En "bon" mari depuis plus de 40 ans je me suis souvent reconnu, moi aussi, j'adore l'informatique, mais le matin très tôt; moi aussi "j'ai eu droit à la gueule" plus d'une fois, mais je n'ai pas reconnu notre couple dans celui de Véro. Les soupes à la grimace étaient plus nombreuses, et je regrette que Véro semble fuir, semble assez passive.....Je regrette qu'on n'assiste pas à ces coups de gueule, à ces scènes...Après l'épisode Juan, je m'attendais à une crise..et non ! L'auteur passe trop vite sur ces disputes qui immanquablement surgissent dans ce type de situation, scènes qui permettent après au couple de regarder chacun sur son canapé, en silence dans la même direction .....la télé.....avant de se retrouver quelques heures voire quelques jours après...Ah la télé instrument pour calmer les tensions, Ah les silences après les crises !! Ces crises, le malaise de Véro...m'ont manqué.
Je n'ai pas non plus trouvé d'hostilité véhémente à l'égard d'Odile la SDF, hostilité qu'on attend d'un nombre significatif d'habitants dans ce type d'immeuble bourgeois, quand une SDF vit dans le hall d'entrée, hostilité qu'aurait pu combattre Véro.
Ces points de réalisme m'ont manqué, j'aurais aimé plus de confrontations dans certaines situations......sans doute mon identité masculine
Mais j'ai aussi souri, j'ai aussi été attendri et interpellé....j'ai été souvent le Damien du livre....mon identité masculine
C'était le premier livre d'Agnès Karinthi, une auteure qui mérite d'être lue. Son style est agréable et vivant.......On prend toujours du plaisir en allant au delà de son horizon habituel

Lien : http://mesbelleslectures.wor..
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   06 décembre 2016
J’ai donc relevé le plan de l’immeuble. Combien d’appartements à chaque étage. Qui habitait où. Une fois que j’ai tout noté, j’ai pu commencer à construire. La première solution que j’ai envisagée a été le porte-à-porte. D’où les commentaires. Ben oui, tu comprends, je ne voulais pas prendre le risque de frapper deux fois à la même porte pour le même motif. Il fallait que ma démarche paraisse naturelle. Chaque fois que je rencontrais quelqu’un, je notais dans mon carnet un maximum de renseignements sur lui pour m’en souvenir plus tard. Tu comprends, mon chéri ? Oh, je t’en prie, dis quelque chose.
- Tu veux que je dise quoi ? Ton procédé m’écœure…. P.196
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nadiouchkanadiouchka   10 décembre 2016
- Tu sais, il y a un moyen, même aujourd’hui, de faire se rencontrer les habitants d’un même immeuble qui en ont envie. C’est la fête des voisins.
- La fête des voisins ? C’est quoi ?
- Tu n’en as jamais entendu parler, toi l’idéaliste des rencontres ? C’est un moment de convivialité, en mai ou en juin, à l’occasion d’un apéro collectif.
- Non, je ne connaissais pas. C’est une habitude lyonnaise ?
- Lyonnaise, non. C’est une coutume citadine, je suppose, à l’initiative des habitants.
P.294
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nadiouchkanadiouchka   03 décembre 2016
- Ah le voisinage… On ne choisit pas ses voisins, tu sais.
- Ça, c’est sûr. Il y en a plus d’un dont je mets en doute la bonne éducation ! Pas bonjour ou à peine. C’est ça le fameux caractère lyonnais ? Ils sont vraiment aussi froids que le prétend leur réputation ?
(…)
- Ce n’est pas un problème de voisinage. C’est toi qui es trop curieuse, pas les autres qui ne le sont pas assez. Tu ne vis pas avec ton temps.
P.293
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nadiouchkanadiouchka   09 décembre 2016
Notre immeuble comportait six étages. Il y avait quatorze appartements, je le savais déjà. Treize en plus du nôtre. Treize amis potentiels.
P.24
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nadiouchkanadiouchka   05 décembre 2016
Dimanche, j’ai rencontré une de nos voisines : Suzanne. Tu la connais ? C’est la peintre qui a décoré le hall d’entrée de notre immeuble.
- Ah, tu as parlé à Sainte Mère l’Église !
- Que veux-tu dire par Sainte Mère l’Église ?
-Eh bien, la gardienne de nos âmes égarées, quoi. La détentrice de la morale de notre copropriété, si tu préfères. P.175
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