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Hélène Misserly (Traducteur)
EAN : 9782211050418
251 pages
Éditeur : L'Ecole des loisirs (19/05/1999)

Note moyenne : 4/5 (sur 75 notes)
Résumé :
Au XIXe siècle, après avoir quadruplé son CE1 à 15 ans, Simon se voit refuser l'entrée en CE2 et doit déployer ses ailes. Aussi, le soir même de cette mauvaise nouvelle, lorsqu'il apprend que les dindes sur pattes valent 20 fois plus à Denvers que chez lui, Denvers étant distant de 1000 Km, il décide d'y convoyer un troupeau de 1000 têtes alors devenu son fond de commerce. Le désert, les rocheuses et les indiens laisseront-ils passer cette étrange caravane ? La fort... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
cascasimir
  19 août 2019
Dans "Cow boys", film de Mark Rydell, John Wayne embauche des hommes inexpérimentés afin de convoyer un troupeau de long horns...

Simon Green va convoyer un troupeau de... mille dindes jusqu'à Denver. Un périple de 2000 kilomètres ! Et, il cherche un muletier afin de l'aider. Simon sera-t-il le dindon de la farce ?

-Ça serait-y pas un cowboy sur le dos de son fier destrier?
-Non, c'est le dindon-boy montant son moche mulet, c'est Simon le simplet.

Simon a 15 ans, et Miss Rogers, son institutrice, aimerait qu'il vole de ses propres ailes.
On croit qu'il a une cervelle d'oiseau? Simon a appris à compter (difficilement) et n'entend pas se faire plumer, face à Mr Buffet, l'éleveur de dindes.
Simon va payer 25 cents la dinde, pour la revendre 5 dollars, à Denver...

Simon n'est pas une poule mouillée, il a recruté Bidwell Peece un ivrogne patenté, après l'avoir dégrisé, (plus son chien Emmett), et ils sont partis! En chemin, ils ont récupéré Jabeth, un esclave noir en quête de liberté.

Un noir en cavale? Et, il y a des outlaws?
Oui! Ils se sont défendu contre des bandits, dont le propre père de Simon, sur un... chameau!

Il y avait des indiens sauvages, pour sûr?
Les Potawamatis! John Prairie-d'Hiver, le chef, qui se régalait avec la cuisine de Peece et qui essuyait sa bouche et ses doigts, avec un... mouchoir.
-" L'est effrayant d'voir que les indiens eux-mêmes deviennent civilisés. "

Ah! Et la cavalerie U.S, alors?
Des tuniques bleues qui voulaient tirer sur les dindes, ( parce qu'elles ont une tête rouge et des plumes?) si si.

Ah, et il y a aussi une "dinde" qui glougloute: Lizzie, Élisabeth Hardwick, au milieu d'une nuée de sauterelles! Mais là, ce sont les dindes qui ont sauvé Simon et ses amis, en se régalant...

On peut être un cancre en classe ( 4 années en CE1) et savoir se débrouiller dans la vie! Ce garçon surnommé " cervelle d'oison" va vous en boucher un Coin-Coin!
I am a lonesome Turkey-boy and a long way from home!
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Ileauxtresors
  10 mai 2020
Difficile d'imaginer que dans un passé pas si lointain, le transport des marchandises ne pouvait se faire ni par des camions, ni par des trains. Prenez par exemple les grandes plaines américaines vers 1860. Si vous vouliez livrer votre bétail sur pied à l'autre bout du pays, il n'y avait pas trente-six solutions : il fallait l'y emmener à pied, quitte à braver les périls du Far West !
"C'était un magnifique jour de juin. Les champs de maïs verdissant ondulaient de part et d'autre de la route de l'Ouest. Mes dindes qui se dandinaient au milieu devaient être superbes à voir, avec leur plumage étincelant au soleil. Parole, elles ont filé comme des bolides dès qu'elles ont senti sous leurs pattes un petit avant-goût de liberté."
Kathleen Kaar a eu l'idée géniale de s'inspirer de ces convois pour imaginer l'aventure épique de Simon, quinze ans et pire élève de l'histoire du Missouri. Son institutrice lui fait entendre raison : il est temps de quitter l'école et de voler de ses propres ailes ! Mais que faire ? Et bien justement, cette histoire d'ailes lui inspire une idée lumineuse : puisque les dindes ont tant pondu qu'elles ne valent plus rien, Simon fera fortune en en conduisant mille jusqu'à la ville florissante de Denver où on se les arrache pour au moins cinq dollars pièce !
Ce roman nous entraîne dans l'Amérique de Tom Sawyer et de Huckleberry Finn : celle des chercheurs d'or, des Indiens, des brigands, mais aussi celle de l'esclavagisme, de la famine et des chasseurs de bisons.
À la lecture de ce texte réjouissant, on se demande bien pourquoi les dindes sont tellement sous-représentées dans la littérature. Voilà des bestioles avenantes, pleines de ressources et de surprises ! Il faut bien l'admettre, nous nous sommes presque autant attachés à ces volatiles qu'à Simon, qui a pourtant un potentiel de sympathie immense avec son énergie et générosité sans bornes. Ce garçon qui a le courage de persister sur sa voie en dépit des étiquettes qui lui collent à la peau nous donne une superbe leçon d'humilité. Impossible de ne pas se passionner pour sa folle équipée que mes enfants ont suivie carte à l'appui.
On glousse de plaisir !
PS : c'est vraiment génial de voir tous les liens et parallèles qui se font au fil des lectures. Nous avons souvent pensé aux personnages de Mark Twain en lisant ce roman, mais aussi aux romans le dernier sur la plaine, de Nathalie Bernard, Le catalogue Walker & Dawn, de Davide Morosinotto. Et aussi le jeu de société Les aventuriers du rail, grâce auquel mes enfants se repèrent visiblement comme dans leur poche dans la géographie américaine !
Lien : http://ileauxtresors.blog/20..
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marlene50
  22 février 2020
Autrefois il n'existaient pas de trains intercontinentaux, ni d'autoroutes, ni d'entreprises de camionnages. le seul moyen de livrer du bétail sur pied (ou sur pattes) aux divers marchés c'était de le convoyer au pas ou au trot.
C'était identique pour les "troupeaux emplumés".
Il y a même eu en 1863 un gentleman qui conduisit à pied un convoi de 500 dindes de Californie au grand marché de Carson City dans le Nevada.
C'est arrivé, et ce livre s'inspire de cela :
Simon a quadruplé son CM1, il est très grand, costaud mais pas forcément très dégourdi et tout le monde se moque de lui ; sauf son institutrice qui a appris à le connaître et à l'apprécier.
Grâce à elle, qui croit en sa débrouillardise et va lui permettre d' acheter un troupeau de dindes ; il traversera le désert, les montagnes rocheuses et le territoire indien pour arriver à Denver et y faire fortune.
Très jolie épopée pleine d'aventures avec ses compagnons qui deviendront ses associés et ses meilleurs amis.
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Chrisbookine
  22 juillet 2014
Simon, 15 ans, est le simplet d'un village paumé du Missouri, cela fait 4 fois qu'il fait son CE1. Miss Rogers, son institutrice, lui demande de voler de ses propres ailes et lui donne son diplôme de fin d'études. Simon décide alors de se lancer dans le convoyage de dindes sur 1000 km pour rejoindre la ville de Denver. Folle entreprise à laquelle il croit dur comme fer. Miss Rogers croit à son projet et s'associe à l'affaire, l'aventure peut commencer...
Sur sa route, Simon va croiser des gens bienveillants comme M.Peece, le charretier, Jabeth, un esclave fugitif mais aussi à cause de sa naïveté des escrocs comme son propre père Samson Green. Cette aventure humaine verra nos héros évoluer sous fonds d'entraide et de solidarité, de confiance.
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l-ourse-bibliophile
  13 octobre 2019
Derrière ce titre intrigant se cache une aventure pas moins rocambolesque. 1860, États-Unis. Simon Green n'est pas fait pour l'école, c'est le moins qu'on puisse dire après un quatrième CE1… à quinze ans. Mais il n'est pas idiot pour autant et il a quand même appris les multiplications. Alors quand on lui dit que les dindes vendues ici vingt-cinq cents valent cinq dollars à Denver, il fait rapidement le calcul… et ce sont pas les mille kilomètres entre Union, Missouri, et Denver, Colorado, qui l'empêcheront de déployer ses ailes et de lancer sa petite affaire !
Simon m'a été d'emblée sympathique. Certes, ses talents ne sont pas scolaires, mais sa gentillesse, sa générosité et son sens pratique sont fédérateurs. Belles ou mauvaises rencontres le feront grandir au fil de ce récit initiatique. Si certains chercheront à abuser de ses qualités, d'autres feront tout pour l'aider à trouver sa place dans ce monde. Alors certes, le récit est gentil et positif, et certains retournements de situation peuvent parfois sembler un peu faciles, mais j'avoue que j'ai trouvé ça agréable pour une fois et j'ai suivi leurs péripéties avec plaisir.
J'ai adoré toute la clique qui entoure Simon, cet ingénu aux éclairs de génie. Miss Rogers, son institutrice qui croit en lui d'une bien belle façon ; Bidwell Peece, l'amoureux des bêtes que Simon extirpe de la boisson ; Emmett, le brave petit chien du précédent ; Jabeth, l'esclave en fuite ; Lizzie, la jeune fille explosive qui refuse d'être traitée comme une poupée. Ne pas se fier aux apparences et croire aux talents de chacun·e, voilà une leçon à retenir !
C'est également un beau voyage à travers les États-Unis. Un pays où tout n'est pas rose, loin de là. Certes, le petit peut y devenir grand – à condition de ne pas être réduit à néant par la méchanceté et la cupidité d'autrui –, mais c'est aussi un pays divisé par l'esclavage, un pays qui martyrise les Indiens, qui massacre inutilement les bisons.
Solidarité, amitié, honnêteté… et c'est parti pour un voyage lumineux qui ne cessera de faire grandir notre tendresse pour ces protagonistes hauts en couleurs.
Lien : https://oursebibliophile.wor..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Wendat69Wendat69   29 juillet 2018
-Le territoire indien? Je n'ai jamais vu d'Indiens de toute ma vie!
-Pas étonnant, Simon pas étonnant, vu que notre Etat éclairé du Missouri les a tous fichus dehors y a que'ques années. Les a expédiés un peu plus loin à l'ouest, quoi. Le gouvern'ment leur a raconté qu'il y avait là-bas plein de bonnes terres où ils pourraient s'établir pour toujours.
-Et alors? J'ai demandé.
M. Peece a soupiré.
-Eh ben alors, "pour toujours" dans l'esprit des Indiens et "pour toujours" dans l'esprit des Blancs m'ont tout l'air d'être deux notions bien différentes, Simon.
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sunburnsunburn   03 décembre 2020
C'était un magnifique jour de juin. Les champs de maïs verdissant ondulaient de part et d'autre de la route de l'Ouest. Mes dindes qui se dandinaient au milieu devaient être superbes à voir, avec leur plumage étincelant au soleil. Parole, elles ont filé comme des bolides dès qu'elles ont senti sous leurs pattes un petit avant-goût de liberté. Nous avons bien dû parcourir cinquante kilomètres le premier jour.
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IleauxtresorsIleauxtresors   10 mai 2020
J'ai jeté un coup d’œil sur le cours d'eau avec une certaine appréhension. La Gasconnade n'était pas un fleuve immense comme le Missouri, mais c'était sûr et certain trop rapide et trop profond pour que l'on passe à gué. Entre-temps, mes dindes s'étaient attroupées, tout excitées, s'entassant au bord de l'eau, gloussant, se rengorgeant et rejetant en arrière leurs petites têtes stupides.
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SioSio   16 octobre 2018
Après ça, nous avons encore tiré quelques coups de feu, puis nous avons fait demi-tour pour rejoindre le camp. Sauf que, en nous retournant, nous avons constaté que nous avions de la compagnie un rang d'hommes et de jeunes gens se tenait derrière nous. Il y en avait une demi-douzaine, sortis de nulle part sans le moindre bruit. Ils avaient des cheveux longs, des pantalons de cuir, et des chemises encore plus loqueteuses que les anciennes guenilles de Jabeth. Ils avaient aussi la peau sombre, mais pas comme celle de Jabeth. Plus proche du bronze de mes dindes que du chocolat. J'ai ouvert la bouche, je l'ai refermée. J'ai recommencé.
- C'est des Indiens ?
- On dirait bien, Simon. On dirait bien, M. Peece a dit, tout à fait calme et maître de lui. (Il a abaissé le fusil qu'il tenait de la main gauche, et il a levé la main droite.) Ugh !
- Bonjour, l'un a répondu. Belle matinée pour s'exercer au tir.
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vallegvalleg   18 janvier 2013
-Simon,elle a repris, il m'est très pénible de te le dire, mais tu te rends bien compte...
-Oui, m'dame ?
- Tu te rends bien compte que tu viens d'achever ton CE1. Pour la quatrième fois.
- Oui , m'dame. C'a été encore plus plaisant que d'habitude.
Elle a froncé les sourcils.
- Quoi qu'il en soit...Je crois que tu as exploré jusqu'au tréfonds les arcanes du CE1, Simon. Je crois qu'il est temps pour toi de le quitter.
J'ai sauté de joie.
- Ca veut dire que je vais enfin passer en CE2 ?
- Hélas non. Tu es déjà le plus âgé de mes élèves, Simon Green. Si fort que j'ai pu apprécier ta compagnie, il est temps pour toi d'affronter le monde. De déployer tes ailes.
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