AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Katherine Werchowski (Traducteur)
ISBN : 2264038659
Éditeur : 10-18 (02/03/2006)

Note moyenne : 3.07/5 (sur 14 notes)
Résumé :
En Israël, de 1948 aux années 90. Les Arabes dansent aussi, c’est l’histoire d’un gamin arabe israélien de Tira, un village de Galilée.
Tandis que sa grand-mère l’élève dans la respect des traditions, son père, ancien membre du parti communiste souvent absent, tente de lui inculquer son sens viscéral de l’honneur.
Élève brillant, il bénéficie d’une bourse exceptionnelle pour aller étudier dans un pensionnat de Jérusalem. Humilié par ses camarades juifs... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
charlotteman
  09 juin 2012
J'ai aimé ce livre par ce qu'il m'a fait découvrir la réalité humaine du conflit israëlo-palestinien, une vision bien différente de celles que véhiculent les infos actuelles, et c'est une bonne raison pour le recommander aux lecteurs, d'autant que l'écriture est agréable à lire, fluide, vivante et variée.
On suit l'évolution d'un petit garçon arabe israélien dont les réflexions sont au départ rafraîchissantes, touchantes, puis à mesure qu'il devient homme et sombre dans la dépression et l'alcool (comme son père qui finit par perdre le goût de la révolte par lassitude et désespoir), le ton devient plus dérangeant, de par la sincérité du narrateur (double de l'auteur?) : les passages sur sa honte d'être arabe sont terribles (plus que l'intégration, c'est à l'assimilation dont il rêve, mais cela est impossible) et la fin du récit, qui n'en n'est pas une, en disent long sur l'étendue des dégâts psychologiques que ce conflit génère sur les habitants de cette région du monde.
On rit souvent, mais le constat est noir, et sans que le lecteur ne soit jamais poussé à prendre partie car chacun en prend pour son grade au cours du récit, on ne peut, après la lecture de ce livre, que se demander comment les choses pourront un jour s'améliorer.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          21

critiques presse (1)
Lecturejeune   01 septembre 2006
Lecture jeune, n°119 - Dans ce premier roman prometteur inspiré de sa propre expérience, le jeune journaliste Sayed Kashua décrit le parcours d’un Palestinien qui chercha à s’intégrer parmi les Israéliens. Le narrateur est un gamin qui grandit dans le respect des traditions et le culte de la résistance chez sa grand-mère, une femme forte. Au retour du père, combattant emprisonné en Israël, le petit garçon doit se faire violence pour devenir le meilleur de sa section à Tira, en Galilée. Il obtient alors une bourse exceptionnelle qui lui permet d'intégrer un pensionnat de Jérusalem. Son éducation ne l’empêche pas d’éprouver une fascination mêlée de crainte pour le mode de vie israélien. Afin qu'on oublie ici ses origines, il s’efforce de perdre son accent et d’adopter les goûts de ses camarades de classe. Econduit par la jeune fille qu’il aime, il comprend qu’à défaut d’avoir acquis une identité juive, il n’en a plus aucune… Malgré la peur, mère du racisme, et le désespoir du narrateur, noyé entre deux cultures, celui-ci conserve l’humour qui sauve. Evoluant entre légèreté et gravité, le récit est aussi passionnant que facile à lire. Il est accompagné d’un appareil critique (préface, glossaire, chronologie, historique, carte…) qui offre aux jeunes lecteurs des clés pour appréhender une réalité politique complexe. ? Anne-Solène Lescaille
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
charlottemancharlotteman   09 juin 2012
A Yabad, c'était vraiment la guerre, contrairement aux histoires de Grand-mère. Les maisons des amis de Papa étaient criblées de balles. Cela m'avait terrorisé car il ne m'était encore jamais venu a l'esprit qu'une balle puisse pénétrer a l'intérieur d'une maison. Les portes en fer peintes étaient percées de trous qui laissaient voir le salon.
Papa avait que chez nous ça ne risquait pas d'arriver car nous étions différents. Nous l'avions cru parce que les gens de Yabad parlaient autrement et surtout parce que chez nous les portes étaient en bois.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
charlottemancharlotteman   09 juin 2012
Je fais plus israélien que le commun des Israéliens et rien ne me fait plus plaisir que de l'entendre de la bouche d'un Juif. On me dit souvent : "Vous n'avez vraiment pas l'air arabe. " Certains prétendent que c'est du racisme, mais pour moi, c'est un compliment. Comme une victoire. Etre juif : n'est-ce pas ce que je voulais ? Apres beaucoup d'efforts, le résultat est là.
Commenter  J’apprécie          30
charlottemancharlotteman   09 juin 2012
Et chaque nuit je continuais de me faufiler dans le lit de Grand-mère. Ce n'était plus le noir, les voleurs ou les chiens qui m'effrayaient, mais la mort de celle qui était à côté de moi. Le sentiment de sécurité que me procuraient son grand corps s'amenuisa peu a peu. Jusqu'au jour où je n'allai plus la rejoindre que pour la protéger. Que de fois me suis-je réveillé et, retenant ma respiration, ai-je approche ma main de sa bouche ! Tant que je pouvais sentir son souffle chaud sur ma paume, je savais que le rendez-vous avec la mort n'était pas encore venu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
charlottemancharlotteman   09 juin 2012
[...] mon père n'a plus envie de se battre. Il suit les informations internationales, mais il a cessé de trouver des solutions et des réponses à tout, de donner son interprétation des choses. La révolution ne l'intéresse plus, ni l'égalité, pas plus que la terre ou un Etat libre. Papa s'est résigné. Il dit qu'eux aussi, les Palestiniens, doivent se soumettre, [...].
Commenter  J’apprécie          20
charlottemancharlotteman   09 juin 2012
Ils ne vont pas me reconnaître. J'ai vraiment l'air d'un Juif. Pourvu qu'ils ne voient pas ma femme ! J'aurais quand même pu trouver quelqu'un de moins typé ! Elle cherche à calmer la gamine, en arabe ; je lui crie de se taire si elle veut vivre.
Commenter  J’apprécie          30
Lire un extrait
Video de Sayed Kashua (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sayed Kashua
Paroles de lecteurs...à propos du livre de Sayed Kashua "La deuxième personne"
autres livres classés : palestineVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Jésus qui est-il ?

Jésus était-il Juif ?

Oui
Non
il était Zen
Catholique

10 questions
1058 lecteurs ont répondu
Thèmes : christianisme , religion , bibleCréer un quiz sur ce livre