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Olivier Mannoni (Traducteur)
EAN : 9782709628044
518 pages
J.-C. Lattès (02/11/2006)
3.28/5   113 notes
Résumé :
Un tableau peut-il rendre fou et pousser au meurtre ? Un suspense haletant dans la hollande du XVIIe siècle autour du génial Rembrandt. Amsterdam, 1669 : un teinturier spécialisé dans la couleur bleue assassine sauvagement sa famille. Le lendemain, le gardien de sa prison est lui-même pris d'un accès de folie et massacre sa compagne. Quel secret se dissimule derrière ces meurtres ? Pourquoi un mystérieux tableau est-il lié à chacun d'eux ? C'est ce que devra découvr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
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sandrine57
  20 septembre 2020
Amsterdam, 1669. Comme tous les habitants de la ville, le jeune gardien de prison Cornelis Suythof est choqué par le drame qui a touché la famille Melchers. le maître teinturier, pris d'un accès de folie, a massacré femme et enfants et depuis, mutique, il occupe une cellule du Rasphuis, la prison d'Amsterdam. Mais pour Cornelis, le pire reste à venir. Quelques jours plus tard, c'est son collègue et ami, le maître de discipline Ossel Jeuken, qui commet à son tour un meurtre en fracassant le crane de sa maîtresse. Il était en possession d'une étrange toile représentant la famille Melchers, peinte à la façon de Rembrandt, mais dont la couleur bleue infirmait qu'elle soit de la main du Maître. Pour prouver l'innocence de Ossel, Cornelis prend tous les risques et finit par être chassé de son poste de gardien. Loin de renoncer, il reprend sa place auprès de Rembrandt dont il avait été l'élève jadis. le vieil homme, ruiné et boudé par ses contemporains, pleure la mort de son fils Titus et se repose entièrement sur sa fille Cornelia pour gérer le peu de biens qu'il lui reste. Sous le charme de la jeune fille, Cornelis commence une dangereuse enquête à laquelle le peintre semble mêler.
Polar historique, romance, roman de cape et d'épée, roman d'aventures, La couleur bleue est tout cela à la fois. On y découvre Amsterdam au XVIIè siècle et, dans les pas du jeune héros, Cornelis Suythof, on dévoile un complot d'envergure où se mêlent la prostitution forcée des filles de notables, la conspiration d'une secte catholique et, bien sûr, le mystérieux pigment bleu qui rend fou celui qui l'approche.
Alors bien sûr, les péripéties de Cornelis traînent un peu en longueur et les scènes où il est attaqué par ses ennemis et enfermé dans une pièce obscure sans espoir d'en sortir, sont répétitives mais on ne pourra pas se plaindre du manque d'action. Cornelis affronte des brigands, se frotte aux marchands cossus et influents, frôle la mort à chaque coin de rue, sauve des jeunes filles en détresse, découvre un complot visant à déstabiliser les Pays-Bas et trouve encore le temps de peindre des nus et de compter fleurette à la fille de Rembrandt. On se laisse donc entraîner par sa fougue, sa détermination et sa fidélité à son ami Ossel, injustement condamné à mort. le tout est très divertissant et plaisant à lire. Et l'évocation de Rembrandt, dans la dernière année de sa vie, apporte beaucoup à cette histoire rocambolesque et amusante. Plaisant.
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Coventgarden
  03 novembre 2017
Et bien j'en ai peu lu il est vrai car ce genre de littérature m'attire peu en général sauf qu'il est sorti de ma PAL... Et donc j'y avais trouvé un fort intérêt et en parcourant la 4ème de couverture, je fus vite conquise par ma démarche.
Il faut dire que Rembrandt est un de mes peintres préférés et cette époque de peinture totalement, surtout les flamands.
Donc tous les ingrédients y étaient et je ne fus pas déçue car ce livre nous emmène dans un dédale d'enquêtes sur fond de XVIIème menant enjeux religieux, conquêtes, batailles et tortures mais évidemment talents.
Il est vrai que le lecteur peut être décontenancé de partager la vie d'un tel prodige, son quotidien, sa vie de famille mais Jörg Kastner s'en explique à la fin et l'on comprend sa stratégie pour mener à bien son récit inspiré de faits réels.
C'est une intrigue bien ficelée car durant les 500pages, on a peu de répit.
Je vous le conseille fortement, vous aurez compris.
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clude_stas
  01 janvier 2015
Amsterdam en 1669. La République des Provinces-Unies a déclaré son indépendance depuis 1581. Grâce à une politique d'accueil des calvinistes chassés d'ailleurs, et un réseau commercial (la Compagnie des Indes) assez intense, le pays prospère rapidement, tout en se méfiant de l'Espagne et de la France. En parallèle, un art de vivre très bourgeois se met en place, avec un certain goût pour un artisanat exotique très raffiné (porcelaine, verrerie, orfèvrerie). Et les arts de participer à cette influence sur l'Europe ; débarrassé de la tutelle de la religion, les artistes font éclater la peinture de genre : portrait, paysage, peinture animalière, nature morte. Les artistes deviennent les peintres du quotidien.
Rembrandt van Rijn, usé par ses différents deuils et ses ruines successives, vit sa dernière année. Son fils, Titus, est mort (mais il le voit en rue). Il vit sous la tutelle de sa fille, Cornelia. Il a un élève, Cornelis Suythof, peintre sans grande originalité, qui apprend que plusieurs crimes particulièrement violents ont été commis dans de grandes familles amstellodamoises. Par hasard, il comprend qu'un tableau à la manière de Rembrandt, au bleu profond, est au centre de l'affaire (qui débouchera sur une vaste manipulation)…
A la lecture de ce roman, j'ai très vite compris que Jörg Kastner avait choisi délibérément cette année-là, car elle reste historiquement floue dans la biographie de Rembrandt. Passé de mode, le vieil homme va livrer encore quelques autoportraits, mais ne connaîtra que tardivement la reconnaissance publique. Alcoolique, dépensier, mettant en danger lui et les siens, il n'est plus que l'ombre de lui-même. Mais au-delà de la figure tutélaire, l'auteur nous décrit tous les aspects d'une société et de sa culture : gastronomie, urbanisme, mode, art de vivre mais également les tulipes, les lieux de plaisirs, les collections, les leçons d'anatomie, la spéculation boursière, les prisons et, même une légende urbaine : la Maison des Eaux, procédé ingénieux pour mener un interrogatoire.
Ceci n'est pas un thriller. Ni un roman policier. Ni même un roman historique, ou de cape et d'épée. Mais bien un peu de tout cela en même temps. Si bien qu'arrivé vers la page 400, je ne me demandais pas comment tout cela allait-il se terminer, mais bien … quand. Bref, pas désagréable, pas emballant, mais si vous n'êtes pas fanatiques des romans picaresques de Michel Zévaco, cette intrigue abracadabrantesque n'est absolument pas faite pour vous.
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LiliGalipette
  25 juin 2010
Roman de Jörg Kastner.
"Roman inspiré par les carnets du peintre et gardien de prison Cornelis Bartholomeusz Suythof, rédigés à Amsterdam, à bord du voilier Tulpenburgh et aux environs de Batavia de 1670 à 1973." (p. 9)
1669 à Amsterdam. Deux meurtres particulièrement violents sont commis en présence d'un tableau dont la couleur bleue, mystérieuse et inquiétante, semble rendre fou quiconque la regarde. Cornelius Suythof, un élève du vieux peintre Rembrandt van Rijn, décide de mener l'enquête. Il découvre un sordide trafic de femmes, des malversations au sein de la prestigieuse Compagnie des Indes Orientales et un complot de catholiques extrêmistes contre l'église calviniste des Pays-Bas.

Le livre s'ouvre sur une mauvaise carte d'Amsterdam au XVII° siècle qui ressemble à une vulgaire photocopie. le personnage principal a le chic pour s'embarquer dans des aventures tellement rocambolesques et farfelues que j'ai cessé d'y croire après la page 75. J'ai terminé les 430 autres pages, mais avec quelle difficulté! le texte enchaîne des poncifs et des locutions usées sur la beauté des femmes, la noblesse des héros, l'infamie que traînent les pauvres et les filles de joie, et bla et bla et bla. Je ne sais pas si c'est dû à la traduction ou si le texte original est ainsi écrit, mais les anachronismes de langage sont légion! Les dialogues ne dépareraient pas dans la bouche de certains jeunes de banlieues. le récit mélange du fantastique de mauvaise facture, des considérations sur l'art et la peinture des plus banales et des touches historiques mal documentées et bien peu référencées.
La couleur bleue, au centre du récit, est très mal servie. Couleur traditionnellement utilisée pour représenter le divin, les cieux ou le manteau de la Vierge, elle devient ici une couleur diabolique aux pigments mortifères. L'idée n'est pas mauvaise, mais elle est lamentablement traitée dans un roman d'aventure bien trop ambitieux et bien mal écrit.
Lien : http://lililectrice.canalblo..
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Moinotte
  02 décembre 2012
Je n'ai pas réussi à entrer dans cette histoire. J'ai trouvé ce roman mal écrit (ou mal traduit?). le style n'est pas très recherché, pas agréable, il ne nous permet pas de nous embarquer dans le roman. Et l'histoire ne tient pas vraiment debout... J'avais tout de même envie de savoir comment ce tableau avait pu rendre des gens fous au point de les pousser au meurtre. Mais quand je l'ai su, j'ai été déçue, j'ai trouvé la solution facile. J'ai sauté plein de pages entre temps et quand je suis arrivée à ce moment-là, j'ai immédiatement abandonné.
J'ai trouvé aussi que les mêmes situations se répétaient souvent, sans que l'intrigue avance beaucoup : le héros se fait battre, éventuellement enfermé ensuite, mais il arrive à s'échapper, avant de tomber dans un nouveau piège où il se fera battre et éventuellement enfermé mais il s'en sortira, etc. C'est souvent les mêmes personnages qui l'attaquent en plus...
En bref, j'ai trouvé ce roman vraiment pas terrible.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
raynald66raynald66   07 juin 2017
Les victimes ont été tuées par une main humaine, pas par les personnages
d'une toile, constata Katoen.
D'un autre côté, on ne peut pas écarter votre remarque du revers de la main.
Le tableau joue peut-être effectivement un rôle important,
mais pas celui que vous croyez
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saphoosaphoo   16 juillet 2011
C’était en outre un lundi, dit “lundi bleu” dans le milieu des teinturiers spécialisés dans le pastel. Les dimanches chômés, on laissait les draps baigner plus longtemps que d’habitude dans la teinture, et le lundi on les suspendait pour les faire sécher à l’air. Comme c’était en séchant que la marchandise prenait sa teinte, on parlait de “lundi bleu”. Ce jour-là, en général, les compagnons teinturiers n’avaient pas grand-chose à faire, le calme régnait donc aussi le long du Färbergracht
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saphoosaphoo   16 juillet 2011
Je me tournai de nouveau vers le tableau et observai les habits de la famille du teinturier-pastelier, où s’exprimaient différents nuances d’un bleu pénétrant. Le fond, le mur de la salle commune, était bleu lui aussi, plus sombre que les vêtements et pourtant d’une étonnante luminosité. Cette clarté bleue semblait rayonner sur toute la peinture, comme s’il fallait qu’elle en sorte pour envelopper et ensorceler celui qui l’observer.”
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NikozNikoz   12 juillet 2014
Cette clarté bleue semblait rayonner sur toute la peinture, comme s’il fallait qu’elle en sorte pour envelopper et ensorceler celui qui l’observer
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myahappymyahappy   08 octobre 2014
Les Flots et le ciel encerclent notre petit monde,
Le protègent, et face à ce bleu clair et lumineux qui m'entoure je commence à me demander comment cette couleur à pu me paraître aussi menaçante, à moi et à d'autres.
Commenter  J’apprécie          10

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