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ISBN : 2367402086
Éditeur : Scrineo (22/01/2015)

Note moyenne : 4/5 (sur 240 notes)
Résumé :
Leth Marek, champion d’arènes, se retire invaincu, au
sommet de sa gloire. Il a quarante ans, une belle fortune et deux jeunes fils qu’il connaît à peine. C’est à Kyrenia, la plus grande cité du monde, qu’il a choisi de les élever, loin de la violence de sa terre natale. Lorsqu’il croise la route d’un culte itinérant, une étrange religion menée par un homme qui se dit prophète, l’ancien champion ignore que son voyage va basculer dans le chaos. Dans le panier... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (125) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  05 mai 2015
Avec ce livre, Gabriel Katz nous fait du Gemmell like, light sans doute mais agréable à lire.

On alterne les points de vue de Leth Marek, champion d'arène qui veut refaire sa vie et qui va tout perdre, et celui de Varian, jeune orphelin qui veut faire sa vie et qui risque bien de tout perdre ! Et c'est l'amour qu'ils portent l'un à une jeune prêtresse, l'autre à une jeune prostituée, qui va peut-être les rassembler…
Difficile de ne pas voir dans Leth Marek le vieux guerrier blasé se battant à coup de hache et de punchlines stalloniennes un hommage à Druss le vieux guerrier blasé se battant à coup de hache et de punchlines stalloniennes, héros fétiche du regretté David Gemmell, maître anglais de la fantasy épique. Mais cela va largement au-delà de l'emprunt car quantité de petites choses rappellent tout ce qui a plu aux easy readers amateurs du genre…
Le premier chapitre est excellent, mais la suite n'est pas du même tonneau. Qu'importe, on adore s'attacher aux bons et détester les méchants, et tout se lit très bien et très vite car c'est fluide et dynamique. Et le chapitrage bien pensé et les nombreux rebondissements, parfois dark histoire de montrer qu'on n'est pas chez les bisounous, font de ce livre un bon page-turner ! Par contre les twists de fin sont encore plus sadiques que ceux des fins de saisons des séries hollywoodiennes… Vite la suite, le suspens est insoutenable avec ces trahissions et ces révélations de ouf !!!
Par contre 3 points ont refreiné mes bonnes sensations :
- le 1er point, c'est que les dialogues étaient sont régulièrement comme en décalage avec le ton et leu, avec des tirades trop légères et trop familières, voire djeun des « ta gueule », « ta mère », « eh gros… » « tu commences à me courir sur le haricot « ça me fait une belle jambe »… D'un autre c'est côté c'est éditer par Scrinéo, un éditeur spécialisé en Young Adult, donc impossible de savoir si c'est un style propre à l'auteur ou s'il s'est exécuté pour se rapprocher du public cible.
- le deuxième truc c'est que le worlbuilding est particulièrement limité
Une ville qui se résume à un quartier, un village qui se résume à un château, quelques campements et 1 ou 2 auberges… Cela ne va pas plus loin que les décors d'une série cheap genre ce bon "Zorro" de Disney. Je m'excuse par avance auprès des amateurs de l'auteur s'ils me trouvent dur sur ce point, car j'ai peut-être loupé quelque chose puisqu'il s'agit du 5e livre de l'auteur situé dans le même univers qu'il a créé… (Peut-être que mis bout à bout, il s'étoffe par petites touches ?)
- le 3e truc c'est qu'on devine très rapidement que le thème principal sera suivi des guerres de religions, mais en s'inspirant d'époques et donc de civilisations différentes, cela nuit à la construction et donc la perception du truc.
Les deux religions semblent rejouer le psychodrame collectif des païens persécuteurs et des chrétiens martyrisés, mais le culte naturaliste de la Grande Déesse emprunte tellement à l'Eglise médiévale avec ses prélats et ses inquisiteurs que cela vient inutilement brouiller les pistes. On peut aussi voir une opposition entre catholiques conservateurs et protestants réformateurs, mais ici c'est l'église en place qui utilise le dogme de la prédestination pour justifier les inégalités sociales…
Finalement ancienne religion et nouvelle religion sont renvoyés dos à dos car les deux camps ne souhaitent que le pouvoir et l'argent, misant sur le choc des civilisations et la radicalisation des positions (comme les politiques qui veulent inspirer une ferveur qui servira leurs desseins, mais à laquelle ils ne succomberont jamais)… Mine de rien, on dirait les discours actuels des dirigeants de la planète, qu'ils soient capitalistes ou terroristes… L'auteur développerait-il un discours anti-système ? Bien sûr que oui avec cette récurrence des piques contre les homines crevarices qui ne jurent et vivent que pour l'argent et le pouvoir qu'il octroie sur autrui ! ^^

Pour ne rien gâcher, le livre-objet est réussi avec une belle illustration de couverture d'Aurélien police, une mise en page claire et aérée ainsi que du papier agréable au toucher. Et après des éditeurs pleureuses vont encore se lamenter qu'on ne peut plus imprimer en France et qu'ils sont obligés de délocaliser dans un pays à plus bas coût de la main-d'oeuvre. Il va sans dire qu'ils sont hypocrites en plus d'être pathétiques.
C'était mon premier Gabriel Katz, et vraisemblablement pas le dernier, et les easy readers vont adorer…
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lyoko
  23 août 2016
Un vieux champion d'arene prend sa retraite et ne désire plus que de profiter de ses enfants et d'un retraite bien méritée. Mais sa destinée va vite changer quand il va croiser le chemin d'une secte mise en danger.
Un premier tome assez prenant, avec une intrigue qui donne envie de savoir le pourquoi du comment.
J'ai une grande affection pour le danseur dans ce tome, il est jovial et plein d'humour a ses heures.
Un roman qui se lit vite en bien.
Commenter  J’apprécie          412
florencem
  28 janvier 2017
Un début de lecture un peu étrange. J'ai commencé avec un regard assez détaché sans vraiment entrer dans l'histoire. Je ne me suis pas ennuyée mais difficile de prendre part à l'univers. Et puis, petit à petit j'ai commencé à m'attacher à Leth, notre héros, puis à Varian, notre second protagoniste. Ensuite, les intrigues se succédant, j'ai pris du plaisir à découvrir ce monde étrange où les apparences sont toujours trompeuses.
Ce premier tome d'Aeternia nous entraîne dans un monde où la religion a une place très importante au point où une guerre des cultes se met en place. Rien de très étonnant, surtout à l'époque où se situe l'histoire. Et c'est de là que tout part. Très vite, on se rend compte que ces religions qui pourtant prêchent le bon, ne sont que pourriture, désaveux, manipulations, mensonges, hypocrisie... Il ne faut se fier à rien et c'est pour ainsi dire le maître mot de cette histoire. C'est un peu déroutant en un sens, mais cela est très bien contrebalancé avec les protagonistes principaux. D'un côté la naïf Leth qui découvre petit à petit l'injustice de ce monde qu'il croyait pourtant plein de vertus, et de l'autre Varian, ce jeune novice qui va vite apprendre l'envers du décor. Brutal, immoral, répugnant... Plus on en apprend, plus on se dit que Leth et Varian auraient mieux fait de rester dans leurs contrées natales.
Et cela ne fait qu'empirer. Quand l'un ou l'autre veut se montrer honnête ou fairplay, ils se rendent compte que ce n'est absolument pas comme cela qu'ils pourront s'en sortir. Un engrenage vicieux au possible. Comme si au final, le côté pieux de l'histoire n'était en fin de compte qu'une corruption inévitable. La dénonciation des cultes et surtout de ceux qui la pratique est bien traitée à mon goût. Elle prend sens très rapidement, et je n'ai pas été choquée outre mesure de voir les machinations qui se dévoilent peu à peu. Un combat sans fin pour nos héros qui dès le départ semble perdu d'avance. Et c'est assez difficile à lire, car à aucun moment, je me suis dit que nous allions avoir un happy ending. Impossible. Pas avec toutes ces ramifications, avec ces influences, cette acceptation...
Les personnages donnent cependant du baume au coeur. Fort heureusement. Leth est un gros nounours mal léché qu'on apprend très rapidement à aimer. J'ai quelque peu eu du mal avec ce qui lui arrive au début du tome et sa façon de le gérer. Même si cela colle au personnage, j'ai trouvé cela un peu déstabilisant. Mais c'est un détail qui passe rapidement. Varian est, en un sens, moins sympathique, mais on s'attache tout de même. Son ambition et ses doutes font de lui un être ambigu qui se cherche et qui est très souvent sur le fil du rasoir. Il fait de son mieux avec ce qui l'entoure. Desmeon est pour moi le personnage que j'ai le plus aimé. Mystérieux et avec ce répondant absolument génial. Chacune de ses répliques étaient un pur bonheur. Et je pense qu'il y a énormément à apprendre de lui. Son passé semble, à lui seul, un parcourt des plus palpitant.
Et Aeternia là-dedans ? Et bien... on en entend vaguement parler à quelques reprises, mais cela reste un mystère absolu. Si, comme le nom de la saga le sous-entend, c'est un élément clé de l'histoire, j'attends toujours... Quant au côté fantaisie... Pareillement. Un peu de "voyance" à un moment, mais on en reste là. Nous sommes vraiment plus face à une épopée du Moyen Age qu'à une aventure fantaisie comme j'aurais pu m'y attendre.
Parlons maintenant de la fin... Des trahisons et un meurtre de sang froid. Deux éléments qui m'ont finalement décidée à ne pas lire le second tome. Déjà parce qu'arrivée à ce point de l'histoire, et même si ces éléments sont raccords avec l'univers, cela a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Une mort injuste, dénuée d'un certain sens vis à vis de l'auteur (pas du récit), qui prendra peut-être tout sa signification dans le tome deux, mais ce sera sans moi. Les deux trahisons... Autant l'un des personnages concerné était pour moi louche depuis le début, autant le second... Rien que d'y repenser, j'ai la nausée. Quand on prend du recul et qu'on se met à penser à tous les événements du début qui sont liés à ce moment unique... Ecoeurant... Abjecte... Et je ne veux même pas connaître les raisons de tout cela. C'est dommage.
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kuroineko
  25 août 2018
J'ai bien fait d'écouter les conseils de ma bibliothécaire qui m'a vivement recommandé ce diptyque. de Gabriel Katz, je ne connaissais jusqu'alors que le nom, rattaché au genre fantasy.
Et c'est effectivement dans un univers fantastique qu'il nous entraîne, fortement inspiré de l'Antiquité romaine et des civilisations païennes.
L'histoire débute avec le dernier combat avant une retraite bien méritée du grand champion des arènes de Morgoth, le gladiateur Leth Marek. 120 kg de muscles, une impressionnante double hache et série de victoire. Mais également une envie profonde de s'éloigner de cette ville et vie violentes. Après ce dernier duel, lui, ses deux fils et sa maisonnée prendront le chemin vers Kyrenia, la grande cité érudite, siège du Temple originel de la Grande Déesse.
Comme on pouvait s'en douter, tout ne se passe pas vraiment comme prévu dans ses rêveries de paix et de savoirs. En sauvant la prêtresse d'un autre culte, jugé hérétique, Leth Marek se trouve pris entre les tenants de la Grande Déesse et ceux du dieu Ochin qui veut s'imposer sur toutes les divinités.
La connotation religieuse est très forte dans ce premier opus. Kyrenia fait penser à Rome qui accueillait avec bienveillance tout culte, tant qu'il ne remettait pas en cause l'ordre établi. En cela, les prêtres d'Ochin s'adressant surtout aux gagne-petit, domestiques, manoeuvres, etc, peut s'apparenter aux débuts du christianisme. En tête de cette nouvelle religion se tient le Prophète, secondé par un intendant et des dizaines de prêtres et prêtresses. La comparaison s'arrête là, l'auteur faisant preuve de plus d'imagination qu'un simple copié-collé d'à l'Histoire dans un univers imaginaire. Il y glisse aussi un élément qui donne son titre au diptyque mais qui reste très flou et entouré de mystères.
Outre le champion Leth Marek, d'autres personnages valent le déplacement comme le mystérieux et souvent fatigant Desmeon. A Kyrenia, Varian, jeune novice venu s'engager au temple originel avec l'ambition de devenir le nouveau Patriarche, va découvrir de visu les réalités et les dessous parfois malpropres du coeur du culte à la Grande Déesse. Au temps pour sa juvénile naïveté de départ mais il se montre fin et intelligent.
L'écriture de Gabriel Katz, sans être extraordinaire, est plaisante à lire. Certains de ses dialogues font preuve de beaucoup d'humour. Mais il n'hésite pas à malmener ses personnages.
Le premier tome se lâche assez difficilement tant les intrigues se multiplient, avec des enjeux croissants. Quant au dénouement de la Marche du Prophète, ça devrait être interdit quand on n'a pas le deuxième volume à portée de main! Chapeau pour le suspense mis dans la conclusion du dernier chapitre qui pousse forcément à vouloir entamer à tout prix la suite pour savoir. Il m'a fallu attendre trois jours avant de pouvoir emprunter L'envers du monde à la médiathèque. Terrible épreuve...
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KrisPy
  16 février 2015
Dans un monde parallèle aux allures gallo-romaine, Leth Marek est un champion des arènes de la ville de Morgoth. Il a la quarantaine et envie de se mettre à la retraite. Il part avec ses deux fils adolescents qu'il n'a jamais vraiment connus, étant séparé de leur mère, pour Kyrenia "la plus grande ville du monde".
Il part pour commencer une nouvelle vie dans cette cité du savoir et de la culture... qui est aussi la ville de la Grande Déesse, là où se trouve le grand Temple et les grand prêtres, le culte religieux que tout le monde doit respecter...
Il part pour jouer son rôle de père auprès de ses fils, il range donc sa grosse hache, son arme fétiche, désormais inutile, car il ne veut plus jamais se battre...
Mais les choses ne vont pas se passer comme prévu, et la hache va devoir reprendre du service...
Pendant ce temps-là, dans la cité du savoir, Varian jeune novice ayant pour ambition de devenir grand prêtre, est fortement aidé par le destin dans son parcours... des complots se trament dans la cité de la Grande Déesse. de plus, les gens du bas peuple se liguent et commencent à renier la Déesse et sa religion pour embrasser un culte, celui d'Ochin, et suivre la voie du Prophète, un homme étrange et visionnaire.
Voilà pour le résumé, succinct, car je ne souhaite pas dévoiler les surprises de l'intrigue, car c'est tout ce qui est (vaguement) intéressant dans cette histoire.
Je ne corresponds apparemment pas au public visé par ce genre de littérature, car il y a clairement un cible marketing (c'est déjà révélateur...).
Gabriel Katz, l'auteur, est spécialiste dans l'écriture impersonnelle : il a été "le nègre" pour une trentaine de livres pour de "grandes maisons d'édition". Cela sous-tend souvent le pire, pas vraiment le meilleur.
Son écriture est plate, fade, et se base sur une accumulation de clichés héroîc-fantasy : le grand héros sombre et ténébreux, fatigué et désabusé mais indéboulonnable - le beau et jeune guerrier plein d'humour, boute-en-train, qui deviendra ami avec le héros après avoir été en concurrence avec lui - la belle jeune femme sympathique et futée - le jeune homme ambitieux et tiraillé entre son ambition, son coeur et son éthique - les bons, les méchants, et même un petit chien tout mignon qui fait des facéties... Que tout cela est manichéen et convenu !
On écrit aussi les dialogues comme on parle, genre moderne, genre "d'jeune's", ce qui sonne anachronique dans l'ambiance des lieux et de l'intrigue...
Bref, c'est lourd, indigeste, sans saveur et énervant.
Mais ce style de livre peut plaire, à un public d'ados gamers peu difficile sur le plan littéraire.
(Et pourtant, je suis également une "gameuse", et j'aime les bd et le fantastique, fan depuis toujours du Seigneur des Anneaux, amatrice de Star Wars... une geek quoi ! mais impossible d'apprécier ce livre pré-mâché... je n'aime pas avoir l'impression de regarder un très mauvais péplum quand je lis.)
Je remercie cependant Babelio et Masse Critique pour leur démarche, car il est important que les livres soient lus et critiqués par un vrai public, impartial, et pas seulement par des critiques payés pour cela. Et merci également aux éditions Scrineo pour leur effort... ils sont arrivés à trouver mon adresse et à m'envoyer le livre après plus d'un mois d'attente. ^^
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critiques presse (1)
Elbakin.net   02 février 2015
Comme dans Le Puits des Mémoires, les personnages de La Marche du Prophète sont hauts en couleur, mémorables tandis que les dialogues se montrent piquants et savoureux. Alors on s’attache, on les suit, on s’inquiète et on rit. On vit le récit.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   11 mai 2015
Leur dieu, venu des lointaines terres du Sud, combattait ouvertement l’un des principes fondateur de la Grande Déesse, qui voulait que le destin des hommes soit tracé dès leur naissance. Et ce simple désaccord philosophique soulevait un vent de révolte chez les petites gens.
- C’est-à-dire qu’ils rejettent la fatalité ? demanda Varian
- Exactement. Pour nous, les maîtres sont des maîtres parce qu’ils sont nés pour l’être, et les servants sont des servants parce que la Déesse a bien voulu qu’ils récurent notre crasse. Pas pour les disciples d’Ochin ! Ils bourrent le crâne des petits en les persuadant qu’ils pourraient être grands.
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florencemflorencem   27 janvier 2017
- Il est d’une connerie, ce chien, c’est affligeant, grommela-t-il en laçant le col de sa chemise.
- C’est la jalousie qui parle. Le jour où tu feras la moitié de ce que je lui ai appris, tu feras fortune dans le cirque.
- Ah oui ? Tu lui as appris quoi, à part assis et debout ?
- Rien pour l’instant, mais c’est déjà énorme… Tu me diras, tu fais ça bien, toi aussi, mais pas encore sur commande – il claqua des doigts : Assis, Leth Marek !
- Desmeon, tu m’épuises.
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bran_601bran_601   22 janvier 2015
"Respirer. Ne plus penser à rien. Sentir sous ses doigts le manche rugueux de la hache, planter son talon dans le sable de l'arène, fermer les yeux et attendre. Oublier le murmure de la foule, la chaleur qui montait du sol, le claquement des bannières au sommet des gradins. Se recueillir, comme pour une prière. Un rituel si familier qu'il en devenait presque apaisant, quelques secondes à peine avant le choc des armes. Mais, cette fois, Leth Marek ne put s'empêcher d'ouvrir les yeux, car c'était le dernier."
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AlfaricAlfaric   12 mai 2015
- Ton champion ne perdra pas, répondit Nahel Amon, rassurant. Les oracles nous sont extrêmement favorables.
- Ils l’étaient aussi pour d’expédition de Ridan. Il faut croire que les oracles ne tiennent pas compte des abrutis.
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AlfaricAlfaric   10 mai 2015
Le temps que durait la tempête – cinq, dix minutes -, de parfaits inconnus se serraient les uns contre les autres, et tout d’un coup l’averse cessait, le tonnerre s’éloignait, chacun reprenait le cours de sa vie. De belles amitiés – parfois plus – se nouaient sous la tempête, et les étrangers comprenaient enfin cet étrange proverbe kyrénien : « Si tu cherches une épouse, attends l’orage. »
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Vidéo de Gabriel Katz
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