AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2070403270
Éditeur : Gallimard (15/05/1998)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 78 notes)
Résumé :
La chambre noire de Longwood
Le voyage à Saint-Hélène

Perdue au milieu de l'Atlantique Sud, Sainte-Hélène, l'île d'où on ne s'échappe jamais. Un rocher lugubre battu par les flots et le vent. Déporté par les Anglais après Waterloo, Bonaparte s'efforcera, pendant cinq ans et demi, de rester Napoléon en dépit des humiliations.
Amoureux des îles, Jean-Paul Kauffmann s'est embarqué un jour à bord du seul bateau qui dessert Sainte-Hélène. ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
brumaire
  07 février 2018
Dès les premières pages , Jean Paul Kauffmann avoue " un faible pour Bonaparte" , mais se défend d'avoir "jamais éprouvé d'inclination pour Napoléon" . Alors, demande le lecteur lambda un peu au fait de la production littéraire de Jean Paul, pourquoi ces deux livres ouvertement "napoléoniens" :" Outre-Terre" , qui est consacré à la bataille d'Eylau, et "La chambre noire de Longwood" dont le propos est de nous faire partager la vie de l'Empereur à Saint-Hélène.
Résumer un livre de Jean Paul Kauffmann est difficile. J'avais expérimenté l'enjeu à la fin d' Outre-Terre , lu en 2017. Ecrire un compte-rendu du livre sur Babelio m'avait couté pas mal d'échauffement neuronal...
Le mieux est peut-être, simplement , d'entendre Jean Paul Kauffmann dans un passage de " La chambre noire...". Il dialogue avec la vieille Lady rencontrée sur le bateau . Ces paroles peuvent servir de profession de foi à l'auteur.
" Je ne comprends pas chez vous, comment dire...ce fétichisme du lieu, cette obsession que vous avez pour les vestiges. Je vous ai étudié depuis le début ! Quelle prétention ! Mais pour qui vous prenez- vous ? Une sorte d'Hercule Poirot, qui remonte le temps ?
- Pour le fétichisme du lieu, vous avez raison. Mais pour Hercule Poirot, vous avez tort. Ce qui m'excite justement, c'est le passé que je n'atteindrai jamais , le pittoresque que je ne pourrai jamais reconstituer. Comprenez- vous que c'est ce" jamais", définitif, irréparable, sans retour qui m'exalte ? D'ailleurs, vous vous trompez, ce n'est pas l'indice que je recherche mais l'imprégnation.
Absorber les bruits, les odeurs, les images. C'est le dépôt qui se forme sur le passé qui me passionne . La coloration, le vernis qui recouvrent les objets et les lieux. La patine du passé on ne peut l'enlever. Cette impossibilité matérielle me fascine. "
Jean Paul Kauffmann a passé dix jours sur l'île de Saint-Hélène. Juste le temps d'une escale, pour "s'imprégner ", comme il le dit.
Son livre tient à la fois du livre d'histoire, du guide touristique, de l'autobiographie aussi, même s'il n'aborde jamais ses trois années de captivité au Liban. le fait de s'intéresser à ce grand reclus que fût Napoléon n'est peut-être pas anodin. Sa démarche est inimitable. A travers sa prose l'on sent l'homme : pudique et réservé , mais pugnace aussi quand il a une idée fixe . Tout au long des 360 pages de l'édition de poche Folio, le lecteur accompagne Jean Paul Kauffmann dans sa découverte de l'île. Les lieux bien sûr, cette demeure improbable de Longwood située dans la partie la plus déshéritée de Sainte-Hélène, mais aussi les hommes qui l'habitent aujourd'hui : Michel Martineau , consul honoraire de France, et son père Gilbert dont Kauffmann pourrait faire le sujet d'un livre, tant le personnage est haut en couleur.
Avec de nombreuses échappées dans le passé, l'auteur nous fait revivre l'épopée napoléonienne pour la mettre aussitôt en résonance avec ce qu'il en reste sur ce rocher perdu de l'Atlantique sud. Il scrute les portraits de l'Empereur pour y déceler quelques signes qui pourraient expliquer l'inexplicable : comment en est-on arrivé là ?
Cornaqué par Michel Martineau, le consul honoraire de France , dans sa visite des appartement de Napoléon, Kauffmann profite d'une absence de son guide pour s'allonger sur le lit de camp de l'Empereur. Toujours l'imprégnation. Et l'auteur ne vous fera pas grâce des commentaires souvent sarcastiques des "évangélistes" , à savoir les quatre généraux (Las Cases,Montholon,Bertrand, Gourgaud ) , chargés de compiler la bonne parole pour la gloire future de l'Empereur.
Mais le grand propos du livre est plus d'ordre...métaphysique : c'est une méditation , alimentée par les digressions Kauffmanniennes ,sur la solitude, la déchéance, la déréliction,la mort, et le dérisoire de toute chose. Sur l'ennui aussi . Ennui qu'éprouvent les habitants de l'île et qu' a dû éprouver Napoléon et sa suite. La géographie et le climat de l'île s'accordant parfaitement avec ce propos.
Un livre passionnant .





+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          134
andras
  13 juin 2016
C'est un livre très singulier et très subtil que nous donne à lire Jean-Paul Kauffmann avec "La chambre noire de Longwood". Cette chambre noire est celle de Napoléon à Sainte-Hélène dans la demeure de Longwood qui lui a été assigné et où il mourra le 5 mai 1821 après six années de captivité. L'auteur nous fait le récit du séjour qu'il a effectué sur cette île dans les années 90, au bout d'un voyage de plusieurs jours en bateau, le seul moyen de s'y rendre à cette époque. Chacun des neuf chapitres correspond à une journée de ce séjour. On le suivra ainsi presque pas à pas sur ce "caillou" perdu dans l'Atlantique Sud, île-prison d'où toute tentative d'évasion était impensable (même si JPK nous raconte qu'un prisonnier, un hollandais, réussit à s'en échapper à la fin du siècle dernier). Les découvertes sur place de l'auteur s'enrichissent des récits qu'ont fait les principaux témoins de la captivité de l'Empereur, qu'il s'agisse de ses aides de camp, de ses domestiques ou bien de ses geôliers anglais. Pour éclairer la déchéance de Napoléon et ses états d'âmes, l'auteur remonte à l'histoire de la campagne de Russie et notamment la bataille d'Eylau qui a ses yeux constitue le tournant de cette épopée - cette bataille où le "Colonel Chabert" De Balzac fut laissé pour mort après la charge héroïque de son bataillon de cavalerie. JPK est aussi très attentif à tous les détails qui permettent de faire resurgir le passé : tableaux, paysages, flore, odeurs, météorologie, lumières ... tout est convoqué dans ce travail de mémoire. Travail rendu d'autant plus difficile que le climat qui règne sur cet île et tout particulièrement sur Longwood est très humide et que tout pourri très vite quand ce n'est pas la proie des termites. L'auteur rencontre aussi sur place les "gardiens du temple" : le consul de France à Sainte-Hélène ainsi que son père, ancien consul et personnage très singulier, qui habitent tout deux Longwood, dans le "domaine français" de Saint-Hélène (racheté aux anglais en 1858) ainsi que l'actuel gouverneur (anglais) de l'île. L'auteur trace de Gilbert Martineau, le père de l'actuel consul, un portrait saisissant, qui pourrait aisément figurer dans un roman De Balzac. Enfin JPK fait aussi la connaissance sur cette île de deux touristes anglaises assez âgées, qu'il croise à plusieurs reprises au cours de ses pérégrinations et les brefs dialogues qu'il a avec elles pourraient cette fois être tirés d'un roman d'Agatha Christie.
Ce livre est pour moi une totale réussite en étant tout-à-la fois un passionnant livre d'Histoire, un récit de voyage insolite, une vibrante leçon d'observation et d'imprégnation et un traité (involontaire) de sagesse. Sensibilité, acuité du regard, modestie et intelligence se conjuguent ici de façon merveilleuse. Je reste sous le charme.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
sweetie
  15 juillet 2016
Jean-Paul Kauffmann, dans ce récit, est allé jusqu'au bout de son imprégnation des lieux importants qu'a foulés Napoléon Bonaparte du temps de sa gloire jusqu'à sa déchéance. Des champs de bataille marquants, certains sur lesquels il ne reste aucune trace des événements, sauf ceux immortalisés par les peintres, Kauffmann tente de recréer les émotions vécues par l'empereur. Son ultime voyage, il le fera à l'île Saint-Hélène pour revivre les années de réclusion de Napoléon, entouré d'une suite composée de l'historien Emmanuel de Las Cases, le général Gaspard Gourgaud, le général Charles Tristan de Montholon, le général Henri Bertrand et Louis-Étienne Saint-Denis dit le « mamelouk Ali », fidèle serviteur. Tous ont l'intérêt de rendre compte des derniers moments de l'empereur. C'est un ouvrage sensible et on sent très bien la fébrilité et l'intérêt, à la limite obsessionnel, de l'auteur à l'égard de son sujet. J'ai beaucoup apprécié.
Commenter  J’apprécie          60
Frederic524
  27 août 2018
« La Chambre noire de Longwood » de Jean Paul Kauffmann est un classique de l'auteur. C'est à la fois un essai et un roman, Kauffmann nous parle de la mémoire historique, de son rapport au passé, au temps et surtout des dernières années de vie de Napoléon à Saint Hélène. L'empereur déchu est présent jusque dans l'absence. Celui qui est sans conteste avec le général De Gaulle, le personnage historique le plus célèbre dans le monde (un livre parlant des deux grands hommes est d'ailleurs sortis récemment et trône en tête des ventes de livres) est le fruit d'un travail formidable de l'auteur qui veut lever le mystère sur ces années d'exil de Napoléon. Lui, le grand homme n'est plus que l'ombre de ce qu'il fût. La psychologie de ce dernier est finement rendu. L'écriture est sublime et nous emporte très loin sur cet île maudite où Napoléon eut ce qui lui manqua le plus jusqu'à cet exil : du temps. Atteint d'un cancer de l'estomac, il succombera des suites de cette maladie mais pas seulement. La noirceur, la mélancolie qui chez lui n'était pas le bonheur d'être triste cher à Victor Hugo, cette bile le tuera aussi sûrement que le cancer qui l'affecta. Il attendra la mort et la percevra comme une libération puisqu'il fera alors corps avec l'éternité des génies et des Dieux. Mais ce que nous montre Kauffmann c'est que Napoléon, tout génie qu'il fût n'était pas un Dieu. Il n'aura de cesse de refaire la bataille qui le conduisit à Saint Hélène : Waterloo.. le dernier sursaut de l'aigle impérial n'aura duré que Cent jours. Mais quelle épopée ! La France qui ambitionnait d'être la première puissance de l'Europe continentale verra avec la chute et l'exil de Napoléon Bonaparte la fin ces chimères. Il y a dans le dénuement de la maison de Longwood, au milieu des rats et des vexations anglaises, quelque chose de profondément touchant car on est là face à un homme déchu qui n'a plus que ces souvenirs pour ressasser sa gloire .Ce qu'il atteindra la mort venue et le retour de ces cendres en France effectué bien des années plus tard c'est la fascination du monde pour son destin et aussi parce qu'à l'image d'un Alexandre le Grand, c'était un homme hors du commun !
Lien : https://thedude524.com/2017/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Mitchisback
  07 avril 2016
Voilà un livre plein de finesse et d'intelligence et à l'indéniable qualité littéraire.
Ce n'est pas une énième description de la vie de Napoléon à st Hélène. Pour cela, la littérature dédiée à ce sujet est suffisament riche bien qu'il faille discerner ce qui relève du mythe, de la légende et ce qui relève de la réalité historique.
Toute cette littérature, JPK s'en imprègne, et avec recul nous propose un voyage tant géographique que temporel.
Il Oscille entre le présent et le passé, entre la petite et la grande histoire.
Il investigue, cherche à comprendre la façon dont Napoléon percevait et vivait sa captivité, lui, le lion en cage. L'homme d'action condamné à l'inaction. L'empereur des français, qui rêvait de grandeur et qui se retrouve général d'une simple maison, et dont le moindre de ses mouvements est épié par ses geoliers.
Et pourtant, il continuera à vouloir écrire sa légende, en y ajoutant un chapitre du héros devenu martyr.
Commenter  J’apprécie          30
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
SepoSepo   26 avril 2014
Napoléon fataliste:

"Napoléon a toujours été fataliste. Le 2 septembre 1816, évoquant l'apogée du règne, il fait cet aveu à Las Cases: "Je voyais clairement arriver l'heure décisive. L'étoile pâlissait, je sentais les rennes m'échapper, et je n'y pouvais rien." Prescience de la catastrophe à laquelle il faut opposer l'admirable phrase du début, quand il était à vingt-cinq ans général de l'armée d'Italie: "Je voyais déjà le monde fuir sous moi, comme si j'étais emporté dans les airs." La confidence faite une fois de plus à Gourgaud date de 1817. Instantané qu'on pourrait presque qualifier de stendhalien, tant la fusion de la lucidité et du rêve répand une traînée lumineuse. Éclair qui traverse les mornes journées et irradie soudain la lourde opacité de Longwood. Tout y est. L'acceptation du risque, le bonheur déployé à perte de vue, la grande chevauchée de l'aventure. Pégase s'envole, il prend le mors aux dents, le destin s'emballe..."Je sentais les rênes m'échapper et je n'y pouvais rien."N'avait-il pas avoué un jour à las cases:"On peut donner une première impulsion aux affaires; elles vous entraînent.p.138/139
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
andrasandras   10 juin 2016
[dialogue entre l'auteur (JPK) et Amy (A), une touriste anglaise arrivée par le même bateau que l'auteur et qu'il croisera à plusieurs reprises au cours de son séjour]
A - Je ne comprends pas chez vous ce fétichisme du lieu, cette obsession que vous avez pour les vestiges. Je vous ai étudié depuis le début, ah oui ! Quelle prétention ! Mais pour qui vous prenez-vous ? Une sorte d'Hercule Poirot qui remonte le temps ?
JPK - Pour le fétichisme du lieu, vous avez raison. Mais pour Hercule Poirot, vous avez tort. Ce qui m'excite justement, c'est ce passé que je n'atteindrai jamais, le pittoresque que je ne pourrai jamais reconstituer. Comprenez-vous que c'est ce "jamais", définitif, irréparable, sans retour qui m'exalte ? D'ailleurs vous vous trompez, ce ,'est pas l'indice que je recherche mais l’imprégnation. Connaissez-vous le commissaire Maigret ?
Elle acquiesce.
JPK - Eh bien ! je serai plutôt de son école. Sentir, humer. Absorber, les bruits, les odeurs, les images. C'est le dépôt qui se forme sur le passé qui me passionne. La coloration, le vernis qui recouvrent les objets et les lieux. Mais la patine du passé, on ne peut l'enlever. Cette impossibilité matérielle me fascine. Saisissez-vous cette contradiction ?
A - Non. Mais j'aime bien votre commissaire Maigret. Il est si français ! Ce que vous me racontez aussi est très français. Il vous faut à tout pris heurter le bon sens. Votre passion pour le paradoxe... C'est votre manière à vous, Français, de vous croire intelligents.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          32
SepoSepo   26 avril 2014
MÉLANCOLIE NAPOLÉONIENNE:

"Le visage de Napoléon a la même expression intensément absente que dans Le Cimetière d'Eylau, première figure de la mélancolie napoléonienne que le baron Gros a saisie avec tant de profondeur. Les yeux plafonnent étrangement, le blanc du globe oculaire souligne la fixité hébétée du regard. "C'est le portrait le plus magnifique et assurément le plus exact qu'on fait de lui", prétend Delacroix. En tout cas, c'est le plus inquiétant. Gros ne dévoile qu'une partie du secret. A mots couverts, il nous livre quelques signes de la tristesse impériale. Le mystère de Saturne à cheval. Tandis que qu'au loin l'incendie s'achève de consumer Eylau, Napoléon étend sa main gantée sur le champ de bataille. Le ciel est sombre, des tourbillons de fumée s'élèvent de la plaine éteinte. Chez un peintre, c'est toujours la lumière qui signe le tableau. Tout est noir dans cette toile. La neige pareille à de la suie, le visage blême de l'Empereur mangé par une barbe charbonneuse. Cette figure paraît brûlée de l'intérieur"."p158-159,
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
OlivOliv   11 mai 2012
À l’instant même où il a appris sa déportation à Sainte-Hélène, le 31 juillet 1815, Napoléon s’est-il consolé, entrevoyant le prestige qu’il allait tirer de son malheur? Plus tard, il dira: "L’infortune seule manquait à ma renommée. J’ai porté la couronne impériale de France, la couronne de fer de l’Italie; et maintenant l’Angleterre m’en a donné une autre plus grande encore et plus glorieuse — celle portée par le Sauveur du monde —, une couronne d’épines."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
SepoSepo   26 avril 2014
"La mélancolie de Napoléon cache un deuil très ancien."Toujours seul, au milieu des hommes, je rentre pour rêver avec moi-même, et me livrer à toute la vivacité de ma mélancolie. De quel côté est-elle tournée aujourd'hui ? Du côté de la mort." Ces lignes datent de 1786 lorsqu'il était lieutenant.p.140
Commenter  J’apprécie          50
Videos de Jean-Paul Kauffmann (36) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Paul Kauffmann
Jean-Paul Kauffmann - Outre-terre, le voyage à Eylau .Jean-Paul Kauffmann vous présente son ouvrage "Outre-terre, le voyage à Eylau" aux éditions des Equateurs. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/kauffmann-jean-paul-outre-terre-voyage-eylau-9782849904350.html Notes de musique : Leelo (Part 1) by The Ghost Of 29 Megacycles. Free Music Archive. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
+ Lire la suite
autres livres classés : sainte-hélèneVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1462 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre
.. ..