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Citations sur La Chambre noire de Longwood (19)

aiguebelette
aiguebelette   08 février 2021
D'une voix sourde, elle déclare :
- Il n'y a aucune espérance dans le passé.
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aiguebelette
aiguebelette   06 février 2021
Comment expliquer qu'en une seule journée, celle du Sacre, le jeune général de l'armée d'Italie aux joues creuses devenait cette divinité chauve et replète ?
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nicokykkoduq
nicokykkoduq   18 décembre 2021
Je me demande souvent pourquoi on a besoin de croire à l'authenticité d'un objet ou d'un lieu ? Peut-être parce qu'elle exprime la vérité de l'origine. Une réalité d'ordre matériel dans lequel entre aussi le toucher. Il y a du talisman, de l'amulette dans un objet de musée. L'idée un peu superstitieuse que le contact avec un personnage célèbre confère à cet objet une valeur absolue, magique.
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nicokykkoduq
nicokykkoduq   04 janvier 2022
Une odeur, un parfum ont, comme le vin, le pouvoir d'abolir l'idée du temps unique et absolu, d'habiter un éternel présent. Les odeurs ne sont faites que pour ressusciter des souvenirs disparus.
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nicokykkoduq
nicokykkoduq   27 décembre 2021
Le vin n'est-il pas la seule matière vivante qui a su résoudre l'irréparable du temps ? Il ne devient délectable qu'en vieillissant.
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Sepo
Sepo   26 avril 2014
Napoléon fataliste:

"Napoléon a toujours été fataliste. Le 2 septembre 1816, évoquant l'apogée du règne, il fait cet aveu à Las Cases: "Je voyais clairement arriver l'heure décisive. L'étoile pâlissait, je sentais les rennes m'échapper, et je n'y pouvais rien." Prescience de la catastrophe à laquelle il faut opposer l'admirable phrase du début, quand il était à vingt-cinq ans général de l'armée d'Italie: "Je voyais déjà le monde fuir sous moi, comme si j'étais emporté dans les airs." La confidence faite une fois de plus à Gourgaud date de 1817. Instantané qu'on pourrait presque qualifier de stendhalien, tant la fusion de la lucidité et du rêve répand une traînée lumineuse. Éclair qui traverse les mornes journées et irradie soudain la lourde opacité de Longwood. Tout y est. L'acceptation du risque, le bonheur déployé à perte de vue, la grande chevauchée de l'aventure. Pégase s'envole, il prend le mors aux dents, le destin s'emballe..."Je sentais les rênes m'échapper et je n'y pouvais rien."N'avait-il pas avoué un jour à las cases:"On peut donner une première impulsion aux affaires; elles vous entraînent.p.138/139
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Sepo
Sepo   26 avril 2014
"La mélancolie de Napoléon cache un deuil très ancien."Toujours seul, au milieu des hommes, je rentre pour rêver avec moi-même, et me livrer à toute la vivacité de ma mélancolie. De quel côté est-elle tournée aujourd'hui ? Du côté de la mort." Ces lignes datent de 1786 lorsqu'il était lieutenant.p.140
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andras
andras   10 juin 2016
[dialogue entre l'auteur (JPK) et Amy (A), une touriste anglaise arrivée par le même bateau que l'auteur et qu'il croisera à plusieurs reprises au cours de son séjour]
A - Je ne comprends pas chez vous ce fétichisme du lieu, cette obsession que vous avez pour les vestiges. Je vous ai étudié depuis le début, ah oui ! Quelle prétention ! Mais pour qui vous prenez-vous ? Une sorte d'Hercule Poirot qui remonte le temps ?
JPK - Pour le fétichisme du lieu, vous avez raison. Mais pour Hercule Poirot, vous avez tort. Ce qui m'excite justement, c'est ce passé que je n'atteindrai jamais, le pittoresque que je ne pourrai jamais reconstituer. Comprenez-vous que c'est ce "jamais", définitif, irréparable, sans retour qui m'exalte ? D'ailleurs vous vous trompez, ce ,'est pas l'indice que je recherche mais l’imprégnation. Connaissez-vous le commissaire Maigret ?
Elle acquiesce.
JPK - Eh bien ! je serai plutôt de son école. Sentir, humer. Absorber, les bruits, les odeurs, les images. C'est le dépôt qui se forme sur le passé qui me passionne. La coloration, le vernis qui recouvrent les objets et les lieux. Mais la patine du passé, on ne peut l'enlever. Cette impossibilité matérielle me fascine. Saisissez-vous cette contradiction ?
A - Non. Mais j'aime bien votre commissaire Maigret. Il est si français ! Ce que vous me racontez aussi est très français. Il vous faut à tout pris heurter le bon sens. Votre passion pour le paradoxe... C'est votre manière à vous, Français, de vous croire intelligents.
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Sepo
Sepo   26 avril 2014
MÉLANCOLIE NAPOLÉONIENNE:

"Le visage de Napoléon a la même expression intensément absente que dans Le Cimetière d'Eylau, première figure de la mélancolie napoléonienne que le baron Gros a saisie avec tant de profondeur. Les yeux plafonnent étrangement, le blanc du globe oculaire souligne la fixité hébétée du regard. "C'est le portrait le plus magnifique et assurément le plus exact qu'on fait de lui", prétend Delacroix. En tout cas, c'est le plus inquiétant. Gros ne dévoile qu'une partie du secret. A mots couverts, il nous livre quelques signes de la tristesse impériale. Le mystère de Saturne à cheval. Tandis que qu'au loin l'incendie s'achève de consumer Eylau, Napoléon étend sa main gantée sur le champ de bataille. Le ciel est sombre, des tourbillons de fumée s'élèvent de la plaine éteinte. Chez un peintre, c'est toujours la lumière qui signe le tableau. Tout est noir dans cette toile. La neige pareille à de la suie, le visage blême de l'Empereur mangé par une barbe charbonneuse. Cette figure paraît brûlée de l'intérieur"."p158-159,
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Oliv
Oliv   11 mai 2012
À l’instant même où il a appris sa déportation à Sainte-Hélène, le 31 juillet 1815, Napoléon s’est-il consolé, entrevoyant le prestige qu’il allait tirer de son malheur? Plus tard, il dira: "L’infortune seule manquait à ma renommée. J’ai porté la couronne impériale de France, la couronne de fer de l’Italie; et maintenant l’Angleterre m’en a donné une autre plus grande encore et plus glorieuse — celle portée par le Sauveur du monde —, une couronne d’épines."
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