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EAN : 9782930607443
80 pages
Éditeur : Les Carnets du Dessert de Lune (01/03/2012)

Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Chaque histoire d’amour est unique, bien sûr, et pourtant, dans certains cas, le singulier touche à l’universel.

J’ai entendu ces phrases, ces belles paroles. Je les ai conjuguées, non pas pour relever le défi inutile de traverser notre conjugaison complexe, mais parce que j’ai entendu d’autres femmes, éblouies, hallucinées d’amour, me répéter ces mêmes phrases qu’elles venaient d’entendre, tirées elles aussi d’histoires singulières et exceptionnelle... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
latina
  05 juin 2013
« Je le revendique : dans ce texte je règle mes comptes avec ceux qui usent de cette lâcheté dévastatrice ».
Effectivement, on peut dire qu'elle règle ses comptes, Eva Kavian, et de façon magistrale tout en n'étant jamais vindicative.
C'est tout en subtilité qu'elle nous amène à être d'accord avec elle, avec toutes ces femmes qui sont amoureuses d'hommes mariés, ceux-ci leur promettant un avenir à deux, mais n'osant jamais franchir le pas, trop pusillanimes, trop frileux...Abandonner le confort du mariage ? Oser affronter sa femme en lui avouant qu'on voudrait la quitter ? Non, non ! Ils préfèrent se contenter d'une relation « sur le côté », et bénéficier donc et du confort d'un côté et du plaisir de l'autre. Eva Kavian ne supporte pas cette lâcheté, ce mensonge perpétuel.
Et la voilà lancée dans un exercice de style original, car chaque chapitre (très court) a comme titre un mode et un temps de la conjugaison française, et comme narrateur, le même homme, universel...
Exemples pris ça et là :
Indicatif, passé composé : « C'est vrai, je ne t'ai pas dit que je suis marié. Mais tu ne m'as rien demandé. »
Indicatif, passé simple : « Cette nuit fut une révélation. Je fis un rêve, toi et moi, main dans la main, tes enfants et les miens, un calicot rouge derrière nous (...). ‘Ils furent heureux et eurent beaucoup d'enfants', la phrase imprimée sur le calicot fut je pense à la fois la cause de mon enchantement et celle de mon insomnie. ‘ Beaucoup d'enfants'. Tes enfants, les miens. Pour la première fois, je mesurai la souffrance probable de mes enfants ».
Impératif présent : « Viens, asseyons-nous sur ce banc. Ecoute-moi. Essaie de comprendre. Mets-toi à ma place. Donne-moi un peu de temps, notre amour mérite bien cela ».
Indicatif futur : « Nous prendrons le temps. Je la quitterai dès qu'elle sera prête ».
Participe présent : « Trompant, mentant, évitant, cachant, promettant, jurant, prétendant, caressant, hésitant, reculant, jouissant, rêvant, oubliant, baisant, retardant, admirant, regrettant, enlaçant, s'excusant, remerciant, racontant, éludant, revenant (...)
Tout est dit, je pense.
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Dessert
  13 avril 2017
Un homme marié parle à la femme aimée mais voilà il y a l'autre avec qui apparemment il ne se passe plus rien mais qu'il ne peut pas quitter : « je retourne chez Elle. Mais tu es mon seul et unique amour. »
« Je le revendique : dans ce texte je règle mes comptes avec ceux qui usent de cette lâcheté dévastatrice » écrit Eva Kavian dans la quatrième de couverture. Mais ce qui se lit va bien au-delà de l'intention de l'auteur. Est posée l'énigme de l'amour avec toutes ses ambivalences, ses illusions, sa folie. En filigrane, le fantasme de la maman et de la putain qui perdure dans l'imaginaire masculin. Et dans l'imaginaire féminin, celui du prince charmant qui prend toutes les formes de l'amour. En chaque femme y aurait-il une petite fille toujours prête à inventer le merveilleux d'une rencontre où elle serait enfin désignée comme l'élue ?
Dans le livre d'Eva Kavian, la femme apparaît en creux de la parole de l'homme, comme si dans cette situation, elle ne pouvait accéder directement à la sienne.
Avec sa plume alerte et sensible, l'auteur conjugue tous les temps d'une rencontre singulière qui traverse le temps en mettant au jour l'universel des contradictions amoureuses. Plus qu'un règlement de comptes, un conte pourrait se lire dans une forme inhabituelle, conte cruel (comme la plupart des contes) lieu de partage pour lecteur faibles ou forts en conjugaison des mystères de l'amour.
© Jacqueline Persini-Panorias. Poésie Première.
Un joli livre sensible et cruel, vif et déchirant, écrit d'une plume fine et incisive par Eva Kavian : L'art de conjuguer des hommes mariées de l'indicatif àl'infinitif (et surtout le conditionnel...) du passé au futur (et surtout à l'imparfait...) se décline la grammaire du coeur divisé, partagé entre des désirs, des appels contradictoires.
A travers les lettres d'un homme marié de cinquante ans, jusqu'alors raisonnablement content de son sort, à celle par qui il se sent soudain pousser des ailes d'adolescent, palpitant des espoirs fous, des rêves romantiques qu'il pensait éteints, se tisse un roman et se joue un drame.
Il s'enflamme, la bouleverse d'odes passionnées, de promesses auxquelles elle croit, auxquelles il veut croire. S'engage à tout rompre, sans en avoir le courage ni la force. Implore l'aimée de le comprendre, de patienter, jure de trancher des liens désormais caducs, recule à l'idée de faire souffrir sa femme, de dévaster ses enfants s'entête à vouloir l'impossible, se débat, s'accuse, se dérobe, se prend à douter...
Ils s'étaient rencontrés sur un banc, berceau puis refuge d'un histoire qui fut mille fois vécue, cent fois racontée mais qu'Eva Kavian dénude avec une coupante justesse, une précision ironique, secrètement douloureuse.
Des images de bancs solitaires mais habités d'ombres invisibles, gravés de prénoms le temps d'une saison magique scandent ce livre d'amour et d'amertume. Ainsi dédié : « Pour les femmes qui y ont cru, pour celles qui y croiront et pour les épouses trompées, mais aussi pour chaque home capable de ne pas faire vivre pareille chose à une femme qu'il dit aimer, qu'elle soit amante ou épouse ».
© Francine Ghysen in le Carnet et les instants
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
latinalatina   03 juin 2013
Tu es le cadeau de ma vie, une perle rare, mon âme sœur. Tu es celle que je cherche depuis toujours, tu es la fée de mes rêves d'enfant. Tu es mon amour, ma chérie, mon trésor. Je ne veux plus vivre sans toi.
(...) Ce week-end, impossible de t'appeler, trop de boulot, je ne te fais pas le détail.
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Videos de Eva Kavian (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eva Kavian
Morgane 14 ans a lu Tu es si belle d'Eva Kavian, paru chez Oskar éditeur. Elle en parle dans ce nouveau SpeedBook. ------------------------------------------ Abonnez-vous à notre chaîne Youtube : https://tinyurl.com/ya2scuvg
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