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ISBN : 2874230456
Éditeur : Mijade (05/11/2009)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Sylvia a 17 ans. Parce qu'elle en a marre de la garde alternée, parce qu'elle ne veut plus vivre avec son père, cet éternel absent, elle l'appelle. Et il meurt. Il est d'accord, et il meurt. Un père absent et un père mort, ce n'est pas pareil.
Ne plus vire avec lui. Cela paraissait si simple.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
latina
  21 août 2014
Sylvia ne veut plus vivre chez son père. Elle en a ras-le-bol d'être la bonniche de service, celle qui réchauffe les pizzas, qui s'occupe de ses 2 toutes petites soeurs, qui range la maison. Sous prétexte que son père est très occupé, c'est elle l'intendante. Elle veut donc vivre à plein temps chez sa mère. Après tout, elle a 17 ans, et elle ne voit pas pourquoi elle devrait subir les conséquences du divorce de ses parents quelques années auparavant.
Et elle téléphone à son père pour lui signifier sa décision.
Et son père lui répond, il est d'accord.
Et il meurt.
« Que tu me manques à ce point et que tu sois mort, voilà le fameux problème. Mon traumatisme absolu. Mon impasse hurlante. »
C'est là que commence le long voyage en elle-même. C'est là que débute le rituel des morts. D'humour noir en monologues bouleversants, Eva Kavian accompagne la recherche d'une adolescente vers son père disparu, ponctuée par des révélations maternelles, par des épisodes légers et tendres avec ses petites soeurs, par une histoire d'amour pas simple.
Avec son style bien à elle, naturel, souvent poétique, quelquefois assassin, toujours au plus près du coeur, tendre mais jamais mièvre, Eva Kavian a montré encore une fois sa sensibilité profonde, son empathie, son amour de la vie
C'est pour toutes ces raisons qu'elle a une place privilégiée dans la liste de mes auteurs préférés.
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Commenter  J’apprécie          330
AnaisValente
  14 avril 2012
« le dimanche, on lit au lit ».
« Sylvia a dix-sept ans. Parce qu'elle en a marre de la garde alternée, parce qu'elle ne veut plus vivre avec son père, cet éternel absent, elle l'appelle. Et il meurt. Il dit d'accord et il meurt, Un père absent et un père mort, ce n'est pas pareil. Ne plus vivre avec lui. Cela paraissait si simple. »
J'ai découvert ce livre sur Arte. Arte est une chaîne télé formidable, pleine d'émissions incroyables et de téléfilms à découvrir. Et là, juste avant un téléfilm sur une mère qui tente de quitter l'Allemagne de l'Ouest avec ses filles, je vois par hasard la fin d'une émission et l'animateur présenter ce petit ouvrage édité par une maison d'édition de ma chtite ville à moi que j'aime, savoir Namur (la ville) et savoir Mijade (l'éditeur). L'histoire m'interpelle immédiatement, cela va de soi. Passque moi aussi j'ai agi comme Sylvia, il y a un bail emphytéotique, déjà, ou presque. Et passque qu'il est mort aussi. Pas comme pour Sylvia, non, mais les deux phénomènes ont eu lieu.
Puis je me dis « est-ce bon de lire ce genre de livre maintenant, ma petit Anaïs ? », en jetant un oeil à « Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites », de Marc Lévy, qui me fait des appels du pied aussi, et que je compte relire sous peu. Comme je suis un peu maso, je décide de lire « ne plus vivre avec lui ».
Et je ne le regrette pas.
C'est un livre qui chamboule, sans doute car il pose les bonnes questions, et sans mettre de gants. Sylvia n'était pas heureuse de sa relation avec son père, et ce n'est pas sa mort qui va la faire changer d'avis. S'il la fait chier, elle lui dit « tu fais chier », même mort. Autant être claire, même avec un défunt. Et même si sa mort la fait réfléchir. La fait l'aimer plus, peut-être. La fait changer, sans aucun doute. Elle se met à lui parler, à s'interroger. A mieux le connaître. Mieux l'apprécier. A sa tristesse se mêle le bonheur d'une histoire d'amour, même foireuse. A sa solitude se mêle une mère en détresse et deux soeurs encore si petites qu'elle les protège comme une poule le ferait avec ses poussins.
Bref, comme elle le dirait peut-être, Sylvia, même si elle ne le dit pas : « tu m'as plongée dans un vrai bordel, Papa ! »
Un bordel qui va la changer, c'est clair et net.
Un superbe livre, émouvant, mais parfois drôle aussi. Profond, avec juste cette petite pointe de légèreté qui permet de respirer. C'est bien nécessaire. Un livre qui fait frissonner, en permanence, ou presque. Un livre qui m'a énormément touchée, que je conseillerais à toutes les « filles de leur père », et même à toutes les filles sans père, ou ayant perdu leur père, tant qu'à faire. Et aux autres aussi. Bref à beaucoup de monde. Car il ne peut laisser indifférent.
Dans ce livre, une chanson est évoquée. Je la connaissais, sans vraiment la connaître. Ce fut l'occasion de la redécouvrir.
Lien : http://www.le-celibat-ne-pas..
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Lencreuse
  27 septembre 2010
A dix-sept ans Sylvia a en marre de la garde alternée et revendique le droit de ne plus vivre avec son père. Il a été absent toute son enfance et il ne semble pas lui accorder plus d'importance à présent, si ce n'est la cantonner à un rôle de boniche une semaine sur deux, s'occupant de la cuisine et de ses petites soeurs Line et Lola. C'est en tentant de faire le deuil de son père, mort brutalement dans un accident de voiture alors qu'elle était au téléphone avec lui, que Sylvia va apprendre à mieux connaître ce père si absorbé par ses idéaux et surtout créer dans l'absence un nouveau lien.
Poétique et touchant, Ne plus vivre avec lui est un texte à la fois violent et doux. Violent comme la mort subite, violent comme la culpabilité de Sylvia, violent tant le vide laissé par celui qui est parti absorbe tout, laissant pantelante la mère de Sylvia et des petites qui, bien que séparée du père, lui voue encore un amour profond. Mais il y a aussi beaucoup de douceur dans ce récit : Sylvia découvre chez son père un livre sur le culte des ancêtres en Asie. Pour ne pas oublier ce père, pour tisser un lien avec l'absent, elle va honorer le mort en suivant cette tradition. Et investir l'appartement de son père décédé : elle qui a tant souffert de l'absence de celui-ci lorsqu'il était à deux pas, va le rendre plus présent que jamais. Même si j'ai pu parfois trouver à ce texte quelques longueurs, l'impression qui s'en dégage est une forme de sérénité et c'est une belle manière, peu habituelle dans ce que j'ai pu lire jusqu'ici en jeunesse, d'aborder le deuil et le souvenir.
Lien : http://lencreuse.over-blog.com
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Lali
  03 février 2011
Sylvia a dix-sept ans, deux petites soeurs de cinq ans et des parents qui ont choisi la garde partagée au moment de leur séparation. Une situation dont elle ne veut plus et dont elle a parlé avec sa mère qui n'a rien contre le retour à temps plein de son aînée chez elle. Une situation dont elle a touché à son père dans un message et avec lequel elle a une courte conversation avec lui à ce sujet, jusqu'à ce que celle-ci se trouve interrompue par un bang fatal.
Ne plus vivre avec son père, ça ne voulait pas dire ne plus avoir de père. C'est pourtant ce à quoi Sylvia, qui a toujours douté de l'amour de son père, se verra confrontée. C'est aussi pour elle la découverte d'un père qu'elle ne connaissait pas et dont le décès va changer la vie et jusqu'à un certain point lui donner un sens, puisque c'est elle qui prendra en charge toute la cérémonie des funérailles, selon un livre sur le culte des morts et des ancêtres au Vietnam qu'elle a trouvé sur la table de chevet de son père.
C'est un magnifique livre, plein de tendresse et de rage, de douleur et d'amour, que nous offre Eva Kavian dans ce livre destiné aux adolescents mais que je conseille à tous. Parce que l'auteure a cette écriture pleine d'images qui me touche à tous les coups, cette manière à elle de dédramatiser, ce regard sur la beauté du monde et la fragilité de la vie qui n'appartiennent qu'à elle.
Lien : http://lalitoutsimplement.co..
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AurelieR
  16 juin 2012

Un roman, belge, très émouvant. Où l'on suit le parcours de Sylvia et de sa famille. de la terrible annonce et de l'effondrement des uns et des autres. du besoin de solitude face au chagrin des autres. Pour mieux vivre le sien. Des questions et des interrogations qu'une disparition aussi subite laisse à ceux qui restent, de la recherche de sens. du besoin de se souvenir et de revivre les moments ensemble.

Bref, une très belle histoire... à lire kleenex à portée de main.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
latinalatina   21 août 2014
Que tu me manques à ce point et que tu sois mort, voilà le fameux problème. Mon traumatisme absolu. Mon impasse hurlante.
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LencreuseLencreuse   27 septembre 2010
Bang ce n’est rien. Bang c’est quelques lettres pour un bruit. Une onomatopée qui ne veut rien dire. Le bruit que j’ai entendu était fait de milliers de bruits. On parlera de tout ça. Bang. Bang, et mon père est mort. Les milliers d’onomatopées qui l’ont broyé vif. J’ai appelé mon père pour lui demander s’il avait réfléchi, s’il était d’accord que je ne vive plus avec lui. Et il est mort. Je regarde mon portable. Mon père vient de mourir, je suis la seule à le savoir. Je suis la seule à savoir que je l’ai tué. Mon corps est fixé au bout de mon portable. Je dois me lever, hurler, appeler Maman, la police, dire que Papa est mort. Mais je ne peux pas bouger. Je suis clouée dans une certitude terrifiante. Mon père est mort. A cause de moi. A cause de sa fille qui ne voulait plus vivre avec lui.
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Pays_des_contesPays_des_contes   13 août 2010
J’ai envie de crier c’était mon père et vous me l’avez volé ! Vous avez sucé sa force, son temps, son énergie, mais vous avez oublié qu’il avait une famille ! Ça ne vous pas traversé l’esprit, ça ? Faites le calcul et dites-moi qui, selon vous, va payer l’addition, pour tout ce que le saint homme des bois vous a apporté ? Savez-vous que je faisais tourner une lessive pendant qu’il réparait votre clôture, savez-vous que pendant qu’il donnait des cours particuliers à vos enfants je devais faire mes devoirs toute seule ? Savez-vous qu’il avait tout prévu pour son décès, mais qu’il n’était pas foutu de remplir le frigo quand nous arrivions chez lui pour une semaine ? Mon Dieu, Papa, d’où me vient toute cette rage ? Je ne pourrais pas pleurer, comme tout le monde ?
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