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Suzanne Rosset (Traducteur)
ISBN : 225305934X
Éditeur : Le Livre de Poche (01/03/1992)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Leurs yeux se cherchèrent et au moment où leurs regards allaient se fondre, les bras de l'homme l'attirèrent vers lui et il posa son visage sur la jeune femme.

- Imbécile ! dit Yumiko en repoussant la bouche de l'homme de la paume de sa main droite. Les dents n'étaient-elles pas teintées par le poison des pilules que Yumiko lui avait enfoncées dans la bouche ? Elles avaient fondu en libérant le liquide.

- Décidément, tu n'es qu'un imbéc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
moertzombreur
  12 septembre 2014
L'auteur dépeint la vie d'un quartier de Tokyo dans les années 1930. C'est un recueil de nouvelles mais le personnage de Yumiko sert de fil conducteur. Comme toujours, les descriptions se font par petites touches, l'écriture épurée de l'auteur donne une ambiance singulière à l'ensemble. Empreinte de nostalgie, l'écriture de Kawabata est une écriture de l'indicible, presque comparable en cela à de la poésie.
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tomgus
  01 mai 2016
A partir de ce qui est supposé être un reportage journalistique sur ce quartier de Tokyo en 1929, Kawabata a créé un roman fascinant. Sa trame est constituée d'une description attachante et complice du petit monde des vagabonds, danseuses et prostituées, de scènes de rue saisies sur le vif et des pérégrinations de « la bande des ceintures rouges » sur fond de spectacles de music-hall.
Cependant comme réalité et fiction sont étroitement mêlées, comme la logique est même bousculée (notamment, des jumeaux ont 3 ans d'écart, la chute sonore de bonbons sur le toit d'un bateau) la chronique est un roman. Il tourne autour du personnage de Yumiko, une très jeune femme entrevue alors qu'elle jouait du piano dans l'entrée d'un baraquement. Les dialogues, ironiques, acides, provocateurs sont un régal. Kawabata, de temps en temps, interpelle le lecteur : n'ai je pas été trop pittoresque ? Trop ennuyeux ? Certes non, votre chronique est trop courte est-on tenté de répondre.
Vingt ans avant la Chronique, dans La Sumida, publié en 1909, Nagaï Kafû, avait déjà décrit le quartier d'Asakusa. Kawabata a repris l'exercice, mais avec plus de vivacité, de force, de couleurs.
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brigetoun
  03 juillet 2011
Son premier essai de roman « paru d'abord à partir de 1929, sous forme de chronique »… qui mêle des petits récits, comme l'histoire de Yumiko, interrompue par des notations fugaces (dans un style qui me rappelle un peu Virginia Woolf), des descriptions presque dignes d'un guide, puis, en avançant dans les chroniques, des tableaux de la société composite, étudiants, mendiants, prostituées, chanteuses ou danseuses russes sans un sou de ce quartier en marge, un monde à la Danzaï
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   25 mai 2019
Dans le brouillard matinal, les lampadaires, restés allumés toute la nuit, étaient aveuglants.
Des réverbères décorés de fleurs de lis étaient alignés le long d'une avenue communément appelée Yonekiudori. Il n'y avait là, et du reste dans tout le parc, qu'un seul endroit ouvert toute la nuit : la maison mère des magasins Azuma où, en écoutant à la radio les cadences de la gymnastique, on mangeait, pour le petit déjeuner, du bœuf bouilli aux légumes.
C'est alors que les vagabonds venaient regarder les affiches accrochées aux panneaux de la salle de cinéma. Sans être bousculés, ni dérangés par personne, baignés par la lumière du soleil matinal, ils profitaient du calme pour regarder attentivement.
Dans Asakusa où tout sommeillait, seul le coiffeur se levait de bonne heure, et devant le miroir fixé au montant de la porte encore close, une fascinante jeune fille était en train de se farder.
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le_Bisonle_Bison   17 mai 2019
La brume, légère le matin,
Épaisse, le soir,
Le brouillard, épais le matin,
Mince, le soir,
Le frémissement de l'air s'apaise.
Il fait clair.

Les feuilles rouges s'empourprent aux sommets,
Les fleurs s’épanouissent au pied des arbres.
Le bruit de la rivière, paisible, à midi,
S'agite à nouveau le soir.
Le bruit de la mer est violent, à midi,
Et calme le soir
Dans les arbres, les fleurs s'ouvrent le matin,
Les fleurs, dans les champs, s'ouvrent le soir.
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le_Bisonle_Bison   12 mai 2019
La danseuse qui exécutait sur la scène une danse espagnole avait - je n'invente rien, je l'ai vu de mes yeux - un petit pansement sur chaque bras, comme si elle venait juste d'avoir une piqûre. Vers deux heures du matin dans les jardins du temple d'Asakusa, une quinzaine de chiens errants poursuivaient un chat avec des aboiements féroces. Mais ce n'était pas pour cet Asakusa-là, ce n'était pas pour aller respirer l'odeur du crime que j'avais suivi ces vieilles bicyclettes.
Après une heure et demie du matin, à Asakusa, on a parfois l'impression que les policiers sont plus nombreux que les simples passants, mais n'étant ni policier ni détective, je serais sans doute rentré chez moi si la jeune fille au piano n'avait été aussi belle.
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le_Bisonle_Bison   10 mai 2019
Reconstruit au mois de février 1928, le pont de Kototoi est d'allure moderne, clair, plat, large et blanc. Il trace une voie nouvelle et saine au-dessus du fleuve Sumida souillé par les déchets de la ville.
Mais, quand je le traversai à nouveau, les panneaux lumineux et les lumières des alentours sombraient déjà dans l'eau noire ; il était imprégné d'une mélancolie citadine. Sur la rive d'Asakusa, des pierres de taille blanches laissaient apparaître leurs contours flous dans l'obscurité du soir, là où le parc était en travaux. On voyait au loin des ouvriers qui faisaient un feu près de leurs chevaux.
Par-dessus le parapet, on entendait le bruit indistinct de la marée montante. Sur trois péniches amarrées à un gros pilier en béton, c'était l'heure du dîner.
A l'arrière, le riz fumait sur les réchauds. Une jeune fille coiffée d'une serviette, un coffre à la main, enjamba le bord d'un des bateaux. A l'avant, du linge rouge séchait sur une rame posée de travers. Sur le bateau voisin, on grillait des maquereaux à la lumière d'une lampe à pétrole. Pêle-mêle sur le toit, traînaient un tamis à pâte de soja, des bûches, un seau.
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le_Bisonle_Bison   08 mai 2019
Il y a deux cents ans, elle débutait comme porteuse d'eau dans un établissement où l'on servait du thé et autres boissons. Puis elle devint prostituée clandestine dans un magasin d'instruments pour se curer et se noircir les dents, et ensuite tireuse à l'arc chez un marchand d'arcs. Déjà, on entrait dans l'ère Meiji. Elle ouvrit alors un bordel, s'occupa d'une salle de lecture publique de journaux, d'un centre de jeu de go, puis elle fut la maitresse d'un marchand de bière et d'un patron de stand de tir à l'arc. Alors commença l'ère Taishô, avec les "geishas de Taishö" et le grand tremblement de terre au cours duquel toutes sortes de femmes disparurent en même temps que la tour de douze étages.
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Vidéo de Yasunari Kawabata
"Le grondement de la montagne" de Yasunari Kawabata.
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