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Citations sur Chronique d'Asakusa (12)

le_Bison
le_Bison   17 mai 2019
La brume, légère le matin,
Épaisse, le soir,
Le brouillard, épais le matin,
Mince, le soir,
Le frémissement de l'air s'apaise.
Il fait clair.

Les feuilles rouges s'empourprent aux sommets,
Les fleurs s’épanouissent au pied des arbres.
Le bruit de la rivière, paisible, à midi,
S'agite à nouveau le soir.
Le bruit de la mer est violent, à midi,
Et calme le soir
Dans les arbres, les fleurs s'ouvrent le matin,
Les fleurs, dans les champs, s'ouvrent le soir.
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le_Bison
le_Bison   10 mai 2019
Reconstruit au mois de février 1928, le pont de Kototoi est d'allure moderne, clair, plat, large et blanc. Il trace une voie nouvelle et saine au-dessus du fleuve Sumida souillé par les déchets de la ville.
Mais, quand je le traversai à nouveau, les panneaux lumineux et les lumières des alentours sombraient déjà dans l'eau noire ; il était imprégné d'une mélancolie citadine. Sur la rive d'Asakusa, des pierres de taille blanches laissaient apparaître leurs contours flous dans l'obscurité du soir, là où le parc était en travaux. On voyait au loin des ouvriers qui faisaient un feu près de leurs chevaux.
Par-dessus le parapet, on entendait le bruit indistinct de la marée montante. Sur trois péniches amarrées à un gros pilier en béton, c'était l'heure du dîner.
A l'arrière, le riz fumait sur les réchauds. Une jeune fille coiffée d'une serviette, un coffre à la main, enjamba le bord d'un des bateaux. A l'avant, du linge rouge séchait sur une rame posée de travers. Sur le bateau voisin, on grillait des maquereaux à la lumière d'une lampe à pétrole. Pêle-mêle sur le toit, traînaient un tamis à pâte de soja, des bûches, un seau.
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le_Bison
le_Bison   08 mai 2019
Il y a deux cents ans, elle débutait comme porteuse d'eau dans un établissement où l'on servait du thé et autres boissons. Puis elle devint prostituée clandestine dans un magasin d'instruments pour se curer et se noircir les dents, et ensuite tireuse à l'arc chez un marchand d'arcs. Déjà, on entrait dans l'ère Meiji. Elle ouvrit alors un bordel, s'occupa d'une salle de lecture publique de journaux, d'un centre de jeu de go, puis elle fut la maitresse d'un marchand de bière et d'un patron de stand de tir à l'arc. Alors commença l'ère Taishô, avec les "geishas de Taishö" et le grand tremblement de terre au cours duquel toutes sortes de femmes disparurent en même temps que la tour de douze étages.
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le_Bison
le_Bison   09 juin 2019
Au-dessus de cette énorme vague citadine, le Mont Fuji, dans sa splendeur, par les matins clairs et les soirs dégagés.
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le_Bison
le_Bison   05 mai 2019
Une jeune vendeuse à la silhouette ravissante, un ruban rouge tombant sur sa frange, une jupe courte et fendue, les lèvres couvertes d'un rouge épais, sifflotait un air de jazz et dansait le charleston en se déhanchant, les bas tombés sur les pieds.
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le_Bison
le_Bison   25 mai 2019
Dans le brouillard matinal, les lampadaires, restés allumés toute la nuit, étaient aveuglants.
Des réverbères décorés de fleurs de lis étaient alignés le long d'une avenue communément appelée Yonekiudori. Il n'y avait là, et du reste dans tout le parc, qu'un seul endroit ouvert toute la nuit : la maison mère des magasins Azuma où, en écoutant à la radio les cadences de la gymnastique, on mangeait, pour le petit déjeuner, du bœuf bouilli aux légumes.
C'est alors que les vagabonds venaient regarder les affiches accrochées aux panneaux de la salle de cinéma. Sans être bousculés, ni dérangés par personne, baignés par la lumière du soleil matinal, ils profitaient du calme pour regarder attentivement.
Dans Asakusa où tout sommeillait, seul le coiffeur se levait de bonne heure, et devant le miroir fixé au montant de la porte encore close, une fascinante jeune fille était en train de se farder.
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le_Bison
le_Bison   12 mai 2019
La danseuse qui exécutait sur la scène une danse espagnole avait - je n'invente rien, je l'ai vu de mes yeux - un petit pansement sur chaque bras, comme si elle venait juste d'avoir une piqûre. Vers deux heures du matin dans les jardins du temple d'Asakusa, une quinzaine de chiens errants poursuivaient un chat avec des aboiements féroces. Mais ce n'était pas pour cet Asakusa-là, ce n'était pas pour aller respirer l'odeur du crime que j'avais suivi ces vieilles bicyclettes.
Après une heure et demie du matin, à Asakusa, on a parfois l'impression que les policiers sont plus nombreux que les simples passants, mais n'étant ni policier ni détective, je serais sans doute rentré chez moi si la jeune fille au piano n'avait été aussi belle.
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brigetoun
brigetoun   03 juillet 2011
Il y a deux cents ans, elle débutait comme porteuse d'eau dans un établissement où l'on servait du thé et d'autres boissons. Puis elle devint prostituée clandestine dans un magasin d'instruments pour se curer et se noircir les dents, et ensuite tireuse à l'arc chez un marchand d'arcs. Déjà, on entrait dans l'ère Meiji. Elle ouvrit alors un bordel, s'occupa d'une salle de lecture publique de journaux, d'un centre de jeu de go, puis elle fut la maîtresse d'un marchand de bière et d'un patron de stand de tir à l'arc. Alors commença l'ère Taisho, avec les "geishas de Taisho" et le grand tremblement de terre au cours duquel toutes sortes de femmes disparurent en même temps que la tour de douze étages.
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brigetoun
brigetoun   03 juillet 2011
Le sifflet des agents de la circulation, la clochette des vendeurs de journaux, l'écho de la grue, le bruit des vapeurs, le claquement des geta sur l'asphalte, le brouhaha des trams et des voitures, l'harmonica des jeunes filles, la sonnerie des tramways, le roulement des portes de l'ascenseur, le klaxon des automobiles, tous ces bruits divers venus de loin arrivent, intimement mêlés, jusqu'à mes oreilles distraites, un peu comme une berceuse.
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brigetoun
brigetoun   03 juillet 2011
Non, pas ça ! c’est du gâchis ! dit Yumiko, et mettant sa bouche dans la paume de la main de l’homme, elle avala les pilules. Elle les croqua de ses belles dents et fixa l’homme sans ciller, un pâle sourire dans les yeux. Puis elle se précipita soudain à son cou et l’embrassa en lui enfonçant ses lèvres dans la bouche. L’homme avait la langue transpercée par le poison.
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