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Anne Bayard-Sakai (Traducteur)Cécile Sakai (Traducteur)
EAN : 9782253933410
251 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (15/01/2001)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture - En marge de ses grands livres comme - La Danseuse d'Izu, Les Belles endormies ou Tristesse et beauté -, Yasunari Kawabata (1899-1972, prix Nobel de littérature en 1968) écrivit aussi de très courtes histoires : souvenirs d'enfance ou d'adolescence, instants de vie saisis au vol, vignettes érotiques à mi-chemin du rêve et de la réalité. Et il les rassembla sous le titre énigmatique de Récits de la paume de la main.On peut certes les lire com... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
santorin
  26 septembre 2018
Assez déroutée par les courts récits, souvent poétiques et parfois oniriques de Kawabata que j'apprécie habituellement.
Je dois avouer que je me suis souvent ennuyée à leurs lectures et l'explication de Cécile SAKAI ne m'a pas aidée à mieux les aimer.
Trop l'impression qu'il passe constamment du coq à l'âne dans ses nouvelles certainement trop hermétiques pour moi ; heureusement qu'il y a son écriture.
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Palmyre
  22 septembre 2015
Recueil de courts récits que Kawabata a écrit tout au long de sa vie, on peut s'apercevoir de l'évolution de son écriture au fil des pages.
L'omniprésence de la nature de même que la vie quotidienne ou encore ses propres souvenirs d'adolescence nous montrent toute l'immensité et la variété des textes qui nous sont proposés dans ce livre.
Dès les premiers mots, on sent toute l'intensité que va prendre notre lecture accompagnée de phrases aux accents poétiques.
L'extrême brièveté des nouvelles peut nous laisser une impression de fugacité. Notre mémoire n'a pas le temps de retenir tous ces courts récits et nous oblige à forger notre propre interprétation quand aux scènes de vie que nous décrit Kawabata.
Ces fragments d'écrits ressemblent à des notes, à des pensées que nous pourrions nous-même écrire sur un cahier pour nous souvenir d'un moment particulier de notre vie.
Je vous invite vivement à lire la préface que Cécile Sakai (traductrice) a écrite à propos de ses récits, ils pourront mieux vous éclairer sur les intentions de l'auteur.
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BrunoA
  12 décembre 2016
Recueil de courtes nouvelles de Kawabata, les récits de la paume de la main emportent le lecteur dans un univers de quiétude et de beauté dans lequel on voyage en même temps que l'auteur.
On ressent l'évolution de l'auteur au fil des pages et au fil des nouvelles, tout en découvrant une culture et une littérature bien loin des chemins que l'on est habitués à emprunter.
Beaucoup d'esthétique et de poésie dans ces récits.
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Herve-Lionel
  02 avril 2018
La Feuille Volante n° 1233
Récits de la paume de la mainYasunari Kawabata (1899-1972)– Albin Michel.
Traduit du japonais par Anne Bayard-Sakai et Cécile Sakai.
C'est un recueil d'une soixantaine de courtes nouvelles écrites tout au long de la vie de l'auteur nobélisé en 1968. Dans ces textes il y a l'idée de la mort qui nous attend tous et du souvenir que laissent ceux qui ont existé, proches ou lointains, de ce qui reste d'eux après leur passage sur terre. le titre lui-même, parlant de la paume de la main dans les lignes de laquelle, dit-on, est inscrit notre destin individuel, est révélateur, comme si la lecture de ces nouvelles donnait à voir aussi bien la simplicité de la nature, la beauté des femmes, la fragilité des choses de ce monde, l'épaisseur d'un rêve, la solitude de l'être humain, la fugacité du temps et le vertige qu'on peut ressentir en en prenant conscience, la brièveté de cette vie dont nous ne sommes que les usufruitiers et qui peut nous être ravie à tout moment. Cette fugacité est soulignée par la difficulté qu'à notre mémoire, le livre refermé, à fixer les anecdotes rapportées. La complexité du creux de cette main, la multiplicité de ses traits et le mystère de leur signification éventuelle reste une énigme, comme si toute notre vie y était résumée.
Ce sont des textes de toute une vie, à peu près sur quatre décennies, jetés sur le papier à l'appel de l'inspiration, d'une émotion, d'un fantasme ou d'une vision fugace parce que l'auteur en a été marqué et qu'il a voulu en conserver le souvenir. Les mots qu'il a pu mettre sur « ces choses de la vie », anecdotes réalistes, moments heureux ou douloureux, ont balisé sa propre existence, enfance, adolescence insouciantes ou marquées par le rêve, illustrant ou exorcisant son parcours. Cela a donné des nouvelles hétéroclites à la prose poétique dépouillée, intense et subtile à la fois, à la brièveté proche des haiku, tressées à l'invite de l'imaginaire ou de sa biographie comme des instantanés photographiques. On peut les lire comme des fables ou les apprécier comme des images fuyantes et ces nouvelles tranchent sur des romans comme « Les belles endormies »( la Feuille Volante n° 1203), « Tristesse et beauté »(la Feuille Volante n° 1209) ou « Premières neiges sur le mont Fuji »(la Feuillle Volante n°1202).
Les mots sont forcément plus forts que ceux du quotidien, le style plus dépouillé, parce que chargés d'une émotion qu'il a confiée à cette page blanche qui est pour lui, comme pour chaque écrivain, un défi autant qu'un confident mais beaucoup plus exigeant qu'il y paraît.

© Hervé GAUTIER – Avril 2018. [http://hervegautier.e-monsite.com]
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Thrinecis
  15 avril 2020
Lors d'un troc à ma bibliothèque, j'ai eu le plaisir de tomber sur ce recueil de textes que je ne connaissais pas du tout et qui manquait à ma collection des oeuvres de Yasunari Kawabata. le grand écrivain japonais a écrit ces textes sur une quarantaine d'années, des années 20 aux années 60, et les a réunis lui-même sous le titre poétique de "Récits qui tiennent dans la paume de la main", titre malheureusement tronqué dans sa traduction, perdant ainsi le sens de l'extrême brièveté de ces textes dont certains remplissent à peine deux pages. Seulement une soixantaine en sont repris ici.
Il y a bien des années que je n'avais lu l'auteur et j'avoue que les premiers textes, ceux des années 20, à mi-chemin entre rêves, cauchemars, légendes et superstitions locales, m'ont parus assez hermétiques et, bien que très sensible à la beauté de ces textes, leur sens m'a souvent échappé.
Je leur ai préféré les textes écrits plus tardivement qui, par leur plus grand réalisme ou par leur forme narrative plus aboutie, offrent des instantanés de la vie des artistes du quartier d'Asakusa, ou bien des anecdotes, souvenirs de l'auteur, toujours empreints d'une grande poésie.
Dans ces textes, la mort, obsession issue des traumatismes d'enfance de l'auteur, est omniprésente - veillées mortuaires, funérailles, agonies, suicides - mais sa cruauté est magnifiée par les plus belles expressions de la nature, ainsi une branche d'éléagne aux baies flamboyantes, le tonnerre d'automne, les chrysanthèmes blancs des couronnes mortuaires, un grenade oubliée sur un arbre... Mêlée à une sensualité trouble, la mort côtoie aussi des naissances ou renaissances, des scènes de séparations et d'adieux pour un fiancé qui part à la guerre, pour une jeune fille qui quitte le cocon familial pour aller vivre dans sa belle-famille...
La belle poésie de ces minuscules récits s'accompagne du plaisir esthétique que procure la très belle édition de cette oeuvre publiée chez Albin Michel en 1999, dont la couverture de papier filigrané, d'un blanc pur, s'orne d'une délicate calligraphie du titre en idéogrammes japonais.
Challenge Multi-défis 2020
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
brigetounbrigetoun   23 mai 2010
Debout devant une fenêtre brouillée par la pluie, Ritsuko regardait, avec des yeux toujours aussi durs, les jeunes mariés se faire photographier. Elle serrait les lèvres. J'avais envie de lui adresser la parole, de demander à cette jeune fille qui, ayant survécu, se tenait debout là, si grande, si belle, si elle se souvenait de moi, si je lui revenais en mémoire, mais j'hésitai.
- Elle doit porter demain à la présentation une robe de mariée, alors... murmura à mon oreille le marchand de kimonos.
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ThrinecisThrinecis   13 avril 2020
Ils entrèrent chez un photographe. Le père du jeune homme, un haut fonctionnaire, était muté à un poste en terre lointaine. C'était une photo d'adieu.
- Veuillez vous mettre ici, l'un à côté de l'autre, dit le photographe en désignant un canapé.
Mais le jeune homme était incapable de s’asseoir à côté de la jeune fille. Il se mit debout derrière elle, et pour pouvoir penser que leurs deux corps étaient reliés quelque part, il effleura de ses doigts agrippant le canapé la veste de kimono portée par la jeune fille. C'était la première fois qu'il touchait son corps. Et la température diffuse qui se transmettait à ses doigts le fit penser à la chaleur qu'il ressentirait s'il l'étreignait nue.
Toute sa vie, chaque fois qu'il regarderait cette photo, il se souviendrait de la chaleur de son corps.

Le parapluie (1932)
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ThrinecisThrinecis   16 avril 2020
Quand l'enfant était passé, la grenade était cachée dans le feuillage, mais ce matin elle apparaissait en plein ciel.
Une impression si forte, si limpide, se dégageait de cette grenade et de cette terre encerclée de feuilles mortes... Kimiko sortit dans le jardin et fit tomber le fruit avec une perche en bambou.
La grenade était bien mûre. Kimiko la déposa sur la galerie extérieure ; elle s'était ouverte, comme si elle avait éclaté sous la pression des grains qui luisaient maintenant au soleil, translucides.
Kimiko se sentit désolée pour la grenade.

La grenade (1945)
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PalmyrePalmyre   07 août 2015
Il y avait deux étangs dans cette vallée.
L'un, en bas, brillait comme empli d'argent fondu, l'autre, en haut d'un vert de mort, entraînait dans ses profondeurs l'ombre silencieuse des monts.
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MarinemillicentMarinemillicent   27 septembre 2018
Mais pour ma part j'avais beau mobiliser toute ma raison et m'être persuadé en surface, que ses sentiments à mon égard étaient éteints, quelle que fut la réalité, j'avais envie de continuer à croire qu'une goutte de sentiment pour moi demeurait quelque part en elle. Ce désir en moi, j'en ricanais sans pitié, et pourtant je voulais continuer a le faire vivre en secret.
Mais, à faire pareil rêve, la conviction qu'elle n'éprouvait pas la moindre affection pour moi avait- elle gagné jusqu'aux derniers recoins de mon coeur?
Mon rêve, ce sont mes sentiments. Les sentiments qu'elle éprouvait dans mon rêve étaient ceux que je lui prêtais. C'était les miens. Et dans les rêve, les sentiments étaient sans affectation, sans vanité.
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Videos de Yasunari Kawabata (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yasunari Kawabata
Yasunari Kawabata (1899-1972) : Une vie, une oeuvre diffusée sur France Culture le 19 janvier 2010. Par Françoise Estèbe et Nathalie Salles. Yasunari Kawabata fut le premier écrivain japonais à obtenir le prix Nobel de littérature en 1968 pour son roman “Pays de neige”. Pour décrypter l'univers mental et romanesque si singulier, parfois déconcertant, de Kawabata, il est indispensable de se référer à ses premières années d'existence, marquées par une solitude absolue. Orphelin de père et de mère dans les premiers mois de son existence, il perdit très vite sa grand-mère, puis sa soeur, et fut élevé par son grand-père aveugle dont il relate, adolescent, l'agonie dans son “Journal de la seizième année”. « La blancheur spectrale, la pureté meurtrière, le temps orphelin », tel est pour Diane de Margerie l'univers de Kawabata marqué par la mort, le vide et l'absence. L'ellipse, le flou, l'ambiguïté sont les caractéristiques de son écriture. Récits adolescents, textes expérimentaux, textes brefs ou “Récits de la paume de la main”, oeuvres magistrales de la maturité, “Pays de neige”, “Les belles endormies” ... dans son oeuvre, le réel et l'irréel se côtoient, l'abondance des images alterne avec les blancs et les silences. Les textes de Kawabata sont des trames trouées, inachevées, qui laissent le lecteur devant l'énigme de l'interprétation. La contemplation de la nature, la chute d'une châtaigne, la floraison du prunier, l'envol de l'oiseau sont des échappées vers un autre monde dont l'inexprimable beauté est peut-être celle des morts revenus un moment dans le monde des vivants. Deux ans après le suicide flamboyant de Mishima qui le considérait comme son maître, Kawabata se suicide à son tour, dans la discrétion et le silence. « Tout artiste... a-t-il déclaré, est fatalement hanté par le désir de forcer l'accès difficile du monde des démons, et cette pensée, qu'elle soit apparente ou dissimulée, hésite entre la peur et la prière. »
Invités : René de Ceccatty, auteur, éditeur au Seuil Diane de Margerie, écrivain, essayiste Cécile Sakai
Thèmes : Arts & Spectacles| Asie| Japon| Yukio Mishima| Grands Classiques| Érotisme| Yasunari Kawabata
Source : France Culture
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