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Le café Tokyoite tome 1 sur 3
EAN : 9782253940920
240 pages
Le Livre de Poche (14/09/2022)
  Existe en édition audio
3.66/5   4166 notes
Résumé :
Dans une petite ruelle de Tokyo se trouve Funiculi Funicula, un petit établissement au sujet duquel circulent mille légendes. On raconte notamment qu’en y dégustant un délicieux café, on peut retourner dans le passé. Mais ce voyage comporte des règles : il ne changera pas le présent et dure tant que le café est encore chaud. Quatre femmes vont vivre cette singulière expérience et comprendre que le présent importe davantage que le passé et ses regrets. Comme le café,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (746) Voir plus Ajouter une critique
3,66

sur 4166 notes
Une pause café? Un roman fan-tasse-tique autour d'un café qui vous permet de voyager dans le temps!
Un livre au goût doux-amer, et fort de café...
J'ai eu un moment pour comprendre, pour me rentrer le livre dans la ...cafetière car:

Petit café de Tokyo, le "Funiculi Funicala" est hanté par le fantôme d'une dame en blanc seule à sa table. Lorsque cette dernière se lève pour aller aux toilettes, on peut prendre sa place et voyager dans le Temps. Il faut toutefois respecter quelques règles, la plus importante étant de boire son café jusqu'à la dernière goutte avant qu'il soit froid.

“...quelque effort qu'on fasse en retournant dans le passé, ça ne changera pas la réalité”. déclare Kazu la serveuse : “Parce que c'est la règle.”

Aux brèves rencontres amusantes succèdent de touchants tête-à-tête où les personnages dévoilent leur vulnérabilité.. Une amoureuse revivant le moment où son petit ami l'a quittée, une femme discutant avec son mari avant que l'Alzheimer eût rendu leurs conversations impossibles, une grande soeur parlant une dernière fois à sa regrettée cadette et une maman à son futur enfant.

Dans ces brefs instants, l'auteur livre l'importance du moment présent, et le roman délivre tout (son arôme) son goût sur la complexité des personnages.

Je me souviens de ce "latte art" du barista japonais, Kazuki Yamamoto: une tasse de café surmonté d'un chat, un nuage de mousse en 3D
Un chat qui n'existe que tant que votre café est encore chaud.
Un vrai cat-puccino!
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Les romans japonais ont toujours, pour moi, la particularité d'avoir une atmosphère particulière. Celui-ci ne fait pas exception à la règle.

Avec un petit côté fantastique, puisque dans le café Funiculi Funicula on peut voyager dans le temps, mais sous certaines conditions, c'est la règle !
En tout cas une chose est immuable c'est que quoiqu'il advienne le passé ne changera pas !

On rencontre de beaux personnages, bien travaillés qui grâce ou a cause de non dit ou d'actes manqués décident de voyager dans le temps.
Un très beau roman, plein de douceur et de sagesse, écrit de façon simple et poétique.

On retient certaines leçons, comme de profiter de l'instant présent. Un roman emprunt de sagesse et de respect, tout a fait dans l'esprit que j'ai de la culture nippone.
La culture japonaise, c'est aussi la lenteur , sans précipitation, ce qui est tout a fait dans l'esprit du roman.

J'ai d'abord cru que ce roman était un recueil de nouvelles. C'est ensuite que j'ai vu que les histoires étaient liées entre elles.

Un roman que j'ai beaucoup apprécié, à lire sans hésitation.
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Il existe à Tokyo un café en sous-sol où la légende urbaine prétend qu'on peut voyager dans le passé, tout en étant soumis à des règles très strictes : par exemple, quoi qu'on fasse dans le passé, cela ne changera absolument rien au présent ; ou encore il faut pour voyager s'asseoir à une place bien précise et demander un café chaud : le voyage ne dure que le temps que le café refroidisse. Quatre femmes vont accomplir un tel voyage. Ainsi, la première d'entre elles veut rejoindre son fiancé qui l'a quittée pour aller aux Etats-Unis. La deuxième souhaite lire la lettre que son mari lui a écrite mais ne lui a jamais donnée, dans laquelle il l'avertissait qu'il était atteint d'un Alzheimer précoce. ● L'idée de départ est séduisante ; je suis pour ma part un grand amateur des récits de voyages dans le temps. Mais il faut bien avouer que la première règle retranscrite ci-dessus, qui écarte tous les paradoxes temporels, élimine du même coup tout ce qui en fait généralement le sel. ● de fait, le récit est d'une grande platitude. Qu'est-ce qu'on s'ennuie ! On a l'impression que l'auteur est parti d'idées simpl(ist)es et a procédé à beaucoup de remplissage totalement superflu pour en faire un livre. ● Et ces incessantes répétitions sont exaspérantes : l'auteur répète tout simplement ce qu'il a déjà dit, plusieurs fois – pour être sûr que le lecteur, demeuré, ait bien compris ? Pourtant Dieu sait que son récit n'a rien de complexe ! ● Veut-on parler du style ? Je ne pense pas que ce soit dû à la traduction, mais on est là dans la nullité la plus complète. ● Je lis ici et là que c'est un récit « feel-good » (comme le titre stupide le laisse penser). Si c'est cela, c'est la première fois que j'en lis ; d'une part ça ne me donne vraiment pas envie d'en lire d'autres, et d'autre part cela ne m'a pas du tout fait « me sentir bien ». Je ne me sens pas bien de lire un mauvais livre. ● Et puis, on note l'omniprésence des femmes dans ce récit, et il semble bien qu'il y ait là-dessous un diktat marketing puisqu'à n'en pas douter les lectrices constituent le coeur de cible de cet ouvrage où il n'y a pas grand-chose à sauver. Pour moi, ce n'est pas bon, malgré la lecture agréable en version audio. ● Je remercie Netgalley et les éditions Albin Michel et Audiolib de m'avoir permis de l'écouter dans le cadre du Challenge Netgalley 2022.
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C'est mon ami Casimir qui a démarré les hostilités en m'agitant ce livre sous le nez. Mais je n'ai pas dû être la seule victime, d'autres babelpotes lui ayant rapidement emboîté le pas.

J'ai eu envie d'une courte lecture détente, et cela faisait longtemps que je n'avais pas lu de littérature japonaise. Mon choix s'est donc porté sur Tandis que le café est encore chaud.

En pénétrant dans le Funiculi funicula, petit café sans fenêtres puisque situé au sous-sol, une délicieuse fraîcheur nous enveloppe, alors qu'il n'y a aucune climatisation. Très appréciable en pleine canicule.

Peu de places assises de chaque côté de tables à deux places, trois tabourets au comptoir, atmosphère intimiste, les habitués s'y retrouvent chaque jour avec grand plaisir.

La légende dit que dans ce café, on peut voyager dans le temps, en suivant bien les règles. Y déroger peut être catastrophique, on peut y laisser ce qui fait l'essence même de notre vie.
L'auteur énumérera lesdites règles à moult reprises, je vais essayer de ne pas les oublier, sait-on jamais.

Tout d'abord, j'ai eu un peu de mal à ne pas m'ennuyer pendant la première partie du livre. Beaucoup (trop ?) de détails, c'était très lent.
On peut dire que Toshikazu Kawaguchi a le sens du détail et prend son temps pour présenter la moindre action ou pensée de ses personnages sans compter les éléments du décor.

Présenté comme ça, mon retour pourrait vous refroidir, mais en fait, j'ai vraiment bien aimé ce roman.
Le style a un petit côté naïf, presque enfantin, dirais-je.
J'ai presque envie de dire que c'est mignon.

Des personnages, on en connaît très vite tout, soit par leurs pensées soit par les dialogues avec les propriétaires du café et la serveuse Kazu.

Je me suis attachée à chacun d'eux, même à la dame en blanc qui lit son roman et ne quitte quasiment jamais sa chaise.
Sa chaise... que beaucoup lorgnent.
Ce n'est pas n'importe quelle chaise, voyez-vous...

Pour conclure, j'adorerais beaucoup connaître ce café et ces gens qui ont fini par faire presque partie de ma vie au fil des pages.

Je ne voulais pas lire la suite, il me semble avoir vu que c'était quasiment la même chose dans les trois tomes, mais rien que pour retrouver Kazu, Kei et Nagare, il est fort possible que je me fasse violence.

Par contre, je vous rassure, ce récit comporte une fin et nulle obligation de lire les autres volumes.

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Cette petite tasse de café japonais ne doit en aucun cas refroidir, surtout si on la déguste …dans le passé. Car chez Funiculi Funicula, ce troquet désuet, qui n'a fait de concession à la modernité que pour l'électricité, l'ambiance est particulière : il y fait toujours frais, même sans clim, et surtout, lorsque la place est libre, une table précise permet de retourner quelques heures, quelques jours ou quelques années en arrière, à condition de respecter scrupuleusement les règles : si l'on ne veut pas évoluer vers le statut de fantôme, revenir avant que le café ne soit devenu froid…

Cela, le lecteur l'aura inévitablement intégré tant la litanie est répétée à l'envi. C'est d'ailleurs la même chose pour une foule de détails, comme si les chapitres étaient des textes publiés dans un journal, nécessitant de redire ce que le lecteur distrait aurait oublié.

La narration offre d'autres sujets d'étonnement :

« À cet instant, l'horloge du milieu sonna dix coups. Kei se rendit compte qu'il n'était pas quinze heures, comme elle le croyait, mais dix heures du matin. »

Très souvent en effet, les notions de temps ou de date sont ainsi explicitées.

Par ailleurs les personnages au fur et à mesure de leurs apparitions sont immédiatement caractérisés par leurs vêtements en précisant à chaque fois leur couleur ! Nous avons donc le droit à un défilé permanent de tenues assorties ...


Cela donne une ambiance très particulière à ce roman qui, malgré la forme, a cependant un fond tout à fait intéressant et attachant.

Je remercie Babelio et les éditions Albin Michel.

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Citations et extraits (137) Voir plus Ajouter une citation
Dans la salle calme dépourvue de musique de fond, seul était perceptible le faible son du café qui coulait. Mme Kôtake tendait l'oreille, I'air comblée. Ces moments-là aussi faisaient partie du plaisir de savourer son café.
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- N'oubliez pas de finir votre café avant qu'il ne refroidisse...
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« Rentrer avant que le café ne refroidisse », c'était en effet une consigne assez vague et subjective. On pouvait très bien trouver le café froid alors qu'il restait encore du temps, ou au contraire se dire qu'il était encore chaud alors que le moment de rentrer était venu. Mais s'il suffisait de finir son café dès que le minuteur retentissait, c'était facile. Mlle Hiraï n'avait plus de souci à se faire.
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Tout le monde voyait Mlle Hiraï comme une enfant responsable qui prenait soin de sa petite soeur.
Ses parents nourrissaient de grands espoirs pour elle, persuadés que cette enfant débrouillarde, peu farouche et appréciée de tous ferait plus tard une honorable patronne d'auberge. Mais ils n'avaient pas saisi la personnalité de leur fille dans toutes ses nuances, ils étaient passés à côté de son tempérament libre et indépendant. Si Mlle Hiraï avait pu aller à l'école en portant Kumi sur son dos, c'était parce qu'elle faisait ce qui lui plaisait sans se soucier du regard des autres. Et si elle avait pu se débrouiller sans compter sur l'aide de personne, c'était grâce à son caractère indépendant. Le fait qu'elle ne cause jamais de souci à ses parents n'était qu'une conséquence de ce tempérament. Mais parce qu'elle était indépendante, elle avait également refusé de suivre le parcours tout tracé auquel on la destinait. Elle n'avait rien contre ses parents, ni contre l'auberge. Elle voulait simplement vivre libre.
A dix-huit ans, Mlle Hiraï quitta la maison. Kumi avait douze ans.
Furieux, les parents renièrent leur fille aînée.
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Sous l’effet de l’attraction terrestre, l’eau coule de haut en bas. Nos âmes exercent une force d’attraction, elles aussi. Face à quelqu’un qu’on estime et en qui on a confiance, on ne peut pas mentir. On ne peut pas s’empêcher de se montrer sous son vrai jour. En particulier dans les moments où on essaye de cacher sa tristesse ou ses faiblesses.
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Vidéo de Toshikazu Kawaguchi
Avec sa voix singulière et le talent de conteur qui ont fait son succès dans le monde entier, Toshikazu Kawaguchi signe un nouveau roman plein de sensibilité et de finesse, aussi réconfortant qu'un bon café chaud.
Pour en savoir plus : https://www.albin-michel.fr/le-cafe-ou-vivent-les-souvenirs-9782226480972
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