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Elisabeth Suetsugu (Traducteur)
ISBN : 2809700230
Éditeur : Editions Philippe Picquier (18/04/2008)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 38 notes)
Résumé :
A dix-sept ans, Midori aimerait bien se réconcilier avec sa vie et son entourage, au contraire de son meilleur ami, Hanada, qui se travestit en fille pour " rompre son osmose avec le monde ".

Il est vrai qu'il a été élevé dans une famille un peu atypique, par une mère journaliste en free-lance et une grand-mère adepte de la règle qu'il faut dire toute la vérité aux enfants sans rien leur cacher.

C'est elle qui, un jour, lui a appris q... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
kuroineko
11 mai 2017
Le titre, superbe et poétique, m'avait d'emblée donné envie de lire ce roman de Kawakami Hiromi, dont j'avais déjà fort apprécié Les années douces.
L'auteure traite ici de cette période parfois si ardue qu'est l'adolescence. Midori, jeune garçon de 17 ans, a été élevé dans une cellule familiale atypique (surtout au Japon)entre sa mère journaliste indépendante et sa grand-mère aux concepts éducatifs très arrêtés. Pas de père à l'horizon et la seule figure masculine adulte dans son entourage est cet ami de sa mère qui passe régulièrement à la maison.
Midori aspire à une vie plus ancrée dans la norme sociale. Il est également en quête d'identité, ce flou artistique qu'on cherche tous à fixer à ce moment de la vie. Sans compter les questions sur son géniteur. Pas simple de se construire quand on ignore 50% de sa provenance génétique...
Kawakami Hiromi dresse une sympathique galerie de personnages qu'elle nuance afin de les rendre plus vivants sous nos yeux. J'aime la tonalité douce et délicate de ses écrits. Lu adulte, celui-ci m'a renvoyée vers la personne que j'étais à 17 ans et je me suis très vite attachée à Midori et à ses tâtonnements.
Un beau livre, d'une grande finesse, que je ne peux que vivement recommandé pour s'immerger dans les délices de la littérature japonaise.
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centrino
20 mars 2013
Première déception pour moi que ce troisième opus de Hiromi Kawakami que je lis, après avoir dégusté "Les Années douces" et "La brocante Nakano".
Le ton du narrateur - un adolescent - y est sûrement pour quelque chose... Dès le début j'ai senti que ce serait rédhibitoire... J'ai bien tenté de m'accrocher, mais en vain..
Fan de Hiromi Kawakami, je vous invite donc à parcourir le livre sur quelques pages, histoire de vous faire une idée du style, avant de vous lancer pour de bon...
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Amethyst
02 septembre 2010
Le Japon est un pays qui me fascine avec sa culture si particulière,sa modernité,ses traditions et ses contradictions.C'est pourquoi j'aime lire des auteurs japonais de temps en temps et c'est toujours un moment de lecture agréable.
Après Haruki Murakami,c'est Kawakami Hiromi que je découvre.
Ce livre m'a attiré car il traite de l'adolescence,cette période de questionnement que tout le monde traverse.Je me suis dit que ce roman allait peut-etre me faire réfléchir.
Midori vit avec sa mère et sa grand mère.Il ne se pose pas de questions à propos de son père jusqu'à ce qu'il découvre que celui-ci leur rend souvent visite.Il y aussi Hanada qui décide de s'habiller en fille et Mizue dont Midori n'arrive pas à savoir sil l'aime.
Si vous aimez les livres débordant d'actions celui-ci n'est pas fait pour vous.
Pendant ces 375 pages ils ne se passent pas grand chose.Le narrateur,Midori se pose des questions,se cherche.Il nous présente sa famille,ses amis,bref les personnes qui croisent sa route.
Ils nous relatent ses souvenirs,nous fait part de ses doutes.
Autant de pages sans actions,de quoi avoir peur de s'ennuyer.Mais pas du tout,les pages s'enchainent très rapidement.Les dialogues sont omniprésents.
L'auteur nous donne un aperçu de la cuisine traditionnelle,des paysages reposant du Japon.
Les personnages ne sont pas très attachants,adultes et adolescents ne savent qui ils sont et qui ils doivent être.Leur caractère est difficile à définir,mais peut-etre cela les rend plus réalistes.
On se reconnait à travers les questionnements de Midori "A quoi ça sert la vie?"par contre des fois on a du mal à le comprendre.Mais l'auteur remarque que personne ne peut nous comprendre à part nous-même.
On retrouve dans ce roman le style épuré,simple mais aussi subtil des écrivains japonais.C'est une lecture agréable,rafraichissante et très poétique.
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Nahe
23 janvier 2014
Hésitant entre deux titres d'Hiromi Kawakami pour le mois de novembre du Challenge Ecrivains japonais d'Adalana, j'ai pris les deux en prévision de décembre, libre quant au choix de l'écrivain.
Cette fois, l'auteur s'attarde sur Hiromi un adolescent : les premières lignes le mettant en scène face aux questions de sa mère à propos de sa journée m'ont tout de suite semblé familières. A commencer par ses réponses lacunaires...
Alors, comment s'est passée la journée ?
Tous les jours, ou presque, ma mère me demande la même chose.
Ben, normal.
Voilà, à peu près le style de ma réponse. Invariable. Ben, suivi de, normal. Toujours ces deux mots. Les rares fois où j'ai répondu autrement, je peux les compter. Et quand j'y suis obligé (parce que tout de même la journée en question appartenait plutôt au genre horrible ou génial), j'évite autant que possible de me trouver en face de ma mère.
Ceci dit, n'étant plus à même de m'identifier au personnage d'Hiromi, j'ai pris grand plaisir à découvrir son quotidien et à le suivre tout au long du roman. Une famille un peu fantasque : une mère très occupée et une grand-mère très présente; des amis remarquables : Hanada par son envie de s'habiller en fille pour se détacher du monde, Mizue amoureuse et tourmentée par la passivité du jeune homme, ... Un père biologique supposé, en peu en marge ...

A travers la vie d'Hiromi, ses doutes et ses interrogations, Cette lumière qui vient de la mer nous donne un aperçu du Japon et de ses traditions : un récit agréable et poétique. Certains lui reprocheront peut-être sa passivité et son manque d'action mais ce calme me semble indissociable d'une certaine sérénité, simple et bienvenue. Une très jolie confirmation qui me conforte dans mon (non) choix !
Lien : http://nahe-lit.blogspot.be/..
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simeon
28 octobre 2013
J'ai eu beaucoup de plaisir à lire le temps qui va, le temps qui vient, malheureusement ici il s'agit d'un autre livre et je ne suis pas parvenu à rentrer dans cette histoire d'adolescent peu crédible, trop pleine de choses incroyables. L'ami qui se travestit pour «  rompre son osmose avec le monde »  , on n'y croit pas, ça ne fonctionne pas. Hiromi Kawakami est douée pour décrire les petits riens de la vie, mais ici pèche par excès de zèle, un peu comme si Bobin voulait faire du Murakami, qui aurait envie de le lire, pas moi en tous cas.
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Citations & extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
dreulmadreulma14 mai 2016
" À la génération de nos parents, tu sais, les pandas étaient plutôt à la mode. "
Ah bon, je ne savais pas.
" Mon prénom, Ran, c'est une partie du nom d'un panda, tu sais. "
Ha bon, je ne savais pas. Encore une fois, j'ai répondu d'une façon neutre.
" Il paraît qu'ils se sont servis du prénom d'un panda, celui qu'on avait appelé Ranran."
Ça alors. Je finis par avoir un peu envie de rire.
" C'est pour ça que je peux supporter beaucoup de choses."
Hein ?
"Quand on porte le même nom qu'un panda qui est mort, non, qu'est-ce que je raconte, la moitié seulement de ce prénom, on finit par s'habituer à tout, tu sais. "
Après m'avoir dit ça, Kikujima est retournée à sa place sans s'attarder. ...

... Et si Kikujima avait voulu me consoler ? Ce n'est qu'à la deuxième heure, quand le cours de logique a commencé, que cette idée m'est venue.
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dreulmadreulma13 mai 2016
''En ce monde illusoire
Cultiver la terre
Quelle mélancolie ''

Kitagâ - le professeur- s'était remis à réciter.

''Papillon d'hiver
Au chaud sur les genoux de celui
Qui songe aux choses

Au large de la côte
Daurades accouplées
Et l'image du Bouddha allongé

La nature est amoureuse
Le printemps est là
Jeu de boîte suave ''

Il les récitait un par un.
Monsieur ! Qu'est-ce que c'est que çaaaaa ?
" L'auteur de ces poèmes s'appelle Nagata Kôi. Il est né en 1900. Jusqu'à sa mort, à l'âge de 97 ans, il n'a cessé de composer des haïkus."
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dreulmadreulma20 mai 2016
J'ai entendu un bip. C'est sûrement un fax qui va arriver. J'ai regardé le papier qui apparaissait au fur et à mesure. L'appareil avait comme un soubresaut quand il poussait le papier hors de la machine. Sans lire, j'ai regardé les lettres qui étaient tracées.

La maison serait pleine de roses
et de guêpes.
On y entendrait l'après-midi
sonner les vêpres;
et les raisins couleur de pierre
transparente
sembleraient dormir au soleil
sous l'ombre lente,

Il se trouve encore des gens pour envoyer des poèmes comme ça !
Pour en finir avec cette funeste journée, je me suis emparé d'un geste rageur du papier que l'appareil avait craché.
C'était à moi que le fax était destiné.
Étonné, je me suis mis à lire pour de bon. Quelques lignes suivaient le poème.

Ce poème est l'oeuvre de Francis Jammes.
C'est l'image que je me fais d'une maison.
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Dizzie_lidsDizzie_lids29 mars 2010
Rire avec quelqu'un a un effet rassurant. C'est un peu la même sensation que lorsqu'on tient un drap par les deux bouts et que les plis disparaissent comme par enchantement. Sûr que les plis vont se reformer, mais ça ne fait rien. Le drap est bien lisse et c'est agréable.
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Dizzie_lidsDizzie_lids29 mars 2010
Otori est mon père biologique (paraît-il). Ma mère et lui furent autrefois amoureux l'un de l'autre. A présent, ils se fréquentent, c'est tout (ce sont les termes de ma mère). Ma mère et lui furent autrefois amoureux l'un de l'autre. A présent, ils n'arrivent pas à rompre vraiment (ce sont ses termes à lui.)
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Videos de Hiromi Kawakami (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hiromi Kawakami

MPAGE-20130329-1825_0.mp4
Payot - Marque Page - Hiromi Kawakami - Les dix amours de Nishino.
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