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Elisabeth Suetsugu (Traducteur)
EAN : 9782809700237
374 pages
Éditeur : Editions Philippe Picquier (18/04/2008)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 46 notes)
Résumé :
A dix-sept ans, Midori aimerait bien se réconcilier avec sa vie et son entourage, au contraire de son meilleur ami, Hanada, qui se travestit en fille pour " rompre son osmose avec le monde ".

Il est vrai qu'il a été élevé dans une famille un peu atypique, par une mère journaliste en free-lance et une grand-mère adepte de la règle qu'il faut dire toute la vérité aux enfants sans rien leur cacher.

C'est elle qui, un jour, lui a appris q... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
kuroineko
  11 mai 2017
Le titre, superbe et poétique, m'avait d'emblée donné envie de lire ce roman de Kawakami Hiromi, dont j'avais déjà fort apprécié Les années douces.
L'auteure traite ici de cette période parfois si ardue qu'est l'adolescence. Midori, jeune garçon de 17 ans, a été élevé dans une cellule familiale atypique (surtout au Japon)entre sa mère journaliste indépendante et sa grand-mère aux concepts éducatifs très arrêtés. Pas de père à l'horizon et la seule figure masculine adulte dans son entourage est cet ami de sa mère qui passe régulièrement à la maison.
Midori aspire à une vie plus ancrée dans la norme sociale. Il est également en quête d'identité, ce flou artistique qu'on cherche tous à fixer à ce moment de la vie. Sans compter les questions sur son géniteur. Pas simple de se construire quand on ignore 50% de sa provenance génétique...
Kawakami Hiromi dresse une sympathique galerie de personnages qu'elle nuance afin de les rendre plus vivants sous nos yeux. J'aime la tonalité douce et délicate de ses écrits. Lu adulte, celui-ci m'a renvoyée vers la personne que j'étais à 17 ans et je me suis très vite attachée à Midori et à ses tâtonnements.
Un beau livre, d'une grande finesse, que je ne peux que vivement recommandé pour s'immerger dans les délices de la littérature japonaise.
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Commenter  J’apprécie          110
Lekarr
  17 août 2019
Comme elle l'a démontré avec brio dans « Les années douces » mais aussi dans la plupart de ses autres romans, Kawakami Hiromi est particulièrement douée pour nous faire partager les sentiments de ses personnages. Cette fois, c'est à l'adolescence qu'elle s'attaque, période de l'existence où les émotions sont exacerbées et les réactions promptes et souvent excessives.
Récit à la première personne, « Cette lumière qui vient de la mer » nous dévoile les réflexions de Midori, ado de 17 ans élevé dans un univers presque exclusivement féminin, entre une mère très indépendante et une grand-mère au caractère affirmé. Difficile dans ces conditions de trouver sa place, que ce soit dans le cercle familial ou dans la société. Midori lui, ne rêve que normalité, se fondre dans la masse de ses camarades de classe et ne pas se faire remarquer. Il peut heureusement compter sur l'amitié indéfectible de son vieil ami Hanada et le soutien de Mitsue sa fiancée, pour partager ses bonheurs et ses déceptions, ses espoirs et ses craintes.
Avec beaucoup de dialogues et un style très simple sensé refléter le langage et les pensées un peu désordonnées d'un jeune de cet âge, l'auteur nous raconte sa vie quotidienne. Pas vraiment d'intrigue. Juste une succession de saynètes sans forcément de rapport les unes avec les autres mais qui permettent d'illustrer son caractère en nous montrant ses réactions en diverses occasions : une rencontre avec l'amant de sa mère, sa première rupture sentimentale, des vacances avec son meilleur ami, la complicité avec un professeur… Ce faisant, elle nous dévoile ses appréhensions face à l'avenir alors qu'il se trouve au seuil de sa vie d'adulte et qu'il s'aperçoit que ces derniers ont aussi leur lot de problèmes. Elle le fait avec beaucoup d'intelligence et de pudeur mais sans se censurer puisqu'il sera aussi bien question de sexualité que de la difficulté à se réaliser pleinement dans une société nippone encore très rigide.
Les amateurs de romans bien calibrés avec intrigue, développements et révélation finale seront peut-être désorientés par ses tranches de vie qui n'ont d'autre ambition que de saisir sur le vif l'enthousiasme et l'émotivité de l'adolescence. Les autres se régaleront.

Lien : http://sfemoi.canalblog.com/..
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centrino
  20 mars 2013
Première déception pour moi que ce troisième opus de Hiromi Kawakami que je lis, après avoir dégusté "Les Années douces" et "La brocante Nakano".
Le ton du narrateur - un adolescent - y est sûrement pour quelque chose... Dès le début j'ai senti que ce serait rédhibitoire... J'ai bien tenté de m'accrocher, mais en vain..
Fan de Hiromi Kawakami, je vous invite donc à parcourir le livre sur quelques pages, histoire de vous faire une idée du style, avant de vous lancer pour de bon...
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fklevesque
  29 octobre 2017
Un ouvrage plaisant mais sans plus. Je l'ai acquis afin de découvrir l'auteur et que j'apprécie énormément la littérature japonaise. J'y ai découvert l'univers de deux adolescent en quête du sens de l'être et du monde. Deux adolescent isolés du fait de l'absence d'amour au sein de leur univers.Deux adolescent qui ont envie, chacun à leur manière, de se démarquer d'un monde aux valeurs très normatives. Et qui ne se découvrirons que sur une île dans une solitude relative lorsque le contexte qui les environne, les mots et le courage intérieur leur permettront de prendre conscience de la réalité de leurs pensées et d'exprimer une partie de leurs sentiments.
A l'image de son récit, le style d'Hiromi KAWAKAMI est empreint de pudeur, très sobre. Voire parfois dépouillé avant de trouver des accents lyriques en fin d'ouvrage, accompagnant l'éveil de ses personnages centraux. C'est ce type d'écriture, tout en retenue, qui résonne en nous à la lecture de cet ouvrage et qui accroche notre attention par rapport à une histoire sans grand rebondissement.
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Amethyst
  02 septembre 2010
Le Japon est un pays qui me fascine avec sa culture si particulière,sa modernité,ses traditions et ses contradictions.C'est pourquoi j'aime lire des auteurs japonais de temps en temps et c'est toujours un moment de lecture agréable.
Après Haruki Murakami,c'est Kawakami Hiromi que je découvre.
Ce livre m'a attiré car il traite de l'adolescence,cette période de questionnement que tout le monde traverse.Je me suis dit que ce roman allait peut-etre me faire réfléchir.
Midori vit avec sa mère et sa grand mère.Il ne se pose pas de questions à propos de son père jusqu'à ce qu'il découvre que celui-ci leur rend souvent visite.Il y aussi Hanada qui décide de s'habiller en fille et Mizue dont Midori n'arrive pas à savoir sil l'aime.
Si vous aimez les livres débordant d'actions celui-ci n'est pas fait pour vous.
Pendant ces 375 pages ils ne se passent pas grand chose.Le narrateur,Midori se pose des questions,se cherche.Il nous présente sa famille,ses amis,bref les personnes qui croisent sa route.
Ils nous relatent ses souvenirs,nous fait part de ses doutes.
Autant de pages sans actions,de quoi avoir peur de s'ennuyer.Mais pas du tout,les pages s'enchainent très rapidement.Les dialogues sont omniprésents.
L'auteur nous donne un aperçu de la cuisine traditionnelle,des paysages reposant du Japon.
Les personnages ne sont pas très attachants,adultes et adolescents ne savent qui ils sont et qui ils doivent être.Leur caractère est difficile à définir,mais peut-etre cela les rend plus réalistes.
On se reconnait à travers les questionnements de Midori "A quoi ça sert la vie?"par contre des fois on a du mal à le comprendre.Mais l'auteur remarque que personne ne peut nous comprendre à part nous-même.
On retrouve dans ce roman le style épuré,simple mais aussi subtil des écrivains japonais.C'est une lecture agréable,rafraichissante et très poétique.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
dreulmadreulma   14 mai 2016
" À la génération de nos parents, tu sais, les pandas étaient plutôt à la mode. "
Ah bon, je ne savais pas.
" Mon prénom, Ran, c'est une partie du nom d'un panda, tu sais. "
Ha bon, je ne savais pas. Encore une fois, j'ai répondu d'une façon neutre.
" Il paraît qu'ils se sont servis du prénom d'un panda, celui qu'on avait appelé Ranran."
Ça alors. Je finis par avoir un peu envie de rire.
" C'est pour ça que je peux supporter beaucoup de choses."
Hein ?
"Quand on porte le même nom qu'un panda qui est mort, non, qu'est-ce que je raconte, la moitié seulement de ce prénom, on finit par s'habituer à tout, tu sais. "
Après m'avoir dit ça, Kikujima est retournée à sa place sans s'attarder. ...

... Et si Kikujima avait voulu me consoler ? Ce n'est qu'à la deuxième heure, quand le cours de logique a commencé, que cette idée m'est venue.
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dreulmadreulma   20 mai 2016
J'ai entendu un bip. C'est sûrement un fax qui va arriver. J'ai regardé le papier qui apparaissait au fur et à mesure. L'appareil avait comme un soubresaut quand il poussait le papier hors de la machine. Sans lire, j'ai regardé les lettres qui étaient tracées.

La maison serait pleine de roses
et de guêpes.
On y entendrait l'après-midi
sonner les vêpres;
et les raisins couleur de pierre
transparente
sembleraient dormir au soleil
sous l'ombre lente,

Il se trouve encore des gens pour envoyer des poèmes comme ça !
Pour en finir avec cette funeste journée, je me suis emparé d'un geste rageur du papier que l'appareil avait craché.
C'était à moi que le fax était destiné.
Étonné, je me suis mis à lire pour de bon. Quelques lignes suivaient le poème.

Ce poème est l'oeuvre de Francis Jammes.
C'est l'image que je me fais d'une maison.
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dreulmadreulma   13 mai 2016
''En ce monde illusoire
Cultiver la terre
Quelle mélancolie ''

Kitagâ - le professeur- s'était remis à réciter.

''Papillon d'hiver
Au chaud sur les genoux de celui
Qui songe aux choses

Au large de la côte
Daurades accouplées
Et l'image du Bouddha allongé

La nature est amoureuse
Le printemps est là
Jeu de boîte suave ''

Il les récitait un par un.
Monsieur ! Qu'est-ce que c'est que çaaaaa ?
" L'auteur de ces poèmes s'appelle Nagata Kôi. Il est né en 1900. Jusqu'à sa mort, à l'âge de 97 ans, il n'a cessé de composer des haïkus."
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Dizzie_lidsDizzie_lids   29 mars 2010
Rire avec quelqu'un a un effet rassurant. C'est un peu la même sensation que lorsqu'on tient un drap par les deux bouts et que les plis disparaissent comme par enchantement. Sûr que les plis vont se reformer, mais ça ne fait rien. Le drap est bien lisse et c'est agréable.
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ZetaZetaZetaZeta   27 mars 2010
Quant à moi, j'ai essayé de me représenter les saumons quittant la rivière pour aller la nuit errer dans les rues. Est-ce un plaisir pour eux de déambuler en ville ? (...) Les saumons n'éprouvent-ils pas du dégoût pour le monde ici-bas ? Ne ressentent-ils pas une insondable mollesse, presque insupportable ? Mais qu'ont-ils aussi, à vouloir sortir la nuit. La nuit, dans les rues. Tout ça pour se heurter aux câbles.
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Vidéo de Hiromi Kawakami

MPAGE-20130329-1825_0.mp4
Payot - Marque Page - Hiromi Kawakami - Les dix amours de Nishino.
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